Ralliez-vous à mon panache bleu

vendredi 16 février 2018

"Un homme sur deux ou trois est un agresseur"


Hallucinante interview de Caroline de Haas il y a deux jours, sur une des antennes de la ROFSB©. Tellement hallucinante que j’ai dû m’infliger le supplice de la réécouter pour m’assurer que j’avais bien entendu ce que j’avais entendu.

Car oui, écouter Caroline de Haas est un exercice pénible. Pas seulement, ni même principalement, à cause de la haine des hommes qui suinte de chacune de ses phrases et qui, lorsque je l’entends, me donne l’irrésistible impression qu’elle s’apprête à me les couper séance tenante et au ras des poils avec une vieille scie à bois rouillée.

Pas seulement parce que tout être humain normalement constitué devrait avoir froid dans le dos à l’idée qu’un tel Lénine en jupons pourrait, un jour, avoir la possibilité de mettre en œuvre sans obstacles ses idées.

Non, le plus insupportable en l’écoutant, c’est d’entendre à chaque phrase les hurlements de la logique que l’on égorge, c’est d’entendre l’agonie du bon sens que l’on écartèle cruellement, c’est de voir la raison impitoyablement brisée sur le chevalet pour ne plus être qu’une pulpe sans forme reconnaissable.

Ecouter une interview de Caroline de Haas, c’est la peine forte et dure, hanged, drawn and quartered, comme disaient les anglo-saxons.

Mais le plus hallucinant, peut-être, était le niveau de complaisance et d’aplatissement des « journalistes » vis-à-vis de la « militante féministe » et patronne avisée d’une petite société spécialisée dans le « conseil en égalité professionnelle ». Pour aller plus bas que ça, il aurait fallu commencer à creuser.

Morceaux choisis. Parmi les plus avariés et les plus purulents.

-        Caroline de Haas : « Savez-vous qu’il y a des études qui ont été faites qui prouvent que seuls 2 à 5% des plaintes pour viol seraient fausses ? »

-          Journaliste : (prenant son courage à deux mains ) « Ah… euh… et ce chiffre, il vient d’où ? (excusez-moi si je demande pardon) »

-          Caroline de Haas : « C’est une twitteuse qui s’appelle Crêpe Georgette qui a fait un article sur cette question ».

-          Journaliste : « Ah… euh… eh bien, quelle statistique édifiante… (il fait chaud ici, vous trouvez pas ?) »

-           
Puisque les « études » PROUVENT (c’est scientifique, c’est irréfutable) que les femmes ne mentent pratiquement jamais lorsqu’elles disent avoir été violées, c’est donc que tous les hommes accusés sont coupables (à un pouillème près, certes, ne chipotons pas en de si graves matières). Gérald Darmanin et Nicolas Hulot, entre beaucoup d’autres, seront certainement intéressés d’apprendre que, au tribunal de Caroline de Haas, ils viennent d’être condamnés sur la foi des affirmations de Crêpe Georgette, twitteuse de son état. Avec juste un timide haussement de sourcils de la part des vaillants défenseurs à carte de presse de la démocratie et de l’Etat de droit.

-          Caroline de Haas : « Il m’a été rapporté sur Twitter le cas de collégiens ayant harcelés sexuellement une collégienne et qui n’ont eu AUCUNE sanction ! »

-          Journaliste : « Quel collège ? »

-          Caroline de Haas : « Dans le sud de la France, je ne connais pas le nom du collège. »

-          Journaliste : « Ce serait intéressant d’y faire un reportage… »

-          Caroline de Haas : « Oui, tout à fait ! »

Hop ! On passe à autre chose. C’est vrai quoi, Twitter, les réseaux sociaux, ce sont des sources d’information fiables, tout le monde sait ça. Et puis les fake news c’est uniquement l’extrême-droite, tout le monde sait ça aussi.

Tellement fiable, d’ailleurs, qu’il apparait au cours de l’interview que Caroline de Haas tire l’essentiel de son savoir de Twitter.

« Moi, dit-elle, on m’a informé sur Twitter du cas d’une femme qui avait été violée et qui a été très mal reçue dans trois commissariats successifs. » (Et de détailler les mauvais traitements)
-          Journaliste : « C’étaient les commissariats de quelle ville ? »

-          Caroline de Haas : « Paris »

-       Journaliste : « Ah… euh… ce serait intéressant de confronter le ministre de l’Intérieur… (fait de plus en plus chaud ici, vous trouvez pas ?) »

-          Caroline de Haas : « Ah oui, tout à fait ! »

Hop ! Passez muscade. C’est sur Twitter, c’est forcément vrai.

Et vous savez pourquoi c’est vrai ? PARCE QUE LES FEMMES NE MENTENT PAS. C’est scientifique, c’est prouvé. Demandez donc à Crêpe Georgette. Sur Twitter.

D’ailleurs, Caroline entend bien redresser notre langage, affreusement sexiste et biaisé.

« Moi, tout ce qui se dit à propos du comportement de tel ou tel, je n’appelle pas cela des rumeurs, j’appelle cela des INFORMATIONS. » « Et donc, poursuit-elle, j’ai des INFORMATIONS qui me sont remontés au sujet du comportement de Nicolas Hulot avec les femmes. Au moins deux ou trois VICTIMES… »
-          Journaliste : « Deux ou trois ? »

-          Caroline de Haas : « Je ne sais pas, je ne les connais pas. Je n’ai pas eu les VICTIMES en direct.. »

-          Journaliste : « Vous ne les avez pas contactées ? »

-          Caroline de Haas : « Moi, lorsque j’ai des INFORMATIONS qui remontent, j’alerte la justice, et surtout les journalistes, pour qu’ils enquêtent… »

-          Journaliste : « Mais c’est deux ou trois ? »

-          Caroline de Haas : « Je ne sais pas. Je ne connais pas les VICTIMES. Ca pourrait être plusieurs fois la même... »

-          Journaliste : « Parce que jusqu’à maintenant, on avait connaissance de deux cas… »

-        Caroline de Haas : « Mais c’est d’autres voyons, c’est d’autres… attendez, vous ne pensez tout de même pas que vos confrères de l’Ebdo publieraient ces INFORMATIONS s’ils n’avaient pas un faisceau d’indice concordants ? (Alors, vous allez oser mettre en doute la parole de vos confrères, hum ? hum ?) »

-          Journaliste « Ah… euh… je ne sais pas… euh… »

Et, en épongeant le sang qui coulait de mes oreilles de me faire ainsi enfoncer tant d’inanités dans le conduit auditif, je me disais que, décidément, les féministes sont toutes les mêmes (comme les femmes, parait-il…). Caroline de Haas, comme toutes ses consoeurs, à de très rares exceptions près, procède uniquement par insinuation et par chantage moral, jamais par raisonnement sonnant et trébuchant. Ne parlez pas de plaignantes, parlez de VICTIMES, ne parlez pas de rumeurs, parlez D’INFORMATIONS. Citez des « études » que vous avez trouvé sur Twitter. Parlez de CRIMES DE MASSE à propos des violences sexuelles (prochaine étape, une fois que ceci aura été bien accepté, parlez d’holocauste sexuel, ou de Shoah des femmes). Et lorsque que par hasard vous vous coupez un peu dans vos déclarations, réfugiez vous derrière les journalistes, qui, en quête de scoop bien croustillants et de gros tirages, auront complaisamment sortis les INFORMATIONS que vous leur aurez transmis.

D’ailleurs, la preuve que ce sont bien des INFORMATIONS, c’est que ça figure dans les journaux. « Voyons, messieurs les journalistes, vous n’allez quand même pas dire que vous ne croyez pas vos confrères ? Qu’ils pourraient n’être pas sérieux ? »

C’est magique. Voilà comment on fait carrière. Voilà comment on acquière notoriété et puissance, de nos jours. Pourvu simplement que l’on se proclame « militante féministe ». Car Caroline de Haas est une puissance, n’en doutez pas. Ce n’est pas Nicolas Hulot et Gérald Darmanin qui vous diront le contraire.
Mais on n’a beau être militante féministe, on n’en reste pas moins femme. Et Caroline de Haas, dans sa croisade contre la virilité, utilise donc jusqu’à la caricature les armes millénaires des femmes pour essayer d’obtenir ce qu’elles veulent des hommes, ces brutes qui ont la force physique de leur côté et l’entendement pas toujours très fin : elle tente de leur faire honte. Elle ne tente pas des les convaincre. Elle n’argumente pas. Elle parle émotions, ressenti. Elle se plaint de son triste sort de femme. Elle se met en colère. Elle joue l’indignation, et, si cela ne suffit pas, il restera toujours l’argument des larmes, qui désarment si bien les hommes, pourvu qu’ils soient un tantinet civilisés.

Elle met l’éternel féminin (et l’éternel masculin) en œuvre au service de l’idée qu’il n’existe pas d’éternel féminin.

9 commentaires:

  1. Ben moi je me suis laissé dire que 2% des femmes seulement se reconnaissaient dans le féminisme quand 45% des féministes s'avouaient goudous.
    Cherchez l'erreur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Est-ce que Crêpe Georgette confirme vos chiffres?

      Supprimer
  2. Bien vu. Cela fait froid dans le dos.

    RépondreSupprimer
  3. Tiens, la Georgette Crêpe, je l'avais épinglée ici.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En fait, Crêpe machin, c'est peut-être la mère de Haas (vilain jeu de mots parfaitement volontaire) elle-même, allez savoir...

      Supprimer
  4. Caroline de Haas est une péronelle de première bourre, mais qui aurait pu (et du) rester dans l'anonymat le plus complet avec ses amies Crêpe Suzette, de Twitter, et autres pétasses malfaisantes du même tonneau. Les plus coupables sont ceux qui lui tendent complaisamment le micro depuis quelques années et qui en ont fait une sorte d'"autorité morale"(lol, comme on écrit de nos jours) systématiquemet sollicitée à chaque fois qu'il est question de "féminisme".

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les féministes officielles sont les meilleurs sergents recruteurs pour la misogynie.

      Supprimer
  5. Bon, d’un autre côté, Caroline My Ass, question agression sexuelle, elle risque rien…

    RépondreSupprimer
  6. Concernant les "chiffres" de Crêpe Georgette, ceci pourrait vous intéresser.

    https://twitter.com/phl43/status/934404434435674114

    RépondreSupprimer

LES COMMENTAIRES ANONYMES SERONT SUPPRIMES SANS AUTRE FORME DE PROCES, ALORS FAITES L'EFFORT DE PRENDRE UN PSEUDONYME OU DE SIGNER VOTRE MESSAGE. MERCI.