Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 7 mai 2014

La guerre faite aux garçons (1/3)



 
Le sexe physiquement fort est devenu le sexe socialement faible. Certes, les hommes n’ont rien perdu de leur supériorité physique naturelle sur les femmes, une supériorité physique si évidente qu’elle devrait rendre impossible le fait que, collectivement, les femmes puissent imposer quoi que ce soit aux hommes. Les femmes ne peuvent tout simplement pas contraindre les hommes, alors que, aujourd’hui comme hier, l’inverse reste parfaitement vrai. Et cependant, dans nos démocraties libérales, le sexe masculin est celui qui a le plus besoin d’être défendu, celui pour lesquels les pouvoirs publics devraient montrer le plus de sollicitude, si du moins nos législateurs – pourtant très majoritairement des hommes – n’éprouvaient pas le besoin, apparemment irrésistible, de déférer aux exigences de certains groupes très organisés qui prétendent parler au nom des femmes. D’y déférer en faisant des lois qui avantagent les femmes par rapport aux hommes, comme par exemple toutes les lois « paritaires », mais surtout en affirmant publiquement que les femmes sont, aujourd’hui comme hier, victimes d’une oppression insidieuse et parfois violente de la part des hommes.
Telle est, en substance, la thèse défendue par Christina Hoff Sommers dans The War against boys, un livre paru pour la première fois en 2000 et réédité, dans une version révisée, en 2013. Comme son titre l’indique, le livre de Christina Hoff Sommers est d’abord une défense des garçons, car il se concentre essentiellement sur ce qui se passe dans les salles de classe, et particulièrement dans les écoles primaires. Mais, l’enfant étant le père de l’homme, selon le mot du poète, il est inévitable que les évolutions qui affectent négativement l’éducation des garçons aient un effet sur la population masculine en général. Et par ailleurs la « guerre » menée contre les garçons dans nos écoles n’est que la pointe avancée d’une offensive plus vaste contre la masculinité, comme Sommers le perçoit et le montre très bien. Son livre, par conséquent, peut à bon droit être interprété comme une défense non seulement des garçons mais aussi de la virilité en général.
Il importe d’ajouter immédiatement qu’une défense de la virilité n’est pas une ode à la virilité. Défendre une chose ne présuppose nullement sa perfection, juste qu’elle ait besoin, à un moment donné, d’être défendue. Peut-être, en d’autres temps et en d’autres lieux, la virilité aurait-elle eu besoin d’être critiquée plutôt que défendue et sans doute, il y a un siècle ou deux, Sommers elle-même aurait pu participer à une telle critique. Christina Hoff Sommers se présente en effet comme une féministe et, bien qu’un tel titre lui soit dénié avec véhémence par les actuelles professionnelles du féminisme, il ne semble pas exister de raison de douter que cette caractérisation soit sincère, pourvu seulement que nous voulions bien nous rappeler qu’il existe au moins deux formes de féminisme.
Le féminisme contemporain, celui de Simone de Beauvoir, affirme le caractère interchangeable des hommes et des femmes : il n’existerait aucune différence psychique naturelle entre les hommes et les femmes et les innombrables différences de comportement, apparemment liées au sexe, que nous pouvons observer quotidiennement autour de nous ne seraient rien d’autre que l’effet d’une sorte de conditionnement social qu’il nous appartiendrait de briser. Ce féminisme « existentialiste » a supplanté au 20ème siècle un autre féminisme, celui de Mary Wollstonecraft, un féminisme qui revendiquait l’égalité des droits civils et politiques entre hommes et femmes tout en reconnaissant volontiers qu’hommes et femmes ne sont pas identiques, qu’ils présentent, en général et en tant que groupes, des qualités et des propensions différentes. Alors que le féminisme « existentialiste » - celui des gender studies – tend à voir la vie humaine comme un jeu à somme nulle, dans lequel les femmes gagnent ce que les hommes perdent, et par conséquent à considérer les hommes comme des ennemis, le premier féminisme est parfaitement capable de faire cause commune avec les hommes dès lors que ceux-ci sont injustement attaqués. Il est aussi fort capable de comprendre que les femmes et les hommes sont faits pour vivre ensemble et, dans les meilleurs des cas, pour se compléter et se corriger mutuellement. Une féministe ancienne manière peut parfaitement être d’accord avec ce qu’écrit Christina Hoff Sommers en conclusion de son livre : « Si, comme moi, vous avez des fils vous savez que l’un des faits les plus agréables de l’existence est que les garçons seront toujours des garçons. »

Christina Hoff Sommers fait donc cause commune avec les garçons, et plus largement avec les hommes, contre le féminisme du gender. Mais en quoi exactement les hommes ont-ils besoin d’être défendus ? Les hommes ne continuent-ils pas à occuper le sommet de la plupart des organisations hiérarchisées, la plupart des positions les plus prestigieuses, les plus honorifiques ou les plus rémunératrices ?
Cette domination masculine est incontestable, mais elle est trompeuse. Le très petit nombre d’hommes ambitieux qui occupent – et selon toute vraisemblance continuera d’occuper – les « positions de pouvoir » nous dissimule le très grand nombre des hommes ordinaires dont la situation actuelle est beaucoup moins reluisante. Plus spécifiquement, il apparaît que les hommes sont devenus le sexe académiquement faible.
Les filles obtiennent de meilleures notes que les garçons dans le primaire et le secondaire, puis ensuite elles sont plus nombreuses à intégrer l’enseignement supérieur, et à en ressortir diplômées. En avance sur leurs collègues masculins du point de vue des performances scolaires, les filles les dépassent aussi dans leur participation à bon nombre d’activités extra-universitaires : équipes sportives, journaux étudiants, associations diverses etc. De nos jours, aux Etats-Unis, les filles reçoivent 57% des BA (Bachelor degree – licence), 60% des MA (Masters degree – master) et 52% des PhDs (doctorat). Ci-dessous quelques graphiques illustrant cet état de fait.







Et cette supériorité scolaire des filles est vraie pour toutes les classes sociales, toutes les catégories ethniques, autrement dit il parait impossible de lui trouver une autre cause que la différence des sexes.
Les conséquences économiques de ces disparités scolaires sont évidentes, et dramatiques : jusque dans les années 1970, il était possible de s’élever peu à peu dans l’échelle des salaires et de rejoindre la classe moyenne en l’absence de diplôme universitaire, pourvu que le courage ne vous fasse pas défaut. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. De nos jours, comme l’écrit Sommers, le nouveau passeport pour le rêve américain est le diplôme universitaire, et beaucoup plus de femmes que d’hommes acquièrent ce passeport. Il n’est donc pas étonnant que, globalement, les revenus annuels des hommes américains aient décliné depuis 40 ans, particulièrement pour les hommes n’ayant même pas atteint le niveau du baccalauréat. Pour ces derniers la situation est même bien plus dramatique puisqu’un nombre considérable d’entre eux ont simplement disparu de la population active.


Les femmes, en revanche, qui se sont bien mieux adaptées que les hommes à la nouvelle donne économique, commencent à en tirer les bénéfices financiers : dans nombre de villes des Etats-Unis les femmes célibataires, de 22 ans à 30 ans, sans enfants, gagnent maintenant en moyenne 8% de plus que leurs homologues masculins. Du simple point de vue professionnel, et si l’on excepte la pointe extrême de la pyramide, l’avenir appartient aux femmes bien plus qu’aux hommes.



Ces disparités scolaires entre filles et garçons ne sont pas propres aux Etats-Unis. Elles peuvent être détectées dans d’autres pays, comme l’Australie, la Grande-Bretagne, la France. Il n’est pas possible de les expliquer par une disparité dans les capacités cognitives : hommes et femmes ont à peu près le même QI moyen, même si la répartition est différente chez l’un et l’autre sexe : les hommes sont surreprésentés parmi les très intelligents et les très stupides


Mais avec un même potentiel intellectuel moyen, les garçons obtiennent aujourd’hui de plus mauvais résultats que les filles. Comment expliquer cette disparité scolaire grandissante ?
Selon Christina Hoff Sommers une partie au moins de la réponse se trouve dans les transformations ayant affecté l’enseignement primaire depuis les années 1970.

28 commentaires:

  1. Ouaip!
    En France, 43% des jeunes bacheliers sont des hommes, donc 57% des femmes. Celles-ci montent donc en puissance. La gauche propose une communautarisation générale de la société et une guerre générale entre les communautés. L'UMP dort ou suit. Nous sommes coincés, comme d'habitude. Tout vient de la mollesse de l'UMP. Je constate que les salopards de droite râlent tout le temps mais ne mettent pas de pression sur leur parti.
    Jard

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  2. "Défendre la virilité" en tentant de réduire les femmes par K.O.,
    c'est comme "défendre la féminité" en tentant de réduire les hommes par K.O.
    Résultat : les deux sexes sont K.O. : les femmes souffrent, et les hommes souffrent.
    L'auteur évacue le fait que hommes et femmes, tout en ayant même valeur, sont différents (la virilité est une chose, la féminité en est une autre) et de ce seul fait ne peuvent pas s'affronter en un combat qui se gagne par K.O.
    Ils peuvent s'affronter sur des détails et constater des différences dans les résultats, qui ont à voir avec leurs capacités, leurs motivations, et leur sexe, et accepter de ne pas être égaux en tout. Sinon il n'y aurait qu'un sexe, c'est à dire plus personne.
    La démonstration de l'auteur est très américaine (du coté du Moi, de la rivalité, de l'adversité) => elle dénie la différence des sexes pour organiser un combat à gagner par K.O. de l'autre. Or virilité et féminité c'est comme la carpe et le lapin, c'est irréductible : on ne peut se débarrasser de son sexe et s'armurer (de armes et armure) pour le cacher et devenir des combattants.
    La guerre (des sexes ou autre) c'est du coté de la virilité (je schématise). Les femmes croient qu'elles n'ont qu'à se viriliser (ajouter "armes" masculines à "armes" féminines" pour se défendre => elles vont se muscler, se muer en pseudo-hommes et .. se faire implanter des faux-seins pour séduire, le féminin étant du coté de la passivité. Ce n'est pas négatif, c'est une question de corps.
    Et les hommes vont bien sûr réagir et s'affirmer (?) en en rajoutant soit dans la passivité (se déviriliser), soit du coté de l'activité (devenir des cogneurs). il n'y a qu'à voir les films (surtout américains) avec scènes de sexe où la femme est dessus, et scènes de violence avec armes à feu qui crachent parce que la virilité est du coté de l'activité.
    "Femme" et "Homme" ce ne sont pas des étiquettes pour reconnaître des adversaires qui vont s'affronter pour prouver qui est LE plus fort des deux.
    Dans la mesure où femmes et hommes souffrent de cet état de fait, ça soulage la plaie quand quelqu'un semble prouver, avec des graphiques et des schémas, que "notre camp" a raison. Mais ça ne dure pas, parce que c'est une construit sur un prémisse faux, sur le prémisse que hommes et femmes seraient égaux en tout.




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    1. Votre commentaire me laisse perplexe car vous attribuez à l'auteur des thèses qui sont à l'opposé des siennes.
      Lorsque vous écrivez par exemple : "L'auteur évacue le fait que hommes et femmes, tout en ayant même valeur, sont différents". C'est tout l'inverse, elle défend précisément l'idée que, comme vous le dites, "tout en ayant même valeur" hommes et femmes sont différents, et qu'il faut tenir compte de ces différences.
      Relisez je vous en prie mon texte, ou mieux encore lisez Christina Hoff Sommers.

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    2. Je n'ai pas vraiment décortiqué les choses à vrai dire.
      Ma réflexion a démarré à la lecture du titre qui fait état d'une guerre, en l'occurrence contre les garçons, et j'ai gardé cela comme toile de fond, dans la mesure où je pense que les deux sexes souffrent du pervertissement par la force de leur identité sexuée.
      Il ne m'en a pas fallu plus pour embrayer sur ma propre thèse.
      Et j'ai zappé ceci qui me parait important : l'auteur a des fils. Je comprends mieux alors qu'elle parte à l'assaut de la démasculinisation et de ce que véhicule l'imaginaire américain (malheureusement suivi de LOIS) qui pousse les femmes à être des combattantes comme les hommes, et ne laisse aux hommes que le choix d'être féminisés ou cogneurs, et qu'elle ne veuille pas de cela pour ses fils. C'est donc courageux, surtout au pays de la théorie du gender, qui fait des ravages.
      C'est très intéressant, cela me fait penser à un livre d'Antoinette Fouques ("Il y a deux sexes") qui m'a surprise parce que je pensais y trouver une caricature de féministe, alors qu'elle y exalte suprêmement la maternité, et ce que les femmes doivent aux hommes, et où je me suis fait la réflexion qu'il aurait suffi qu'au lieu d'une fille elle ait eu un garçon pour être plus nuancée quand elle critique le pouvoir masculin.
      Doublement merci : de m'avoir donné l'occasion d'exprimer ma pensée sur le sujet (plutôt que sur le livre lui-même dans le détail), et pour votre réponse qui m'a permis de voir cette facette qui m'avait échappé, et qui compte.


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  3. Ma lecture fut rapide et peu-être fais-je quelques approximations !
    Sommers dit : "le nouveau passeport pour le rêve américain est le diplôme universitaire"; et ce n'est pas différent en France.
    Ici, on observe une course au statut "bac+n" qui pose de réels problèmes :
    1. le niveau s'abaisse pour accueillir un maximum de population. La conséquence en est la faible qualité des "diplômés" au point que l'académie de Créteil recrute des professeurs "bac+5" à 04/20. Bref, des instituteurs ne maîtrisant pas l'orthographe (et ne me dites pas que je suis une mauvaise langue)
    2. les hommes de sexe féminin (ci-après F), plus tard dans la course, sont (semble-t-il) mieux "adaptés"
    3. les hommes de sexe masculin (ci-après H) n'ont pas (encore) ce réflexe : il serait intéressant de regarder les résultats H/F dans les familles de classe supérieure (de parents diplômés au sens 1960).
    Quoique leurs cursus se trouvent tout naturellement différents (voies parallèles : prépa)
    4. en France (j'ignore le cas US) cette course au diplôme dans les classes inférieures correspond à la course à la fonction publique (qui emploie sur critère bac+n). Et ce fait, pose un réel problème (un de plus) quant à la promotion professionnelle. Un exemple, la SNCF formait des "apprentis" (dans les secteurs techniques) après concours très sélectif à niveau BEPC; cette "administration" sélectionne (sur bac+n) des ignorants qui ont atteint dès l'embauche leur niveau d'incompétence (loi de Peters) ! mais comme le grade suivant est occupé par des embauches à "bac+n de rang supérieur" cela n'a aucune importance sauf que cela interdit la promotion par le talent. Il suffit de valoriser sa carrière par vois syndicale. Ne riez pas.
    J'ai beaucoup apprécié le commentaire de Geneviève.
    Salut à tous.

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    1. Et pourtant, l'aperçu devrait permettre de corriger les fautes :
      première ligne "peut-être".
      Une autre m'a échappé ....
      Donc, je pourrais faire instit !

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    2. Aux Etats-Unis comme en France et, me semble-t-il, dans tous les pays occidentaux, le diplôme universitaire est effectivement devenu le sésame de la réussite professionnelle Les statistiques sont impitoyables sur ce point. Et cependant on peut aussi soutenir que beaucoup trop de gens vont aujourd’hui à l’université (au College aux Etats-Unis).

      D’une part, comme vous le dites, le niveau a été abaissé à tous les niveaux de l’enseignement pour accueillir le maximum de population et réaliser des objectifs idiots, type « 80% d’une classe d’âge au bac ».

      D’autre part, dans beaucoup trop de cas, ce que vous avez appris à l’université est à peu près indifférent à votre employeur, il se contente de regarder si vous avez un diplôme du supérieur. Ou plus exactement, les employeurs ne se donnent même plus la peine d’examiner les candidatures de ceux qui n’ont pas un tel diplôme.

      Je remets ici ce que j’avais écris dans mon compte-rendu du livre de Charles Murray, Real Education : « D’une part, la conséquence inévitable de cette pression des pouvoirs publics est de stigmatiser ceux qui ne parviennent pas à obtenir un diplôme universitaire. Plus le nombre de diplômés s’accroit et plus ceux qui n’ont pas de diplômes sont soupçonnés d’être des idiots ou des paresseux. Le besoin d’avoir un diplôme universitaire pour trouver du travail se transforme ainsi en prophétie auto-réalisatrice : un nombre croissant d’employeurs ne se donnent même plus la peine de regarder les candidatures de ceux qui ne peuvent pas se prévaloir d’un tel diplôme, non pas parce qu’il serait réellement nécessaire d’avoir fait des études supérieures pour occuper l’emploi en question, mais parce que les non diplômés sont considérés a priori comme appartenant au fond du panier en termes d’intelligence et d’aptitude au travail. »

      Il s’est crée, là-bas comme ici, une véritable bulle universitaire, qui finira bien par éclater, vraisemblablement en causant beaucoup de dégâts.

      Sans doute le niveau général d’exigence pour occuper la plupart des emplois s’est élevé avec le progrès technique, avec la concurrence accrue, etc. Mais la réponse à cela n’est pas d’attirer dans l’enseignement général (secondaire et supérieur) le maximum de jeunes gens, dont la plupart n’ont ni les capacités ni l’appétence pour cela. Elle serait plutôt de donner des bases solides jusqu’au collège et de développer les formations professionnalisantes. Tout le contraire de ce que nous faisons.

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    3. Juste un mot à propos de "le niveau général d’exigence pour occuper la plupart des emplois s’est élevé avec le progrès technique"; non : la croissance du niveau de la technologie ne requiers pas des talents supérieurs, bien au contraire.
      Trop long à développer : à titre d'exemple, le médecin radiologue que je consulte régulièrement n'a d'autre fonction que de suppléer la machine (scanner) qui lui présente les données ... mais qui reste incapable (encore que ...) de faire la décision.
      Ce qui réclame des talents c'est la création de machines plus performantes ...

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    4. Décidément j'ai été bavard aujourd’hui ... excusez !

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    5. Là, je suis désolé d'insister René, mais votre position ne me parait pas défendable.
      Quantité de livres et d'articles ont été écrits depuis des décennies sur la manière dont le progrès technologique tend à laisser de côté ceux qui n'ont pas tiré le bon numéro en ce qui concerne les aptitudes intellectuelles. Voyez par exemple The bell curve dont j'avais rendu compte lorsque j'ai démarré ce blog. C'est un exemple parmi beaucoup d'autres.

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    6. Ami, vous m'avez mal lu.
      Vous dites "le progrès technologique tend à laisser de côté ceux qui n'ont pas tiré le bon numéro" et citez l'auteur de la "Bell Curve" (billet que j'ai suivi) qui effectivement montre que les gens peu instruits (réputés inadaptés à gauche sur le courbe de Gauss) sont irrémédiablement condamnées. Ce que je ne conteste pas.
      Mon propos était de toute autre nature :
      la croissance du niveau de la technologie ne requiers pas des talents supérieurs
      ce qui peut se traduire par le principe selon lequel l'intelligence de la "machine" en asservissant l'homme tend à ne pas requérir une formation de qualité (je ne dis pas non-diplômé, car celui-ci est définitivement disqualifié).
      Evidemment cette remarque ne concerne pas l'ingénieur qui devra accomplir le pas technologique suivant.

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  4. Commentaire idiot que celui qui va suivre, un si petit nombre de centimètres qui mais en transe des dames à l'intellect fortement développé qui doivent se sentir lésées de ne pas les avoir.

    A une certaine époque, on pouvait voir des photographies de lanceuse de poids soviétiques et d'un certain Noureev, où était la féminité?

    Lors de la grande guerre patriotique, les femmes russes ayant combattu dans des unités de choc comme les troupes blindées ou dans l'armée de l'air, furent souvent décontenancées par l'attitude des soldats de retour en zone de paix qui préféraient la compagnie des femmes restées à l’arrière, ces hommes les considéraient comme d'anciens plus que comme des épouses possibles, c'est ainsi.

    Les intellectuelles de salon ne peuvent évidemment le comprendre.

    Ainsi va la vie.

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    1. Voyons Grandpas, la féminité est une invention masculine destinée à asservir les femmes. D'ailleurs les femmes ça n'existe pas. Il y a juste des êtres humains avec certaines particularités biologiques indifférentes qui peuvent ensuite librement choisir le genre qui leur convient.
      Voilà, c'est tout, et quiconque est d'un avis différent ferait bien de se méfier, on le surveille!

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    2. J'espère Aristide que vous plaisantez en montrant le ridicule de la théorie du genre (cette rumeur).
      Cela dit, le début de votre phrase "la féminité est une invention masculine destinée à asservir les femmes" me plait bien légèrement récrite : "le féminisme est une invention destinée à asservir les hommes de sexe féminin dans l'objectif de recréer une 'lutte des sexes' (supplétif à la lutte des classes) donc moteurs de l'organisation sociale".

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  5. "le diplôme universitaire est effectivement devenu le sésame de la réussite professionnelle Les statistiques sont impitoyables sur ce point."

    Pas besoin de lire des statistiques pour prendre conscience de cette évolution. Il suffit d'avoir à passer quelques jours dans un hôpital ou avoir à faire dans un tribunal pour constater que les docteurs sont des docteresses à 90 % et les juges aussi.

    Peut-on être d'accord avec l'allégation de Zemmour qui avance que dès qu'une profession perd une part de sa reconnaissance sociale (renommée) les femmes s'y précipitent ?

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    1. Roland, permettez-moi, avant le passage d'Aristide, de vous confirmer que Zemmour est un grand penseur moderne (Philippe Murray n'est plus parmi nous) qui ne dit que des évidences, raison pour laquelle il se fait tant d'ennemis.
      Cela dit, vous ne citez que les professions de qualité où la compétition est rude et exigeant des talents.

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    2. Je dois vous avouer que j’ai toujours trouvé suspect l’argument qui voudrait qu’une profession qui se féminise soit une profession qui se dévalorise, ou en tout cas beaucoup trop ambiguë pour qu’il soit possible d’en tirer quelque chose en l’état.

      Tout d’abord que recouvre ce terme de « valorisation » et comment la mesure-t-on ? Ensuite quel est le rapport de causalité : est-ce parce qu’une profession se dévalorise qu’elle se féminise ou bien l’inverse, ou bien le phénomène est-il récursif ?

      En général ce que les féministes sous-entendent par cette affirmation c’est que, dès qu’une profession se féminise la « société » (sous-entendu les vilains hommes) lui retire honneurs et argent. La profession devient « sous-payée » et « sous-considérée ».

      S’il s’agit de salaires, l’argument est intenable. Les salaires résultent soit du jeu de l’offre et de la demande soit, comme dans la fonction publique, de textes légaux et réglementaires. Dans le second cas ces textes ne varient évidemment pas en fonction du sexe des candidats au concours. Dans le premier cas il n’est simplement pas possible de payer les femmes en tant que groupe différemment des hommes pour le même travail. Si les salaires stagnent ou baissent lorsque les femmes affluent cela ne peut signifier qu’une chose : l’afflux des femmes déséquilibre l’offre par rapport à la demande, et donc les salaires varient pour rétablir l’équilibre. C’est parfaitement normal et n’a rien à voir avec un quelconque sexisme.

      Quant à la « reconnaissance sociale », à supposer qu’elle soit à la disposition de quelqu’un qui pourrait la distribuer à son gré, elle me semble aujourd’hui tout autant à la disposition des féministes que des vilains machos, et même bien davantage. La virilité est passée de mode et ce sont les « valeurs féminines » qui sont officiellement à l’honneur, de manière générale. Sur ce point, plus dans les prochains articles.

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    3. L’argument de Zemmour est plus précis et à mon avis plus crédible, mais il faudrait examiner ce qui fait qu’une profession perd de sa « reconnaissance sociale », et pourquoi elle deviendrait de ce fait plus attirante pour les femmes.
      Evidemment il faudrait voir au cas par cas, mais, pour en rester à des considérations assez générales, je dirais les choses ainsi.
      Je ne crois pas que les femmes rechercheraient spécialement les professions dévalorisées en tant que telle, en revanche elles ont tendance, en tant que groupe, à rechercher des types d’emplois différents de ceux des hommes, des emplois notamment moins stressants, exposés à moins de risque et de compétition, laissant plus de temps pour s’occuper de sa famille, dans lesquels « l’utilité sociale » est plus évidente, et où l’on est en contact avec des gens plutôt que, par exemple, avec des machines. C’est la vraie raison des différences globales de rémunération entre les deux sexes car des emplois de ce genre sont, toutes choses égales par ailleurs, nécessairement moins payés que les emplois présentant des caractéristiques contraires.
      Et c’est pourquoi elles sont attirées par les professions d’enseignant, de médecin, de juge (et il faut ajouter que dans ces professions elles choisissent beaucoup plus volontiers certaines spécialités : instituteur, pédiatre, juge des enfants).
      Maintenant pourquoi une profession se dévalorise-t-elle ? Une raison évidente c’est, lorsqu’elle perd de sa rareté.
      Lorsque les professeurs sont peu nombreux et que le niveau d’instruction de la nation est faible, ils ont nécessairement plus de prestige que lorsque les diplômés du supérieur sont devenus monnaie courante et que l’éducation nationale est devenue un mammouth. Lorsque le nombre de médecins augmente fortement avec le développement de l’état-providence, être médecin est moins prestigieux. Lorsqu’on recrute massivement des juges, même chose.
      Or, si je ne me trompe pas, la massification des trois professions précitées à largement correspondu à l’entrée massive des femmes sur le marché du travail salarié.
      Autrement dit je verrais-là plutôt une concomitance qu’un lien de causalité : les femmes se dirigent vers des professions à leur goût au moment même où ces professions se dévalorisent inévitablement parce qu’elles se massifient.

      Ce n’est certainement pas le seul facteur. Il faudrait aussi évoquer, par exemple, la question du risque. En général le prestige va avec le risque, mais les femmes sont globalement plus allergiques au risque que les hommes. Une profession qui se dévalorise ce peut aussi être une profession qui devient moins risquée (ne serait-ce que parce qu’elle se fonctionnarise et que vous avez la sécurité de l’emploi), et qui donc attire les femmes parce qu’elle est moins risquée.

      Ce sont des pistes de réflexion.
      J’ajouterais juste une chose : une profession qui se féminise est probablement une profession que les hommes commencent à fuir à partir d’un certain moment, parce qu’en général ils ne se sentent pas très à l’aise dans un environnement très féminin. Je sais par exemple que les universités américaines sont très sensibles au phénomène et s’inquiètent lorsque la part des étudiantes dépasse un certain point (on évoque en général 60% du corps étudiant).

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    4. "les femmes se dirigent vers des professions à leur goût au moment même où ces professions se dévalorisent inévitablement parce qu’elles se massifient."

      Oui il y a largement du vrai, cher Aristide, dans ce que vous avancez mais la massification de l'enseignement date des années soixante et à cette époque les femmes étaient encore minoritaires aussi bien dans le primaire que dans le secondaire. Même les instituteurs étaient encore majoritairement des hommes.

      Sans cette massification et la multiplication des étudiants dans les universités les événements de mai-juin 1968 n'auraient d'ailleurs pas eu lieu.

      Donc pendant plus de 20 ans entre 1960 et 1980 la massification a eu lieu sans que les femmes y jouent un rôle déterminant.

      L'entrée des femmes dans les professions citées plus haut (justice, médecine, etc...) s'effectuent au moment où le prestige de celles-ci - en particulier l'enseignement - commence à baisser de manière drastique.

      Résumé: on pourrait au vue des événements dire que les femmes entrent en masse dans une profession quand celle-ci a perdu tout prestige social.

      En effet à fur et à mesure que la détérioration des conditions de travail dans les lycées et écoles s'aggravait moins en moins d'hommes eurent envie d'exercer ce métier. Ils laissèrent donc la place à une entrée massive de femmes dans cette profession et on y a vu en corrolaire une baisse dramatique du niveau.

      Bien sûr le recrutement sur concours favorise la gente féminine qui est plus appliquée, plus assidue à l'étude et qui a plus de facilités pour apprendre par coeur.

      Cependant il est évident que d'autres facteurs jouent dans cette évolution sociétale un rôle déterminant: la libération de moeurs ou le divorce de masse par exemples.

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    5. "Sans cette massification et la multiplication des étudiants dans les universités les événements de mai-juin 1968 n'auraient d'ailleurs pas eu lieu."

      @Roland Gérard: Vous faites abstraction des millions de salariés en grève. C'est un oubli courant.

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    6. Résumé: on pourrait au vue des événements dire que les femmes entrent en masse dans une profession quand celle-ci a perdu tout prestige social.

      Voilà précisément une des choses qui me gênent dans cette histoire. Je ne crois pas que l’on puisse tirer une règle générale de ces exemples. Il me semble empiriquement faux de dire que les femmes se dirigeraient toujours vers une profession dès lors que celle-ci perdrait tout prestige social. Et au demeurant je ne vois aucune raison pour laquelle il devrait en être ainsi.
      Il y a aussi énormément de métiers qui ne sont pas spécialement prestigieux et qui restent presque exclusivement masculins.
      Qu’il y ait souvent concomitance de ces deux phénomènes – dévalorisation, féminisation -, je veux bien, et j’ai essayé d’expliquer pourquoi il pourrait en être ainsi, mais qu’il y ait causalité cela me parait plus douteux.
      On pourrait toutefois dire, pour aller dans le sens de la causalité, que les hommes sont des animaux plus hiérarchiques que les femmes, pour lesquels le prestige d’une profession est un critère de choix plus important, que par conséquent lorsqu’une profession se dévalorise les hommes tendent à la déserter et laissent plus de place aux femmes. Mais je ne suis pas sûr que l’on puisse aller si loin que cela avec une explication de ce genre.

      En ce qui concerne spécifiquement l’éducation nationale il me semble que les caractéristiques du métier de professeur, et plus particulièrement d’instituteur, sont amplement suffisantes pour expliquer la féminisation massive de cette profession dès lors que les femmes ont commencé à faire des études supérieures.
      On peut rajouter une chose, c’est que depuis une bonne quarantaine d’années l’école est devenue plus « féminine », plus « maternante », faisant moins de place à la discipline, à la compétition (c’est un euphémisme), plus au « dialogue », à « l’empathie », à la « coopération », et que de ce fait les hommes s’y sentent sans doute moins à l’aise qu’avant.

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    7. "Il me semble empiriquement faux de dire que les femmes se dirigeraient toujours vers une profession dès lors que celle-ci perdrait tout prestige social."

      Je suis d'accord mais il faut bien faire attention car tout cela est très compliqué et il n'y a pas - comme vous le dites - de régle générale pour caractériser cette évolution.

      Regardons un autre exemple: le métier de médecin.

      Comment se fait-il que dans les hopitaux depuis une vingtaine d'années les docteurs soient devenus majoritairement des femmes ?

      Laissons de côté le fait que l'ordre des médecins dans une politique malthusienne imbécile rende l'accès à la profession médicale tellement difficile que même des étudiants mâles mais brillants échouent à l'examen d'entrée et penchons nous sur la lente disparition des hommes dans un nombre énorme de services hospitaliers.

      Le statut des médecins dans les hôpitaux n'est pas très reluisant car ils sont souvent mal payés et les conditions de travail et les horaires ne sont pas très agréables et encore pire ils sont souvent obligés de travailler les week-ends ou nuit, etc...

      Conséquence de cette évolution: les hommes fuient les hopitaux et ouvrent ou reprennent des cabinets privés (spécialisations) dans lesquels ils font moins d'heures et sont mieux payés.

      Donc dans ce cas prècis on peut dire que les femmes entrent en masse dans une profession quand celle-ci a perdu une grande partie de son attractivité et son prestige social a grandement diminué.

      Est-ce qu'on peut considérer l'explication habituelle donnée à cet état des choses comme valide ?

      Je rappelle cette explication: les femmes payent le fait que leur entrée dans la vie professionnelle est récente et qu'elles sont en retard par rapport aux hommes de plusieurs générations.

      Il n'en reste pas moins que le travail en hôpital n'est pas valorisant et que les hommes préférent prendre le large. On remarquera que les médecins mâles encore en activité dans les cliniques sont très souvent des personnes d'origine étrangère.

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    8. Je connais moins bien le milieu médical. Il faudrait demander aux médecins qui nous lisent ce qu'ils en pensent (je sais qu'il y en a eu, à une époque, et peut-être encore aujourd'hui...).

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    9. Monsieur Roland Gérard,

      Je ne suis pas médecin mais j'ai des amis qui ont pour profession cet activité, je peux vous assurer qu'ils font un nombre d'heures impressionnant, certains travaillent toujours en clinique ou en hôpital et ce quelque soit leur discipline médicale.

      Je suis allé consulter celui de mon jeune fils hier, il était 21h15 quand nous sommes sortis et deux autres attendaient pour une consultation, il travaille certain Samedi et Dimanche de garde à l'hôpital.

      Pour les femmes médecins, un de mes amis avaient remarquer que celles ci se dirigeaient vers des spécialisations comme médecine du travail,elle sont ainsi plus sûre d'avoir des horaires fixes et une vie de famille plus calme.

      De jeunes médecins reprenant un cabinet ne gagne pas plus de 2000 €uros par moi, une fois tous les emprunts divers remboursés.

      Pour les praticiens d'origine étrangère, la réponse est plus à chercher vers l'administration qui avait mis le bâton très haut pour l'obtention de sésame, d’Hippocrate de ce fait il y avait moins de reçus maintenant nous nous retrouvons avec une pénurie de médecins même dans une grande ville comme Paris ou certains spécialistes arrivés à la retraite ne sont pas remplacés.

      Une petite pierre qui essaye d'être une réponse à votre commentaire.

      Mon médecin référant est actuellement une charmante dame qui pour pouvoir exercer sans trop de tracasseries, s'est associée avec un collègue plus âgé qui lui avait déjà pignon sur rue mais ne devait plus avoir envie de faire 12 heures pas jour, 6 jours sur 7.

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    10. "De jeunes médecins reprenant un cabinet ne gagne pas plus de 2000 €uros par moi, une fois tous les emprunts divers remboursés."

      Monsieur Grandpas vos amis sont bien informés et la description de vous faites du paysage d'un certain contexte médico-hospitalier est juste.

      L'ordre des médecins est gravement responsable de la pénurie de médecins en France mais le phénomène est sensiblement le même dans la plupart des pays européens.

      Alors d'un côté on bouche l'entrée des études de médecine aux jeunes francais mais de l'autre on laisse des milliers de médecins étrangers dont les compérences sont plus que douteuses exercer la profession dans les cliniques et hopitaux.

      Une fois de plus le manque de vision du futur des organisations professionnelles est stupéfiante.

      Mais je crois que nous nous écartons du sujet de ce billet et la discussion prend une direction qui doit déplaire à Aristide.

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    11. Mais pas du tout. Il n'y a d'ailleurs aucune obligation de suivre le sujet du billet dans les commentaires.
      Juste un ajout sur le sujet des médecins : les femmes qui travaillent en libéral (comme on dit) ont en général des revenus inférieurs à ceux des hommes, y compris à spécialité et localisation identique, parce qu'elles font des journées moins longues et qu'elles reçoivent moins de patients dans la journée.
      Les raisons pour lesquelles il en est ainsi ne sont pas difficiles à deviner.

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    12. On constate donc que le métier de médecins qui fut très longtemps particulièrement prestigieux et qui le reste encore dans certains cas comme la chirurgie cardiaque, etc... a perdu beaucoup de sa superbe et comme par hasard les femmes se ruent dans cette disciple aidées aussi par les conditions d'entrée en faculté de médecine qui privilégient le par coeur (multiple-choice-tests) pour lequel elles ont des prédispositions certaines.

      On est donc aujourd'hui très loin des Dieux en blouses blanches comme on dit en Allemagne.

      La massification de la profession en milieu hospitalier a ouvert un autoroute aux femmes qui petit à petit se sont accaparées de la plupart des postes.

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  6. @Johnatan: Vous faites abstraction des millions de salariés en grève. C'est un oubli courant.

    Je n'oublie absolument rien mais le mouvement de grève n'aurait jamais eu lieu si auparavant l'action de groupuscules gauchistes n'avait pas provoqué des incidents très graves qui déclenchèrent une vague de protestations sociales.

    Je rappelle que l'I.S. qui fit paraitre en 1966 un petit livret "La Misère en milieu étudiant" qui joua un rôle assez déterminant dans le mouvement estudiantin.



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