Ralliez-vous à mon panache bleu

lundi 20 avril 2015

Comment traiter la question de l'immigration clandestine



 
Une fois n'est pas coutume, je m'essaye au commentaire d'actualité pour alimenter ce blog en demi-sommeil. Cela suppose évidemment que vous adaptiez votre niveau d'exigence à l'exercice : ce qui est écrit dans l'urgence de l'actualité est forcément moins travaillé que ce qui est écrit à loisir. Mais je vous fais confiance.


Une fois encore l’Afrique vient déverser une partie de sa population sur les côtes européennes, et tout le monde s’interroge gravement : que faire ?
Disons le nettement : toutes les solutions envisagées publiquement sont tocardes, à un degré où à un autre.
Fermer les frontières c’est physiquement impossible, même en sortant de l’espace Schengen. Bien entendu il serait souhaitable, et possible, de bien mieux les contrôler. Et par ailleurs sortir de l’espace Schengen serait une excellente chose. Mais cela ne suffira aucunement pour endiguer l’afflux d’immigrés clandestins et autres « demandeurs d’asile » qui, petit à petit, et de plus en plus vite, change la composition de la population française – pour le pire. Oui, pour le pire : cela, me semble-t-il, pourrait être démontré pratiquement par A+B, mais ce qui ne saurait être sérieusement contesté n’a pas non plus besoin d’être prouvé. Et puis je n’ai pas envie de perdre mon temps à essayer de convaincre les aveugles volontaires. C’est peine perdu et me prépare un futur ulcère.
Je disais donc : il n’est pas possible d’empêcher des clandestins déterminés de poser le pied sur le territoire français, soit par mer, soit par terre, soit par air. Et une fois qu’ils sont sur le sol français, il est très compliqué de s’en débarrasser manu militari. Il ne faut pas rêver : ce sera toujours le cas, même avec un gouvernement (sait-on jamais ?) décider à lutter sérieusement contre l’immigration, ne serait-ce que parce qu’il sera toujours très difficile de trouver des pays qui acceptent de reprendre ces migrants qui cachent soigneusement leur nationalité. Expulser ceux qui se présentent chez nous sans y avoir été invités, ce sera toujours vider la mer à la petite cuillère tant que les flux conserveront les proportions d’aujourd’hui.
C’est donc à la source qu’il faut tarir l’immigration. Mais certainement pas comme l’envisagent nos gouvernements successifs, c’est-à-dire en faisant de l’aide au développement.
Il faut le dire haut et fort : l’aide au développement ça ne marche pas. Oh, bien sûr, je ne doute pas que parfois des bonnes volontés, éclairées par la raison, ne puissent faire du bien aux habitants de ces pays lointains en leur apportant telle ou telle aide ponctuelle pour monter tel ou tel projet concret. Loin de moi l’idée de vouloir faire le procès de cette forme de charité, même si je suis toujours un peu étonné qu’il faille aller chercher si loin des pauvres à aider et des âmes à guider alors qu’il s’agit à l’évidence d’une ressource qui ne manque pas dans notre propre pays. Mais qu’importe. Que cent projets humanitaires lointains s’épanouissent, il n’y a, a priori, pas de mal à cela.
Si en revanche il s’agit d’augmenter le niveau de vie de la population de tout un pays, alors il faut regarder la vérité en face : nous ne savons pas faire. Le développement économique dépend de conditions locales qu’il n’est aucunement au pouvoir d’un gouvernement étranger de faire naitre. Bien pire : presque toujours l’aide publique au développement est détournée au profit de l’oligarchie locale, celle précisément qui empêche le développement économique par ses déprédations, et lui permet ainsi de se maintenir au pouvoir plus longtemps. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, il suffit de regarder chez nous pour s’en convaincre : l’argent public qui coule à flots, cela n’enrichit pas. Au contraire, c’est le plus sûr moyen, sur le long terme, de tarir les vraies sources de la richesse. Regardez la France et ses 57%  du PIB qui passent en dépenses publiques. Ca ne vous suffit pas comme exemple ?

Alors quoi ? Eh bien c’est très simple : le seul moyen de tarir l’immigration à la source, c’est de déclarer haut et fort la chose suivante : « Tous ceux qui désirent s’installer en France sans y avoir été invités doivent être bien conscients qu’ils ne sont pas les bienvenus et qu’en conséquence ils se préparent une vie très désagréable tant qu’ils resteront sur le sol français. Ils ne bénéficieront d’aucune aide publique d’aucune sorte. Aucune allocation, aucun logement, aucun accès aux soins, non, pas même aux soins d’urgence. Ainsi par exemple, dans les hôpitaux qui accueilleraient dans leur service des clandestins, les cadres hospitaliers et les médecins seront tenus pour responsables, sur leurs deniers personnels, des dépenses engagées, qui ne sauraient en aucun cas être imputées au budget de l’hôpital. Des particuliers chercheront peut-être à vous aider mais désormais aider au séjour d’un clandestin sera rigoureusement sanctionné, comme cela aurait toujours dû être le cas. Des employeurs peu scrupuleux voudront peut-être vous embaucher, pour profiter de votre détresse qui vous poussera à accepter des salaires de misère, mais désormais ces employeurs seront impitoyablement sanctionnés et regarderons à deux fois avant d’accepter vos services. Vous ne trouverez que les travaux les plus dangereux, les plus ingrats, les plus mal payés, et sans même l’assurance que ceux-ci vous seront effectivement payés.
Nous ne chercherons pas à vous expulser, car nous savons que ces efforts sont à la fois vains et très coûteux. Nous nous contenterons de vous rendre la vie impossible. Aucune possibilité de régularisation d’aucune sorte ne vous sera ouverte dès lors que vous aurez pénétré illégalement en France, et aucune possibilité d’amélioration de votre condition. La police vous traquera, pour vous mettre en prison pendant en temps variable selon votre situation après avoir saisi tous les biens que vous pouviez posséder, avant de vous relâcher, encore plus démuni qu’avant et prêt à recommencer votre vie de misère et de peur constante, jusqu’à une nouvelle arrestation. Vous ressemblerez bientôt à ces bannis, interdits de feu et d’eau, avec toutefois cette différence qu’il vous sera toujours loisible de quitter le territoire français sans encombre dès que vous en aurez assez de cette vie qui n’en est pas une. La France n’a pas besoin de vous. Pire : vous représentez pour elle désormais un danger mortel par votre simple nombre, et elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour survivre. Alors réfléchissez bien avant de prendre de grands risques pour venir en France : le jeu n’en vaut pas la chandelle. Employez plutôt votre énergie et votre inventivité à essayer d’améliorer la situation de votre propre pays. Vous ferez beaucoup mieux. »

Bien entendu ce n’est là qu’un exemple de ce qu’il faudrait dire. Les mots utilisés importent peu, c’est l’esprit de cette déclaration qui compte, bien évidemment. Et bien évidemment aussi il ne s’agit nullement de faire une déclaration solennelle : ce qu’il faut c’est agir de telle sorte que les candidats à l’immigration – qui sont presque toujours remarquablement informés de ce qui les attend dans le pays qu’ils choisissent – entendent un discours de ce genre.
Il n’y a là rien d’impossible – tous les instruments à actionner dépendent de notre gouvernement national pourvu seulement qu’il sache enfin s’émanciper de certaines contraintes européennes – ni rien de contraire aux droits de l’homme, ou même à la simple humanité. Nos premiers devoirs sont pour nos compatriotes et pour notre patrie, et si nous pouvons bien sûr regretter de n’être pas capables d’aider tous ceux qui souffrent sur cette terre, nous ne devons jamais oublier les limites de notre condition humaine, dont l’une des lois invicibles est que nous sommes des animaux politiques, qui ont besoin d’appartenir à un corps politique particulier pour vivre une vie pleinement humaine, et qu’en conséquence la préservation de ce corps politique particulier l’emportera toujours sur les devoirs que nous pourrions avoir envers les étrangers.
La charité qui n’est pas éclairée par la raison n’est plus une vertu et, dans les conditions actuelles, elle pourrait même préparer de terribles catastrophes. Pour ne pas dire qu’elle est déjà responsable des drames qui se déroulent sous nos yeux.

21 commentaires:

  1. Vous connaissez On Genetic Interests de Frank Salter ? Vu que le sujet de l'immigration vous intéresse à ce point, le livre pourrait grandement vous divertir. Vous allez certainement apprécier les deux derniers chapitres (9 & 10). J'avais demandé à quelqu'un de uploader mes scans ici. Bien sûr, si vous n'aimez pas les livres numériques (même sur des liseuses de ebook), vous pouvez l'acheter en version papier.

    Concernant les solutions, je ne partage pas votre avis sur le fait qu'il soit difficile d'empêcher l'immigration (clandestine) ou non. L'interdiction n'implique pas violence. Clamer haut et fort qu'on souhaite que le pays reste ethniquement homogène n'est pas difficile.

    Ce qui est difficile en revanche, c'est de faire partir les immigrés (1ère, 2ème, ou 3ème génération...) dans le cas où vous souhaiteriez que la population blanche soit proche de 100%, la majorité des français de souche, s'il s'agit de la France. La voie non-violente serait de les inciter eux-mêmes à partir. Mais même si vous faites voter des lois qui défavorisent largement les minorités ethniques, ça ne marcherait pas nécessairement (à supposer, chose impossible, que la majorité ethnique accepte ces changements). Par exemple, pour des africains, la plupart penseront toujours que c'est plus avantageux de rester en France que retourner dans la misère de la savane africaine (si je peux parler ainsi). Si la France devenait si misérable au point que les immigrés quittent le pays en masse, l'objectif serait atteint, mais le prix à payer, sans doute, serait élevé, pour les français du moins. Si les pays européens sont composés d'environ 60%/70% de blancs, il sera probablement impossible de faire monter ce chiffre à disons, 90% ou 95%.

    Ce qui, je pense, est réellement dangereux, n'est pas tant l'immigration, mais l'accouplement entre les races ("miscegenation"). Car c'est un procédé irréversible. Et dieu sait aujourd'hui au combien "infidèles" (par rapport à leur race) peuvent être les hommes blancs parfois. Autrement dit, il me semble que le vrai danger de l'immigration, c'est qu'elle favorise très fortement l'accouplement interracial.

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  2. Aristide, mon garçon, je vais tenter de vous expliquer la situation:

    Primo, ne pas confondre immigrés et réfugiés: ici, on a affaire à un flux très important de réfugiés (des gens qui fuient un péril et qui n'ont pas vraiment d'autre choix que de se barrer pour aller ailleurs) auquel se mixe dans une mesure qu'on ne connait pas très bien un flux d'immigrés présentant un profil plus conventionnel (ils ne fuient pas un péril, mais recherchent de meilleures conditions de vie, en particulier de travail).

    Immédiatement, deux remarques:

    - Ces deux populations, normalement, se traitent de façons différentes: le droit au séjour et l'accès à la protection sociale ne dépendent pas des mêmes lois et ne relèvent pas des mêmes exigences. En matière d'immigration, on parle plutôt de police de l'immigration, et pour les réfugiés, on parle plutôt de droit d'asile ou d'accueil et de protection de populations déplacées. Les obligation qu'on se reconnait à l'égard des uns ou des autres ne sont pas les mêmes.

    - Compte tenu de l'aggravation de certains facteurs, comme la dureté de la crise économique, la désertification, les guerres, le terrorisme, la dictature, la démographie, etc, ces deux populations, normalement distinctes, tendent à se ressembler et, concrètement, elles s'assemblent: on les retrouve littéralement sur le même bateau.

    C'est d'abord ça le problème.

    Secondo, ce que vous préconisez se fait déjà: les étrangers dépourvus de titre de séjour vivent la vie que vous décrivez:

    "Nous nous contenterons de vous rendre la vie impossible. Aucune possibilité de régularisation d’aucune sorte ne vous sera ouverte dès lors que vous aurez pénétré illégalement en France, et aucune possibilité d’amélioration de votre condition. La police vous traquera, pour vous mettre en prison pendant en temps variable selon votre situation après avoir saisi tous les biens que vous pouviez posséder, avant de vous relâcher, encore plus démuni qu’avant et prêt à recommencer votre vie de misère et de peur constante, jusqu’à une nouvelle arrestation. Vous ressemblerez bientôt à ces bannis, interdits de feu et d’eau, avec toutefois cette différence qu’il vous sera toujours loisible de quitter le territoire français sans encombre dès que vous en aurez assez de cette vie qui n’en est pas une."

    Tout ça, on le fait déjà. Comme vous pouvez le constater en lisant le journal, cela n'a strictement aucune efficacité.

    Tertio, sur les mesures que vous préconisez à l'égard du corps médical:

    "dans les hôpitaux qui accueilleraient dans leur service des clandestins, les cadres hospitaliers et les médecins seront tenus pour responsables, sur leurs deniers personnels, des dépenses engagées, qui ne sauraient en aucun cas être imputées au budget de l’hôpital."

    Selon la loi, un médecin qui refuse de soigner une personne malade ou en péril viole son serment et peut être condamné pénalement. La mesure que vous préconisez implique de donner le droit au médecin de refuser des soins, donc de vider le serment d'Hippocrate de son sens, ce qui n'est pas une bonne idée, et d'abroger le délit de non assistance à personne en péril.

    Si par exemple un membre de votre famille se noie dans une rivière quand que je passe sur le pont qui l'enjambe, je n'ai plus à le sauver. C'est malin comme idée.

    Par ailleurs, du point de vue de la santé publique, la mesure est franchement stupide: ne pas soigner les étrangers, même en situation irrégulière, c'est accepter que les maladies infectieuses se propagent.

    Imaginez, gros malin, qu'un étranger soit atteint de la fièvre ébola: on refuse les soins? Soit. Et puis on se retrouve avec une épidémie à millions de morts.

    N'hésitez pas à garder pour vous vos idées stupides, vous n'y perdrez rien et nous y gagnerons tous.

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    1. « N'hésitez pas à garder pour vous vos idées stupides, vous n'y perdrez rien et nous y gagnerons tous. »

      Je m’en garderais bien, car ce serait priver le monde de vos interventions, vos interventions où brillent de mille feux cet esprit caustique, cette parfaite maitrise des faits et de la logique, ainsi que ce sens du dialogue et de la pédagogie qui vous caractérisent.
      Ce serait par trop dommage.
      Néanmoins je m’interroge : étant donné la qualité de vos écrits, et la faible intelligence de ceux qui risquent de vous lire ici, vos commentaires chez moi ne sont-ils pas un peu des perles jetées aux pourceaux ?

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    2. Dans le cochon tout est bon, alors y mettre des perles ne gâte rien.

      Ce qui est interdit: lui donner de la confiture. Je ne le fais pas.

      Ne faites pas votre mauvaise tête. En écrivant ce post, vous avez bâclé votre sujet. Cela se voit et je vous le dis.

      je ne vous reproche rien d'autre que de ne vous être pas renseigné en écrivant sur un sujet dont vous croyez, à grand tort, connaitre l'essentiel, alors que vous vous en faites surtout des idées.

      Laissez le cochon tranquille, prenez un pioche et creusez votre sujet.

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  3. quelque chose comme "toute personne aidant au séjour d'un étranger en situation irrégulière est indéfiniment responsable sur ses biens propres des frais occasionnés par ce séjour" devrait faire l''affaire et donner à chacun l'occasion de mettre en accord principes et actes.

    eli

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  4. Vos propositions me semblent encore plus irréalistes que de vouloir empêcher le débarquement d'étrangers sur nos côtes.

    Refuser des soins d'urgence ? Vous allez laisser mourir qqn devant vous parce que c'est un clandestin ? Je ne crois pas non, ou alors vous avez l'âme d'un SS.

    Poursuivre des gens qui aideraient des clandestins ? Mais vous ne trouverez aucun juge pour prononcer de telles peines, qui seront de toute façon illégales. Ca reviendrait à criminaliser une forme de charité (que celle-ci ait de mauvaises conséquences certes, mais ça reste des actes de charité).

    Enfermer les gens sans raison ou saisir leurs biens, c'est pareil, totalement irréaliste, illégal, contraire à tous les principes de droit.

    On peut certes et on doit même interdire aux clandestins l'accès aux aides sociales et à l'emploi. Mais il faut être réaliste et raisonnable, quand vous dites qu'il faut les laisser mourir plutôt que les soigner vous déraisonnez.

    Une des solutions au problème actuel consiste à mon avis en une intervention militaire en Lybie avec l'installation d'une zone internationale sur les côtes avec de gigantesques camps de réfugiés. Lorsque l'on repêcherait des migrants en mer, on les ramènerait non pas en Europe mais en Lybie dans ces camps.

    Ca ne solutionnerais pas le problème au fond c'est évident, mais il faut accepter que certains problèmes n'aient pas de solution. La défense des frontières lointaines est une mission de tous les instants.

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    1. Je crois au contraire que l’approche que je propose est la plus réaliste. Et finalement la plus humaine.
      L’idée de base est très simple : la seule manière de tarir l’immigration c’est de faire en sorte que les candidats au voyage n’aient plus l’espoir d’améliorer leur condition en venant en France.
      Ensuite on peut discuter des modalités, mais le principe est celui-là.
      La vérité, c’est que la France est aujourd’hui très accueillante, y compris pour ceux qui viennent sans être invités. Pour mémoire, l’AME c’est presque 1 milliard d’euros par an, la procédure d’asile c’est presque deux milliards par an, car ceux qui déposent une demande ont droit à un logement et à une allocation en attendant que leur dossier soit traité et aujourd’hui chacun sait bien que ce système est totalement dévoyé et que la plupart des demandes viennent en réalité de candidats à l’immigration tout à fait ordinaires, et non de dissidents ou de « combattants de la liberté ». Et seuls 1% des déboutés du droit d’asile quittent réellement la France une fois leur demande rejetée, et quand ils restent c’est très souvent au frais du contribuable puisque plus du tiers de ceux qui occupent une place dans les centres d’accueil des demandeurs d’asile sont en réalité des déboutés qui ne devraient pas se trouver sur le territoire français.
      On pourrait multiplier les exemples, mais la réalité c’est que la France est très, très bonne fille, et que tant que cela durera l’immigration de masse continuera.

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    2. Ensuite, pour en venir plus spécifiquement à ce que vous dites, je ne comprends pas bien la plupart de vos objections.
      Vous dites par exemple : « Enfermer les gens sans raison ou saisir leurs biens, c'est pareil, totalement irréaliste, illégal, contraire à tous les principes de droit. »
      D’abord on les enferme pas et on ne saisit pas leurs biens pour « rien » : on le fait pour infraction à la législation française sur le séjour. Ensuite, contraire à quels principes de droit ? A la jurisprudence de la CEDH ? Certainement, et c’est bien pour ça qu’il serait nécessaire de sortir de cette convention. Mais je ne vois aucun principe de droit naturel qui empêcherait de châtier des délinquants, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, en les enfermant et en prenant leurs biens, et en particulier aucun principe qui empêcherait de punir ceux qui enfreindraient la législation relative au séjour.
      De même vous dites : « Poursuivre des gens qui aideraient des clandestins ? Mais vous ne trouverez aucun juge pour prononcer de telles peines, qui seront de toute façon illégales. Ca reviendrait à criminaliser une forme de charité » Le propos, c’est justement de réformer la loi. Quant à ne pas trouver de juges pour prononcer de telles peines… je crois au contraire que les juges appliqueront tout simplement la loi sans la discuter dès lors qu’ils n’auront plus en face d’eux un pouvoir politique qui a peur de son ombre ; et puis il ne faut pas exagérer : tous les juges ne sont quand même pas membres du Syndicat de la magistrature.
      Quant à la charité… diriez-vous que donner le gite et le couvert à un assassin en fuite, et ainsi lui permettre de prolonger sa fuite, c’est faire un acte de charité qui ne devrait pas être puni par la loi et que chacun devrait pouvoir utiliser son argent comme il veut, y compris si c’est pour aider Marc Dutroux à échapper à la police ? Si vous n’êtes pas prêt à aller jusque-là, où placez-vous la limite, et pourquoi ?
      Moi ce que je vois, c’est que quelqu’un qui se trouve sur le territoire français sans avoir le droit d’y être viole la loi française et que l’aider à se maintenir en France revient à se faire complice d’un délinquant, et je ne vois aucune raison que cela ne soit pas sanctionné. C’est même le contraire qui me paraitrait illogique et immoral.
      Quant aux urgences… il est de notoriété publique qu’elles sont aujourd’hui surchargées de cas qui n’ont rien d’urgents, et je ne vois aucun raison pour laquelle la France serait tenu de payer les soins coûteux de quelqu’un qui se trouve sur son territoire sans avoir droit d’y être. Mais si cela vous semble trop dur ou inapplicable, on pourrait très bien instituer une autre règle : un clandestin qui se présenterait aux urgences devrait être immédiatement signalé à la police par la direction de l'hôpital. Si son pronostic vital est vraiment engagé on le soigne, et à l’issue il se retrouve en prison etc.
      Je suis sûr que cela aurait un effet remarquable sur la santé des clandestins, qui se trouveraient beaucoup moins souvent malades tout d’un coup.
      Bref, on peut imaginer beaucoup de règles ou de dispositifs, à condition de s’en tenir au principe de base que j’ai énoncé plus haut.

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    3. Aristote,

      Ben pour une fois je suis sur la même longueur d'onde que Buck Danny, alors que d'habitude je suis plutôt dans le camp de Lady X.

      C'est pas très compliqué, en fait: si vous voulez comprendre quelque chose à la situation, vous devez distinguer ce qui relève de la routine migratoire, et ce qui relève de l'accident qui sort de l'ordinaire.

      Ce qui se passe en ce moment en Méditerranée sort de l'ordinaire. C'est tout bête.

      Donc, tout ce que vous racontez est hors sujet. Je ne sais pas si vous comprenez. Les mesures que vous préconisez - que je trouve pour ma part à la fois stupides et criminelles - on peut en discuter à l'infini, si vous voulez, mais elles ne répondent pas au problème qui se pose concrètement.

      Vous parlez de l'immigration en termes généraux, alors qu' il s'agit de faire face à un afflux de migrants très spécifique, dans un contexte géopolitique donné, avec trois options:

      - Soit on accepte ces gens en Europe et on s'organise pour les intégrer,
      - Soit on les refoule et on s'organise pour les mettre dans des camps de réfugiés hors Europe, donc concrètement en Libye.

      Ces deux options-là ont été écartées.

      - Soit on choisi une voie médiane dont le détail n'est pas encore très clair, même après la réunion des chefs d'Etat de l'UE sur le sujet.

      C'est cette option-là qui a été choisie. Dans le paquet de mesures qui ont été prises, on sait qu'on va accroître le dispositif de sauvetage (opération Triton) qu'on va stocker les gens dans des camps, ici en Europe, qu'on va essayer de trouver des moyens de réduire les flux, mais on ne sait pas trop comment faire, et c'est à peu près tout.

      Vous comprenez bien qu'il est assez illusoire de vouloir réformer le code des étrangers (le CESEDA) pour la énième fois ou de voter telle ou telle loi fumeuse: il ne s'agit pas de dresser un rempart de papier, mais de trouver une solution, là, tout de suite, à un problème concret, grave et urgent.

      Dans le feu de l'action, quoi.

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  5. "comment traiter la question de l'immigration clandestine?"

    Vous voulez dire, avec quel genre de produits?
    Parce que dans ce cas là, j'aurais bien quelque chose; et même qu'on pourrait l'essayer sur une grosse tête de con (allez, au hasard, tschok, mais c'est vraiment un hasard) pour voir s'il y a des effets indésirables.

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    1. Prévoyez double dose, je suis coriace.

      Vous savez, tout en moi fait hurler le vulgaire. Ca blinde, à force.

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    2. Bof. Ce qui est vulgaire, c'est de se pointer chez un blogueur et de l'interpeller par "Aristide, mon garçon...", puis de l'appeler ensuite Aristote.
      Ce qui est crasseux, c'est de le prendre de haut alors que la simple lecture de quelques billets de son blog vous amènerait à constater que vous n'avez probablement pas le quart de la moitié de son niveau. D'ailleurs, visiblement, ce que vous lui dites, il s'en branle un peu.
      Ce qui est petit, c'est d'envoyer ses petites crottes derrière son écran, alors que quelque chose me dit que face à lui vous n'auriez pas adopté la même attitude.
      Bon, tout ça pour dire que si on vous taxe de tête con, c'est peut-être parce que vous en êtes une. Et si ce n'est pas le cas, on peut dire que vous faites tout pour que ça ne se sache pas.

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    3. Oups!

      J'espère qu'Aristote aura rectifié de lui-même du fond de sa tombe et qu'Aristide ne m'en voudra pas de trop, mais bon, c'est clairement mafôte. Je mets ma tête sur le billot, vous la coupez si vous voulez. Et si vous la voulez, c'est qu'elle a l'heur de vous plaire.

      Sinon, j'espère qu'Aristide ne se branle pas avec n'importe quoi, et surtout pas avec ce que je lui dis, mais comme vous avez l'air d'en savoir plus long que moi sur le sujet, je vous le laisse.

      Et, je suis persuadé qu'il est intelligent. S'il avait été totalement con je n'aurais pas employé un dixième de mon temps à lui faire perde un centième du sien, ce qu'il ne faut jamais faire avec un con, puisque ça ne sert à rien et qu'il ne demande que cela.

      Non, son papier est nul. Il bachote et mérite la critique, y-compris acerbe.

      Qu'on en juge: si quelqu'un comme Buck Danny, qui est beaucoup plus proche de vous que de moi, n'y est pas allé par 4 chemins pour lui dire tout le bien qu'il en pensait, c'est-à-dire très peu, alors ça déconne.

      Et je vous rappelle qu'il a été très dur: "vous avez l'âme d'un SS", dit Buck Danny en parlant d'Aristide, licence que je ne m'autorise pas habituellement même avec les réacs les plus bouchés. Ce à quoi vous ne trouvez rien à redire.

      Ma tête de con n'a rien à y voir.

      J'ai respecté les codes de la courtoisie: j'ai mieux traité Aristide que l'un des siens l'a traité. Et j'observe que c'est à lui qu'Aristide a répondu longuement, mais en vain, aggravant son cas.

      Notre discussion est dans la queue de la comète.

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    4. Pfff, et ça louvoie, et ça pleurniche...

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    5. Je m'en veux un peu pour mon "vous avez l'âme d'un SS" je me laisse trop facilement aller à l'excès.

      Pour autant je maintiens mes critiques. Il s'agit de réfléchir à des solutions réalistes et réalisables et non à ce que serait une situation idéale.

      Je pense qu'il y a bcp de façons d'agir utilement sans en arriver à choquer inutilement beaucoup de monde, ainsi que la communauté internationale. Ne serait-ce qu'en appliquant les lois actuelles...

      Vous l'avez rappeler à juste titre seuls 1% des clandestins faisant l'objet d'une OQTF quittent le territoire, c'est parfaitement scandaleux et le fruit du laxisme politique et gouvernemental. Pour résoudre cette question nul besoin de loi mais uniquement de mettre les moyens pour organiser les expulsions de façon industrielle? Probablement par la création d'une police de l'immigration avec à sa disposition d'importants moyens.

      Après pour ma condamnation morale de vos propositions, elle portait surtout pour ne pas dire uniquement sur le fait de laisser mourir volontairement quelqu'un en lui refusant des soins (ce qui au passage est interdit par le serment d'Hippocrate). Mais sur ce point vous avez précisé votre position et nous sommes donc d'accord.

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  6. Robert Marchenoir4 mai 2015 à 21:33

    Mais qu'est-ce qui vous fait dire qu'il est impossible de fermer les frontières ? C'est très facile, au contraire ! Ce n'est pas parce que ce canard a été répété un million de fois qu'il est vrai.

    La plupart des immigrés illégaux arrivent par... avion. Dans un aéroport, 100 % des gens passent... par un guichet de police. Donc où est le problème ? La plupart des illégaux qui arrivent ainsi ont un visa de "tourisme", et quand ils ont fini leur "tourisme"... eh bien ils restent. Il suffit donc de modifer le mode d'attribution des visas de tourisme. De combien de touristes maliens avons-nous besoin chaque année, exactement ?

    L'écrasante majorité des immigrés légaux arrivent par le "regroupement familial". Là encore, il suffit de changer les règles.

    En ce moment, un grand nombre d'immigrés illégaux arrivent par la mer. Là, c'est encore plus facile : ceux qui ne se noient pas sont sauvés par nos bateaux. Ou par nos services sociaux une fois arrivés à terre. Eh bien, il suffit de les ramener de l'autre côté de la mer. Où est le problème ?

    Une autre part importante des immigrés illégaux arrivent par les frontières terrestres de Schengen. Eh bien, il suffit de les fermer. Où est le problème ? Ils pourraient passer à pied par les bois ? Peut-être, mais ce n'est pas le cas pour l'instant. Et si ça le devenait, eh bien il suffirait de construire un mur tout le long de la frontière. Avec des barbelés, des mines, des miradors et des moyens de surveillance électronique. Comme nous le faisons en ce moment même... mais pour l'Arabie Saoudite, où l'un des autres pays de la région, j'ai oublié.

    Donc ? Il est où, le problème ?

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  7. Robert Marchenoir4 mai 2015 à 21:44

    De même, il est tout à fait faux de dire qu'il est très difficile d'expulser les illégaux une fois qu'ils sont rentrés. C'est au contraire très facile. Il suffit de faire des rafles dans les endroits où ils se rassemblent, et que tout le monde connaît. Puis de les reconduire chez eux par autocars militaires, avions de transport de troupes et bateaux de la marine nationale.

    Les pays de départ les refuseraient ? Mais on ne leur donnera pas le choix. L'immigration illégale de masse est un acte d'invasion et donc de guerre. On ne tuera personne, mais on imposera leur retour par la force militaire. C'est la moindre des choses.

    Et avant même d'en arriver là, un pays comme la France a d'innombrables moyens de pression. Le Mali va faire quoi ? Il va nous déclarer la guerre ? Soyons sérieux cinq minutes. Pour l'instant, c'est l'Etat islamique qui nous a déclaré la guerre en annonçant qu'il allait nous inonder d'immigrés illégaux.

    Enfin, je signale ce que ça a déjà été fait. Avec succès. Dans les années 50 par les Etats-Unis, en ce moment même par l'Australie. Donc qu'est-ce qu'on attend ?

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  8. Robert Marchenoir4 mai 2015 à 21:57

    Enfin la solution que vous préconisez est nécessaire, mais laissée à elle-même elle serait catastrophique. Non, il ne suffirait pas de supprimer toutes les aides sociales, de poursuivre les employeurs et de rejeter les illégaux dans la misère noire, en leur disant : vous êtes libres de rester, mais on vous fera chier jusqu'à la garde.

    Parce que c'est comme ça qu'on crée un lumpenprolétariat haineux qui prend racine, en vivant de banditisme et d'agressions.

    Regardez ce qui se passe à Calais : c'est exactement ça. Le ministre de l'Intérieur s'agenouille devant les immigrés pour les supplier de demander l'asile, et ils répondent : nan, ta gueule, on veut rien, on veut passer en Angleterre. Et en attendant, ils terrorisent la région, ils ruinent l'économie locale, ils attaquent les camions, ils volent, ils violent et ils tuent.

    Vous sous-estimez la force du désespoir et de la haine, la force des illusions et de l'espoir, et aussi l'attractivité de l'Europe. Ce qui est une vie de merde pour vous est un gros progrès pour eux. A Calais, il s'agit de gens qui sont prêts à se faire couper un bras ou une jambe par un train pour passer la Manche ! Alors les menaces libérales sur le mode "on vous coupe l'assistanat", vous savez...

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  9. Je souscris totalement aux commentaires de Marchenoir. Dans toute cette histoire, quand on vous dit "il n'est pas possible de" ou "on pourra jamais empêcher que" ce ne sont que de mauvaises excuses pour justifier l'inaction politique. Car c'est de cela qu'il s'agit, les élus ne veulent pas traiter réellement ce problème, ils préfèrent se contenter d'en parler.

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  10. Je vous réponds bien tardivement, n’ayant malheureusement plus guère le temps de m’occuper de ce blog, n’y d’assurer le service après-vente.
    Le nœud de la question est de savoir quel sens on donne au mot « possible ». Je crois que en politique « possible » peut signifier au minimum à la fois matériellement possible, juridiquement possible, et « moralement » possible.
    Tout ce que vous dites est possible en effet, en un certain sens. Au sens matériel. Et il pourrait le devenir au sens juridique, si nous sortions de la CEDH etc., ce que je souhaite. En revanche ce dont je doute, c’est que cela devienne « moralement » possible.
    Je veux dire par là : je doute que nous soyons capables d’accepter les conséquences humaines des actions que vous proposez. Je prends un seul exemple, le mur que vous proposez. Un mur ne suffit pas, il faut le garder, et si l’on veut vraiment qu’il ne soit pas franchi, il est nécessaire d’employer des moyens qui mettent en danger la vie de ceux qui malgré tout essayent de le franchir. Donc il y aura des morts, comme pour le mur de Berlin si vous voulez. Serons-nous capable d’accepter que des femmes et des enfants, par exemple, meurent assez régulièrement en essayant de franchir ce mur ? Je ne le crois pas.
    Je crois que nous n’avons tout simplement pas, ou plus, la dureté ou la fermeté nécessaire pour supporter les conséquences humaines que vos solutions supposent. Voyez par exemple la réaction de Buck Danny lorsque j’ai suggéré de ne plus accueillir les clandestins aux urgences.
    Je le regrette, car je ne vois rien d’injuste dans le fait de vouloir garder son territoire et empêcher l’entrée de gens que vous jugez indésirables, mais il me semble que nous en sommes là.
    C’est donc fondamentalement pour cela que je n’ai pas proposé ce que vous proposez. Je reconnais aisément que cela ne peut pas se prouver par A+B, donc on ne pourrait jamais être certain avant d’avoir essayé, mais c’est ainsi que je « sens » les choses. Une politique doit être adaptée aux mœurs de la population à laquelle elle s’applique, et je crois que la votre n’est plus adaptée à nos mœurs.
    Vous me direz peut-être que la solution que je propose suppose aussi une certaine dureté. C’est vrai. Mais il me semble que, psychologiquement, il existe une différence importante entre le fait d’expulser des gens par la force, et le fait de refuser de leur donner quelque chose. Je nous crois peu capable de la première action, mais encore capable de la seconde. C’est dans le fond la seule chose qui nous sépare, il me semble.
    J’en termine avec votre remarque selon laquelle couper l’assistanat ne suffirait pas. Vous avez évidemment raison. Ma solution présuppose quelque chose qui me semblait aller de soi mais qui va encore mieux en le disant : une fermeté sans faille contre les délinquants. Ce qui n’est bien sûr pas le cas aujourd’hui.

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  11. Un petit pas dans la bonne direction.
    http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/08/25/les-travailleurs-clandestins-risqueront-jusqu-a-six-mois-de-prison

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