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mercredi 21 novembre 2012

Coming Apart - la déchéance des classes populaires (7/7)





Existe-t-il un moyen d’échapper à ce cercle vicieux qui sape la vitalité des sociétés occidentales et qui menace chaque jour un peu plus leur cohésion - sans même parler du fait qu’il finit par les saigner à blanc d’un point de vue financier ?
La réaction, si elle doit se produire, ne pourra à l’évidence venir que de cette nouvelle élite que Charles Murray a décrit dans la première partie de Coming Apart. Elle seule a les moyens intellectuels et politiques de trouver et de mettre en œuvre une solution à un problème aussi complexe. Mais certaines caractéristiques de cette nouvelle élite forment un obstacle sérieux sur la voie d’une telle réaction.
En premier lieu, l’élite n’est guère affectée directement par les transformations de la société américaine. Les couches supérieures de la population continuent largement à pratiquer les vertus fondatrices que les couches inférieures ont abandonné ; pour elles la poursuite du bonheur reste une possibilité réelle, sans même parler du fait qu’elles captent l’essentiel des gains de la croissance économique, car elles sont à l’origine de ces gains. Par ailleurs, leur isolation physique et intellectuelle du reste de la population a pour conséquence que la plupart des membres de l’élite ignorent tout simplement la nature des problèmes dont souffrent leurs compatriotes moins fortunés. Enfin, et peut-être surtout, les élites actuelles ont, dans leur ensemble, perdu la confiance en elles-mêmes nécessaire pour prêcher ce qu’elles pratiquent.
Dès leur enfance, les membres de cette élite sont nourris au relativisme moral, sous les noms variés de « tolérance », « respect », « ouverture à l’autre », « diversité », de sorte que celui-ci finit la plupart du temps par devenir une seconde nature. Allan Bloom remarquait ainsi dans The closing of the american mind, il y a déjà vingt-cinq ans : « S’il y a une chose dont un professeur peut être absolument certain, c’est que presque chacun de ses élèves lorsqu’il entre à l’université croit, ou dit qu’il croit, que la vérité est relative. Si l’on met cette croyance en question, on peut compter sur la réaction des étudiants : une incompréhension totale. Qu’on puisse considérer que cette proposition ne va pas de soi les étonne au même titre que si l’on remettait en question le fait que deux plus deux font quatre. »
En conséquence, si les membres de l’élite américaine sont en général eux-mêmes fort travailleurs, il ne leur viendrait pas à l’idée d’user d’un terme désobligeant pour désigner ceux qui ne sont pas travailleurs. On ne peut pas juger. Les jeunes femmes appartenant à cette catégorie de la population conçoivent rarement d’enfants hors mariage, mais il serait inacceptable de flétrir les naissances hors mariage. On ne doit pas juger. Dans certains cercles plus progressistes que les autres, même le simple fait de parler de manière désobligeante des criminels pourra vous valoir des remontrances. En fait, comme le dit à peu près Charles Murray, les seules personnes à propos desquelles il est permis de tenir des propos péjoratifs sont celles qui ne partagent pas les opinions politiques (libérales - au sens américain du terme) de l’élite, les chrétiens fondamentalistes, et les petits blancs ruraux, particulièrement s’ils sont chrétiens fondamentalistes et qu’ils votent conservateur.
Dans de telles conditions, il est difficile de voir comme un changement fondamental pourrait se produire et il est assez clair que Charles Murray lui-même est pessimiste sur ce point.
Toutefois il offre à ses lecteurs quelques raisons modestes d’espérer.
La première raison est que l’Etat-providence arrive en bout de course d’un point de vue financier. Les pays d’Europe occidentale sont au bord de la faillite et la situation des Etats-Unis est aujourd’hui à peine meilleure. Les années qui viennent seront celles de l’écroulement inévitable des systèmes existants et il n’est pas interdit de penser que quelque chose de plus raisonnable sortira des décombres.
La seconde raison est l’écroulement des fondements intellectuels de l’Etat-providence. Selon Charles Murray, l’Etat-providence à l’européenne repose sur deux prémisses fondamentales : la prémisse selon laquelle l’homme est dépourvu de nature, et la prémisse selon laquelle les êtres humains sont tous à peu près égaux du point de vue de leurs capacités.
La première prémisse signifie en pratique que les hommes peuvent être modelés par les interventions appropriées du gouvernement, qu’il n’existe pas de limites à ce qui peut-être réalisé par « l’ingénierie sociale ».
La seconde prémisses signifie en pratique que, dans une société juste, des groupes de gens différents - les hommes et les femmes, les Noirs et les Blancs, les hétérosexuels et les homosexuels, les enfants des pauvres et les enfants des riches - obtiendront naturellement des résultats statistiquement identiques : le même revenu moyen, le même niveau d’étude moyen, les mêmes proportions entre ceux qui deviendront concierges et ceux qui deviendront directeurs généraux, etc. Lorsque cela n’arrive pas, la cause en est le mauvais comportement des individus et une société injuste, ce qui justifie une intervention des pouvoirs publics. Tout ce que nous associons avec l’expression « politiquement correct » provient en définitive de cette prémisse.
Or, selon Charles Murray, la science moderne - particulièrement les neurosciences et la génétique - est en train de prouver au-delà de tout doute raisonnable que ces deux prémisses sont fausses. Mais dès lors que ces connaissances se seront diffusées et qu’il sera admis, d’une part, que l’homme a bien une nature, qui limite étroitement ce qu’il est politiquement possible de faire et, d’autre part, que les groupes présentent bien des différences significatives du point de vue de leurs capacités, différences qui conduisent naturellement à des résultats différents, un grand nombre de politiques menées actuellement par les pouvoirs publics perdront leur raison d’être.
A ce point, quel que soit le crédit qu’il fasse à Charles Murray, un lecteur ayant un peu d’esprit critique ne pourra se défendre d’une certaine incrédulité. A supposer que Murray ait raison en ce qui concerne les progrès de la science - ce qui est déjà loin d’être évident - croire que la diffusion de cette connaissance suffira pour modifier radicalement les termes du débat politique parait assez naïf, à tout le moins.
La troisième raison avancée par Murray est que les Etats-Unis ont déjà fait preuve à plusieurs reprises de leur capacité à se régénérer moralement et à réanimer les vertus fondatrices lorsque celles-ci  étaient défaillantes. Au cours de leur histoire, les Américains ont ainsi connu trois renouveaux religieux de grande ampleur (quatre selon certains) appelés « Grand Réveil » (Great Awakening) qui eurent des conséquences politiques profondes. C’est un tel réveil, politique autant que religieux, que Charles Murray espère de la part de l’élite américaine dans les années à venir, et qu’il veut manifestement contribuer à faire advenir par ses écrits.


Cette dernière partie de Coming Apart est, il faut bien le dire, sans doute la moins convaincante de l’ouvrage. Moins à cause de ce qu’y écrit Charles Murray qu’à cause de ce qu’il n’y écrit pas. Coming apart observe en effet un étrange silence sur les questions politiques et, dans la dernière partie, ce silence devient particulièrement assourdissant.
Ainsi Charles Murray parle incessamment du « projet américain », et son attachement profond et sincère à ce projet transparait à chaque page, mais il ne mentionne pour ainsi dire jamais le vrai nom de ce projet : la démocratie libérale. Le projet américain est en premier lieu un projet de gouvernement : montrer que, selon la célèbre formule de Lincoln à Gettysburg, le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple est réellement possible. Que la démocratie peut être un régime à la fois juste, stable et compétent.
De la même manière, Murray parle des vertus fondatrices, et il mentionne en passant le lien entre ces vertus et le self-government, mais il ne s’arrête jamais sur les conséquences politiques que pourrait avoir la disparition de ces vertus. Pourtant, ces conséquences paraissent plus graves encore que celles qu’il décrit, et qui ont essentiellement à voir avec la poursuite individuelle du bonheur.
Ainsi, Charles Murray parle de la disparition de la Rome républicaine et de sa transformation en empire et il suggère, vaguement, que quelque chose de semblable pourrait arriver aux Etats-Unis, mais sans développer cette idée. Pourtant un parallèle frappant et presque évident s’offrait à lui : la disparition de la République romaine a - si nous en croyons les auteurs anciens - d’abord été due à la croissance de la plèbe urbaine au détriment de l’aristocratie et du peuple des champs, c’est à dire à la croissance d’une population « incapable et de gouverner et d’être gouvernée » au détriment de la partie politiquement capable de la République. Une plèbe de ce genre est, en effet, l’instrument idéal aux mains d’un démagogue ambitieux pour établir son pouvoir personnel et, dès lors qu’elle atteint une taille critique, le renversement du régime n’est plus guère qu’une question de temps et d’occasion.
Charles Murray semble parler de la corruption morale des classes inférieures de la population américaine comme si cet état pouvait se prolonger presque indéfiniment sans conséquences politiques, comme si cette partie de la population pouvait croitre sans affecter l’ensemble du pays tôt ou tard. Mais n’est-il pas plus probable que cette nouvelle plèbe urbaine rencontrera un jour son Catilina ou son César, et que le despotisme doux de l’Etat-providence sera remplacé par le despotisme tout court pour toutes les catégories de la population ?
Peut-être cette interprétation est-elle excessive, et peut-être Charles Murray en parlant de la fin de la République romaine voulait-il discrètement inviter ses lecteurs à tirer par eux-mêmes ce genre de conclusions. Mais son silence sur les questions politiques est plus particulièrement problématique lorsqu’il aborde la question des remèdes possibles aux maux qu’il a détaillé.
Charles Murray, en définitive, ne semble guère envisager comme remède qu’une sorte de prise de conscience des impasses de l’Etat-providence de la part des élites américaines. Les citoyens de Belmont devraient redécouvrir que « s’il peut être plaisant de mener une vie de magazine sur papier glacé, il est en définitive plus amusant de mener une vie ayant de l’épaisseur, et d’être au milieu de ceux qui mènent une vie ayant de l’épaisseur. » Ce qui est sans doute vrai, mais que l’on pourra juger d’autant plus faible qu’il n’indique pas par quels moyens ce « Grand Réveil civique » pourrait avoir lieu.
Charles Murray parait n’envisager que deux possibilités : soit ce Grand Réveil spontané soit une intervention active du gouvernement et de l’administration pour modifier les comportements des individus. Murray rejette catégoriquement ce genre d’intervention comme inefficace au mieux, nuisible au pire, et certainement, si nous pensons aux tentatives d’ingénierie sociale qui ont eu lieu dans les pays occidentaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale, cette méfiance semble amplement fondée.

Mais en même temps il semble excessif de laisser penser que nous n’aurions le choix qu’entre l’inaction et la prière d’un côté, et l’ingénierie sociale du type « Grande Société » de l’autre. Il existe, pour des hommes d’Etat avisés, bien d’autres manières d’influer sur le comportement des citoyens et de réformer un régime politique vacillant que la bureaucratie aveugle et destructrice de l’Etat-providence.
La question de la formation des mœurs et de la manière dont le législateur peut faire évoluer ceux-ci a été au cœur de la philosophie politique occidentale pendant des siècles, et cette tradition de la philosophie politique constitue une réserve presque inépuisable de réflexions pour qui chercherait des solutions aux problèmes actuels. A commencer bien sûr par les écrits des Pères Fondateurs des Etats-Unis et de celui qui, jusqu’à aujourd’hui, a sans doute le mieux compris la république américaine, Tocqueville.
Ainsi, il est pour le moins curieux que Charles Murray, dont le patriotisme n’est pas douteux, ne paraisse pas s’aviser que la fondation des Etats-Unis a probablement été le plus extraordinaire exemple de « volontarisme » politique des temps modernes. En se donnant une Constitution en 1788, alors que leur toute jeune nation était au bord de la désintégration, les Américains ont bâti intégralement un nouveau système politique, « par choix et réflexion »,  et ils ont ainsi modifié radicalement le cours de leur histoire. Il est heureux que les Pères Fondateurs n’aient pas, à ce moment décisif, suivi l’axiome implicite de Charles Murray selon lequel toute tentative de résoudre directement et énergiquement les problème communs ne peut qu’échouer.
De la même manière, si Charles Murray insiste avec raison sur le fait que les Pères Fondateurs considéraient que la démocratie ne pouvait convenir qu’à un peuple présentant certaines vertus, il ne mentionne pas le fait, pourtant tout aussi incontestable que, selon ces mêmes Pères Fondateurs, ces vertus ne se maintiennent pas d’elles-mêmes et ont besoin du soutien de la loi pour subsister, génération après génération. Pour prendre un exemple très simple, n’est-il pas évident que l’effondrement du mariage à Fishtown a en grande partie pour origine l’assouplissement des lois relatives au mariage et à la filiation ? La nature humaine est ainsi faite que les hommes ne se dirigent pas toujours spontanément vers ce qui est bon pour eux, ou pas en suffisamment grand nombre, et qu’ils ont donc besoin de l’aide de la loi pour ce faire. A l’inverse, si réformer ces lois sur le mariage et la filiation ne saurait suffire pour ressusciter la famille à Fishtown, il n’est pas douteux que cela constituerait une étape indispensable.
De même enfin, Charles Murray note bien le relativisme moral qui ronge les élites mais il ne fait pas l’observation assez évidente que la source de ce relativisme est à rechercher d’abord dans la diffusion de certaines doctrines philosophiques au sein des universités, puis progressivement à l’ensemble du système éducatif. Ce faisant il ne mentionne pas non plus le fait qu’un renouveau des élites passera nécessairement par un certain renouveau de l’enseignement supérieur et du système éducatif en général. Cela n’ira pas sans une action de la part des pouvoirs publics. Murray, qui a mentionné avec approbation le rôle joué par les McGuffey Readers dans l’éducation morale et intellectuelle des enfants américains, ne devrait pas ignorer cela.

Cependant, quelles que soient les limites qu’il est possible de discerner dans Coming apart, il n’est guère contestable qu’une claire conscience du problème est une condition préalable à toute tentative de trouver des solutions. C’est cette clarté qu’offre non seulement Coming apart, mais aussi l’ensemble de l’œuvre de Charles Murray, et pour laquelle ses lecteurs, qu’ils soient Américains ou pas, peuvent lui être grandement reconnaissants.


12 commentaires:

  1. Merci Aristide !
    Votre blog est formidable.
    Que dire d'autre ?
    Ah, si : pouvez nous nous dire quel sera le thème de la prochaine série afin qu'on anticipe le plaisir de la lire.

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    1. Merci Dixie.
      Eh bien, la prochaine grande série devrait être un autre livre de Murray (sans doute le dernier) : Human Accomplishment, consacré à l'excellence en matière artistique et scientifique. Mais ce ne sera pas pour tout de suite.
      Sinon divers papiers, sur la polygamie, sur l'Europe, sur la pauvreté, etc.

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  2. Bravo Aristide.
    Au cours de la lecture de vos articles, je n'ai pu m'empêcher de projeter les propos de Muray sur notre propre pays.
    En particulier, l'auteur fait montre d'espoir concernant l'éducation des masses; lorsqu’il fonde des espoirs sur la "diffusion des connaissances scientifiques" (je traduis par éducation), j’émets des doutes.
    Chez nous, le développement de l'école a produit des diplômés (des bac+n) ignorants mais fortement convaincus (ils ne savent pas que leur "croyance" colle absolument avec ce que l'oligarchie attend d'eux).
    [Notez que Terra Nova l'a bien compris qui propose au Parti "Socialiste" (sic) de s'appuyer sur (en gros) les diplômés et les immigrés.]
    Quant à croire à une « Grand Réveil civique », les deux peuples (USA & Europe) en sont absolument incapables parce qu'ils ne forment plus un peuple.
    La seule chance de voir naître une nation, n'est autre que l'aboutissement de ce que Renaud Camus nomme le "Grand Remplacement". C'est triste !
    L'analogie avec la chute de Rome est absolument réelle : ce qui dura plusieurs siècles en ce temps, ne prendra pas un siècle dans notre monde où tout va très vite !
    Amicalement et désolé pour propager ici un désespoir total.

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    1. Ne soyez pas désolé, il y a de bonnes raisons d'être pessimiste.
      Mais quelques mots quand même pour remettre en perspective : tous les régimes politiques et toutes les civilisations sont mortelles, par conséquent en politique, d'une certaine façon, on ne fait jamais que retarder l'échéance. Ce qui ne veut absolument pas dire que tout soit vain, simplement cela devrait modérer quelque peu notre peine à l'idée que ce à quoi nous tenons risque de disparaitre.
      D'autre part, bien qu'il existe beaucoup de raisons objectives d'être pessimiste, l'avenir n'est pas écrit. Les hommes et les évènements imprévisibles peuvent toujours s'avérer décisifs et modifier une trajectoire qui paraissait toute tracée.
      L'histoire même de l'empire romain le prouve, si besoin était.

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  3. Que dire sur votre démonstration, tout a été déjà écrit par les autres intervenants.

    En lisant votre exposé, je me suis dit que Murray aurait pu prendre exemple en ce pays et pas très loin pour moi(faignant que je suis), les deux arrondissements de Paris les huppés de cette capitale, je cite le XVI éme et le VII éme(Avec Daty, ils sont à la fête), les administrés de ces lieux vivent en autarcie complète et ne savent peut être pas qu'il existe une autre façon de vivre pour la majorité français.

    Quelque soit le pays où nous résidons, il existe toujours deux mondes qui se côtoient, vivent en parallèle mais ne croisent jamais même pas à l’horizon.

    René de Sévérac, il y un essayiste un certain Todd qui a écrit un ouvrage intitulé " Après l'Empire"; il évoquait l'Empire américain et sa déchéance en faisant là aussi un rapprochement avec Rome, un ami l'a lu et l' a trouvé fort à propos mais je l'ai un peu déstabilisé en lui démontrant certaines erreurs de l'auteur sur des passages ou Monsieur Todd n'avait pas les connaissances nécessaires.

    Bien à vous.

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    1. Vous avez raison de faire le parallèle avec la situation chez nous. Même causes mêmes effets.

      Todd fait partie de ces gens qui se trompent régulièrement sur à peu près tout mais qui n'en continuent pas moins à être considérés comme des autorités intellectuelles par la classe jacassante. La liste est longue.

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    2. Todd, vous parlez d'Emmanuel ?
      Je lui reconnais une grande qualité : c'est de se rendre particulièrement indispensable à tout plateau de télévision, quel qu'en soit le sujet.
      Dans notre monde, c'est le plus grand talent. Donc, chapeau l'artiste.
      Et mon avis est à prendre en considération car je ne regarde pratiquement jamais cette "étrange lucarne" et je l'y rencontre malgré tout.

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    3. Exactement. Je pense qu'il doit appliquer le fameux principe : il faut toujours dire du bien de soi-même, ça se répète, et on finit par ne plus savoir d'où ça vient.

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    4. Je regarde le petit écran le plus souvent la nuit(29 ans de travail en nuit) et je n'ai jamais vu le camarade Todd de toute façon ce n'est pas une perte.

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    5. Je ne pense pas qu'il passe dans les émissions automobiles. Il est certes multitâches, mais quand même...
      :-)

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    6. Cher Aristide, quand vous voyez une certaine Margot Lafitte, fille de Jacques Lafitte éternel espoir de la Formule 1 présentait des émissions automobiles, le Todd a largement sa place.

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  4. Merci pour ces billets, Aristide !
    C'est du solide et montre que la lecture de Murray est indispensable.
    Le rassurant, c'est que si les civilisations sont mortelles, celle qui va nous submerger (si on peut parler de civilisation, car il faudrait trouver un autre mot, peut-être islam tout court) crèvera aussi, peut-être plus rapidement que nous encore.
    C'est mon espoir, bien noir, comme leur bannière.

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