Ralliez-vous à mon panache bleu

jeudi 21 avril 2011

Laïcité, vous avez dit laïcité ? - 2ème partie




Cette invention de l’Etat laïc, neutre vis-à-vis de la vérité des opinions religieuses, a été, il faut bien le dire, un succès remarquable du point de vue de ses ambitions initiales. Un succès si remarquable que nous pouvons être tentés d’oublier jusqu’à l’existence du problème théologico-politique auquel le concept de laïcité apporte une solution. Grâce à cette invention, les querelles religieuses et politico-religieuses qui ont déchiré l’Europe pendant des siècles semblent désormais un lointain souvenir ; où du moins elles pouvaient sembler un lointain souvenir, jusqu’à l’arrivée massive sous nos latitudes des adeptes d’une certaine religion dont il n’est pas prudent de dire publiquement du mal. Mais chaque chose en son temps.
En dépit de sa solidité conceptuelle et pratique, comme tout dispositif humain, la laïcité a ses limites. Parmi ces limites, deux semblent particulièrement dignes d’être mentionnées aujourd’hui.


La première limite tient au fait que l’Etat laïc, qui est théoriquement indifférent vis-à-vis des croyances, ou de l’absence de croyance, des citoyens tend, en pratique, à favoriser l’irréligion. En proclamant officiellement que la religion est ou doit être une affaire strictement privée, l’Etat laïc dévalorise implicitement les croyances religieuses, qui deviennent des opinions privées parmi tant d’autres. Le fait que le législateur ne se soucie pas des croyances des citoyens signifie nécessairement que le législateur considère qu’il n’est pas important que les citoyens croient en tel ou tel Dieu ou qu’ils ne croient en aucun. Non seulement le législateur ne pense pas que ceux qui ne croient pas au vrai Dieu seront damnés - ce qui est une excellente chose - mais il pense qu’il est possible pour un individu d’être bon citoyen, bon père de famille, et ainsi de suite, quelles que soient ses opinions religieuses. Autrement dit, en se voulant également indifférent envers toutes les opinions religieuses, le législateur nous apprend implicitement à ne pas prendre ces opinions trop au sérieux. Fromage ou dessert ? Christianisme, judaïsme, autre chose encore ? C’est tout un. A vous de voir. Les goûts et les couleurs...
L’Etat laïc, neutre, tend donc, lorsqu’il fonctionne efficacement, à affaiblir les convictions religieuses de la population dans son ensemble.
- Eh, mais c’est très bien cela. Puisque l’Etat laïc est censé répondre au problème posé par l’interférence de la religion avec l’ordre politique, quelle meilleure manière de le résoudre que de propager l’athéisme ? De quoi vous plaignez-vous ?
- Doucement. Voilà certes une conclusion bien simple - et bien française - mais il n’est pas sûr qu’elle soit bien solide. Constatons simplement que nombre de penseurs et d’hommes d’Etat de premiers plans ont affirmé que la démocratie ne pourrait subsister durablement sans une certaine forme de religion, sans la persistance de certains sentiments religieux parmi le gros de la population.
Georges Washington, par exemple, écrivait dans son discours d’adieu à ses concitoyens : « Parmi toutes les dispositions et toutes les habitudes qui conduisent à la prospérité politique, aucunes ne sont plus indispensables que la moralité et la religion. C’est en vain que se présenterait comme un vrai patriote celui qui s’efforcerait de saper ces piliers du bonheur humain, ces plus solides soutiens des devoirs de l’homme et du citoyen…et ne nous abandonnons pas sans précautions à l’idée que la moralité pourrait être maintenue sans la religion. Quelle que soit l’influence que puisse avoir une éducation raffinée sur des esprits d’une certaine sorte, la raison aussi bien que l’expérience nous interdisent d’attendre que la moralité puisse prévaloir dans une nation sans soutien de la religion. »
Notez, je vous prie, qu’en disant cela Washington ne parle pas en tant que croyant (ses convictions personnelles en la matière sont aujourd’hui encore sujettes à controverses) mais en homme d’Etat soucieux de la moralité publique, et il ne parle pas au nom d’une religion particulière mais au nom de « la raison et de l’expérience ».
Ceux à qui Washington s’oppose implicitement sont ceux que l’on pourrait nommer les ultra-rationalistes : ceux qui pensent que la moralité des citoyens peut découler uniquement de considérations rationnelles ou intéressées (par exemple : « je respecte les droits des autres pour qu’ils respectent les miens »). Washington ne nie pas que de telles considérations puissent éventuellement être efficaces sur des « esprits d’une certaine sorte », mais il nie que des esprits de ce genre puissent jamais représenter une fraction significative de la population. Pour la plupart des hommes la plupart du temps, la religion est un appui indispensable de leur moralité. Sans la conviction que Dieu soutient la cause de la justice et la liberté, sans la conviction qu’il nous impose certaines obligations vis-à-vis de nos semblables, la très grande majorité des êtres humains serait portée à négliger ses devoirs, au quotidien aussi bien que dans des circonstances dramatiques, comme en cas de guerre. Cela est particulièrement problématique dans une démocratie, car la nature même de ce régime suppose que les citoyens se soumettent spontanément aux lois, au moins la plupart du temps. D’un point de vue politique, être libre signifie obéir à la loi que l’on s’est donné. Par conséquent, un régime ne peut être libre si les citoyens qui le composent ne savent pas maitriser leurs passions et s’acquitter spontanément des devoirs que leur imposent la loi et la vie en société, même et surtout lorsque cela va à l’encontre de leurs inclinations.
De plus, dans un régime explicitement fondé sur les droits naturels des individus, comme la démocratie libérale, le danger est encore accru que ceux-ci se concentrent exclusivement sur leurs droits et oublient leurs devoirs. En enseignant aux citoyens qu’ils ont des droits naturels « inviolables et sacrés », la démocratie libérale court le risque que les citoyens finissent par considérer que les devoirs que le législateur leur impose sont contraires à leurs droits, et donc illégitimes.
Vous n’êtes pas disposé à accorder crédit au diagnostic de Washington - trop américain, peut-être ? Soit. Serez-vous prêt à écouter Tocqueville ? « La religion, qui, chez les Américains, ne se mêle jamais directement au gouvernement de la société, doit donc être considérée comme la première de leurs institutions politiques ; car si elle ne leur donne pas le goût de la liberté, elle leur en facilite singulièrement l’usage. » Et songez que derrière Tocqueville se tiennent Rousseau, Montesquieu, Locke, tous ces grands auteurs qu’il avait soigneusement étudié et qui tous - bien que parfois fondamentalement antichrétiens - parviennent à la conclusion qu’une certaine version du christianisme est un soutien puissant, voire indispensable, à un régime libre.
- Hein, quoi ? Qu’est-ce que le christianisme vient faire ici ? Vous parliez il y a juste un instant de « certains sentiments religieux », et vous parlez maintenant d’une religion en particulier. La ruse est trop grossière. Vous êtes démasqué !
- Démasqué ? Pourquoi ? Parce que je dis que toutes les religions n’ont pas le même contenu et que toutes n’ont donc pas les mêmes effets politiques et moraux ? Mais revenons à mon propos.
La seconde limite de l’Etat laïc est précisément que celui-ci, bien que théoriquement susceptible d’accueillir en son sein toutes les religions, a en réalité été crée pour une religion spécifique : la religion chrétienne. Après bien des résistances, l’Etat laïc a pu être finalement accepté par des populations qui étaient encore profondément chrétiennes car le christianisme permet, en théorie, que les chrétiens rendent à César ce qui appartient à César. Etre chrétien, c’est d’abord croire à un certain nombre de dogmes, c'est-à-dire de propositions sur le monde invisible, c’est croire par exemple à l’Incarnation ou à la Trinité. En revanche les textes sacrés du christianisme disent très peu de choses sur la manière dont la vie en société doit être organisée, ils laissent les chrétiens libres d’organiser leur vie sociale et politique selon des principes qui ne sont pas spécifiquement religieux. Autrement dit, un chrétien peut accepter une séparation des autorités temporelles et spirituelles sans pour autant cesser d’être un bon chrétien.
Cela n’est pas nécessairement le cas de toutes les autres religions, et notamment pas... eh oui, de celle-là même.
L’islam, comme vous le savez, se présente essentiellement sous la forme d’une loi divinement révélée, et donc parfaite, une loi qui gouverne entièrement la vie privée et publique des fidèles. Un bon musulman ne croît pas seulement à un certains nombres de dogmes, il suit aussi dans sa vie quotidienne les préceptes de la loi islamique, telle qu’elle résulte du Coran et de la vie de Mahomet. Or cette loi très détaillée - qui a pour nom sharia - laisse peu de place à des lois humaines qui entendraient régler la vie en société. En fait, elle laisse très peu de place à quoi que ce soit en dehors d’elle-même. L’histoire raconte ainsi que le calife Omar, le conquérant musulman de l’Egypte, ordonna de brûler la bibliothèque d’Alexandrie au motif que le contenu de ses livres était soit identique à celui du Coran, auquel cas ils étaient inutiles, soit différent de celui du Coran, auquel cas ils étaient dangereux. Apocryphe ou pas, l’anecdote a traversé les siècles car elle est très révélatrice.
Par conséquent un bon musulman peut difficilement accepter la séparation des autorités spirituelles et temporelles. Sans même parler de tout ce que devrait faire un bon musulman et qui - comment dire ? - n’est pas exactement en accord avec nos mœurs et nos lois.
Si donc nous revenons à la question des « accommodements » que la loi peut éventuellement prévoir pour les convictions religieuses de certains, il me semble que la réponse n’a pas nécessairement à être la même sous prétexte que les demandes sont formellement identiques : tout dépend de la religion qui présente ces demandes et du contexte politique dans lequel elles se situent.
Du poisson à la cantine le vendredi ? Pourquoi pas. Cela est indiqué pour tout le monde d’un point de vue nutritionnel, religion ou pas. Et il ne semble pas exister de bonnes raisons de penser que cette demande sera suivie d’autres, et d’autres encore, jusqu’à ce que l’idée d’une loi neutre par rapport aux convictions religieuses ne soit plus qu’un lointain souvenir. La religion qui présente cette demande tolère aisément que ses adeptes obéissent à une loi purement humaine, et puis n’est-il pas juste de dire qu’elle a aujourd’hui amplement prouvé qu’elle avait intégré le principe de la liberté de conscience, et tout ce qui va avec ?
Des menus hallal ? Mais le hallal n’apporte rien à ceux qui ne sont pas musulmans - à part une hausse du prix du ticket de cantine pour financer lesdits menus. Et puis le hallal n’est qu’une petite partie d’un grand tout qui s’appelle la sharia. Comment accepter un élément, au motif de complaire aux convictions religieuses de certains, sans accepter peu à peu tous les autres ? La religion qui présente cette demande est une religion éminemment prosélyte, qui est partout à l’offensive et qui, et c’est le moins que l’on puisse dire n’a jamais, là ou elle est en position de force, accepté la séparation du spirituel et du temporel. Sans compter que nos pauvres législateurs sont aujourd’hui bien faibles intellectuellement, et qu’ils paraissent incapables de refuser le bras lorsqu’ils accordent le petit doigt - tout au moins vis-à-vis de certains publics. Donc, finalement, pas de menu hallal. C’est un mauvais régime alimentaire pour notre régime politique. Et pas non plus de niquab, de burka, d’horaires de piscine aménagés... je vous laisse continuer la liste. Rien de ce qui, de près ou de loin, a un quelconque rapport avec la sharia, tout simplement.
Dans le fond, la laïcité, ce n’est pas si compliqué que ça.








10 commentaires:

  1. Vous avez raison de souligner que la paternité divine des règles et interdictions ( décalogue ) donne plus de poids à ces dernières . Mais il convient de noter un autre avantage au caractère divin de la morale et c’ est Dostoïevski qui l’ a le mieux résumer :« Si Dieu n’ existe pas alors tout est permis ».

    En effet , la morale religieuse a longtemps tiré sa force de l’ idée d’ une sanction possible dans l’ au-delà en cas d’ inobservation . Cela a pu contribuer à maintenir certains hommes dans les clous de la loi mosaïque ( en matière de prohibition du meutre ou de l’ adultère par exemple ).

    C’ est tout le problème de la morale laïque et des lois républicaines qui n’ ont que les policiers et les juges ( laxistes ) pour sanctionner leur non respect.

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  2. "la morale religieuse a longtemps tiré sa force de l’ idée d’ une sanction possible dans l’ au-delà en cas d’ inobservation"
    Oui, vous avez raison, je pense que Washington et Tocqueville (et beaucoup d'autres) avaient quelque chose comme cela à l'esprit. En même temps je ne suis pas sûr qu'ils auraient été complètement d'accord avec Dostoïevski :« Si Dieu n’ existe pas alors tout est permis ». Ils font une différence bien nette entre le grand nombre - pour qui cela est vrai - et le petit nombre - pour qui cela n'est pas si vrai. Cette distinction est devenue anathème pour nous aujourd'hui (trop "élitiste") mais elle est importante pour eux.

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  3. Vous dites "l’Etat laïc [a] été crée pour une religion spécifique : la religion chrétienne".
    Permettez-moi de remplacer le pour par par.
    Et cette remarque s'applique à tant d'autres institutions (voir Chesterton).

    On (les athées) a tendance à croire que les religions sont des "superstructures" interchangeables; ce qui n'est pas votre vision ...

    A propos de l'évolution des mentalités, je voudrais noter que nos sociétés ont une hystérésis de plusieurs siècles tant et si bien qu'il faut du temps pour effectuer les corrections : tout le XIXe siècle est basée sur l'idée de création d'un homme "prométhéen" et l’expérience apportée par les grandes idéologies du XXe n'ont pas suffi à convaincre les hommes.

    Dieu merci, l'islam sur nos terres peut amener à une reflexion salutaire.

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  4. Superbe billet !
    Le seul truc qui me gêne, c'est que l'islam soit concerné par la question de la laïcité.
    A mon sens, l'islam n'a rien à voir avec une religion. On lui attribue cette définition alors qu'il ne relève peu ou pas du tout de la spiritualité.
    Une religion vraie tente d'apporter ses réponses aux questions que se pose l'humanité: notre origine, le sens de notre existence, l'après-mort etc …
    A ma connaissance et pour ce qu'ils en laissent voir, les musulmans sont plus attachés aux aspects temporels de leur pratique et c'est normal puisque le but de l'islam est la conquête du monde et l'établissement d' un système politique, social et moral. On est donc très éloigné de l'élévation spirituelle dont se réclament les religions vraies.

    Votre billet aide à prendre conscience de la vraie nature de la "laïcité".
    Vous avez raison quand vous dites :
    "En proclamant officiellement que la religion est ou doit être une affaire strictement privée, l’Etat laïc dévalorise implicitement les croyances religieuses, qui deviennent des opinions privées parmi tant d’autres."

    Vous avez raison sur la dévalorisation de fait, mais c'est devenu une nécessité, certes illusoire.
    Nous pensons, à tort, que crier très haut qu'il ne faut pas de visibilité des "religions", quelles qu'elles soient, aidera à contenir l'islam. Nous en sommes arrivés à bannir les signes de nos religions traditionnelles européennes pour pouvoir justifier l'interdiction des signes ostentatoires de l'islam, système politique et social de l'envahisseur.
    Nous nous mutilons pour retarder notre chute, alors qu'il faudrait faire le contraire. Quand je dis "nous", je parle des collabos.
    Les Corses l'ont bien compris, qui multiplient les processions, les célébrations. Il ne faut pas laisser de vide, de place libre.
    La laïcité, pour laquelle j'ai longtemps milité (j'étais jeune…), est un reniement de soi, une soumission au plus fort.
    Elle aboutit à la crainte de s'afficher tels que nous sommes, des Européens pensants. Les autres avancent là où nous reculons.

    Eux ne reculeront jamais et les prières de rue se multiplient. Et le muezzin appelle à la prière à Milan, depuis le minaret de la mosquée…

    http://www.islamisation.fr/archive/2011/04/25/l-appel-du-muezzin-a-milan-dans-une-mosquee-radicale-des-fre.html

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  5. "On (les athées) a tendance à croire que les religions sont des "superstructures" interchangeables". C'est très vrai, et c'est la grande faiblesse intellectuelle de l'athéisme contemporain. Au moins les athées des siècles avant le 19ème prenaient la religion sous laquelle ils vivaient très au sérieux, et ils en avaient souvent une connaissance excellente. Aujourd'hui on parle de "religion" comme si toutes avaient le même contenu. Mais ce qui importe ce n'est pas de croire en Dieu, c'est de savoir en quel Dieu l'on croit.
    En revanche permettez-moi de ne pas être tout à fait d'accord avec le remplacement du "pour". Le christianisme a accepté le principe de laïcité, mais cela n'a pas été sans mal. Je vous rappelle par exemple que le Syllabus qui accompagnait l'encyclique Quanta cura (1864) considérait la séparation de l'Eglise et de l'Etat comme "funeste et pernicieuse". Je crois utile de garder ce genre de choses à l'esprit car nous avons tendance à croire que l'islam va devenir laïc si nous attendons suffisamment longtemps, et si nous sommes suffisamment gentils. Mais la laïcité n'est facile à accepter pour aucune religion, simplement il y en a pour qui c'est beaucoup plus difficile que pour d'autres.

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  6. Carine : "Nous en sommes arrivés à bannir les signes de nos religions traditionnelles européennes pour pouvoir justifier l'interdiction des signes ostentatoires de l'islam, système politique et social de l'envahisseur". Oui, effectivement. Aujourd'hui nous ne sommes plus capables de justifier un refus ou une interdiction d'une manière qui ne soit pas universelle. Toujours cette peur panique de "discriminer". Pourtant, comme je l'indique dans mon billet, il serait parfaitement légitime de "discriminer" parmi les demandes émanant des différentes religions. Mais cela supposerait d'être sûrs de nos principes et de bien les connaitre. C'est un problème qui va bien au delà de la question de la laïcité. L'Occident a perdu sa foi en lui-même et en la supériorité de sa civilisation. D'autres, qui n'ont pas les mêmes doutes et les mêmes scrupules que nous, essayent d'en profiter.
    Pourrons-nous nous ressaisir à temps ? Je ne sais, mais il faut essayer.

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  7. excellent, comme d 'habitude!
    Je m' amuse de voir que le troll qui sévit chez l'amiral et semble très critique sur le contenu de votre blog ne vient pas sur place argumenter point par point.

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  8. Dxdiag : Ne parlez pas de malheur ! Je serais obligé de supporter ses longues tirades sans queue ni tête. Ce qu'il raconte n'a pas le sens commun, et puis que voulez vous espérer de quelqu'un qui semble croire que j'ai pris mon pseudonyme en référence à Aristide Briand ?
    Heureusement je ne me sens nullement tenu de répondre à tous les commentaires.
    Ah, j'oubliais : merci pour votre appréciation.

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  9. J'arrive un peu après tout le monde, mais j'ai un mot d'excuses de mes parents : j'avais du boulot !

    Excellent billet, donc. Et rien d'intelligent à dire de plus…

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  10. Oh, mais ça n'est pas nécessaire. Les compliments sont le salaire du blogueur, vous le savez bien. Et vous êtes excusé.

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