Ralliez-vous à mon panache bleu

mardi 28 février 2012

Réflexions sur la révolution féministe (2/5) - Cachez cette nature que je ne saurais voir



Nous pouvons tous observer, dans notre vie de tous les jours, que les hommes et les femmes présentent, en moyenne, des différences notables, non seulement d’un point de vue corporel bien sûr, mais aussi dans leurs comportements, leurs sentiments, leurs caractères. Cette différence est perçue et exprimée très tôt par les enfants et, pour autant que nous le sachions, elle a été reconnue par tous les groupes humains depuis que l’homme est sur cette terre.
Tous, sauf le nôtre.
Partout et depuis toujours les sociétés humaines reconnaissent la différence des sexes et s’organisent autour de cette différence. Mais les démocraties occidentales ont, depuis environ un demi siècle, entrepris de nier la vérité de cette observation universelle et, par conséquent, s’efforcent d’organiser la vie commune comme si hommes et femmes étaient essentiellement identiques.
Encore est-il nécessaire d’ajouter que les sentiments et les actes des citoyens démocratiques ne sont pas nécessairement en accord avec les opinions qu’ils expriment publiquement. La seule opinion autorisée est que les hommes et les femmes sont fondamentalement identiques, mais très peu d’entre nous se conduisent en permanence comme si cela était réellement le cas. Pire peut-être, nombre d’hommes et de femmes paraissent continuer à apprécier les qualités traditionnellement associées à l’autre sexe. Les « hommes sensibles » sont peut-être à la mode mais ils semblent assez peu recherchés par ces dames, en pratique.
Jetons toutefois un voile pudique sur ces réalités déplaisantes et demandons-nous plutôt quelle science nouvelle, quelles découvertes inédites, nous permettent de prendre le contrepied de la sagesse de tous les peuples connus, et même de nier la vérité de ce que nous expérimentons presque quotidiennement.
Les preuves sont essentiellement de deux sortes.
La première sorte consiste à prendre ce qui est censée être une vérité éternelle au sujet des hommes et des femmes, et à lui trouver des exceptions. Par exemple, une de ces vérités éternelles est que les femmes sont moins intéressées que les hommes par les plaisirs de la sexualité lorsqu’ils sont séparés du reste de l’existence ou, pour le dire autrement, que les hommes sont plus cavaleurs que les femmes. On s’efforcera alors de découvrir des femmes qui multiplient les partenaires sexuels, tout comme les hommes sont supposés le faire, et on déclarera qu’il est donc faux que les hommes et les femmes soient différents sur ce point. De la même manière, on niera que les femmes soient plus attirées par les enfants et la vie de famille en général, en trouvant des cas de femmes qui ont négligé leurs enfants ou, mieux encore, qui les ont tué. Et ainsi de suite.

 La pilosité masculine est un préjugé

Une version un peu plus sophistiquée du même argument consistera à explorer les études historiques et anthropologiques pour mettre au jour les variations dans la répartition sexuelle des rôles. On trouvera par exemple que, dans certaines sociétés, les femmes participent plus au pouvoir politique que dans d’autres, etc. et l’on en conclura que la répartition sexuelle des rôles est purement arbitraire.
La seconde sorte de preuve consiste à relever les innombrables manières dont nous traitons différemment les hommes et les femmes, et plus particulièrement les innombrables manières dont nous traitons différemment les garçons et les filles. On fera remarquer, par exemple, que les catalogues de jouets proposent des déguisements de pirate pour les garçons et des déguisements de princesse pour les filles, ou bien que, dès leur plus jeune âge, nous parlons différemment aux unes et aux autres et que nous les incitons, subtilement ou moins subtilement, à adopter des comportements qui soient en accord avec les stéréotypes « sexistes » : les filles plus douces, les garçons plus bagarreurs, etc. On déduira de tout cela que l’éducation différente reçue par les garçons et les filles est la cause des différences de comportement qu’ils manifestent, et qu’une éducation vraiment unisexe aboutirait à ce que les hommes et les femmes se comportent de la même manière, aient les mêmes aspirations, etc.

L'endoctrinement commence dès l'enfance

Et c’est tout ?
Eh bien, oui, à vrai dire c’est à peu près tout.
...
Je comprends que vous soyez surpris. Ces preuves sont rien moins que probantes et il semblerait qu’un enfant de douze ans normalement intelligent devrait être capable d’en comprendre les limites.
Mais puisque ces sortes « preuves » continuent à être présentées avec une régularité inversement proportionnelle à leur solidité, examinons les néanmoins.
La première sorte - la preuve par l’exception - est presque un simple jeu de langage. On feint de croire que les stéréotypes se veulent aussi précis et universels qu’une vérité scientifique. Que lorsque quelqu’un dit : « les hommes sont ceci, les femmes sont cela » il veut dire que tous les hommes sont ceci et que toutes les femmes sont cela. Mais bien sûr il n’en est rien. Nous n’avons pas quelque chose d’aussi absolu à l’esprit lorsque nous parlons des différences entre les sexes. Nous pensons plutôt en terme de moyenne, nous affirmons que quelque chose est vrai en général, dans la plupart des cas, et non pas dans tous les cas. Ainsi nul, sans doute, n’osera nier que les hommes sont physiquement plus forts que les femmes, et cependant il est incontestable que certaines femmes sont plus fortes que certains hommes ; et même que certaines femmes, peu nombreuses, sont plus fortes que beaucoup d’hommes. Mais un homme ordinaire est plus fort qu’une femme ordinaire, et la femme la plus forte est beaucoup moins forte que l’homme le plus fort. Autrement dit - et on se sent presque gêné de devoir rappeler une telle évidence - l’exception n’infirme absolument pas la règle puisque la règle n’a jamais été censée englober tous les cas particuliers.
La seconde sorte de preuve - la preuve par la différence de traitement - présuppose ce qui est en question. Le fait que nous éduquions différemment les garçons et les filles ne prouve absolument pas que c’est l’éducation qui est responsable des différences de comportement entre les hommes et les femmes. Cela prouve simplement que nous pensons que les garçons et les filles sont différents et, par conséquent, qu’il faut les traiter différemment. La différence de traitement pourrait très bien être la conséquence des comportements différents, et non pas leur cause. Supposons par exemple que des études nous montrent qu’une chienne traite différemment ses chiots mâles et ses chiots femelles, nous n’irions pas pour autant en conclure que ce traitement différent est la cause essentielle des comportements différents des chiens mâles et des chiens femelles. Nous nous autorisons une telle conclusion lorsqu’il s’agit des êtres humains parce que, en réalité, nous partons de l’égalité que nous sommes censés prouver.
Deux raisons semblent pouvoir expliquer un paralogisme aussi grossier.
D’une part la force morale du principe de l’égalité fondamentale de tous les hommes, qui est à la base de nos démocraties. Bien que cette égalité porte uniquement sur les droits fondamentaux, les hommes qui vivent en démocratie semblent bien avoir une propension presque irrésistible à appliquer ce principe d’égalité à tous les domaines de l’existence, et donc à nier même les différences les moins contestables.
D’autre part le fait que nous avons tendance à identifier ce qui est naturel avec ce qui est spontané. Pour nous, un comportement serait naturel lorsqu’il se produirait sans aucune intervention humaine. Nous opposons couramment la nature et la culture. Mais dans le cas de l’être humain cette opposition est par trop simpliste. Beaucoup des capacités naturelles de l’être humain ont besoin d’une certaine éducation pour s’actualiser, pour se développer pleinement. Ainsi il est incontestable que l’être humain est naturellement doté de la capacité de parler, son anatomie, par exemple, le prouve au-delà de tout doute raisonnable. Et cependant un enfant a besoin d’entendre des adultes lui parler en une certaine langue pour pouvoir se mettre lui-même à parler. Sans une socialisation appropriée, sa capacité naturelle à parler restera juste ça : une capacité non exploitée.
Toute indique qu’il en va exactement de même avec la différence des sexes. Les hommes et les femmes sont par nature dotés de propensions différentes - les hommes plus ceci, les femmes plus cela - des propensions qui peuvent être amplifiées ou réprimées par l’éducation qu’ils reçoivent, mais seulement jusqu’à un certain point et au prix de certains coûts émotionnels qui peuvent vite s’avérer insupportables.
Ainsi les rapports entre les sexes ne sont pas réglés partout de la même manière. La place des uns et des autres varie suivant les « cultures », les « sociétés », comme on voudra. Et cependant il n’est pas difficile de discerner des invariants par delà ces différences superficielles. Pour ne prendre que deux exemples évidents : partout le soin et l’éducation des jeunes enfants est essentiellement l’affaire des femmes, et partout les hommes dirigent, partout ils occupent la plupart des postes de direction, au niveau politique, économique, religieux, etc.
Le seul fait que de tels invariants existent devrait nous faire abandonner l’argument selon lequel les différences de comportement entre les sexes sont « culturelles » et non « naturelles ». Car ce qui est culturel est censé être variable, à la différence de ce qui est naturel, qui est censé être invariable. Dès lors que certaines caractéristiques ne varient ni dans le temps ni dans l’espace, comment pourraient-elles être uniquement « culturelles » ?
Mais puisque le principe d’égalité a sur nous une si grande emprise, il est nécessaire aller plus loin. Il nous faut apporter des preuves plus positives du fait que les différences hommes/femmes que nous constatons chaque jour ne sont pas l’œuvre d’un conditionnement sournois de la société, qui apprendrait aux petites filles à demander des robes de princesse alors qu’au fond d’elles-mêmes elles ne rêvent que de fusils et de voitures.
Ces preuves existent, et elles sont même fort nombreuses, mais elles ne sont guère mises en évidence, pour des raisons aisées à comprendre.
Ce sont quelques-unes d’entre elles qu’il nous faut maintenant examiner.

28 commentaires:

  1. Je suis depuis longtemps votre lectrice fidèle, et je tiens à vous remercier pour le beau cadeau d'anniversaire que vous me faites là.
    Comme d'habitude, on attend la suite avec impatience (ce n'est pas pour vous mettre la pression...).
    Bien à vous.

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    1. Tout le plaisir est pour moi. Et bon anniversaire Laura.

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  2. Bonjour Aristide,

    Toujours parfait,je vais quand même essayer d'apporter ma petite pierre à votre immense édifice.

    Que les féministes de tout poil le veuillent ou pas,il y a quelque chose que les femmes ne pourront faire.

    Même si une dame peut avoir des relations avec 10 hommes différents le même jour, elle ne pourra toujours qu'enfanter que d'un seul mais un homme pourrait avoir lui 10 enfants avec 10 femmes différentes.

    Raisonnement primaire, pas tant que cela.En effet pourquoi sauve t on les femmes et les enfants d' abord quand un bateau coule. Certainement pas par galanterie car par le passé certains hommes lors de catastrophes naturelles ou humaines ont montré moins de courage que beaucoup de femmes présentes sur les lieux.

    Comment éliminer une race, en éliminant les femmes tout simplement et là l' éducation ne peut rien faire.

    Je me souviens d'un livre intitulé : " La grève des ventres" de Francis Ronsin édité 1980 qui expliquait ce que le monde serait si nos dames ne faisaient plus d' enfants.

    Ce qu'illustre remarquablement le film du cinéaste indien Manish Jha Matrubhoomi, un monde sans femmes (2005).

    Mes nos féministes préfèrent s'indigner que l'on ose utiliser le terme de " Mademoiselle" que de combattre la tentative de crémation d'un père musulman sur sa fille qu'il jugeait trop occidentalisée et ce à Paris.

    Les féministes sont au combat des femmes ce que Vlad Dracul fut au bien être des hommes.

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    1. Je vous trouve un peu dur avec la galanterie Grandpas.
      Il est évident que tous les hommes ne se comportent pas toujours en toutes circonstances comme des gentilshommes, mais sans doute ce comportement était-il plus fréquent que nous n'avons tendance à le penser aujourd'hui.
      Voyez par exemple le naufrage du Titanic : 74% des femmes ont survécu, 80% des hommes ont péri.
      Je me suis laissé dire que ce n'était pas tout à fait ce qui s'était passé lors du naufrage du Costa Concordia...
      La galanterie s'appuie sur la tendance qu'ont la plupart des hommes à protéger spontanément les femmes. Cette tendance s'accompagne facilement d'un certain sentiment de supériorité et de possessivité, bien sûr, et elle peut dégénérer en une forme de despotisme, mais bien éduquée elle peut être très intéressante. Elle peut amener les hommes à se gêner pour les femmes, à ne pas abuser de leur force avec elles, etc., bref elle peut produire des gentilshommes.
      Bien évidemment pour les féministes cette notion de galanterie est anathème car elle repose sur l'idée qu'il existe des différences substantielles entre les hommes et les femmes.
      Exit donc la galanterie.
      Résultat : plus de gentilshommes, que des lavettes ou des butors (oui je sais je simplifie un peu, mais vous voyez l'idée).

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    2. Bonjour Aristide,

      Je ne pense que la galanterie rentre dans le comportement des hommes lors d'une catastrophe.

      Le 9 mars 1889, un incendie se déclara aux grands magasins "Printemps"; il se dit que certains messieurs avaient du sans sur le pommeau de leur canne.

      Comme bien souvent, c'est la discipline qui permet d'éviter certains comportements peu glorieux.

      Quand il s'agit de survie, l'homme redevient un animal mais d' ailleurs , a t il quitté réellement cet état?

      La galanterie n'est pas innée mais c'est une affaire d' éducation , par contre ce besoin de protection du mâle envers sa femelle est génétique même si cela ne convient pas aux féministes.

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    3. Bonsoir Grandpas,

      Je me demande si vous ne confondez pas avec le célèbre incendie du bazar de la charité, en 1897, car je ne trouve pas trace de l'évènement que vous mentionnez.
      Mais qu'importe.
      Après l'incendie du bazar il a effectivement été dit que les hommes avaient abandonné les femmes à leur sort, voire leur avaient marché dessus pour s'enfuir.
      Mais d'une part il semble bien que cela soit faux. L'incendie s'est propagé extrêmement rapidement et les femmes ont été très handicapées dans leur fuite par les lourdes robes qu'elles portaient et qui se sont enflammées instantanément (une partie du plafond est tombé sur la foule). Bref, elle n'ont simplement pas pu être secourue.
      D'autre part, en supposant que cela soit vrai, le comportement supposé des hommes a choqué précisément parce que l'on attendait autre chose d'eux. Et aurait on été choqué si c'était leur comportement habituel ?
      Lors du naufrage du Titanic certains hommes se sont mal conduits, mais la plupart ont fait ce qu'on attendait d'eux : les femmes et les enfants d'abord. Et il n'y a pas eu besoin de les contraindre pour cela.
      D'ailleurs s'il avait fallu les contraindre cela ne changerait pas le problème : seuls des hommes peuvent contraindre d'autres hommes, et pourquoi le feraient-ils à leur propre détriment, si ce n'est précisément parce ce qu'ils sont convaincus qu'un homme doit savoir se sacrifier ?
      Non, je crois vraiment que la galanterie est une possibilité très réelle, notre histoire en porte suffisamment de traces. J'ajouterais qu'elle me semble un signe de haute civilisation (je vous laisse tirer la conclusion qui en découle au sujet de la hiérarchie des civilisations). Mais comme vous le dites elle est affaire d'éducation, et en matière d'éducation les résultats ne sont jamais garantis.
      Il peut y avoir des ratés, et même assez nombreux.
      Mais je vous parle là d'une chose que nous aurons bientôt oublié à force d'enrichissement venu du sud de la méditerranée. La civilisation occidentale est une chose si passée.

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    4. Bonjour Aristide,

      Vous avez raison à propos de l'incendie mais celui du "Printemps" a réellement eu lieu.

      Pour la galanterie, je pense que je dois être un de ces ratés, certaines dames( les plus âgées)me donnent du butor comme s'il en pleuvait.

      A ma décharge, ces dernières ont souvent des comportements peu convenables surtout dans les bus où elles n'hésitent à pousser toutes les personnes même les femmes en sainte, se trouvant dans leur progression vers un siège, je les surnomme les " Mémé-Dragster"; pour une raison simple.

      En attendant le bus, elle tremblent sur elles-même mais dès que ce dernier approche, leurs chaussures se mettent à fumer(burn-out) et quand la porte du bus s'ouvre, le démarrage est fulgurant pour arriver devant l'objet du désir et se remettre à trembloter si le siège est occupé par de ces jeunes à casquette pour faire lever le garçon et si le regard implorant venant derrière ne suffit quelques coups de sac suffiront à faire rentrer dans le rang le renégat.

      Donc mon manque de galanterie ou le peu que ma mère avait pu distiller en moi, a complètement disparue en arrivant dans la capitale de la galanterie, Paris.

      Bonne journée

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    5. Je devrais copié le mot "enceinte" des milliers de fois, méa culpa méa maxima culpa.

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    6. Grandpas,

      Vous m'avez bien fait rire avec vos "mémés-dragsters".
      Je vous rassure, la galanterie est inconcevable sans la modestie féminine, qui en est la contrepartie.
      C'est bien pourquoi elle est anathème à nos féministes.
      (Bien que je ne crois pas du tout qu'elle soit anathème aux femmes en général. Mais on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre).

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    7. Votre exemple ("les femmes et les enfants d'abord") n'est absolument pas convaincant : il s'agit de pure galanterie (qualité suprême de notre civilisation -prétendument égale aux autres !)

      L'aspect le plus fondamental répondant à votre préoccupation est la polygamie : toute société guerrière où les hommes ont des risques de mourir a mis en place ce mécanisme capable de garantir un renouvellement correct des générations.
      Un cas étrange au XVIème siècle : la bigamie de Frédéric de Hesse mariage célébré par Luther et Mélanchthon (ne pas omettre le th).

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  3. Merci Aristide pour ce nouvel épisode.
    L'erreur qui consiste à dire " ah mais non mais moi je connais quelqu'un qui...." en croyant mettre à mal toute conclusion statistique est vraiment très répandue et entretenue par ceux que cela arrange.
    Je parie vingt cacahuètes que dans vos preuves vous allez nous parler de singes ( enfin de bébé guenons).
    Si je me trompe je dirai que je ne peux pas avoir tout le temps raison car je ne suis qu'une femme après tout ;)

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    1. Perdu ! :)
      Pour tout dire je me méfie un peu des conclusions du singe (ou de n'importe quel autre animal) à l'homme.
      L'homme est un animal, c'est évident, mais il n'est pas un animal tout à fait comme les autres aussi les transpositions sont elles un peu délicates. Pas nécessairement illégitimes, mais délicates.

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  4. Dommage pour moi parce que j' ai perdu (heureusement que je n'ai pas parié trop cher^^)
    Tant mieux pour moi car je me demande bien ce que vous nous réservez (suspens )
    Je me permets d'indiquer ce lien mignon (l'éthologie c'est quand même très chouette) :
    http://www.lefigaro.fr/sciences/2010/12/21/01008-20101221ARTFIG00611-les-jeunes-chimpanzes-femelles-jouent-a-la-poupee.php

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    1. Merci pour le lien Dixie. C'est vrai l'éthologie peut être tout à fait passionnante et instructive.
      Mais rien que sur ce petit article il me semble que l'on peut voir aussi qu'elle peut être trompeuse si l'on n'y prend pas garde. Ainsi il n'est pas tout à fait exact de dire que les jeunes guenons "jouent à la poupée" comme les petites filles, car les petites filles ne se contentent pas de porter leur poupée et de la bercer. Jouer à la poupée c'est d'abord se raconter une histoire avec elle (et Dieu sait que les petites filles sont bavardes. Les grandes aussi d'ailleurs^^).
      Petite différence, mais grandes conséquences.

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    2. Méfions nous des bonobos car ici, les femelles agissent comme des tyrans, en frappant ou en émasculant certains mâles du clan qui ne les respectent pas.

      Le secret désir de nos féministes, allez savoir!

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  5. Bonjour Aristide,

    Vous disséquez avec brio le crédo féministe, faux, de la similitude existant entre l’ homme et la femme .

    La femme est par essence radicalement autre et superbe. Je constate que votre scalpel se rapproche cette fois très près de l’ os de cette vérité.

    Je ne parie pas que cela est lié notamment au cerveau féminin, à son utérus ou une affaire d’ hormone...car je ne parie jamais.

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    1. Bonsoir Michka,

      Radicalement autre, je n'irais pas jusque là. Quant à superbe, je vous laisse la paternité de ce qualificatif :)
      Concernant les causes de ces incontestables différences je crains de vous décevoir. Mais il n'est pas nécessaire de connaitre la cause d'un phénomène pour être assuré de son existence.
      Ce qui est mystérieux ne laisse pas d'être comme dirait Pascal.

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  6. Bonjour Aristide,
    je vous remercie pour ce texte, qui fait la part belle aux anti-feministes...
    toutefois, je releve une phrase d'un de vos commentaires:
    "Mais je vous parle là d'une chose que nous aurons bientôt oublié à force d'enrichissement venu du sud de la méditerranée. La civilisation occidentale est une chose si passée."
    ne croyez-vous pas que c'est bien plutot l'opposé: la démission dans sa virilité de l'homme occidentale qui permet l'oubli de notre civilisation occidentale au profit d'une autre venant du sud de la Méditerranée? civilisation d'ailleurs, qui, malgré tous les reproches qu'on puisse lui faire, respecte cette loi naturelle de differenciation des sexes, et où la galanterie a une autre forme mais existe tout autant.
    Par contre, une race qui ne connait pas cette galanterie elementaire, est la race jaune: chinois, japonais, viet, etc...!!c'est d'ailleurs dans ces pays que vous trouverez le plus de matriarcats. C'est assez surprenant, je vous l'avouerez. Est-ce racial? heritage communiste? (mais le Japon, ne fut pas communiste, et la Russie est loin de connaitre cela, la galanterie est plus forte encore qu'en France)...
    question culturelle plus que naturelle semblerait-il?

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    1. Il est bien évident que la cause première d'un grand nombre des maux dont nous souffrons se trouve dans la transformation de nos opinions et de nos moeurs. Il n'en reste pas moins que toute possibilité de redresser la barre disparaitra dès lors que la population autochtone aura été remplacée par des populations étrangères à la civilisation occidentale et qui n'ont aucun désir de s'y intégrer.
      Car la galanterie (j'utilise ce terme faute de mieux) ne consiste pas à reconnaitre la différence des sexes (sans quoi elle serait universelle), elle consiste à reconnaitre aux femmes une certaine autorité morale. Elle consiste avant tout dans le fait que les hommes reconnaissent que les femmes sont des juges éclairés sur une partie au moins de ce qui constitue le mérite d'un homme (et pas d'interprétation tendancieuse s'il vous plait :)).
      Je ne vois rien de tel dans la civilisation arabo-musulmane, puisque c'est elle que j'avais à l'esprit. Bien au contraire.
      Enfermement, mutilation, polygamie, crimes "d'honneur", etc. La place faite aux femmes dans cet "aire civilisationnelle" ne fait que me confirmer dans l'idée que l'islam est bien l'une des religions les plus funestes au genre humain qui soit jamais apparue.
      Quant au matriarcat, si nous entendons par là la prédominance des femmes dans la sphère publique, cela n'existe pas.
      Ce n'est pas moi qui le dit mais (je parle de mémoire) Françoise Héritier, dont il a été question dans d'autres commentaires. Et elle n'est pas suspecte de sympathie pour les idées "réactionnaires".
      Il existe des sociétés matrilinéaires, il n'existe pas de société matriarcales connues.

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  7. "Le fait que nous éduquions différemment les garçons et les filles ne prouve absolument pas que c’est l’éducation qui est responsable des différences de comportement entre les hommes et les femmes. Cela prouve simplement que nous pensons que les garçons et les filles sont différents et, par conséquent, qu’il faut les traiter différemment. La différence de traitement pourrait très bien être la conséquence des comportements différents, et non pas leur cause."

    S'il y a un passage à encadrer ici, c'est bien celui-ci. On peut également l'appliquer pour les enfants adoptés, qu'ils soient d'une autre race-ethnie, ou non. Aujourd'hui, on a l'air de croire que traiter différemment les autres confirme les stéréotypes, autrement dit, que les stéréotypes : "c'est dans ta tête".
    C'est parfaitement en ligne avec l'idéologie égalitaire (et anti-raciste).
    Vous allez voir. Un jour on finira par dire : les garçons sont plus violents que les filles parce que c'est ce que les parents croient.

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  8. Aristide,
    Je ne connais pas Françoise Heritier, mais le principe matrilineaire n'a rien a voir avec le matriarcat, ce systeme de société existe vraiment dans de petites communautés chinoises où j'ai été personnellement. On trouve plusieurs communautés dans les villages au pied du Tibet dans les regions du Sichuan principalement et meme du Yunnan, uniquement dans le nord. Dans ces communautés se sont les femmes qui dirigent, elles ont plusieurs maris et s'octroient le devoir d'élever elle-meme leurs enfants. Les hommes travaillent au meme titre que les femmes, mais n'ont pas de pouvoir decisionnaire.
    Concernant la galanterie, je l'emploie au meme titre que vous bien evidemment. La place faite au femme dans l'islam est differente de celle de notre monde occidentale et contrairement à ce que vous croyez il est meme plus galant que le nôtre. Si vous saviez comment à l'interieur de chez elle la femme est reine. Elle decide de presque tout, l'homme n'ayant pour sa part qu'une action exterieure et publique. Je pourrais meme dire que la civilisation musulmane est plus respectueuse des femmes que notre civilisation moderne, laquelle "oblige" (moralement et par pression sociale) les femmes a avorter, a utiliser la contraception les transformant en objet sexuel, à travailler dans des conditions parfois lamentables sans egard pour leur faiblesse mensuelle, à s'habiller comme des putes,etc...
    Ce qu'on peut condamner dans l'islam à ce sujet c'est le manque de confiance en leur femme (mais en meme temps quand ils voient les espèces de virago et de bombes sexuelles que sont devenues la plupart des femmes occidentales...)et surtout l'impossibilité de pardon et de rachat comme nous l'avons dans la religion catholique. Quand l'adultere est condamné par les 2 religions, l'une tue, l'autre propose la remission et le pardon. A cela on reconnait la barbarie des fausses religions.
    Cependant leur rapport avec les femmes est une question de civilisation qu'il nous est difficile de juger, d'ailleurs cet etat de fait ne revolte que les femmes occidentales et encore...comment expliquez-vous toutes ces femmes blanches, qui se convertissent à l'islam? elles trouvent tout simplement un respect que l'homme occidentale ne lui apporte plus.
    Ne dites pas qu'il n'est pas possible de redresser la barre. Nous ne sommes pas encore en dhimmitude, l'islam ne gouverne pas encore notre pays, rien n'est trop tard, mais surtout personne ne veut reagir, on prefere pleurer et se lamenter et garder nos acquis sociaux post-soixantuitard avec les divorces, les pacs, les conquêtes multiples comme prime.
    Redresser la barre, Aristide, supposerait le retour à un ordre chrétien et catholique, à une morale, à une abnégation de soi, à du courage et de l'honneur, à une vie moins materialiste...vaste programme!
    Ce qu'on vit aujourd'hui est un appel du vide: vide demographique, vide spirituelle. IL suffit donc de combler ce vide, n'est-ce pas?

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    1. Dites, Sonia, l'Islam a vraiment l'air de vous plaire beaucoup : je vous rappelle qu'il vous suffit de dire chabadabada pour faire votre conversion. ça clarifierait la situation.

      Jamais pu supporter les catholiques à babouches.

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  9. mat,
    Avant de repondre des aneries, peut-etre devriez-vous apprendre à lire...De plus, ce qui m'enerve au plus haut point c'est la condamnation d'une religion parce qu'elle derange son confort, c'est totalement subjectif. Il n'y a rien de spirituel, rien d'objectif.
    La religion maya etait surement pire que l'islam, mais je paris que vous preferez les sacrifices humains loin de chez vous qu'une burqa dans votre quartier.
    L'islam est une religion comme une autre, et je la condamne autant que celles qui ne sont pas catholiques. Je ne suis pas de ceux qui vont visiter des mosquées au lieu d'aller a la messe, comme certains catho modernistes...
    Je sais bien que lorsqu'on lit quelqu'un qui n'est pas là à taper sur du bougne et des muzz à longueur de com, sans aucun discernement, ça fait tache. He bien je suis une tache, et je continue a penser que cela ne sert à rien de pleurer et qu'il est plus intelligent de reagir, mais là plus personne.

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  10. Je n'ai pas pour habitude de "taper sur du bougne", et je ne l'ai pas fait ici. Par contre, je ne veux pas d'une société dominée par une religion tyrannique. La laïcité, à tout prendre, me paraît encore le meilleur système, et le christianisme a ceci de bien qu'il peut s'en accommoder sans faire sauter de bombes.

    Oh, certes, je vous parle d'une laïcité qui reconnaîtrait nos racines et ne traquerait pas de manière agressive des traditions comme les crèches qui ont pour nous valeur culturelle. Le problème, c'est que vous nous vendez une version du catholicisme dont plus personne ne veut. Etre attaché à notre passé, c'est bien, mais il ne faut pas l'idéaliser : si le catholicisme a regné chez nous sans partage pendant des siècles, c'est parce qu'il pouvait exercer une forme de contrainte sur les populations. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, et de ce fait les conversions ne peuvent être massives : elles sont volontaires et individuelles.

    N'est-ce pas une bonne chose ?

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  11. mat, je ne vends rien et je ne suis pas attachée au passé, bien au contraire.
    Le catholicisme que je defends (et non vends...) est tout simplement un respect de la nature humaine dans toute sa complexité: naturelle, surnaturelle, morale, spirituelle, sociale. Et tant qu'on refusera de respecter la complexité de l'homme on sera forcement dans une attitude bancale et donc conflictuelle.
    La laicité correspond a une despiritualisation de l'homme et donc aboutit à l'amoralité et donc à la décadence telle qu'on la vit.
    Defendre la christianisme n'est pas un retour dans le passé, mais une continuation de valeurs eternelles, celles de l'esprit. Les choses materielles ont leur mode et leur variation, les choses spirituelles sont immuables et c'est en cela que le christianisme a vocation à perdurer dans le temps.
    Une sorte de ligne continue surnaturelle qui domine un monde materiel en tempête.
    Bien sur que les conversions sont individuelles et volontaires, et c'est une bonne chose, et cela ne peut en etre autrement; on n'a jamais vu aucun missionnaire forcer qui que ce soit à croire le couteau sous la gorge!!
    mais les conversions ne se font pratiquement plus et meme se "défont"par trop d'attachement à la matière, se detachant ainsi de la vie de l'esprit.
    C'est l'enseignement du Christ qui mettait en garde de la lutte entre la chair et l'esprit qui est sans cesse en l'homme, et on le verifie tout au long des vies.
    C'est facile de dire, on n'en veut plus de ce catholicisme là, on en veut un autre. Ca ressemble a du caprice, mais à rien de spirituelle. on ne jette pas une verité comme un kleenex. Ce catholicisme là, comme vous dites, n'est pas à moi, il est là dans la lumiere de sa verité, que vous le vouliez ou non.
    Mais bon pour en revenir au sujet, je pense que si vous voulez combattre une religion, telle que l'islam, il faut en reconnaitre les defauts et les qualités, et surtout les qualités, car ce sont elles qui vont le plus facilement gagner du terrain. Dire que les hommes muzz sont plus respectueux des femmes qu'on le croit, c'est juste dire: mefions-nous, ils sont plus forts pour attraper nos filles, et nous qui avons perdu notre galanterie, aurions peut-etre quelque chose à retablir pour ne pas se laisser prendre sur ce terrain...Compréhension-réaction!

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  12. Sonia,

    "Si vous saviez comment à l'interieur de chez elle la femme est reine";Le seul soucis c'est qu'une fois franchit les portes de sa prison, elle est considérée comme inférieure au mâle.

    Vous devriez relire les fables de La Fontaine comme"Le loup et le chien"; enfin sur le fait que notre société considère la femme comme un objet sexuel, vous oubliez les maisons closes de nos parents et les bains au Moyen âge qui étaient considérés comme des lieux de débauche par l' Eglise catholique romaine.

    Les musulmans eux préfèrent cacher ce que notre société montre au grand jour mais je peux comprendre que cela puisse vous choquer mais c'est l' évolution de la société.

    "La religion maya etait surement pire que l'islam, mais je paris que vous preferez les sacrifices humains loin de chez vous qu'une burqa dans votre quartier."; il y a bien longtemps que les prêtres mayas n'officient plus en Amérique centrale et encore moins en ce pays.

    On peut vous retourner votre jugement car après tout pour les mayas ces sacrifices faisaient parti de leur environnement social et religieux et ne regarder donc pas ce comportement avec vos yeux de femme moderne.

    Que pensez vous du comportement de ce père qui voulut brûler sa fille en l' aspergeant d' essence car il trouvait qu' elle était trop moderne.Avez vous un père européen faire de même.

    Alors que préférez vous vivre en reine enfermée dans maison ou vivre sans contrainte où bon vous semble.

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  13. Grandpas
    "Avez vous un père européen faire de même."
    que pensez-vous de ce pere de famille autrichien ou allemand (je crois) qui enferma sa fille pendant 24 ans dans une cave et la viola, lui fit 8 gosses, dont plusieurs moururent faute de soin et les autres furent elevés dans cette cave...?
    Des cas horribles se retrouvent dans toutes les sociétés.
    Et chaque societé a sa façon de vivre. Je ne defends pas l'idée d'enfermer les femmes, mais juste l'idée que les muzz ont un certain respect de la femme. Que leur religion les fasse agir de maniere stupide est une autre histoire.
    De toute maniere, l'islam a une propension à l'abetissement des gens telle que les femmes finalement ne sont pas si malheureuses parce qu'elles n'ont pas l'idée d'avoir autre chose.

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  14. Sonia,

    Votre comparaison tombe fort mal à propos car le père autrichien qui cloîtra sa fille et les enfants qu' il eut avec, est un fait divers sordide mais sociétal.

    Il n 'a pas agit selon des préceptes religieux comme le font beaucoup de pères musulmans et cela même en Europe.

    Que pensez vous de l' excision et de l'infibulation, de nos jours certains imams autorisent voir encouragent ces pratiques d'un autre temps.

    Enfin, il suffit de laisser les femmes et même les hommes dans inculture totale pour que tout le monde soit heureux.

    Vous avez une vision de la société bien réduite, une sorte de meurtrière sur le monde.

    Je vous la laisse.

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