Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 24 août 2011

Reprise



La semaine prochaine, un peu en avance sur nos chères têtes blondes et moins blondes, le petit Aristide effectuera sa rentrée et Ostracisme recommencera à assumer la mission qui est la sienne : combattre le progressisme, au niveau des idées.
A ceux de mes lecteurs qui partageraient mes sentiments vis-à-vis du progressisme mais qui penseraient que les actes valent mieux que les discours - pour ne pas dire que les discours sont vains -, je rappellerais que, en politique, les plus grands actes sont parfois des discours et que, en tout état de cause, les actes y sont toujours précédés et accompagnés de discours.
Comme le faisait remarquer l’un des plus remarquables hommes d’Etat américain du 19ème siècle[1] :

Dans les communautés politiques comme celle-ci, l’opinion publique est tout. Avec l’opinion publique, rien ne peut échouer ; sans elle rien ne peut réussir. Par conséquent celui qui façonne l’opinion publique, agit plus profondément que celui qui fait des lois ou prend des décisions. Il rend les lois et les décisions possibles ou impossibles exécuter.

Et encore :

Notre gouvernement repose sur l’opinion publique. Quiconque change l’opinion publique peut, pratiquement, changer le gouvernement.

A ceux de mes lecteurs qui inclineraient au fatalisme, voire qui trouveraient ridicule la prétention de vaincre un jour le Léviathan, je répondrais que la modestie est certes de mise. Qu’est-ce qu’un petit blog, qu’est-ce même que la réacosphère toute entière face aux journaux, aux radios, aux télévisions, aux universités, aux innombrables associations subventionnées qui soutiennent - y compris au besoin par les rigueurs de la loi - les idées que nous combattons ?
La modestie, mais pas le découragement. Goliath était d’une stature gigantesque et portait une armure étincelante, David était frêle et nu, armé de sa seule fronde. Mais le géant apparemment invincible avait un point faible, que David avait reconnu. Sans trembler, il visa et frappa, et Goliath s’effondra mortellement blessé : au front.
Le progressisme a aujourd’hui la tête bien plus molle que celle du gigantesque Philistin, et nous désespérerions de la possibilité de vaincre ? « The facts of life are conservative » aimait à dire la femme la plus puissante de son temps- ce que l’on me pardonnera de ne pas traduire, tant la phrase se comprend d’elle-même. Lestons donc nos modestes frondes de morceaux de réalité bien durs, et frappons, frappons sans discontinuer. Frappons à la tête.

Et quels petits cailloux bien polis lancera Ostracisme dans les semaines à venir ? Pour saluer la rentrée des classes comme il se doit, un compte rendu au long cours sur la question de l’Educ’nat puis, et pas nécessairement dans cet ordre, un autre sur l’Etat-providence, un sur la théologie islamique, quelques réflexions sur le « mariage homosexuel », et sans doute d’autres choses encore au gré de l’inspiration.
A la semaine prochaine donc, pour la première salve !


[1] Et lequel ? me direz-vous. Eh bien, il s’agit de..., mais non, après tout pourquoi vous priverais-je du plaisir de le découvrir par vous-mêmes ? Cherchez donc, si cela vous intéresse, et le premier lecteur à donner la bonne réponse gagnera, hum, disons une superbe récompense encore à déterminer. Ce n’est pas trop dur, je vous ai donné des indices. Bonne chance à tous !

Premier prix, décerné à Frédéric. 

On l'applaudit bien fort!

7 commentaires:

  1. Fastoche. C'est Abraham Lincoln. Bonne rentrée!

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  2. Content de vous retrouver et hâte de vous lire.

    (Phrase bancale, mais vous m'avez compris…)

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  3. Merci Didier;

    Frédéric : bien vu! Mais il est vrai que c'était fastoche. Par conséquent, question subsidiaire : à quelle occasion ces mots ont-ils été prononcés?

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  4. La première citation est extraite du premier débat qui opposa Lincoln au sénateur démocrate Douglas, en août 1858, à Ottawa.

    Quant à la seconde citation, je ne suis sûr de rien, mais, d'après mes recherches sur Google, elle fut prononcée lors d'un discours à Chicago en décembre 1856 devant des membres du parti républicain. C'est-à-dire après la défaite du premier candidat républicain à l'élection présidentielle (John Frémont, dont le slogan était "Free Soil, Free Men, and Frémont" et qui cartographia une grande partie de l'ouest des États-Unis).

    J'ai bon, M'sieur?

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  5. Pas mal, pas mal du tout.
    Bon, je pourrais encore vous demander si Lincoln dormait avec la barbe en dessus ou en dessous des couvertures, mais on va s'arrêter là.
    Vous avez donc gagné mon estime et une ma-gni-fi-que photographie de Lincoln en compagnie de son fils Tad (voir ci-dessus).
    Oui, oui, je sais, je suis très généreux, mais que voulez-vous ? on ne se refait pas.

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  6. N'oubliez pas de faire dédicacer la photo par Abraham himself.

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  7. Merci pour la photo, c'est en effet très généreux, Aristide.

    Au plaisir de vous lire (j'ai hâte de découvrir ces billets annoncés sur l'Éducation nationale et sur l'État-providence).

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