Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 19 décembre 2012

Quitter l'Union Européenne (2/2)




 Reste à examiner l’affirmation selon laquelle l’Union Européenne a apporté la prospérité à ses membres.
Avant la crise financière de 2008, une telle affirmation était déjà difficile à croire, puisque l’Union Européenne, bien que s’élargissant sans cesse, ne cessait de perdre du terrain par rapport aux autres régions du monde en termes de PIB. Ainsi, en 1973, l’Europe occidentale (soit les quinze membres de l’UE avant l’adhésion des pays anciennement communistes) comptait pour 38% du PIB mondial. En 2010 cette part n’était plus que de 24%, pour une Union comptant désormais 27 pays. Et en 2020 cette part ne devrait plus être que de 15% environ. Il était patent également que les Européens travaillaient en moyenne moins que leurs principaux concurrents, que la productivité horaire croissait moins rapidement et que le chômage restait à un niveau particulièrement élevé au sein de l’UE. Mais depuis 2008, même les moins versés en économie commencent à percevoir que l’intégration européenne est une partie du problème, et non une partie de la solution.
La monnaie unique a en effet transformé des difficultés économiques surmontables en une crise permanente et apparemment insoluble. Bien entendu, la plupart des pays européens qui sont aujourd’hui en grande difficulté n’ont pas eu besoin de l’intégration européenne et de l’Euro pour mal gérer leurs économies, pour s’adonner aux poisons de l’Etat-providence et de la consommation à crédit. Mais la monnaie unique leur a certainement permis d’atteindre un niveau d’endettement et de déliquescence économique qui n’aurait pas été possible si les prêteurs n’avaient pas eu l’illusion, pendant près d’une décennie, que, en cas de difficulté, l’Allemagne paierait. La Grèce est évidemment l’exemple le plus flagrant de cette situation. Pire encore, la monnaie unique a plongé dans l’endettement et la récession des pays auparavant prospères et dynamiques, comme l’Irlande. Du fait des taux d’intérêt extrêmement bas pratiqués par la Banque Centrale Européenne pour accommoder les besoins des pays à croissance faible, comme la France ou l’Allemagne, l’Irlande en pleine croissance a connu des taux d’intérêts réels négatifs entre 1998 et 2007. Une bulle financière s’est alors formée qui, lorsqu’elle a éclaté, a totalement ravagé l’économie irlandaise.
Et maintenant que les pays européens se débattent dans une crise économique digne de celle des années 1930, la détermination des responsables européens à ne laisser aucun pays sortir de la zone Euro oblige les pays du Sud à pratiquer une austérité aussi douloureuse qu’inutile et les pays du nord encore relativement prospères à remplir éternellement le tonneau des danaïdes.
Il n’est guère étonnant que près des deux tiers des citoyens de la zone Euro estiment que la monnaie unique les a appauvri.
Bien évidemment, la monnaie unique n’a jamais été uniquement, et même peut-être pas principalement, un instrument de politique économique. Dès sa création l’Euro a été conçu comme un symbole de l’unité européenne et comme un facteur d’intégration. Disposer d’une monnaie unique faciliterait les voyages et renforcerait les sentiments européens des citoyens des Etats-membres. De plus, une monnaie unique appelle une politique économique unique, et ainsi l’Euro pousserait peu à peu les pays de la zone vers une union toujours plus étroite.

 L'Europe faisant progresser l'amitié entre les peuples

Mais de même que l’Euro est aujourd’hui un facteur d’appauvrissement des Européens, il est aussi devenu un facteur d’animosité entre les peuples. Les pays méditerranéens grommellent de plus en plus ouvertement contre les « diktats économiques » allemands, en Grèce les manifestants brûlent régulièrement le drapeau allemand et exhibent des portraits d’Angela Merkel revêtue des insignes nazis, tandis qu’en Allemagne ou en Finlande la colère monte contre l’ingratitude des « paresseux » du Sud et que les contribuables s’alarment de voir disparaitre leurs économies pour tenter de reboucher un puits sans fond.
Jamais sans doute depuis la fin de la seconde guerre mondiale les relations entre l’Allemagne et la Grèce n’ont été aussi mauvaises, et l’insistance tout à fait légitime de l’Allemagne à ne pas ouvrir sans contrepartie son chéquier pour les pays en difficulté de la zone Euro pourrait bien ressusciter des antagonismes nationaux que l’on croyait à jamais disparu.
Angela Merkel avait raison de dire que personne ne devrait croire qu’un autre demi-siècle de paix en Europe est inévitable. Il est d’autant plus dommage qu’elle, et tant d’autres, s’acharnent à faire passer la maladie pour le remède.

Mais si l’intégration européenne n’a rempli aucune de ses promesses, si le rêve s’est depuis longtemps transformé en cauchemar, comment expliquer que tant de gens apparemment intelligents s’y accrochent si désespérément ?
Pour répondre à cela il est nécessaire de distinguer deux sortes de partisans de l’intégration européenne.
La première catégorie est constituée des gens ordinaires qui croient sincèrement dans ce qu’ils appellent « l’idéal européen », qui se désolent tout aussi sincèrement de la tournure prise par les évènements, et qui espèrent encore, là aussi en toute sincérité, que les choses pourront s’arranger. Ce qui les attire vers « l’idéal européen » peut varier d’un individu à l’autre, mais il parait juste de dire que la plupart d’entre eux n’ont qu’une connaissance très approximative de ce qu’est réellement l’Union Européenne, pour ne pas dire que la vision qu’ils en ont est sans rapport avec la réalité. Leur rapport au projet européen est avant tout sentimental : ils s’exaltent à l’évocation de « l’unité du continent », du « soft power » de l’Union qui répand la paix et la tolérance autour d’elle, ils croient déjà voir les peuples européens enfin réconciliés marcher main dans la main vers un avenir fait de joie et de prospérité. Ils ne voient pas, et ne verront sans doute jamais, l’Union Européenne qu’ils chérissent telle qu’elle est. « L’idéal » leur cachera toujours la froide réalité bureaucratique, il les empêchera toujours de comprendre la signification pratique de ces traités européens qu’ils font pourtant souvent l’effort de lire. Il les rendra toujours insensibles aux objections par trop terre à terre de ceux qui leur disent que le diable est dans les détails et que le cœur ne devrait jamais usurper la place de la raison.
Laissons rêver ces inoffensifs dormeurs. Nature, berce-les chaudement : ils ont froid. Leur rêve a deux trous rouges au côté droit.
Mais il existe une seconde catégorie de défenseurs du « projet européen » qui, eux, ne rêvent pas. Ils n’ont pas la naïveté des premiers, car beaucoup sont en position de savoir exactement ce qu’est réellement l’Union Européenne, mais en conséquence ils n’ont pas non plus leurs excuses. Dans leur cas l’acharnement à poursuivre coûte que coûte sur la route de l’intégration s’explique avant tout par l’adage selon lequel il est presque impossible de faire comprendre quelque chose à quelqu’un lorsque son salaire dépend du fait qu’il ne le comprend pas.
Au fil du temps, en effet, l’Union européenne a su se constituer une vaste clientèle d’affidés et d’obligés, de gens qui dépendent d’elle pour leur place au soleil, leur part d’honneurs, leurs ressources, et qui en conséquence la défendent avec acharnement et efficacité, car ils sont souvent des gens intelligents et instruits.
Il s’agit bien sûr en premier lieu de tous les fonctionnaires communautaires et d’une grande partie de la classe politique européenne. Pour les hommes politiques dont la carrière nationale est sur le déclin, ou qui en ont assez de l’obligation de courtiser les électeurs, les institutions européennes apparaissent comme une alternative de choix : le salaire, les prérogatives, le pouvoir, le tout avec un minimum de responsabilité.
Mais il s’agit aussi et surtout de l’immense cohorte des membres de la « société civile » que l’UE a su engager sous sa bannière. Quelques exemples, rapportés par Daniel Hannan, permettront de mieux comprendre de quoi il est question.
Lors de la préparation de ce qui allait devenir le Traité Constitutionnel Européen, en 2003, l’UE invita des « représentants de la société civile » à donner leur avis sur ce que devrait contenir le projet. 200 associations non gouvernementales furent sélectionnées à cette fin. Sur ces 200 associations, toutes recevaient des subventions de la part des institutions européennes.
En 2007, au moment du débat à la Chambre des Communes sur la ratification du traité de Lisbonne (le successeur du Traité Constitutionnel Européen), le ministre des affaires étrangères anglais, David Milliband, se vanta de ce que le texte était soutenu par un grand nombre d’associations non gouvernementales connues, telles que The National Society for the Prevention of Cruelty to Children (NSPCC), Oxfam, ActionAid, etc. Ô surprise, chacune des associations mentionnées était subventionnée par l’Union Européenne, et parfois dans des proportions colossales.
Le mécanisme est à peu près toujours le même : l’UE prend financièrement sous son aile un grand nombre d’organisations de toutes natures, qui deviennent progressivement dépendantes d’elle pour leur fonctionnement. Puis, lorsqu’elle désire étendre ses pouvoirs, l’UE se tourne vers ses associations affidées, qui lui disent invariablement ce qu’elle a envie d’entendre, à savoir que davantage de réglementation européenne dans tel ou tel domaine est nécessaire. L’UE peut alors affirmer que ses projets ont le soutien de la population européenne, ou même qu’elle ne fait que répondre à la demande spontanée de « la société civile ».
Il en va à peu près de même des grands intérêts industriels et commerciaux, qui sont souvent les premiers bénéficiaires des réglementations européennes, car celles-ci rendent, en général, plus difficile l’entrée de concurrents sur les marchés où ils bénéficient déjà d’une position dominante. Comme le dit Daniel Hannan, lorsque Bruxelles propose une réglementation dont l’utilité n’est pas immédiatement apparente, neuf fois sur dix on peut trouver derrière une entreprise ou un conglomérat dont les produits répondent précisément à ces nouvelles spécifications et qui pourra ainsi évincer ou gêner ses concurrents à peu de frais.
Ainsi, derrière les institutions européennes, et prête à les appuyer dans leur quête d’une intégration toujours plus poussée, se trouve une vaste armée des ombres, composée des intérêts commerciaux qui bénéficient de l’intégration, des lobbyistes qui gagnent leur vie de l’activité réglementaire de Bruxelles, des syndicats de grands propriétaires terriens qui touchent de larges subventions de la politique agricole commune, des think-tanks et des consultants spécialisés dans les questions européennes, des associations non gouvernementales perfusées à l’argent européen, etc. Des millions de gens, compétents et organisés, susceptibles de faire puissamment pression sur les gouvernements nationaux pour que ceux-ci aillent dans le sens de l’histoire. Une nomenklatura européenne, moins brutale que son homologue soviétique, mais tout aussi attachée que cette dernière à la perpétuation de la structure qui la fait vivre.
Dans de telles conditions, comment pouvons-nous espérer desserrer un jour l’emprise de l’Union Européenne et recouvrer notre liberté ?


 Daniel Hannan ouvre son livre en rappelant, à juste titre, que les systèmes politiques apparemment les plus immuables peuvent s’écrouler du jour au lendemain, presque à la surprise générale, dès lors que les principes qui les animaient ont cesser de convaincre le plus grand nombre et que les gardiens du temple eux-mêmes ne croient plus à l’existence de la divinité qu’ils gardent.
Le cas de l’URSS vient immédiatement à l’esprit, mais les exemples pourraient être multipliés presque à l’infini. En ira-t-il de même pour l’Union Européenne ? Il est bien évidemment impossible de le savoir mais, à l’heure actuelle, il semble du moins possible d’indiquer de quelles directions pourrait venir, si ce n’est le salut, du moins une évolution « positive » de la situation.
Les guillemets à « positive » sont en effet de rigueur, car le premier élément dont nous puissions espérer quelque chose est la crise de l’Euro. La classe politique européenne et la nomenklatura qui la soutient semblent bien déterminées à se battre pour la monnaie unique jusqu’au dernier Grec et jusqu’au dernier Allemand. Nous allons donc vers des temps agités et incertains, plus encore qu’aujourd’hui, mais au bout du compte le plus probable est sans doute que l’Euro ne puisse pas résister à la tempête qui s’est levée et que plusieurs pays, au minimum, finissent par sortir de la zone Euro. Cela serait un signe décisif que l’intégration européenne n’a rien d’irréversible - ce précisément pourquoi le parti européiste veut à tout prix l’éviter - et l’on peut raisonnablement penser que d’autres dominos s’écrouleraient à la suite du domino monétaire.
L’autre développement à suivre de près est celui d’un éventuel référendum au Royaume-Uni sur l’appartenance à l’UE. La crise économique actuelle a grandement rapproché la perspective d’un tel référendum, ainsi bien sûr que le travail inlassable de gens comme Daniel Hannan ou Nigel Farrage. Le résultat d’un tel référendum, s’il devait avoir lieu, est par définition imprévisible, mais les chances semblent bonnes a priori que les Britanniques décident de sortir de l’Union ou du moins de quitter les institutions européennes. A partir de cet instant tout deviendrait possible. D’autres pays suivraient très probablement l’exemple britannique et il serait impossible d’éviter que, partout, le projet européen ne soit réévalué de fond en comble.
En 1805, au plus fort de la domination napoléonienne sur l’Europe, William Pitt aurait déclaré : « l’Angleterre se sauvera par ses propres efforts et, je le crois, sauvera l’Europe par son exemple ». Peut-être, grâce à ses héritiers, la prédiction de Pitt se réalisera-t-elle à nouveau, plus de deux siècles après.

26 commentaires:

  1. Excellente cette phrase de William Pitt.
    Elle me semble pleine de bon sens.

    Quand j'avais 20 ans et que je m'en foutais de la politique, la première réflexion que je m'étais faite, une de mes premières opinions fut: "L'Europe? Mais pourquoi s'unir avec des pays qui fonctionnent mal? Quel intérêt pour les Français d'unir leur destin à celui de pays qui déconnent?"
    Je trouvais que c'était quelque chose d'absurde, ne serait-ce que par principe. Quand vous croisez quelqu'un de malade dans la rue, qui éternue, sent mauvais, transmet ses microbes, vous vous en écartez.
    Pourquoi là, il fallait s'unir avec des pays qui couillent? Dans le principe, la France est Superman (socialisme) et ce serait bénéfique pour nous, peuple de France, que d'avoir plein de nouveaux alliés. Ah bah oui, on est tous des frères, tous des "potes", alors allons-y!! Festoyons avec tout le monde!!!

    C'est comme faire rentrer un blessé dans un match de foot. Absurde!

    Billet bien fourni en tout cas.

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    1. Merci. La question que vous posez est celle que je me pose à propos des pays qui sont actuellement candidats à l'entrée dans l'UE.
      Mais que diable veulent-ils faire dans cette galère?
      J'ai beau tourner ça dans tous les sens, je ne vois pas de réponse satisfaisante.

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    2. J'aurai envie de penser que les pays candidats, en difficulté, sont plutôt chanceux de rentrer dans l'UE. Ce, à notre détriment. Quand certains vont mal, comme la Grèce, l'UE sait nous ponctionner pour les aider et rétablir leurs finances. J'ai cette impression. C'est à l'image de la France socialiste. Le plus faible est très aidé, et le plus fort n'est là que pour renflouer les mauvais.
      That would be my hypothèse, dear Aristide.

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    3. Il y a quelques années l'idée qu'intégrer l'UE apportait la prospérité pouvait encore passer, à la limite, mais aujourd'hui il faut être dépourvu du moindre bon sens pour s'y accrocher.
      Quant aux "aides" aux pays en difficulté elles se payent extrêmement cher, en liberté tout d'abord, et ensuite en prospérité car elles sont accompagnées de conditions qui prolongent le marasme.

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  2. Très bonne synthèse de l'Union et de la situation actuelle. Il y a cependant un autre argument important couramment utilisé en faveur de l'UE : le poids devenu trop faible des nations européennes face aux Etats-Unis et aux nouvelles grandes puissances. On voit que l'UE crée au contraire l'impuissance de ses membres, nécessairement incapables de se mettre d'accord et formant par conséquent un "nain politique". Il reste que c'est, me semble-t-il, un problème réel qu'il faudra résoudre après la chute éventuelle de l'UE si nous ne voulons pas être à nouveau vassalisés.

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    1. Vous avez raison, c’est un argument couramment utilisé, mais il me semble qu’il n’est convaincant que tant qu’on ne prend pas la peine de l’analyser.
      De quel « poids » parle-t-on ?
      Un vaste territoire et une population nombreuse ? Il n’est pas du tout évident que l’un et l’autre soient des atouts en tant que telle. La taille aussi a ses inconvénients, d’un point de vue politique, économique, militaire, l’histoire l’a suffisamment prouvé.
      Le poids économique ? Mais les pays ayant le PIB par habitant le plus élevé sont presque toujours des petits pays. En fait, la seule vraie exception à cette règle, ce sont les Etats-Unis.
      Le poids militaire ? Là aussi la taille n’est pas du tout proportionnelle à l’efficacité. Un très petit pays comme Israël a un appareil militaire plus performant que celui de n’importe quel des pays de l’UE. La Suisse me semble très capable de se défendre contre les menaces militaires auxquelles elle pourrait être confrontée.
      En fait, en matière militaire, l’UE ne fait qu’additionner les impuissances, et elle contribue à les renforcer. Parce qu’on est beaucoup à se tenir chaud on a l’illusion que l’on est bien protégé, et chacun en profite pour diminuer encore son effort de défense. C’est comme le pique-nique organisé en commun : chacun est prêt à apporter la moutarde mais compte sur les autres pour préparer les sandwichs.
      L’UE est aujourd’hui une sorte de gros bernard-l’hermite sans carapace. Presque totalement incapable de se défendre militairement, et de plus en plus incapable d’assurer sa prospérité.
      Prions pour ne croiser la route d’aucun prédateur !
      Et c’est bien la construction européenne qui est en grande partie responsable de cet état de fait : la soumission toujours plus grande à des « institutions communes » et aux « règles communautaires » a détendu l’un des ressorts de la grandeur européenne : la pluralité des nations du continent, la diversité des tempéraments nationaux et des systèmes politiques qui entretient une saine concurrence.
      Non décidément, l’argument du poids me semble très léger, si vous me passez le jeu de mots.

      Il ne faut pas oublier non plus que la fin de l’UE ne signifierait nullement la fin de la coopération entre les pays européens qui le souhaiteraient. Cette coopération peut être très désirable, mais sur une base intergouvernementale et sur des projets précis.

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  3. Bonjour Aristide,

    Pour la richesse des pays, mettons qu'une économie qui rentre dans l'économie de l'UE sans prendre la monnaie unique peut s'en tirer, Pologne, Pays Baltes, Slovaquie...l'exemple de la Pologne est tout à fait flagrant ce pays a progressé incroyablement en 20 ans, mais je dirais qu'en fait, ce n'est pas l'intégration à l'UE qui rend un pays riche, mais le chemin vers l'intégration qui modernise un pays (Nuance), d'ailleurs le meilleur pour un pays serait de dire ok j'ouvre tous les chapitres pour rentrer dans l'UE puis après avoir rempli toutes les conditions, dire ben fait on ne veut plus...

    Toutes les personnes vendues à l'UE sont incroyables, on en trouve à tous les coins de rue, ici en Espagne, toutes les routes sont construites par l'UE avec un grand panneau qui annonce route construite par l'UE.4
    La question aussi qui peut entraine l'UE par le fonds est celle des autonomismes régionaux, comment faire légalement pour que la Catalogne quitte l'Espagne par référundum tout en restant dans l'UE...

    En revenant sur le poids respectif des pays, je voulais vous mettre en lien cette liste des pays où il fait bon naître, Parmi les 15 premiers pays, pas un ne dépasse 40 millions d'habitants et si on retire le canada et l'Australie, on tombe sur des pays entre 5 et 15 millions d'habitants...

    Je divague, personnellement j'aimerai bien avoir un passeport du Lichtenstein...ou un passeport suisse

    http://www.economist.com/news/21566430-where-be-born-2013-lottery-life

    http://www.economist.com/news/21566430-where-be-born-2013-lottery-life

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    1. Disons que lorsque l'on est un pays ex-communiste, les mesures de libéralisation de l'économie qui sont nécessaires pour intégrer l'UE peuvent effectivement être bénéfiques.
      Mais pourquoi serait-il nécessaire d'être candidat à l'entrée dans l'UE pour prendre ce genre de mesures? Je ne vois pas trop.
      Et puis entrer dans l'UE suppose aussi de reprendre à son compte tout "l'acquis communautaire", c'est-à-dire toute la réglementation européenne existante. Bref mettre soi-même en place tous les leviers d'action du despotisme administratif made in UE. Bof, bof...
      Donc vraiment je ne vois pas aujourd'hui de bonne raisons pour un pays de vouloir entrer dans l'UE.

      Moi aussi en ce moment je rêve d'être Suisse, ou Néo-Zélandais (et comme ça je pourrais supporter les All Blacks sans remords).

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    2. Ce qui me fait haluciner, c'est que la Suède et le Danemark aient accepté le jeu macabre du "vivre ensembl", et qu'ils bichonnent leurs muzz. Ils voient déjà apparaître des tensions communautaires, et je me demande bien comment on a pu leur présenter ça comme une chance. Il y a je pense de nombreux mystères qui restent à élucider.
      Ah oui, Aristide, il n'a pas du vous échapper qu'à Bruxelles il y avait des listes Islamiques pour certaines élections. On peut dire que si l'Europe est une grande étable, de nombreux salauds sont déjà dedans, et travaillent à l'islamisation de l'Europe.
      Comment la Suède et le Danemark ont fait pour rentrer dans cette farandole de bras cassés? Je ne comprends pas.

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  4. Il faut éviter qu'un maillon fragile ne cède, car alors, la foi fragilisée, les "maillons faibles" tomberaient les uns après les autres.
    D'où l'exigence de soutenir la Grèce à tout prix.
    D'ailleurs Standard & Poor’s a tout compris en relevant la note de la Grèce.
    Ils observent que le rachat de la dette s’opère dans des conditions favorables (décote de 30 à 40% -de mémoire-) et donc après trois ou quatre opérations de ce genre (deux sont déjà réalisées) la dette devient supportable car …
    l’essentiel sera mis à la charge du contribuable européen.

    Et les "leaders de l'UE" (j'allais écrire les traîtres) sont prêts à tout :
    c’est le prix qu'ils acceptent pour (faire) payer (le contribuable) pour sauver … l’Euro. Ne croyez pas que c’est pour sauver les Grecs … leur PNB aura chuté (en 5 ans) de plus de 20%.

    Bravo Aristide.

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    1. Sauvez-en un et vous les sauverez tous.
      Laissez-en tomber un seul et tous couleront.

      Alors, il vaut mieux que l'Angleterre reste, qu'elle ne sorte pas?

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    2. Oui, je les crois aussi capables d'à peu près tout pour sauver leur cher joujou.
      La question est de savoir si cela suffira.
      En ce qui concerne la zone Euro il me semble malgré tout que le plus probable est qu'elle finira par éclater.
      Et d'ailleurs je l'espère, en dépit des turbulences que cela causera pendant un certain temps.

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  5. Pierre, le Royaume Uni, c'est moins grave. Ils sont déjà un pied dedans un pied dehors.
    Aristide, vous pensez comme moi que l'Euro s'effondrera. Malgré l'intérêt que ce Nouveau Mark représente pour l'économie teutonne en lui assurant un large hinterland.
    Mais les "turbulences" sont préjudiciables aux contribuables, même si pour l'heure l'anesthésie fait son effet. En fait, l'endettement sera, un jour ou l'autre, effacé comme tant de fois dans l'Histoire et sans remonter au Franc Germinal !
    Je suis angoissé en pensant aux retraités "vivant" sur les fonds de pension.

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    1. Bien sûr, cette montagne de dettes ne sera jamais intégralement remboursée et nous avons tous de bonnes raisons d'être angoissés en pensant qui à nos économies, qui à nos pensions, qui à notre emploi.
      Mais nous n'avons plus le choix, nous sommes embarqués, alors quitte à souffrir je préfère encore la chirurgie brutale qui pourrait nous rendre notre liberté.

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  6. Donc, en gros on est dans une merde noire te collante mais avant de laisser tombé l'€uro, j'aimerais qu'on attende que j'ai décroche le pactole d' €uromillion, si si j' y tiens ensuite je me casse prés de Lugano, lac magnifique et tout et tout.

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    1. Si vous voulez jouer à l'euromillion, je vous conseillerais plutôt de le faire en Allemagne, histoire de pouvoir convertir vos Euros en Mark quand tout le bazar s'effondrera.
      Sinon il doit bien exister une loterie en Suisse.

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  7. Aristide, ne laissez pas souffrir Grandpas.
    Expliquez-lui les "chances" qu'il a de gagner. [n!/(p!;(n-p)!}
    En vérité, je mets dans la cagnotte du "père Noël Hollande", deux euros par semaine pour satisfaire ma femme (dés qu'elle touche le pactole, elle me quitte).
    Deux Euros de rêve, c'est pas si cher !

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    1. Oh, mais je crois qu'il le sait bien. Mais plutôt que de parler mathématiques, ce qui n'est pas la langue de tout le monde, je dirais que, au vu de la probabilité qu'a chaque joueur de toucher le gros lot, on peut considérer la loterie comme un impôt sur la bêtise :-)
      Cela dit rien n'empêche de jouer en toute connaissance de cause, pour la beauté du geste en quelque sorte, et parce qu'on n'est pas à deux Euros prêt.

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    2. Si je peux donner un conseil, celui d'un joueur ayant gagné 7 fois au loto (un Améwicain), il faut choisir des numéros qu'on gardera pour chaque tirage, mais auparavant il faudra vérifier qu'ils ne sont pas tombés la fois précédente.
      Ironie de l'histoire, j'ai quelque fois joué une grille, toujours avec les mêmes numéros, et j'ai gagné... 53 euros!! Waouw! En revanche ça paye mal, car j'avais quand même 4 bons numéros. Je m'attendais à voir 532 euros dans la case gain, et bien c'était 10 fois moins.
      J'en suis resté à cette victoire, je n'ai pas rejoué depuis.
      Bon dimanche cher Aristide...

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    3. @ Pierre "j'avais quand même 4 bons numéros";
      La honte avec ce jeu, c'est que pour attirer les joueurs par la magnificence des (ou du) lots, l'essentiel des gains est attribué aux joueurs de premier rang.
      Sachant que 50% des mises sont alloués aux joueurs,
      il serait vertueux de servir un peu mieux les autres rangs !

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  8. Monsieur René de Sèverac, vous êtes un mécréant, le jour où Dame Française des jeux me fera la joie de me sourire vous en serez pour vos frais,je me ferais plaisir de partir pour le pays des alpages,la Belgique c'est d'un commun et c'est plus près de l'Italie pour y chercher cette jolie voiture:

    http://www.fornasaricars.com/

    Plus sérieusement, 2 €uros c'est moins cher qu'un paquet de cigarettes, alors pourquoi pas même si les chances de décrocher le cocotier sont extrêmement minimes mais j'ai quand même côtoyer un de ces gagnants chanceux, il continuait à travailler le stress en moins.

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  9. Mon cher Grandpas, deux remarques :
    1. je ne suis pas un mécréant, je suis surtout non superstitieux (ça porte malheur);
    2. pour ma femme qui a cessé de fumer, je fais la même démarche que vous.
    Mais, 2€ de rêve, c'est pas cher. De là à "décrocher le cocotier" ...
    Je suis allé voir la belle auto "fornasari", ça motive !
    Amicalement.

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  10. @ Aristide,
    Je viens de découvrir que j'ai grandement occupé votre salon !
    Tout ça, pour papoter de choses sans grand intérêt.
    Alors que vous vous décarcassez à dégoter les sujets de grande classe !

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  11. Enfin,

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/01/23/cameron-proposera-un-referendum-sur-le-maintien-ou-non-du-royaume-uni-dans-l-ue-apres-2015_1820960_3214.html

    c'est un bon début pour voir l'implosion de l'Union européenne dans les 10-15 ans, cela commence toujours pour la périphérie...

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    1. C'est effectivement un très bonne nouvelle. Encore faut il, évidemment qu'il soit réélu puis qu'il tienne sa promesse. Et que les britanniques votent pour la sortie. Beaucoup de si, et donc pour les eurosceptiques encore beaucoup de combats à mener, mais c'est une victoire incontestable.
      Never, never give up! comme disait un autre Anglais.

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