Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 21 mai 2014

La guerre faite aux garçons (3/3)




Le plus étrange, peut-être, dans le phénomène Gilligan, est que les thèses de celle-ci aient gagné une telle influence justement au moment où les faits les démentaient sans contredit possible. Le rapport de l’AAUW, inspiré par les travaux de Gilligan, affirmant que l’école américaine « pénalisait » les filles est paru précisément alors que tous les indicateurs scolaires montraient que les filles avaient dépassé les garçons. L’idée que les garçons deviennent agressifs et violents parce qu’ils sont psychologiquement « séparés » de leur mère et de leur propre part « féminine » va totalement à l’encontre de ce que révèlent les statistiques, à savoir que les garçons dont le père est absent du foyer sont typiquement ceux qui ont le plus de problèmes de comportement et qui présentent le risque le plus élevé de devenir délinquant à l’adolescence.
Au surplus la fragilité des travaux de Gilligan a été très tôt soulignée par les spécialistes de la science sociale. Ces travaux dérogent en général aux règles méthodologiques les plus élémentaires en la matière, telle que laisser les autres chercheurs avoir accès à vos données brutes pour que ceux-ci puissent essayer de reproduire vos résultats. Ainsi, les détails des trois « études » menées par Gilligan et qui forment la base de In a different voice ont toujours été jalousement tenus secrets par celle-ci[1].
Le succès météoritique – du livre à la loi en moins de quatre ans ! - des idées de Carol Gilligan témoigne d’abord de l’excellence de l’organisation des féministes américaines, de leur maitrise remarquable des opérations de relations publiques, de leur capacité à intimider leurs opposants, et de l’immense complaisance de la plupart des médias à l’égard de leurs thèses. De ce point de vue, le mythe de l’école qui discriminerait les petites filles ressemble comme deux gouttes d’eau au mythe des femmes qui seraient payées moins que les hommes à travail égal : un mensonge cent fois démonté et cependant inlassablement répété, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, comme si de rien n’était. Pour paraphraser Mark Twain, il existe aujourd’hui trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges, et les « études » féministes. Et ce sont ces derniers qui ont la vie la plus dure.
La raison n’en est pas totalement mystérieuse : la rhétorique féministe de l’égalité trouve naturellement un terrain favorable dans un régime politique qui repose sur le principe de l’égalité fondamentale de tous les êtres humains. Bien entendu cette égalité n’est censée être qu’une égalité en droits naturels, pas en talents, en vertu, ou en quoique ce soit d’autre. Mais, comme l’avait déjà remarqué Tocqueville en visitant l’Amérique voici bientôt deux cents ans, dans un régime démocratique la passion pour l’égalité a fâcheusement tendance à sortir de ses limites légitimes pour se transformer en un égalitarisme destructeur, bien que non dépourvu de ridicule, notamment dans le cas du féminisme contemporain.
Plus spécifiquement, il n’est pas absolument étonnant que l’attaque des féministes contre la virilité ait rencontré tant de complaisance, y compris chez nombre d’hommes. Cette disposition d’âme, qui n’est pas propre aux hommes mais qui se manifeste bien plus souvent chez eux, est en effet essentiellement inégalitaire, discriminante. Les hommes virils sont d’abord ceux qui veulent absolument être des hommes et se distinguer des femmes, qui insistent sur le fait qu’ils sont des hommes, non pas tellement en paroles - car parler abondamment de soi est efféminé -, mais en actes. De ce fait ils tendent malheureusement à regarder les femmes de haut, et à mépriser les hommes qu’ils jugent dépourvus de virilité. La virilité est cette disposition d’âme, qui n’est pas nécessairement une qualité mais qui peut le devenir, qui vous porte à vous distinguer des autres, à affirmer votre importance, et à accepter les risques qui vont avec cette affirmation, voire à les rechercher. Elle est très proche parente de l’ambition et du courage, et par conséquent elle tend à être perçue comme un obstacle sur la voie d’une société égalitaire, pacifiée, régie par le droit, à laquelle nous aspirons, ou du moins à laquelle nous nous sentons plus ou moins tenus d’aspirer.
La tension qui existe entre le régime libéral et la virilité peut être perçue très clairement dans les écrits des premiers auteurs à avoir élaboré et défendu ce dispositif politique nouveau, à commencer, bien sûr, par Hobbes. Il serait à peine exagéré de dire que, pour Hobbes, le problème politique central est celui de la virilité, qu’il décrit sous l’aspect de la vanité, de la recherche de la gloriole. C’est cette vanité absurde qui, dans l’état de nature, pousse les hommes à essayer de se dominer les uns les autres et engendre ainsi la guerre de tous contre tous. Par conséquent, la sortie durable de l’état de nature nécessite que la vanité soit étouffée, que le désir de gloire, de faire reconnaître sa supériorité par les autres, cède devant la peur de la mort violente aux mains des autres hommes. Le puissant Léviathan doit dompter impitoyablement, par des châtiments rapides et sévères, les orgueilleux qui seraient tentés de troubler l’ordre public et les hommes doivent apprendre, en étant instruits par des philosophes comme Hobbes, qu’ils sont plus sages lorsqu’ils tremblent pour leur vie que lorsque que, tels Achille, ils déclarent préférer une vie courte mais glorieuse. Comme l’écrit Harvey Mansfield dans Manliness : « Au final, Hobbes mérite le titre que personne n’a jamais encore songé à lui décerner de créateur de l’homme sensible. Car l’homme sensible est celui qui suit le conseil de Hobbes de renoncer à son droit. »

 Le créateur de l'homme sensible?


 
Ne soyons pas trop sévères avec Hobbes pour cette invention. Hobbes ne connaissait ni nos féministes ni les étranges créatures – des hommes, s’il faut en croire l’état civil – que certains sociologues ont nommé les métrosexuels. Et il avait quelques solides raisons d’être méfiant vis-à-vis des formes que peut prendre la virilité ; les mêmes raisons qu’ont toujours eues ceux qui ont réfléchi sérieusement et profondément à cette disposition d’âme aux multiples visages. Citons encore une fois Harvey Mansfield : « La plupart des bonnes choses, comme le vin français, semblent être essentiellement bonnes et accidentellement mauvaises. La virilité, en revanche, semble être à moitié bonne et à moitié mauvaise. Si elle est bonne, peut-être est-ce parce qu’elle est le seul remède pour les maux qu’elle cause. »
Ne concluons pas non plus trop vite, de cette généalogie intellectuelle sommaire, que la démocratie libérale serait un régime nécessairement « efféminé », et qui par conséquent ne mériterait nulle loyauté de la part des « vrais hommes ».  Nos régimes démocratiques ne sont pas sortis tout armés du cerveau de Hobbes, ou de Locke, ou de quelque autre philosophe. Ils sont un mélange complexe d’histoire et de théorie, de nouveauté et de tradition, et leur rapport avec la virilité est pour le moins complexe. Certes, à sa naissance tout au moins, le libéralisme philosophique semble avant tout préoccupé par les excès de la partie ardente de l’âme, que cela soit sous la forme de l’extrême ambition ou de l’extrême indignation, et, pour dire le moins, considère avec plus de faveur les « industrieux rationnels » qui cherchent à « améliorer leur condition matérielle » par leur travail productif, que les aristocrates qui manifestent un noble dédain pour le travail mais rêvent de gloire et se soucient fort de faire respecter leur rang. Mais, dans le même temps, la démocratie libérale fait aussi vibrer dans le cœur humain la corde de la fierté : la fierté légitime qui nait du fait de se gouverner soi-même. Elle repose, en pratique, au moins autant sur l’orgueil de celui qui refuse de plier le genou devant d’autres hommes et qui revendique la liberté de « pouvoir parler, agir, respirer sans contrainte, sous le seul gouvernement de Dieu et des lois », pour reprendre la formule de Tocqueville, que sur le désir de se préserver longtemps et confortablement.
Nulle part sans doute cette alliance paradoxale n’est mieux mise en évidence que dans la déclaration d’indépendance des Etats-Unis : une déclaration qui s’ouvre par la proclamation de vérités « évidentes par elles-mêmes » que Locke n’aurait sans doute pas reniées (« tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par leur Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés ») et qui se clôt par une invocation de la providence divine et l’affirmation, assez peu lockéenne, que les signataires du texte n’ont pas de bien plus sacré que l’honneur (« pleins d’une ferme confiance dans la protection de la divine Providence, nous engageons mutuellement au soutien de cette Déclaration, nos vies, nos fortunes et notre bien le plus sacré, l’honneur. »).
Le régime libéral a eu besoin, à ses débuts, d’hommes pour qui les mots honneur, courage, sacrifice, n’étaient pas des mots creux et qui ont effectivement risqué ce qu’ils avaient de plus cher pour la cause de la liberté. Des hommes ambitieux aussi et qui, bien que fondateurs d’un régime démocratique, ne s’estimaient sûrement pas les égaux de l’homme du commun. Bref, des hommes incontestablement virils et que les féministes actuels n’auraient eu aucun mal à classer parmi les sexist male chauvinist pigs. Une fois passé le moment de la fondation de tels hommes semblent moins nécessaires, et peuvent même devenir suspects. Trop ambitieux, trop indépendants : se prenant trop manifestement pour quelqu’un.
Pourtant une certaine forme de virilité reste nécessaire dans le fonctionnement quotidien du régime démocratique : les citoyens ne doivent pas consentir trop aisément à ce que leur demande le gouvernement, sans quoi leur liberté finirait par se perdre dans le « despotisme doux » décrit par Tocqueville à la fin du deuxième tome De la démocratie en Amérique. « Don’t tread on me ! » est un mot d’ordre assez approprié pour un citoyen démocratique. La séparation des pouvoirs elle-même ne fonctionne correctement que parce que, comme l’explique si bien Le Fédéraliste, elle permet « d’opposer l’ambition à l’ambition ». Et bien évidemment des occasions surgissent inévitablement où nous avons besoin de cette qualité qui a fait que, le 11 septembre 2001, les pompiers New-Yorkais ont grimpé sans hésiter dans les tours qui allaient s’effondrer sur eux. Mais, sous l’influence du « dogme démocratique », cette qualité est de moins en moins tolérée, et de moins en moins comprise. Comme en tant d’autres domaines, le régime libéral tend à éroder le genre de capital culturel dont il a besoin pour subsister. 


Bien entendu, la virilité ne disparaît pas, pas plus que la nature humaine dont elle est une partie intégrante. Toutes les « études de genre » et toutes les poupées du monde seront toujours impuissantes à transformer les petits garçons en petites filles. De ce point de vue le combat féministe est perdu d’avance. Boys will be boys. Mais l’échec des féministes n’en a pas moins de graves conséquences. Si les petits garçons ne deviennent pas des petites filles, nombre d’entre eux auront appris durant leur enfance, directement ou indirectement, que leur masculinité est une tare, que tout homme est un assassin, un violeur ou un frappeur de femme potentiel. Certains n’y prêteront aucune attention mais beaucoup d’autres, sans doute, émergeront de cette période confus et mécontents d’eux-mêmes. Face à l’entreprise de culpabilisation nommée féminisme, certains garçons, devenus des hommes, réagiront en essayant de se comporter en hommes « sensibles », « compréhensifs », égalitaires, bref, en se comportant comme des lavettes. D’autres finiront par repousser violemment cette attaque contre leur nature en survalorisant et en surjouant la virilité, bref, en se comportant comme des butors et des prédateurs. Certains se feront plus féministes que les féministes, ou du moins essayeront, d’autres surenchériront dans la goujaterie et le vagabondage sexuel pour faire le plus de mal possible au plus grand nombre de femmes possibles, et souvent réussiront. Beaucoup, aussi, s’attarderont dans une sorte d’adolescence très prolongée, repoussant le plus possible les responsabilités qui sont censées aller avec l’âge adulte et plus particulièrement les responsabilités familiales, qu’ils ne voient plus guère de raisons d’assumer. Derrière chaque femme « libérée » il y a nécessairement un homme « libéré », et les hommes « libérés » ne sont pas précisément l’incarnation de la perfection humaine, pour dire le moins.
Dans tous les cas, les dommages sont très grands, aussi bien du côté des femmes que du côté des hommes. La méfiance, l’incompréhension, la rancœur, grandissent dans chaque camp tandis que la famille se délite progressivement, notamment dans les catégories les moins favorisées de la population. Et du délitement de la famille surgissent quantités de maux que nous nous efforçons maladroitement de pallier par l’intervention des pouvoirs publics, tout en détournant obstinément les yeux de leur origine. Par une superstition apparemment inexplicable, nous écopons avec des seaux percés sans oser toucher à la brèche par où l’eau s’engouffre à flots et menace de faire chavirer notre esquif.


Nous n’avons pas fait disparaître la virilité, mais nous avons cessé de savoir l’éduquer correctement, comme elle a besoin de l’être pour ne pas devenir destructrice. L’éduquer nécessiterait tout d’abord de la reconnaître pour ce qu’elle est, c’est-à-dire une caractéristique ineffaçable de l’humanité, et une caractéristique fondamentalement inégalitaire car présente essentiellement (mais pas exclusivement) chez les mâle (mais pas chez tous les mâles). Cela nécessiterait de reconnaître aussi les services qu’elle peut nous rendre, et non pas seulement les dommages qu’elle peut causer. Et cela nécessiterait également d’accepter que garçons et filles n’ont pas exactement les mêmes besoins, et qu’il peut donc être approprié d’élaborer pour eux des parcours au moins partiellement différenciés. Oui, les classes unisexes peuvent être une bonne idée, par exemple.
Toutes choses qu’il serait évidemment vain attendre du féminisme actuel. Mais il n’existe aucune raison pour que l’emprise du féminisme existentialiste sur nos sociétés soit éternelle. Dans sa préface et dans sa conclusion, Christina Hoff Sommers, se veut raisonnablement optimiste. Elle estime que, en ce qui concerne les garçons, et la différence des sexes en général, nous pourrions être sur la voie d’un « grand réapprentissage » : une redécouverte du fait qu’hommes et femmes ne sont pas interchangeables, et qu’il est bien plus difficile d’éduquer les garçons que les filles. Depuis la première parution de The war against boys il est vrai que sont apparus certains signes encourageant – c’est l’un des avantages qu’il y a à republier un livre : il est possible de mesurer le chemin parcouru. Le premier progrès, et la condition de tous les autres, est la prise de conscience qu’il existe bien un problème spécifique avec les garçons. Comme l’écrit Sommers en ouverture de son livre « Lorsque la première édition de The war against boys est parue en 2000, presque personne ne parlait des problèmes scolaires et sociaux des garçons. Aujourd’hui il est difficile d’ouvrir un journal sans tomber sur une référence aux multiples livres, articles, études, et documentaires qui mettent en lumière ces déficits scolaires, sociaux, et professionnels. » Certains pays, comme nous l’avons vu, ont dépassé le stade de la reconnaissance du problème et essayent de lui trouver des remèdes. En ce sens des batailles ont déjà été gagnées. Néanmoins la guerre continue à faire rage. Et elle continuera à faire rage, et à faire des victimes, tant que le féminisme aujourd’hui dominant n’aura pas été vaincu.
Cette défaite ne signifiera pas un retour au « bon vieux temps » d’avant l’apparition du féminisme. La « société sexuellement neutre », selon l’expression d’Harvey Mansfield, celle qui ouvre à tous les individus, indépendamment de leur sexe, les places et les carrières est là pour durer. La défaite du féminisme existentialiste ne pourra provenir que de l’émergence d’un nouveau féminisme. Celui-ci ressemblera pour partie au féminisme première manière, celui qui a émergé à la fin du 18ème siècle, mais tiendra inévitablement compte des immenses transformations sociales et techniques qui ont eu lieu depuis cette époque. Il n’est pas déraisonnable de penser que les écrits de Christina Hoff Sommers, non seulement The war against boys mais aussi Who stole feminism, ou Freedom feminism se veulent une contribution à cette tâche si nécessaire. Leur existence, et l’audience qu’ils rencontrent, sont aussi un signe que cette guerre peut, et doit, être gagnée.


[1] Le détail des échanges entre Gilligan et Sommers à ce sujet peut être trouvé ici : http://www.theatlantic.com/past/docs/issues/2000/08/letters.htm

13 commentaires:

  1. Merci pour ces textes passionnants !

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  2. Excellente, vraiment, cette série! En particulier ici, pour cette partie, la réflexion sur la virilité à la source et garante de bons régimes démocratiques libéraux.

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  3. Aristide, vous êtes l'honneur des blogueurs. Votre travail de "passeur" est absolument remarquable... félicitations.

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    1. C'est bien aimable à vous mais, la prochaine fois, pourriez-vous faire l'effort de signer votre message ou de prendre un pseudonyme? Merci.

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  4. Pardonnez-moi, mais j'ignore comment m'y prendre...
    (Je sais, c'est difficile à croire.)

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    1. Soit vous vous créez un compte avec Blogger (j'ai oublié comme on fait mais il me semble qu'il doit vous le proposer au moment où vous postez votre message) soit, encore plus simple, vous mettez votre nom ou votre pseudo en bas de votre commentaire. L'important étant simplement que l'on puisse vous identifier d'une fois sur l'autre.

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  5. Je ne sais plus où j'avais lu que l'augmentation de l'homosexualité aux Etats-Unis était une forme de réponse à l'ultra-féminisme gagnant la société américaine;

    De toute façon allez faire comprendre à une de ces intellectuelles ayant une opinion d'elles même hautement démesurée, les phrases d'un certain Antoine Charles Louis, baron de Lasalle :

    « Tout hussard qui n’est pas mort à trente ans est un jean-foutre. »

    « C’est déjà un plaisir assez grand que celui de faire la guerre ; on est dans le bruit, dans la fumée, dans le mouvement ; et puis quand on s’est fait un nom […], quand on a fait fortune, on est sûr que sa femme et ses enfants ne manqueront de rien ; tout cela est assez. Moi je puis mourir demain »

    Non, elle en sont incapables.

    Merci pour vos sujets

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    1. Hum, je ne suis pas sûr qu'il y ait une augmentation de l'homosexualité aux Etats-Unis. Et encore moins que ce soit une réponse au féminisme. La nature ne se laisse pas si facilement tromper, si je puis dire.^^
      Quant à la phrase du baron de Lasalle, elle est effectivement très révélatrice : war is hell, but men like it. C'est tout le problème.

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  6. J’ ajoute ma voix aux précédentes pour louer Aristide la qualité des trois billets et celle de vos analyses.

    Il me semble que la chanson ‘ I’m a boy » du groupe « The Who » illustrait à sa façon déjà en 1966 une partie de la thèse de « la guerre faite aux garçons ».

    « I'm a boy, I'm a boy, but my ma won't admit it
    I'm a boy, I'm a boy but if I say I am I get it

    I wanna play cricket on the green
    Ride my bike across the stream
    Cut myself and see my blood
    I wanna come home all covered in mud

    I'm a boy, I'm a boy, but my ma won't admit it
    I'm a boy, I'm a boy, I'm a boy”


    http://www.youtube.com/watch?v=QRj-NokS2xI&hd=1

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  7. ça fait longtemps que je ne vous l'ai pas dit, aristide, mais vous êtes toujours le meilleur d'entre nous.

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    1. Merci Mat. C'est le genre de choses qu'on ne se lasse pas d'entendre.

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