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mardi 15 novembre 2022

Green Philosophy : Comment penser sérieusement au sujet de la planète

 


Il est certainement schématique mais pas entièrement trompeur de dire que le socialisme, à ses débuts, était une mauvaise réponse à une bonne question, ou plutôt à plusieurs bonnes questions. La « question sociale », comme on disait alors, n’était pas une invention des socialistes, même si ceux-ci avaient, dès l’origine, tendance à la poser en des termes qui la rendait insoluble. Avant de devenir une pure fiction idéologique aux mains des communistes, le prolétariat existait réellement et il était légitime de se préoccuper de la condition particulièrement misérable de ces petites mains de la révolution industrielle. De même qu’il était légitime de se préoccuper, à l’autre bout de l’échelle sociale et pour d’autres raisons, de l’oligarchie industrialo-financière que cette même révolution était en train d’engendrer.

Allan Bloom, le célèbre universitaire américain auteur de L’âme désarmée, aimait décrire Germinal  comme étant « La version poétique du Manifeste du parti communiste ». Emile Zola n’était ni communiste ni socialiste, mais il avait été intéressé et ému par la condition des mineurs, et plus largement par la condition des ouvriers de son époque, et son grand roman a sans doute plus fait pour la progression des thèses socialistes dans l’opinion française que l’activité de générations de militants. Car il rendait poignants et manifestes et pour le plus grand nombre des problèmes bien réels et qui ne pouvaient pas rester sans réponse.

Ainsi, ceux qui, dès l’origine, ont compris que le socialisme n’était en réalité qu’une « nouvelle formule de la servitude », comme le déclarait Tocqueville à la tribune de l’Assemblée Constituante en septembre 1848, ont aussi, pour les plus clairvoyants d’entre eux, compris qu’ils ne pouvaient pas se contenter de cette dénonciation et qu’il leur fallait également trouver des réponses acceptables à la « question sociale », ainsi qu’à la concentration croissante du capital productif entre quelques mains.

Défendre la propriété privée et avertir que le despotisme marchait inévitablement sur les talons du socialisme ne pouvait suffire pour détourner le grand nombre de cette doctrine funeste, car les conséquences ultimes du socialisme paraissaient lointaines et incertaines pour la foule qui, comme le dit encore Tocqueville, « suit toujours les grands chemins battus en fait de raisonnement », alors que les bouleversements sociaux induits par la révolution industrielle et la misère d’une partie des ouvriers étaient perceptibles par chacun. En somme, il ne fallait pas seulement réfuter la doctrine socialiste, il fallait aussi inventer une doctrine sociale alternative.

Il en va de même aujourd’hui vis-à-vis des questions environnementales. Il n’est que trop évident, désormais, que les partis et les organisations écologistes dominantes sont les corps dans lesquels le spectre communiste s’est réincarné en Occident après la désintégration de l’empire soviétique et que leurs politiques portent en elle l’oppression, la misère et la nuit de l’esprit comme la nuée porte l’orage. Mais dénoncer les « Khmers verts » ne suffit pas et ne suffira pas à empêcher leur progression dans les esprits et dans les institutions.

La modernité technique et économique a libéré des forces colossales qui, si elles ont considérablement amélioré la condition matérielle de l’humanité depuis deux siècles, ont aussi engendré des problèmes d’une ampleur inédite, dont l’explosion démographique, qui a fait passer la population mondiale de 2 à 8 milliards d’êtres humains en moins d’un siècle, n’est pas l’aspect le moins spectaculaire.

Tout être vivant métabolise et tout métabolisme implique le rejet de déchets dans l’environnement de l’organisme ;  ce qui, d’une certaine manière, n’est que la traduction du deuxième principe de la thermodynamique. Toute concentration d’êtres vivants finit donc par menacer la survie de ceux-ci lorsqu’elle passe un certain seuil. L’inventivité humaine peut faire oublier temporairement cette loi de la nature, en repoussant les limites de la concentration maximale, mais elle ne peut pas la faire disparaitre. « L’haleine de l’homme est mortel à ses semblables, au propre comme au figuré », écrivait Rousseau bien avant que l’écologie ne fasse son apparition. Ainsi, la conscience que toute choses sont finies dans le monde sublunaire, que par conséquence la prodigieuse accumulation matérielle et l’augmentation de population qui l’a accompagnée ne sauraient se poursuivre indéfiniment, finit inévitablement par nous rattraper. C’est d’abord cette « mauvaise conscience », cette certitude obscure que nous sommes engagés sur un chemin qui, tôt ou tard, se transformera en impasse, qui alimente la montée de l’écologisme et les « désastres écologiques » que l’on nous annonce régulièrement, qu’ils soient vrais, exagérés ou controuvés, apparaissent comme de simples confirmations de cette inquiétude fondamentale dont ils ne sont pas la cause.

Malgré toute la méfiance que peut et que doit inspirer le mouvement écologiste, il nous faut reconnaitre que les questions qu’il pose ne peuvent pas être éludées.

Il est vrai que l’écologie est aussi, très souvent, le véhicule d’une condamnation morale et politique de la modernité qui n’a que peu à voir avec l’état réel de notre environnement. Dans une large mesure, l’écologie dite politique est devenu le moyen d’expression d’un égalitarisme radical animé par ce que Nietzche nommait le « ressentiment ».

Mais cela non plus ne saurait nous dispenser de prendre l’écologie au sérieux, car les préoccupations morales qui nourrissent ce ressentiment ne sont pas tout à fait sans motifs. Il y a toujours eu quelque chose de problématique dans la libération du désir d’acquérir de même que dans le projet de devenir comme maitres et possesseurs de la nature et si nous pouvons, à juste titre, nous moquer de ceux qui dénoncent le « consumérisme » grâce aux derniers gadgets high-tech que leur offre la société de consommation, nous ne pouvons pas simplement ignorer leurs interrogations. Après tout, n’est-ce pas Socrate qui, en rentrant dans une boutique, se réjouissait de voir là tant de choses dont il n’avait pas besoin ?

Nous ne pourrons espérer vaincre l’écologie dominante que si nous faisons l’effort de proposer une écologie alternative, une écologie qui soit compatible avec les grandes réalisations politiques, morales et intellectuelles de la civilisation occidentale, au lieu d’en être l’un des pires ennemis comme elle l’est aujourd’hui.

C’est ce qu’avait très bien compris Roger Scruton, le grand philosophe anglais, mort en 2020. Green philosophy, paru en 2012, est la contribution de Scruton à cette tâche essentielle. Ce livre, un des tout derniers qu’il ait publié, peut, par bien des aspects, être considéré comme la culmination de son œuvre et une récapitulation des thèmes les plus importants de celle-ci. C’est aussi un livre que devraient étudier et méditer tous ceux qui se soucient sincèrement d’écologie, et parmi eux tout particulièrement ceux qui combinent le sens politique avec le sensibilité écologique, et qui comprennent par conséquent quel danger pour l’humanité représente l’écologie dominante.

La perspective sur les questions environnementales proposée par Roger Scruton est une perspective que lui-même qualifie de « conservatrice », et certainement cette caractérisation est correcte, mais ce terme a été tellement malmené et utilisé à tort et à travers qu’il nécessite quelques explications.

Être conservateur pour Scruton signifie d’abord rejeter toute approche salvifique de la politique. Le but de l’action politique n’est pas de sauver l’humanité, de nous amener à une sorte de conversion morale qui provoquerait un changement radical de notre vie, mais de nous permettre de concilier et de réconcilier autant que possible les désirs et les objectifs différents, et même souvent contradictoires, des membres de la communauté politique. Le conservateur est celui qui accepte l’humanité telle qu’elle est dans ses grands traits essentiels, qui non seulement n’a aucun espoir de la transformer radicalement mais qui n’a même aucun désir de le faire, car il comprend à quel point le bon et le mauvais sont intimement liés en l’homme et ne sauraient être séparés sans détruire l’humanité elle-même. Bref, le conservateur se sent à sa place dans l'ordre social hérité et imparfait de ceux qui se débrouillent au jour le jour pour faire face aux problèmes toujours renouvelés de l’existence. Il place ses affections et sa loyauté dans ce qu’Edmund Burke appelait « les petits pelotons » (The little platoons), c’est-à-dire dans les communautés établies où le destin l’a placé : famille, village, église, etc. dans lesquelles Burke voyait « le premier anneau de la chaine qui nous conduit à l’amour de la patrie et à l’amour de l’humanité. »

Le conservateur, par conséquent, a une approche modeste de l’action politique, où le but premier de l’Etat n’est pas de réorienter la société autour d’un objectif dominant donné d’en haut, mais de permettre aux individus de s’organiser pour régler par eux-mêmes les problèmes qui les concernent directement.

« En général, écrit Scruton, « une politique conservatrice renvoie les décisions et les risques aux personnes qui en sont le plus affectées. Elle considère l'État comme l'ami de la société civile, et la société civile comme un organisme autorégulateur, dans lequel la résilience et l'inventivité plutôt que la réglementation et la dépendance sont les instruments de survie. »

On le sait, ceux qui se disent et se veulent écologistes ont, dans leur très grande majorité, une approche diamétralement opposée puisqu’ils rejettent les communautés héritées en faveur d’un mouvement, une société imaginaire d’esprits semblables, unis autour d’un objectif commun et rédempteur. Pour eux la politique doit avoir un caractère de transformation du monde et ils considèrent avec un mélange de mépris et d’indignation les compromis et les ajustements à petite échelle qui, pour le conservateur, constituent le cœur de l’action politique.

Alors que le conservateur s’efforce, comme le dit Scruton, de faire en sorte que l’Etat soit l’ami de la société civile, l’écologiste contemporain conçoit plutôt la puissance publique comme le tuteur d’une société civile irresponsable et indigne de confiance : mélange de directeur de conscience dépourvu de toute charité et de père de famille dépourvu de toute affection pour ceux dont il a la charge. Bien évidemment les écologistes de cette persuasion travaillent activement à court-circuiter tous les mécanismes institutionnels qui obligent les gouvernants à rendre des compte aux gouvernés et à bâtir des institutions d’un nouveau genre, entièrement irresponsables, et dont ils espèrent bien prendre les commandes.

L’écologie politique, telle qu’elle existe actuellement, signifie donc l’extinction de la démocratie au nom de la préservation des écosystèmes et, plus largement, l’extinction de toute forme de liberté politique au nom de « l’urgence écologique ». Ce qui devrait déjà être un motif suffisant pour la rejeter.

Mais il est une autre raison pour laquelle cette forme d’écologie ne peut pas être la solution aux problèmes environnementaux bien réels auxquels nous sommes confrontés.

La question que Scruton considère comme centrale en matière d’écologie, et à laquelle les écologistes sont incapables de répondre, est celle de la motivation : quel motif peut inciter les gens ordinaires à prendre soin de l’environnement et à intégrer dans leurs projets le bien des générations futures lorsque cela signifie pour eux des sacrifices significatifs ici et maintenant ? La réponse écologiste standard est : la contrainte ; c’est-à-dire en fait l’adhésion à la religion du salut écologique pour la petite poignée de militants convaincus qui seront aux commandes et la peur pour tout le reste de la population. Ce qui revient à avouer qu’ils sont incapables de persuader les gens ordinaires de considérer les problèmes écologiques comme étant leurs problèmes.

Pour Roger Scruton, le seul motif réellement disponible sur lequel nous pouvons nous appuyer pour préserver l’environnement est ce qu’il appelle l’oikophilie, l’amour du foyer. Ce foyer est d’abord l’endroit où l’on vit avec sa famille, là où nos pères et les pères de nos pères ont vécu : cet endroit particulier de la terre qui n’est interchangeable avec aucun autre, parce qu’il a sa physionomie propre façonnée par les générations successives qui s’y sont implantées, enracinées patiemment, et parce que les souvenirs y sont enfouis à côté des morts. Il est ensuite le tout plus grand mais néanmoins limité, particulier, dans lequel s’inscrit l’endroit où l’on vit : le corps politique souverain dont les lois, les armes et le mœurs protègent et façonnent le foyer individuel. C’est-à-dire, aujourd’hui, la nation. Selon Scruton, si les conservateurs adoptaient un slogan, celui-ci devrait être : « Sentir localement, penser nationalement. »

L’oikophilie est un motif puissant et universel, qui a été chanté par les plus grands poètes, et que tout homme peut reconnaitre, en lui-même ou chez autrui. Lorsque, dans Richard II, Jean de Gand, au moment de mourir, parle de son pays en ces termes inoubliables :

« Cet autre Éden, ce demi-paradis, cette forteresse bâtie par la nature pour se défendre contre l’invasion et le coup de main de la guerre, cette heureuse race d’hommes, ce petit univers, cette pierre précieuse enchâssée dans une mer d’argent qui la défend, comme un rempart, ou comme le fossé protecteur d’un château, contre l’envie des contrées moins heureuses, ce lieu béni, cette terre, cet empire, cette Angleterre. »

Nous  comprenons tous ce qui l’anime et nous sommes émus, même si nous ne sommes pas Anglais, même si, éventuellement, nous détestons l’Angleterre en tant que corps politique.

 « L’oikophilie », écrit Scruton, « trouve son origine dans notre besoin de protection et de sécurité, mais elle s'étend à notre environnement de manière plus mystérieuse et moins intéressée. Elle inspire la responsabilité et elle étouffe le calcul. Elle nous dit d'aimer, et non d'utiliser, de respecter et non d'exploiter. Elle nous invite à considérer les choses qui sont dans notre « paysage domestique » comme nous considérons les personnes : non pas comme des moyens seulement, mais comme des fins en soi. Elle absorbe et transforme de nombreux motifs subsidiaires, dont deux méritent notre attention, car ils ont inspiré presque tous les grands mouvements contemporains de conservation de la nature : l'amour de la beauté et le respect pour ce qui est sacré. »

L’oikophilie est ce qui permet de passer du « je » au « nous » et qui peut inspirer à l’homme du commun un véritable souci de la nature, non pas comme une ressource à exploiter mais comme un héritage à conserver et à transmettre. Elle est la racine de toute préoccupation environnementale durable et efficace.

Malheureusement, l’oikophilie n’est pas en vogue de nos jours parmi les gens qui se veulent éclairés. Chez les intellectuels et tous ceux qui écoutent les intellectuels, c’est même le sentiment contraire qui domine très largement : ce que Scruton nomme l’oikophobie, c’est-à-dire la répudiation active du foyer, le fait de considérer comme moralement répugnant toutes les formes ordinaires de patriotisme et d'attachement local.

Dans les mouvements et les partis écologistes, l’oikophobie règne aujourd’hui pratiquement sans partage. Avec pour conséquence que, de plus en plus, les mouvements et les partis écologistes semblent s’ingénier à rendre le monde inhabitable pour l’être humain. Ainsi, pour prendre un seul exemple, le fait que les champs d’éoliennes ruinent irrémédiablement l’harmonie des paysages, loin d’être considéré comme un inconvénient est au contraire un de leurs principaux avantages aux yeux de leurs défenseurs les plus acharnés, comme le fait justement remarquer Scruton : « Nombre de ceux qui préconisent ces dispositifs visuellement intrusifs se réjouissent en réalité du coup qu’ils portent aux « NIMBY » passéistes qui ont tant investi dans leurs panoramas.»

La privation de ce qui nous est cher est une juste pénitence pour nos péchés environnementaux.

Mais en faisant de l’écologie une pénitence et de la sauvegarde de l’environnement la mission sacrée d’une sorte de clergé mondial, l’écologisme aboutit en pratique à rendre insoluble les problèmes qu’il prétend résoudre, et même en crée de nouveaux.

Si nous prenons par exemple la question du réchauffement climatique, censée être la priorité numéro un en matière d’écologie, nous pouvons aisément constater que les actions entreprises n’ont abouti jusqu’à maintenant essentiellement qu’à deux choses : d’une part des traités internationaux qui ne seront jamais respectés, des traités fixant « des objectifs irréels, poursuivis dans l'ignorance des moyens de les atteindre, et sans aucune idée claire des conséquences d’une telle tentative sur les sentiments de la population, sur les objectifs concurrents et sur les nombreux autres facteurs qu'un gouvernement avisé doit prendre en considération », comme l’écrit Scruton. D’autre part, une bureaucratisation croissante de l’économie, avec tous les maux afférents à une économie administrée : le favoritisme, la corruption, l’irrationalité, le gaspillage et, in fine, les désastres écologiques, comme devraient nous l’avoir appris l’exemple des pays communistes et comme nous le rappelle aujourd’hui, entre autres, le développement à marche forcée des éoliennes et de la voiture électrique.

Ceci n’est pas une situation temporaire qui pourrait être améliorée avec les bonnes contraintes et les bonnes incitations, mais la conséquence nécessaire d’une manière de procéder qui considère l’écologie comme une transformation radicale du monde humain imposée par une avant-garde éclairée. L’écologisme n’est pas la solution aux problèmes écologiques, il est devenu une partie de ces problèmes, comme Scruton le montre magistralement.

« Du fait de sa rationalité », écrit Léo Strauss dans Droit naturel et histoire, « l’homme dispose de plus de possibilités qu’aucun être au monde : la conscience de cette latitude, de cette liberté est associée au sentiment que l’exercice sans frein de cette liberté n’est pas juste. La liberté de l’homme va de pair avec une terreur sacrée, avec une sorte de pressentiment que tout n’est pas permis. »

Cette « terreur sacrée » face à l’usage que nous pourrions faire de notre liberté est sans aucun doute l’une des raisons principales pour laquelle l’écologie a, peu à peu, envahie la conscience de l’homme occidental, jusqu’à devenir l’un des thèmes essentiels de la conversation civique et de l’action publique. Mais cette conscience que tout n’est pas permis à l’homme, salutaire lorsqu’elle est guidée par la raison, peut aisément se transmuer en un désir de purification destructeur, bien plus cruel que le mal qu’il prétend combattre. La conscience écologique, estimable en son principe, est ainsi devenue un fanatisme environnemental dont le motif dominant est moins l’amour de la nature que la détestation de l’homme et qui, si nous le laissons faire, ajoutera des chapitres inédits aux annales de la tyrannie, chose pourtant difficile.

Il n’est pas de tâche politique beaucoup plus urgente et beaucoup plus importante, ici et maintenant, que de combattre ce fanatisme et de donner aux préoccupations environnementales une forme raisonnable, qui aboutisse à rendre réellement meilleur le monde que nous habitons, au lieu d’ajouter à l’entropie et à l’irrationalité.

Avec Green Philosophy, Roger Scruton a laissé à ceux qui voudraient s’atteler à cette noble mission tous les matériaux nécessaires pour y parvenir, et surtout il a donné un exemple inestimable de ce que signifie penser sérieusement au sujet de notre planète.

2 commentaires:

  1. J'ai cru que la magazine Limites allait permettre aux conservateurs français de s'emparer de la ligne proposée par R. Scruton. Malheureusement cette publication a sombré. Ce que vous défendez et ce que propose Scruton est réellement difficile à mettre en place dans le débat d'idée actuel.
    La Dive

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  2. Deux éléments de réflexion à prendre en compte :
    -si l'écologie est une religion, il faut qu'elle fasse le pari de Pascal...
    -l'essentiel de notre action sur le monde s'appuie sur la raison (la science, la technique...) mais n'est pas motivée par la raison, il ne faut pas oublier cela si on imagine pouvoir transformer le monde, la première étape serait de devenir un peu plus conscient de ce qui motive notre action sur le monde

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