Ralliez-vous à mon panache bleu

mardi 21 juin 2011

Du crime contre nature en terre d'islam



L’islam ne plaisante pas avec l’homosexualité, c’est le moins que l’on puisse dire. Oh, certes, je n’ignore pas que pour les homosexuels vivant dans une démocratie libérale le vrai danger ne vient pas de l’islam, non, non, mais du catholicisme. De cette collection de vieilles bigotes à chapelet et de jeunes fanatiques à la nuque rase qui osent encore s’offusquer de ce que deux hommes ou deux femmes (ou deux entre-les-deux, je ne voudrais discriminer personne) s’embrassent goulument dans la rue et désirent se marier comme tout le monde. En plein 21ème siècle ! Peut-on croire à un tel obscurantisme ? Rassurez-vous : je sais bien dans quelle tanière se terre la bête immonde et ce n’est pas moi qui irai faire le jeu de l’extrême droite, ah ! ça non ! Mais enfin, même s’il est bien entendu que l’islam est essentiellement paix, amour et tolérance, le coran, il faut bien le reconnaitre, ne montre guère d’amour et de tolérance pour l’homosexualité, et la sharia prescrit la mort pour ceux qui se livreront à cette pratique. Par exemple, les Arabiens saoudiens (c’est comme ça qu’on dit ?), qui en connaissent un petit bout en matière de sharia, tuent par lapidation tout homme marié convaincu d’avoir eu des relations homosexuelles. Je sais bien qu’il ne faut pas faire d’amalgames ni stigmatiser personne, mais quand même, la lapidation...
Il semblerait d’ailleurs que - sans faire d’amalgames, hein ? - les musulmans en général, et pas seulement ceux de la variété saoudienne, aient peu de sympathie pour les ressortissants de la nation arc-en-ciel. C’est du moins ce qui se murmure ici et là, au point que certaines associations bien connues pour organiser des kiss-in sur le parvis des églises envisageraient d’en faire autant devant des mosquées - même si cela est resté à l’état de projet pour l’instant, pour une raison qui m’échappe. Et après tout, que des musulmans aient peu de considération pour l’homosexualité cela pourrait se comprendre, puisqu’un musulman - c’est sa définition - est censé suivre les prescriptions du coran, qui a peu de considération pour l’homosexualité. Tout cela est logique.
Mais pourquoi suis-je en train de vous raconter tout ça ? Eh bien, parce je suis embarrassé par ce qui me parait être une contradiction : d’un côté l’islam est, disons, faiblement homophile ; et de l’autre il semble bien que l’homosexualité soit fort pratiquée en terre d’islam - ou plus exactement, qu’une certaine forme d’homosexualité ait trouvé une terre d’élection dans nombre de pays musulmans. Je veux parler de la pédérastie. Pas d’offense, hein ? J’emploie ce terme exactement dans le même sens qu’André Gide, André Gide qui ne faisait mystère ni de ses penchants ni des pays dans lesquels il trouvait le plus de facilité à les assouvir ; au sud de la méditerranée donc. Je me suis aussi laissé dire que cela n’avait guère changé depuis et que certains de nos hommes politiques fort connus...mais, chut ! je ne voudrais porter de tort à personne. Vous savez ce que sont les préjugés.
Revenons à ma contradiction. Comment la résoudre ? Je cherche, je feuillète les grands auteurs qui ne m’ont jamais fait défaut, je sollicite ma mémoire, et celle-ci me rappelle un certain passage de Tocqueville. Lors de son premier voyage en Algérie, Tocqueville s’entretient avec un capitaine français, présent dans le pays depuis un certain temps :

Demande : Quel est l’état des femmes ?
Réponse : assez doux, quand elles sont jolies. Les laides travaillent presque comme des bêtes de somme.
Demande : la polygamie existe-t-elle en fait sur une grande échelle ?
Réponse : Oui. Beaucoup d’hommes ont les quatre femmes permises. Il en résulte naturellement que beaucoup d’hommes n’ont pas de femmes. Aussi le vice contre nature est-il très fréquent.

On notera que, la beauté se fanant avec l’âge, ce que dit l’interlocuteur de Tocqueville signifie que toutes les femmes deviennent peu ou prou des bêtes de somme à un moment ou l’autre de leur existence. Mais cela ne fait rien à mon sujet, je le laisse donc de côté. Revenons encore une fois : la fréquence du « vice contre nature » s’expliquerait par la polygamie. Cela se comprend : puisque dans l’ordre de la nature il nait à peu près autant de filles que de garçons, si certains hommes ont plusieurs femmes, d’autres n’en auront pas et, les hommes étant ce qu’il sont, faute de grives... Logique. Mais ce passage de Tocqueville me fait me souvenir d’un reportage que j’avais lu dans une revue américaine, il y a deux ou trois ans de cela. Je la cherche, je la retrouve. Voilà le passage en question. L’auteur raconte son séjour en Afghanistan parmi quelques unités de l’armée américaine. Il se rappelle ce que les soldats disaient, le soir, au bivouac :

« Ils parlaient à propos de l’islam, et particulièrement à propos de la séquestration des femmes. Ils disaient que cela contraignait les autochtones à des expédients dignes d’une prison. En patrouille de nuit, disaient-ils, il leur arrivait de tomber sur des Afghans en train de s’accoupler avec des animaux. Et ils plaisantaient sur « les amours homo du jeudi », lorsqu’ils repéraient des hommes avec des garçons afghans, commettant un péché furtif avant le Sabbath rédempteur. »

Diable ! Non seulement des jeunes garçons, mais aussi des animaux. Cela se confirme, et pas en bien. Bon, il vrai que ce sont des Afghans. Ils vivent dans des conditions très dures, vous comprenez : la guerre depuis trente ans, la pauvreté, le manque d’éducation... comment dites vous ? L’islam, aussi ? Oui, bon, certes, ils sont très, très musulmans et il enferment leurs femmes à triple tour, mais des animaux, quand même... comment ? On m’informe que les Pakistanais seraient très friands de vidéo zoophiles ? Bon, arrêtons nous là. Nous risquerions l’amalgame à aller plus loin, ce qu’à Dieu ne plaise !
De toutes façons, ne sommes-nous pas au bout de nos peines ? La polygamie, permise par le coran, expliquerait la fréquence de la pédérastie, condamnée par le coran. Parlez-moi d’un effet pervers ! Mais un souvenir en appelant un autre, j’ouvre L’esprit des lois, et je tombe sur la remarque suivante :

La pluralité des femmes, qui le dirait ! mène à cet amour que la nature désavoue : c’est qu’une dissolution en entraine toujours une autre. A la révolution qui arriva à Constantinople, lorsqu’on déposa le sultan Achmet, les relations disaient que le peuple ayant pillé la maison du chiaya, on n’y avait pas trouvé une seule femme. On dit qu’à Alger on est parvenu à ce point, qu’on n’en a pas dans la plupart des sérails.

Oh-oh, voilà bien autre chose. Ce ne serait plus le manque de femmes mais le trop-plein de femmes qui expliquerait « cet amour que la nature désavoue » (que j’aime le style si élégant et délicieusement suranné de Montesquieu !). Je m’y perds un peu. Pourquoi un homme hétérosexuel se tournerait-il vers les garçons lorsqu’il peut avoir dans son lit des femmes toujours nouvelles, et donc toujours jeunes ? Je n’avais pas remarqué que Casanova, ou quelque autre fameux séducteur, se soit dégoûté de la compagnie des femmes à force des les fréquenter. Voyons, Montesquieu n’est pas un idiot, nous pouvons lui faire crédit. Dans ce passage il parle d’un type particulier de polygamie, la polygamie qui se pratique en terre d’islam. Y aurait-il autre chose dans l’islam, autre chose que la seule polygamie, qui pourrait expliquer... ? J’y suis : la misogynie ! Montesquieu, ailleurs dans L’esprit des lois, suggère que la pédérastie semi-officielle dans certaines cités grecques s’expliquait par le mépris des femmes et par la survalorisation de la virilité. Lorsque les femmes sont considérées comme des êtres inférieurs et déficients, il devient déshonorant pour un homme qui se respecte de tomber amoureux de ce genre de créatures. Dès lors, on peut comprendre que certains préfèrent se tourner vers de jeunes garçons pour épancher leurs sentiments et leurs humeurs : ce ne sont pas des êtres impurs et défectueux, eux, et en matière de beauté imberbe, avec un peu d’imagination...
Mais il n’est pas nécessaire de vous rappeler ce que le coran et les hadiths disent des femmes, n’est-ce pas ? Pas besoin d’une longue explication. Des êtres que l’on peut - que l’on doit - enfermer et battre comme des animaux ne peuvent pas être fort estimables.
Cela m’ouvre d’ailleurs des perspectives. Ne pourrait-on pas expliquer d’autres phénomènes très musulmans par ce mélange corrosif de polygamie et de misogynie ? Par exemple, la jalousie, si terrible en terre d’islam - les crimes « d’honneur » - découle à l’évidence de la polygamie : un débiteur insolvable cherche à se mettre à couvert des poursuites de ses créanciers, comme le dit joliment Montesquieu. Mais ne découlerait-elle pas aussi du mépris des femmes ? Il est vraiment par trop déshonorant d’être trompé par des créatures si inférieures, des créatures à qui l’on donne pourtant toutes les raisons possibles pour vous tromper : « Comment as-tu pensé que je fusse assez crédule pour m’imaginer que je ne fusse dans le monde que pour adorer tes caprices ? que, pendant que tu te permets tout, tu eusses le droit d’affliger tous mes désirs ? ». Alors on enferme, on cache, on surveille, on se ronge les sangs, on crie, on tempête, on frappe, et parfois on tue.
Telle est la punition immanente de la misogynie : passer sa vie dans l’obsession de ce qu’on méprise. Ca ne doit pas être marrant d’être musulman. Et le pire, c’est que ceux qui auront été les meilleurs musulmans de leur vivant, par exemple en se faisant exploser au milieu des infidèles en faisant régulièrement l’aumône et tout ça, ceux là se retrouveront entourés de femmes au paradis. Soixante douze chacun, et pour l’éternité. Ah, laissez-moi sortir !!

11 commentaires:

  1. Je ne sais pas si vous avez lu mon article sur la théorie du crime :
    http://analyseeconomique.wordpress.com/2011/05/26/theorie-du-crime-steven-levitt-versus-steve-sailer/

    J'y explique que les hommes, plus particulièrement les hommes noirs, sont plus souvent confrontés à des guerres de gangs, et trafics de drogues que les femmes. Ce schéma s'applique pour n'importe quel groupe ethnique. Les hommes sont plus violents et ont tendance à s'entretuer. Et s'ils ne meurent pas avant l'âge, ils se retrouvent derrière les barreaux. Cela réduit le nombre d'hommes disponibles sur le "marché" du mariage. Cette pénurie d'hommes diffère entre chaque groupe ethnique. Les asiatiques ont un taux de criminalité moindre, ils sont moins susceptibles de mourir avant l'âge. Les noirs en revanche, très portés sur la violence, tendent à mourir avant l'âge. Les chiffres que j'indique dans mon article indique que les femmes noires sont 30-37% plus nombreuses que les hommes noirs dans les villes américaines à majorité noire alors que dans le même temps, dans les villes américaines, on dénombre généralement 8% plus de femmes blanches que d'hommes blancs. Les ghettos noirs augmenteraient le taux de crime. Et si les musulmans sont également violents, je suppose que la mortalité avant l'âge touche beaucoup plus sévèrement les hommes que les femmes. Je ne dispose pas de ces chiffres là, mais il serait intéressant de vérifier s'il y a beaucoup plus de femmes que d'hommes arabes, et enfin comparer ces chiffres avec le taux de polygamie dans la communauté islamiste. Et même si la polygamie est tellement répandue au point qu'il reste moins de femmes que d'hommes sur le marché du mariage, je suis persuadé que ça reste très marginal.

    "Lorsque les femmes sont considérées comme des êtres inférieurs et déficients, il devient déshonorant pour un homme qui se respecte de tomber amoureux de ce genre de créatures."

    Les femmes sont-elles détestées à un tel point que l'homme est poussé à trouver de la compagnie entre gens de même sexe ? Je persiste à croire que l'homosexualité n'est et ne sera jamais très "sexy".

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  2. Oui, j'ai lu votre article (et du reste je connaissais à peu près ces données). Aux Etats-Unis, comme vous le dites, les femmes noires se retrouvent face à un énorme déficit d'hommes "mariables", au moins dans les catégories les plus populaires de la population, car les jeunes hommes noirs finissent de manière tout à fait disproportionnée derrière les barreaux ou bien victimes de règlements de compte entre truands.
    Mais il s'agit là d'un cas tout à fait particulier, lié au contexte américain, et notamment à la guerre contre la drogue lancée dans les années 1970.
    On ne peut pas transposer cet exemple, et notamment pas le transposer à d’autres pays. Pour que la criminalité fasse un « trou » dans la pyramide des âges il faut qu’elle atteigne des niveaux extrêmement élevés, ce qui fort heureusement n’est - n’était - le cas que dans certains ghettos noirs américains, peut-être aujourd’hui dans certains quartiers « sensibles » français, ou bien en Afrique du Sud. Mais c’est l’exception.
    Je n’ai pas les chiffres pour les pays musulmans dont nous parlons, mais je suis absolument persuadé que la criminalité n’atteint pas du tout les niveaux endémiques qui expliquent la situation américaine. Il n’y a pas de déficit d’hommes dans ces pays. Au contraire, le taux de masculinité y est en général bien supérieur à 1 : il y a un déficit de femmes.
    La polygamie, qui est plus ou moins pratiquée selon les pays, ne peut qu’aggraver ce déficit. Au surplus, remarquez que les observations sur lesquelles je m’appuie sont pluriséculaires, même si je ne donne que trois exemples : depuis des siècles tous les voyageurs attentifs ont remarqué les effets pervers de la polygamie et l’importance d’une certaine forme d’homosexualité dans les pays musulmans. Là où il y a tant de fumée j’aurais beaucoup de mal à croire qu’il n’y a pas au moins un peu de feu.

    « Les femmes sont-elles détestées à un tel point que l'homme est poussé à trouver de la compagnie entre gens de même sexe ? Je persiste à croire que l'homosexualité n'est et ne sera jamais très "sexy". »

    Cela me semble à la fois vrai et faux. Vrai car statistiquement l’homosexualité restera toujours marginale. Faux car le comportement sexuel d’une partie de la population peut être grandement influencé par les lois et les moeurs. Il y a des institutions, des éducations, des moeurs, qui favorisent l’homosexualité, ou du moins les actes homosexuels car pour l’homosexualité exclusive c’est autre chose. Si dans une population donnée la proportion d’homosexuels passe de 3 à 6%, cela reste une pratique très marginale, et cependant cela représente un doublement de la proportion, ce qui est très remarquable.
    C’est, je crois, des phénomènes de ce genre que Montesquieu a à l’esprit, et son observation me semble très vraisemblable. Au surplus elle est confirmée par ce que l’on peut trouver chez un certain nombre d’auteurs de l’antiquité.

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  3. C'est vrai, le contexte à l'époque était très particulier. Le problème, c'est que les guerres de crack ont surtout impliqué les noirs, et pas vraiment les blancs. Même bien avant la période fin 80 - début 90, et même après, les hommes meurent plus souvent avant l'âge que les femmes, même si l'écart s'est quelque peu resserré.
    http://bjs.ojp.usdoj.gov/content/homicide/vsex.png
    En 2005, les hommes étaient 4 fois plus susceptibles que les femmes d'être assassiné.
    http://bjs.ojp.usdoj.gov/content/homicide/gender.cfm

    Je n'ai aucune raison de croire que ce schéma ne s'applique pas pour la communauté arabe, à plus forte raison si l'islam incite et pousse à la violence. Ceux qui sont poussés à la violence, bien sûr ce sont les hommes. Et les hommes tuent ... les hommes. Certes, la femme musulmane n'est pas bien traîtée, peut subir la mort par lapidation, mais même en tenant compte de ces variables, je reste persuadé que le taux de victimisation est supérieur chez l'homme. La question resterait de savoir s'il y a tant de polygamie au point que cette communauté se retrouve avec beaucoup plus d'hommes que de femmes. A priori, je pense qu'il y a plus de femmes que d'hommes, mais je dis ça sans avoir de chiffres, d'où la difficulté.

    Enfin, quand je dis que l'homosexualité restera marginal, c'est plus une opinion qu'une conviction. Je sais que la société peut changer, le "marché" peut changer (en l’occurrence ici, on parlera de marché du mariage); si encore il s'agissait de polygamie, pourquoi pas, mais l'homosexualité me semble tellement contre-nature. J'ai juste beaucoup de mal à me l'imaginer plus répandue que cela.

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  4. "A priori, je pense qu'il y a plus de femmes que d'hommes, mais je dis ça sans avoir de chiffres, d'où la difficulté."

    Voici quelques cartes du monde avec le sex-ratio : http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_sex_ratio
    Cette carte a été établie à l'aide du World Factbook de la CIA. Si vous ne faites pas entièrement confiance à la CIA (et vous n'auriez pas tout à fait tort..) voici les chiffres de l'ONU : http://esa.un.org/unpd/wpp/population-pyramids/population-pyramids.htm
    Vous pourrez constater que sauf exception les hommes sont plus nombreux que les femmes dans les pays musulmans. Ils sont même parfois beaucoup plus nombreux, comme en Arabie Saoudite et au Quatar, sans doute pour des raisons migratoires.
    Vous pourrez constater aussi le déficit dont souffre la Chine, mais vous le saviez déjà bien sûr.
    Cela m'empêche pas que vous ayez raison concernant le taux de victimisation supérieur des hommes, mais démographiquement cela n'est pas significatif.

    "si encore il s'agissait de polygamie, pourquoi pas, mais l'homosexualité me semble tellement contre-nature. J'ai juste beaucoup de mal à me l'imaginer plus répandue que cela."

    Peut-être cela sera-t-il plus facile si vous pensez non pas homosexualité mais actes d'homosexuels.
    Il ne faut pas confondre l'homosexualité avec ceux que nous appelons habituellement les homosexuels, les "gays", c'est à dire ceux qui sont orientés exclusivement vers les personnes du même sexe depuis leur puberté.
    La polygamie et la misogynie ne font pas, je crois, beaucoup augmenter cette partie de la population. En revanche elles favorisent les actes homosexuels de la part d'hommes qui ne sont pas des "gays", qui spontanément seraient plutôt attirés par les femmes mais qui soit n'y ont pas accès (polygamie, enfermement, etc.)soit les méprisent et donc ne peuvent guère les aimer.
    La sexualité humaine est plus "cérébrale" (et donc plus plastique) qu'on ne pourrait le penser au premier abord.
    Pour le dire autrement, ce qui augmente c'est la partie (masculine)de la population qui est à voile et à vapeur, selon l'expression consacrée.
    Il me semble d'ailleurs que la Chine nous offrira bientôt un nouveau cas pour tester cette hypothèse, puisque la politique de l'enfant unique y a produit à peu près le même résultat que la polygamie chez les musulmans, en terme de déficit de femmes "mariables"

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  5. J 'ai appris assez récemment que chez les musulmans l' homosexualité " active" n 'est pas condamnée contrairement au fait de se laisser "faire"...comme une femme.
    Chez eux, ce qui compte ce sont les actes ( et visiblement ils ont le droit de faire à peu près tout ce qu 'ils veulent avec leur engin inchala ) alors qu 'en occident on s 'intéresse aux sentiments et aux attirances pour définir un gay.
    Encore une différence d 'appréciation bien symbolique de ce qui nous sépare.

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  6. Merci pour ces documents. Les chiffres sont ce qu'ils sont, je ne les contesterais pas. Mais reconnaissez que c'est étrange. Les hommes meurent plus souvent que les femmes par "accident", la testostérone accroit les prises de risque et la violence. Les hommes meurent suite à des bagarres sanglantes, et pourtant, dans le monde entier, le ratio homme/femme est de 101 mâles pour 100 femmes. Comment expliquer cette anomalie ? Je l'ignore. C'est très étrange.
    Même si les meurtres restent marginaux, il ne faut pas oublier que les hommes vivent quand même moins longtemps que les femmes. Qui plus est, les hommes sont plus souvent impliqués dans les accidents de voiture que les femmes, et en meurent largement plus souvent. Bref, de petits détails direz-vous, mais ce genre de détails se généralise dans la vie courante. Et les hommes finissent plus facilement en prison que les femmes, ce qui les "retire" du marché du mariage. Comme on le sait, la testostérone accroit les prises de risques. Qu'il y ait plus d'hommes que de femmes dans le monde entier, ça reste tout de même un peu fou, non ? Et même s'il y a plus d'hommes que de femmes, moi, je parle plutôt d'hommes disponibles sur le marché du mariage, donc, pas derrière les barreaux.

    Je me rassure toutefois en disant que je n'avais pas totalement tort. Dans les pays européens, en Russie, comme en Amérique du Sud et du Nord, il semble y avoir plus de femmes (pays colorés en rouge sur votre carte). C'est déjà ça. Mais pourquoi dans les pays musulmans (colorés en bleu), il y a plus d'hommes que de femmes ? Je bloque. Comme je l'ai dit plus haut, les hommes sont davantage portés vers le risque (décès, prison etc.), mais ils sont plus disponibles sur le marché du mariage que les femmes ? C'est aussi mystérieux que stimulant.

    "Il me semble d'ailleurs que la Chine nous offrira bientôt un nouveau cas pour tester cette hypothèse, puisque la politique de l'enfant unique y a produit à peu près le même résultat que la polygamie chez les musulmans, en terme de déficit de femmes "mariables" "

    Effectivement. Mais je prie pour que cela n'arrive pas. Je crois que je m'en remettrais difficilement.

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  7. Vous m'apprenez quelque chose Dixie.
    Il vrai que traditionnellement être "passif" pouvait être considéré comme plus honteux que d'être "actif".
    Je suppose d'ailleurs que c'était moins une question de mécanique corporelle que d'apparence et de tempérament : on méprisait davantage les "folles" que les rudes camionneurs.
    A ce propos, et puisque nous remontons dans le passé, je vous avoue ma préférence pour le terme désuet "d'inverti", que je trouve bien plus poétique que celui de "gay".
    Et puis aussi, restons français que diable !

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  8. "Qu'il y ait plus d'hommes que de femmes dans le monde entier, ça reste tout de même un peu fou, non ?"

    Pas tant que ça, il me semble. Tout d'abord, le sex ratio naturelle est de 1,05 (il nait en moyenne 105 garçons pour 100 filles). C'est une preuve supplémentaire que la nature est bien faite, puisque les hommes ont une espérance de vie moindre que celle des femmes, notamment parce, comme vous le soulignez, ils vivent plus dangereusement. Le ratio devrait donc tendre vers 1 pour l'ensemble de la population.
    En même temps dans de nombreux pays les garçons sont plus prisés que les filles, on peut donc penser qu'elles sont en moyenne moins bien nourries, moins bien soignées, etc. et que du coup leur taux de mortalité, notamment dans l'enfance, est un peu supérieur à celui des garçons, ce qui déséquilibrerait le sex ratio en faveur des hommes.
    On pourrait même émettre l'hypothèse que ce ratio est un assez bon indicateur de la misogynie - ce qui s'appliquerait bien aux pays musulmans.
    Cependant il y a aussi beaucoup de facteurs particuliers, propre à un pays ou un groupe de pays.
    Vous évoquez le cas de la Russie. Pour autant que je sache, dans ce cas c'est l'alcoolisme qui fait des ravages monstrueux parmi les hommes, et qui explique le déséquilibre du sex ratio en faveur des femmes.
    En Europe occidentale et en Amérique du nord, il est probable que ce soit le vieillissement de la population qui explique ce déséquilibre : puisque les femmes ont une espérance de vie supérieure à celle des hommes, une population plus vieille est, toutes choses égales par ailleurs, une population plus féminisée (voyez aussi le Japon).
    Mais ce ne sont que des hypothèses et d'autres facteurs encore, connus ou inconnus, peuvent être à l'oeuvre.

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  9. Partout dans le monde, il naît davantage de garçons que de filles et, à tous les stades de la vie, de l'embryon au grand vieillard, la mortalité est plus élevée chez les garçons que chez les filles (sauf accidents périnataux, il y avait autrefois une forte mortalité féminine autour de l'accouchement, entre les hémorragies et les "fièvres puerpérales", avant la découverte des microbes et de l'hygiène). Ce tribut de la mortalité périnatale des mères fait que l'espérance de vie des hommes reste supérieure à celle des femmes dans certains pays primitifs (genre Afrique décolonisée).
    Maintenant que la mortalité des femmes en couches est devenue pratiquement nulle, les effectifs des générations "naturelles" (sans contraception sélective) se rapprochent progressivement : 105 garçons pour 100 filles à la naissance, égalité vers 50 ans dans nos civilisations occidentales. Au-delà, majorité de femmes. Au-delà de 80 ans, cette majorité est considérable, de l'ordre de cinq contre un ou plus...
    Les féministes arguent souvent du fait que les femmes sont "majoritaires" dans nos pays... et c'est vrai, mais uniquement grâce à l'hygiène et à la médecine, qui permettent aux gens de vieillir : c'est une majorité de femmes âgées. Dans les classes actives, les hommes sont plus nombreux (de peu, mais plus nombreux).

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  10. Merci Pakounta pour toutes ces précisions. On a toujours besoin d'un avis médical autorisé sur un blog (non Dixie, je ne vous oublie pas).

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  11. Pakounta, je crois qu'il faut surtout regarder au niveau de la population carcérale. Il y a plus de naissances chez les hommes, plus d’homicides parmi les hommes. Mais la question porte sur le nombre d'hommes disponibles sur le marché du mariage. Ceux qui sont derrière les barreaux ne sont pas disponibles. Certes, dans les pays arabes, il semble y avoir plus d'hommes que de femmes, mais combien d'hommes en prison ? Est-ce que leur nombre est significatif ?

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