Ralliez-vous à mon panache bleu

mardi 28 août 2012

Rentrée




L’année dernière à pareille époque j’avais publié, à très peu de choses près, les lignes qui suivent. Comme elles me semblent toujours pertinentes, que j’ai la flemme de chercher à dire la même chose d’une autre façon, et que je ne vois pas pourquoi je ne me citerais pas moi-même de temps en temps (et que de toutes façons ici c’est moi qui décide, scrogneugneu), je vous les refourgue sans vergogne, mes chers lecteurs.
Ne vous plaignez pas trop : je suis sûr que vous aviez déjà oublié ce papier et que si je l’avais publié sans rien dire - ni vu ni connu j’t’embrouilles - vous ne vous seriez aperçu de rien.
Tiens, d’ailleurs, je ferais peut-être le test l’année prochaine, si Dieu me prête vie et envie de continuer...

La semaine prochaine, le petit Aristide effectuera sa rentrée et Ostracisme recommencera à assumer la mission qui est la sienne : combattre le progressisme, au niveau des idées.
A ceux de mes lecteurs qui partageraient mes sentiments vis-à-vis du progressisme mais qui penseraient que les actes valent mieux que les discours - pour ne pas dire que les discours sont vains -, je rappellerais que, en politique, les plus grands actes sont parfois des discours et que, en tout état de cause, les actes y sont toujours précédés et accompagnés de discours.
Comme le faisait remarquer l’un des plus remarquables hommes d’Etat américain du 19ème siècle :

Dans les communautés politiques comme celle-ci, l’opinion publique est tout. Avec l’opinion publique, rien ne peut échouer ; sans elle rien ne peut réussir. Par conséquent celui qui façonne l’opinion publique, agit plus profondément que celui qui fait des lois ou prend des décisions. Il rend les lois et les décisions possibles ou impossibles exécuter.

Et encore :

Notre gouvernement repose sur l’opinion publique. Quiconque change l’opinion publique peut, pratiquement, changer le gouvernement.

A ceux de mes lecteurs qui inclineraient au fatalisme, voire qui trouveraient ridicule la prétention de vaincre un jour le Léviathan, je répondrais que la modestie est certes de mise. Qu’est-ce qu’un petit blog, qu’est-ce même que la réacosphère toute entière face aux journaux, aux radios, aux télévisions, aux universités, aux innombrables associations subventionnées qui soutiennent - y compris au besoin par les rigueurs de la loi - les idées que nous combattons ?
La modestie, mais pas le découragement. Goliath était d’une stature gigantesque et portait une armure étincelante, David était frêle et nu, armé de sa seule fronde. Mais le géant apparemment invincible avait un point faible, que David avait reconnu. Sans trembler, il visa et frappa, et Goliath s’effondra mortellement blessé : au front.
Le progressisme a aujourd’hui la tête bien plus molle que celle du gigantesque Philistin, et nous désespérerions de la possibilité de vaincre ? « The facts of life are conservative » aimait à dire la femme la plus puissante de son temps- ce que l’on me pardonnera de ne pas traduire, tant la phrase se comprend d’elle-même. Lestons donc nos modestes frondes de morceaux de réalité bien durs, et frappons, frappons sans discontinuer. Frappons à la tête.

A la semaine prochaine donc, pour la première salve !