Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 5 décembre 2012

Le solaire, l'éolien, c'est moche, c'est cher et ça marche pas (spéciale dédicace à Mme Batho et Duflot)





 Alors que vient tout juste d’être lancé le grrraaand débat national sur la « transition énergétique », il parait opportun de rappeler quelques vérités simples : le solaire, l’éolien, c’est moche, ça coûte cher et jamais, au grand jamais, ces énergies alternatives ne seront capables de couvrir plus qu’une faible partie de nos besoins. A moins bien sûr que ladite transition énergétique ne soit le prétexte pour organiser la décroissance autoritaire de ces besoins - ce qui, dans l’esprit des écologistes au moins, est très probablement le cas, car les véritables ennemis de « l’écologie politique » ne sont pas la pollution ou l’extinction des espèces, mais la liberté individuelle et la « société de consommation ».
Pourquoi donc croyez-vous que nos Verts se battent becs et ongles pour faire interdire ne serait-ce que l’expérimentation en matière d’extraction des gaz de schiste ?
L’idée que nous pourrions découvrir un jour une source d’énergie nouvelle, abondante, facile d’utilisation et non polluante est le pire cauchemar de l’écologiste.
Par conséquent, grâce à la complaisance de l’actuel gouvernement, qui a reconnu depuis longtemps dans les Verts des alliés objectifs dans la lutte contre la liberté, les Français pourraient bien finir par comprendre que la vérité effective du socialisme c’est le froid, l’obscurité, la crasse, la promiscuité obligatoire et la pénurie institutionnalisée.

Connaissant un peu mes lecteurs, je me doute que, parvenu à ce stade, certains commencent déjà se lasser et à regretter que je ne leur parle pas de sujets qui leur semblent, à juste titre, d’une plus grande importance, comme par exemple le Grand Remplacement.
C’est que toutes ces questions sont liées.
De même que, comme le dit fort justement Renaud Camus, la destruction de l’éducation nationale et la déculturation sont des conditions du Grand Remplacement, le despotisme administratif - dont « l’écologie politique » est l’un des plus puissants avatars - est ce qui permet le changement de population auquel nous sommes en train d’assister. Car un peuple qui accepte passivement que ses gouvernants lui disent quand il peut allumer la lumière ne saurait être capable de s’opposer à ces mêmes gouvernants lorsque ceux-ci aménagent sa disparition progressive. La liberté ne saurait malheureusement être divisée, et ceux qui en ont abandonné l’usage dans leurs petites affaires quotidiennes ne sauraient miraculeusement le retrouver dans les plus grandes.
« Il est, en effet, difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l’habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ; et l’on ne fera point croire qu’un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir des suffrages d’un peuple de serviteurs. »
Par conséquent, vous qui avez peu de goût pour les questions économiques, lisez pourtant avec patience ce qui suit ; avant que nos maitres ne décident que l’utilisation des ordinateurs individuels est décidément trop gourmande en électricité et qu’ils en interdisent l’usage plus d’une heure par jour.
Il s’agit d’un extrait d’un article de Rémy Prud’homme, que je vous invite à aller lire intégralement sur son site, et d’un autre de Marcel Boiteux, paru dans la revue Commentaire n°138.
Bonne lecture.
(Dernière minute, je rajoute un lien vers le dernier article de Rémy Prud'homme, paru dans Atlantico)


Les Verts contre l’environnement (et le reste)

Par Rémy Prud’homme

Le développement de l’électricité éolienne et photovoltaïque est le composant majeur des politiques vertes en matière d’énergie. Inspiré, sinon imposé, par l’Union européenne, il est solennellement repris, avec des objectifs ambitieux, dans le Grenelle. Sa justification est double : cette électricité est, dit-on, décarbonée, c’est-à-dire produite sans rejets de CO2 ; elle assure l’indépendance énergétique des pays qui la produisent. Hélas, elle a le triple inconvénient d’être intermittente, très subventionnée, et régressive.
Ces énergies sont intermittentes. Il y a 8 760 heures dans une année. Le soleil brille seulement un peu plus de 1 000 heures par an. Le vent souffle seulement quelques 1 500 heures par an. Il faut ici faire l’effort de comprendre la différence simple et classique entre puissance électrique et production d’électricité : la puissance, exprimée en watts (ou en kilowatts), mesure la capacité théorique d’une installation à produire de l’énergie à un moment donné ; la production, mesurée en watt-heures (ou en kWh), est la quantité d’électricité produite ou consommée pendant une période de temps. La production est la puissance multipliée par le temps : Production (kWh) = puissance (kW) x temps (h)
Cette distinction est systématiquement ignorée dans l’abondante propagande des lobbies éoliens et photovoltaïque (ce qui est assez facile à comprendre) et dans la presse française (ce qui l’est déjà moins). On lit tous les jours dans les journaux les plus sérieux que telle ferme photovoltaïque ou telle champs d’éoliennes va « produire l’électricité nécessaire à une ville de 100 000 habitants ». Cela veut dire que sa puissance installée permettrait, lorsque le vent souffle ou lorsque le soleil brille, de satisfaire à la demande de 100 000 habitants. Cela veut dire également que les habitants de cette ville seraient sans électricité quatre jours sur cinq.
Mais surtout, rien ne dit que les périodes de fonctionnement correspondent aux périodes de demande, et encore moins de forte demande, d’électricité. Le soleil a la fâcheuse habitude de briller lorsqu’on n’a guère besoin d’éclairage électrique ; et de briller surtout l’été, lorsqu’on ne se chauffe guère. Chacun comprend qu’il n’y a jamais d’électricité photovoltaïque aux périodes de pointe de 19-20 h des jours d’hiver. Quant au vent, il est particulièrement capricieux, et difficile sinon impossible à prévoir. En Angleterre, lors de la vague de froid de décembre 2010 (le mois de décembre le plus froid depuis un siècle), le vent s’est pratiquement mis en grève, et les éoliennes, dont la puissance installée est pourtant considérable, ont assuré 0,1% de la production d’électricité : le pays n’a évité les coupures que grâce à de fortes importations d’électricité nucléaire française.

La conséquence est que le développement de l’éolien et du photovoltaïque implique le développement simultané de centrales électriques au gaz qui peuvent rapidement être mises en marche, et fournir l’électricité demandée en cas de défaillance des énergies renouvelables. Non seulement ces centrales coûtent cher, mais elles rejettent beaucoup de CO2. Ce n’est pas par hasard que les pays qui ont le plus développé ces énergies, comme le Danemark, l’Espagne ou l’Allemagne sont aussi des pays dont le contenu en CO2 de l’électricité est particulièrement élevé, bien plus élevé qu’en France.
On peut ajouter que la production des panneaux solaires (et à un moindre degré des éoliennes), qui sont souvent fabriqués en Chine avec l’énergie la plus carbonée du monde, ainsi que leur transport d’un bout du globe à l’autre, rejettent beaucoup de CO2. Ces rejets sont la conséquence de l’implantation d’éoliennes et de panneaux solaires.
De plus, les fermes photovoltaïques et surtout éoliennes causent d’importantes pollutions visuelles et sonores. Les fermes photovoltaïques représentent des dizaines ou des centaines d’hectares de panneaux noirs qui cassent les paysages. Les éoliennes, naturellement installées sur des sommets, font aux clochers romans des campagnes françaises une fâcheuse concurrence. Leur bruit (lorsqu’elles fonctionnent) rivalise avec le chant des oiseaux ou des cigales. La tolérance des Verts à ces nuisances-là est particulièrement remarquable.

Ces contributions à l’effet de serre et à la pollution visuelle de l’éolien et du photovoltaïque ne sont rien à côté du coût économique de cette électricité. S’il ne sont pas connus avec une grande précision, les chiffres de 7 centimes d’euros par kWh pour l’éolien terrestre, de 11 centimes pour l’éolien en mer, et de 40 centimes pour le photovoltaïque sont des estimations plausibles. Ces chiffres sont à comparer avec 4 centimes pour le nucléaire (le gouvernement doit décider prochainement du prix auquel EDF va être obligé de vendre à GDF une partie de son électricité nucléaire, et hésite entre 3,5 et 4,2 centimes). Les opérateurs doivent également couvrir d’importants coûts de transport et de distribution qui s’élèvent à environ 5 centimes par kWh pour les particuliers, à qui l’électricité est vendue environ 11 centimes. Les coûts de production de l’électricité éolienne et photovoltaïque sont donc bien supérieurs aux prix de l’électricité nucléaire, hydraulique, et thermique à flamme, et même aux prix de vente aux consommateurs.
Ces énergies renouvelables ne peuvent donc se développer qu’au moyen de subventions massives, qui prennent deux formes principales : des subventions à l’investissement, et des obligations d’achat à prix élevés. Les subventions à l’investissement, notamment pour le photovoltaïque et pour l’éolien en mer, sont souvent le fait des collectivités locales. La plupart des régions et beaucoup de départements utilisent l’argent des contribuables à cet effet. Mais surtout, la loi oblige les opérateurs électriques à acheter l’électricité ainsi produite à des prix exorbitants : 8,2 centimes pour l’éolien terrestre, 13 centimes pour l’éolien en mer, et 55 centimes pour le photovoltaïque5 (12 fois plus cher que l’électricité nucléaire !).
Les opérateurs d’électricité ne sont pas des philanthropes : ils répercutent ces surcoûts dans les tarifs de l’électricité. Ce sont donc finalement les consommateurs (ménages et entreprises) qui payent la subvention dont bénéficient le solaire et l’éolien. Plus l’importance de ces énergies sera grande, plus lourd sera ce surcoût, et l’impôt affecté qui le compense. Cet impôt est un impôt pudique, qui n’apparaît dans les comptes d’aucune entité publique. On pense au « couvrez-moi ce sein que je ne saurais voir !» de notre bon vieux Tartuffe. Le caractère néfaste de cet impôt caché est maintenant bien reconnu. Mieux vaut tard que jamais. Même la Cour des comptes le dénonce dans son rapport annuel de 2011. Mais elle en sous-estime l’importance. Pour calculer son montant (environ 4 milliards d’euros en 2020), elle suit en effet la pratique qui compare le prix d’achat obligé au prix du marché de l’électricité. Mais cette comparaison ne vaut pas grand-chose : le prix du marché est un prix européen, bien plus élevé que le prix français ; et surtout il est payé pour une électricité dont on a besoin, au moment où on en a besoin – ce qui n’est pas du tout le cas de l’électricité éolienne et photovoltaïque. Le véritable coût économique, pour EDF et les consommateurs, est en réalité bien plus élevé.

L’énergie renouvelable imposée par les politiques vertes a donc pour effet d’augmenter artificiellement le prix de l’électricité et de réduire le pouvoir d’achat des ménages. Elle le fait d’une façon régressive, dans la mesure où la demande d’électricité augmente moins vite que les revenus, ou si l’on préfère que le ratio dépense d’électricité/revenu augmente moins vite que le revenu. Si le ménage A est trois fois plus riche que le ménage B, il ne consomme pas trois fois plus d’électricité que le ménage B, mais seulement une ou deux fois plus. Comme l’impôt énergie renouvelable est proportionnel à la consommation d’électricité, il s’ensuit que cet impôt est, relativement au revenu, d’autant plus léger que le ménage est riche. C’est la définition même d’un impôt régressif.
Ces lourds inconvénients de l’éolien et du photovoltaïque ne sont pas spécifiques à la France. On les retrouve dans des pays plus engagés encore que nous dans ces énergies (parce qu’ils avaient moins d’électricité nucléaire que nous). Mais ces pays ont compris plus vite que nous la nécessité de dire : halte !, et de faire machine arrière. Au cours des mois passés, les Pays-Bas, l’Espagne, le Royaume-Uni ont éliminé ou réduit les prix d’achat subventionnés. La France, dans le même temps, a lancé un programme d’éolien en mer de plus de 15 milliards d’euros.


 Congrès annuel d'EELV


Les éoliennes, du vent ?

Par Marcel Boiteux

Que penser des éoliennes ? La réputation me suit chez mes compatriotes d’être parmi les « contre ». Je ne suis pas contre les éoliennes, je suis contre la politique de développement, coûteuse, dont on fait peser subrepticement le poids sur les consommateurs d’électricité sans leur demander leur avis.
Mais la demande existe, dit-on, et les communes françaises en réclament. C’est vrai. Mystère de l’agronomie, « on arrose les mairies et ça fait pousser les éoliennes », a écrit un mauvais plaisant. Mais si les mairies en demandent, ce n’est pas tellement parce que leurs administrés goûtent la poésie de ces hélices aériennes, mais parce que ça rapporte. Et ça rapporte parce que, aux prix artificiels où leur production est achetée en France, les promoteurs de ces engins disposent de tous les moyens nécessaires pour conquérir, à défaut de leur sympathie, l’accord des municipalités réticentes et des particuliers sinistrés.
Cela dit, si c’est l’intérêt général qui justifie la réalisation des « fermes éoliennes » qui envahissent aujourd’hui les paysages, il est naturel que les promoteurs de ces matériels disposent des moyens financiers nécessaires pour gagner leur vie en faisant bénéficier leurs concitoyens de ces précieux engins.
Mais est-ce bien, en France, l’intérêt général ? Les partisans l’affirment : la technologie aurait fait de tels progrès que le coût du kiloWatt-heure (kWh) éolien est pratiquement descendu aujourd’hui au niveau du prix du kWh livré chez les particuliers : le « kWh domestique » dans le jargon des électriciens.
Escroquerie rétorquent certains économistes (ou prétendus tels) de l’électricité, qui font remarquer que le kWh domestique est un kWh « garanti » disponible à la demande à toute heure du jour et de la nuit, aux extrémités d’un réseau gigantesque, et sitôt qu’on tourne le bouton. Alors que le kWh éolien est un kWh capricieux et sur lequel on ne peut compter dans les hivers difficiles où un vaste anticyclone, étendu sur l’Europe occidentale, supprime presque tous les mouvements d’air en même temps qu’il fait régner sur nos contrées habituellement tempérées un froid sibérien. Or c’est précisément dans ces circonstances difficiles que nos concitoyens, frigorifiés dans des logements mal isolés, se précipitent dans les magasins voisins pour acheter de petits radiateurs électrique d’appoint, autrefois « paraboliques », dont la consommation tire sur les réseaux et menace de mettre en panne tout le système.
Autrement dit, l’énergie éolienne a non seulement la caractéristique d’être aléatoire, mais celle, encore plus fâcheuse, d’être quasiment absente dans les périodes exceptionnelles où l’on en aurait particulièrement besoin. Résultat : l’éolien n’économise pratiquement aucun investissement alternatif, il n’économise que des frais de fonctionnement d’installations classiques dont l’existence reste nécessaire en tout état de cause. Il remplace de la consommation de gaz, de fuel, et éventuellement d’uranium... lorsqu’il vente ; mais qu’on construise ou non des éoliennes, il faut pratiquement disposer par ailleurs des mêmes capacités de production. Dans ces conditions, si l’on veut en apprécier l’intérêt économique, la rentabilité, il faut associer à chaque mégawatt (MW) d’éolienne un MW de turbine à gaz, laquelle turbine tournera pour remplacer les éoliennes défaillantes, notamment lorsque, en hiver difficile donc sans vent, on devra mobiliser partout tous les moyens disponibles.
Cas extrême, improbable, dira-t-on. Mais c’est précisément pour faire face aux cas extrêmes et relativement peu fréquents que nos sociétés doivent s’organiser, qu’il s’agisse des brigades de pompiers pour faire face aux incendies, heureusement rares, des chaloupes de secours dans les bateaux ou dans les avions qui pourraient tomber à l’eau, etc. La chaloupe de secours de l’éolienne c’est la turbine à gaz, et il faut en incorporer le coût dans celui du procédé, comme il faut incorporer le coût de la porte de secours dans celui d’une salle de cinéma. Cette évidence saute aux yeux des électriciens. Elle frappe beaucoup moins les non spécialistes, qui ont beaucoup de peine à introduire dans leurs réflexes les conséquences de ce caractère spécifique de l’électricité d’être rigoureusement non stockable : faute de pouvoir faire des réserves pour l’hiver, il faut être en état, le moment venu, de produire le nécessaire à tout instant quoi qu’il arrive.
Deuxième point, on a évoqué autrefois l’avantage qu’a l’éolienne d’être une énergie « de proximité ». Il a bien fallu se rendre compte qu’une petite éolienne à côté d’une petite maison, ça coûtait vraiment très cher. D’autant que les conditions de raccordement au réseau intérieur de l’usager sont alors aussi exigeantes que coûteuses : quand le réseau général est coupé, à l’amont, pour permettre une réparation sur une ligne d’alimentation électrique, il ne faut pas que les ouvriers puissent être électrocutés par le courant d’une éolienne qui reçoit brusquement un coup de vent à l’aval.
En, fait pour les éoliennes, il n’est plus question aujourd’hui d’énergie « de proximité ». Pour approcher de la rentabilité, il a fallu faire appel à des éoliennes gigantesques, regroupées par dizaines. Mais les à-coups de leur production, quand le vent se lève ou s’arrête, sont tels qu’il n’est plus question à cette échelle d’opérer sur les réseaux locaux de capillaires électriques : il faut remonter la connexion jusqu’aux artères principales, au niveau des fournitures en gros, avant de redescendre ensuite aux capillaires qui assurent les fournitures de détail. C’est donc au stade des prix de gros qu’il faut faire les comparaisons de coût.
Si à ce stade des prix de gros, l’éolienne, munie de sa turbine à gaz, parvient à produire à un prix de revient comparable à celui des moyens classiques de production, c’est très bien et il faut développer rapidement ces si sympathiques outils alternatifs. Je dirais même que, lorsque l’on est tout prêt de cet heureux résultat, le moment est venu de se préparer à lancer de vastes programmes. En revanche, si toutes les corrections faites, y compris la prise en considération du coût énorme des réseaux à construire pour encaisser les conséquences électriques des coups de vent, l’éolien n’est toujours pas compétitif, on est et reste dans le domaine de la « recherche-développement » : le travail doit alors continuer à se faire au niveau des chercheurs pour progresser dans la qualité des matériaux et les techniques de régulation, en attendant de pouvoir descendre un jour sur le terrain.
Pourtant, me dit-on, si l’on fait des éoliennes en série sur un même site, les prix de revient diminuent singulièrement. Certes, mais tant que la dernière réalisation n’est pas enfin rentable, on diminue sans doute le déficit unitaire par éolienne construite, mais on augmente le déficit global... sans rien apprendre de plus.
En tout cas, à ce stade, c’est dans les pays en développement et très éventés que les promoteurs des éoliennes devraient tester leurs produits.

En conclusion, je ne suis pas « contre les éoliennes ». Je suis contre les défenseurs du vent qui, pénétré plus ou moins consciemment de la transcendance de leur cause, se croient autorisés à asseoir leurs conviction et leur prosélytisme sur des arguments biaisés.
Mais à partir du moment où l’on admet de raisonner sur une éolienne munie de sa turbine à gaz, et à considérer que le prix de revient du kWh fourni par cet engin se juge au niveau des fournitures industrielles en gros, le débat redevient possible.
Aujourd’hui, la situation est claire en France : dans les conditions actuelles de tarification de l’électricité, l’éolienne est très loin de la rentabilité.

16 commentaires:

  1. En l'état actuel de nos connaissances , et en regardant les exemples étrangers , je ne comprend pas l'entêtement de nos politiques à poursuivre dans cette voie pourrie . Les socialistes traînent un boulet qui fait 2,3% à la présidentielle et qui les amènent à faire beaucoup de conneries (je veux dire encore plus que d'habitude .)

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    1. Effectivement, pas plus que leur entêtement à se priver des gaz de schistes, ou à faire des OGM l'équivalent du typhus et de la peste noire réunis.
      Mais que peut-on attendre d'un pays qui, sous un gouvernement dit de droite, a inscrit dans sa Constitution une monstruosité comme le principe de précaution?

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  2. A moins que la "transition énergétique ne soit le prétexte pour organiser la décroissance autoritaire". Mon cher Aristide vous avez confiance dans la foi affichée des écologistes (au moins ceux de EELV).
    Non, ces gens sont malhonnêtes; ils exploitent une niche bâtie sur les inquiétudes de la population face à tout ce qui peut s'avérer dangereux : est beau tout ce qui ne présente pas de danger apparent : le champ d'éoliennes incarne le propre sans danger; que ce soit non-rentable n'a pas d'intérêt.
    A condition de les installer loin de leur vue.
    Madame Duflot fête son anniversaire aux Seychelles, et (différent sujet) n'ose pas dire qu'elle aime le confit de porc.

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    1. Oui René, vous avez raison, il faudrait préciser que la décroissance ce sera toujours pour les autres, pour le vulgus pecum.
      Mais les écologistes certifiés, eux, pourront toujours prendre l'avion à volonté pour se rendre à des "sommets de la terre" et autres raouts "développement durable".

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  3. Cretinus Alpestris5 décembre 2012 à 20:47

    Prenons un cas pratique (moi, je suis très "pratique") :

    En Suisse, une installation solaire fournissant 5'000 kWh/an (nécessaire pour une habitation familiale) demande une surface de 30m2 à 40m2 selon son ensoleillement.

    Si on a la place, faut bien compter environ CHF 20'000.00 (environ EU 16'500.00) pour une telle installation.

    Sachant que 5'000 kWh/an vous coûtent CHF 1'000.00 avec une alimentation conventionnelle par le réseau, votre installation est rentabilisée au bout de 20 ans.

    Et sachant que la durée de vie d'une installation est de 30 ans, vous économiserez donc en théorie 10 ans d'alimentation électrique, soit CHF 10'000.00

    Reste que le solaire est intermittent et que l'on stocke très mal l'énergie, pour l'instant.

    Donc, ouais, bof, l'indépendance totale, c'est pas pour tout de suite.

    Le solaire a fait pas mal de progrès mais on est loin de l'accélération qu'a connue par exemple le hardware informatique en terme de coût, fiabilité, miniaturisation, etc.

    Conclusion : il vaudrait donc mieux attendre... tant qu'on peut se le permettre.

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    1. Si on a la place

      C'est un des points qui n'est pas évoqué dans ces articles : le solaire et l'éolien sont très consommateurs d'une ressource qui n'est pas infinie : l'espace au sol.
      Ressource d'autant plus limitée si l'on s'en tient aux coins suffisamment ensoleillés et ventés dans chaque pays.
      Pas vraiment de progrès à attendre de ce point de vue là : solaire et éolien sont et resteront des énergies très peu concentrées, à la différence par exemple du pétrole ou du nucléaire.
      Vous pouvez envisager d'alimenter une famille avec ça, mais faire tourner des usines et toute une économie moderne, c'est bien autre chose.

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    2. Cretinus Alpestris5 décembre 2012 à 21:53

      Vous pouvez remplacer les tuiles de votre demeure familiale par des panneaux solaires.

      Mais ce n'est effectivement pas avec cela que vous alimenterez les hauts-fourneaux de Gandrange appartenant à ce "ferrailleur qui a une tête de vendeur de roses" (c) mon compatriote Gaspard Proust)

      C'est certain.

      Mais bon, pour les écolos, une "économie moderne", ce sont surtout des entreprises de services, équipées de ziPads fonctionnant en 12V et effectuant des brainstorming dans des open-spaces éclairés avec des ampoules basse consommation.

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  4. Le vent, c'est très bien mais que l'on m'explique pourquoi les navires sont passés de la voile au moteur thermique voir au nucléaire.

    Ensuite cette fameuse voiture électrique dont on nous serine les moult avantages à longueur de journée, un seul problème que fera t on des batteries une fois celles ci devenus obsolètes.

    J' ai bien une idée mais elle serait cruelle et pourtant nos politiciens d'écolos le mériteraient bien.

    Parlons des écolos, des buses et encore je suis méchant envers ces merveilleux et utiles oiseaux.

    anecdote , un de mes collègues, écologiste patenté essaye de me convaincre du bien fondé de sa pensée(en gros il me les brises menu). Un seul soucis,quand il part en vacances, ce n'est pas le Larzac pour y tondre des moutons ou faire du fromage de chèvre mais dans de merveilleux pays très très loin comme l' Inde.

    Je lui demande sourire en coin, comment y va t il ? Il prend le n'avion. Re sourire en coin, ne sait tu pas qu' il s'agit du moyen de transport le plus polluant(j'attends toujours une réponse de sa part)quand il va voit moman en Normandie, il y va avec sa voiture, le train mais c'est pour le populo en contre-partie, il trie ses déchets et s’éclaire avec des ampoules basse consommation.

    Vous savez ces machins qui commencent à nous éclairer quand on va se coucher vers minuit après allumé la dites ampoule vers 20 heures le soir, le reste du temps tu joues à cache-cache avec ta famille.

    Je remarque que les deux idéologies les plus dangereuses de ce monde en ce moment,ont tous les deux la couleur verte en commun et dire qu'il y a encore quelque temps c'était celle de l'espoir.

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    1. Et étrangement, les écolos sont parmi les plus zélés des islamo-collabos.
      Il ne m'avait pourtant pas semblé que l'Iran ou l'Arabie Saoudite soient particulièrement portés sur l'ampoule basse consommation, la fumette et le "mariage pour tous".

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  5. Merci Aristide, grâce à vous je vais pouvoir ennuyer mes amis progressistes avec un sujet de plus ! Jusqu'alors je les laissais dégoiser sur l'écologie sans trop m'en mêler.

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  6. My pleasure. Si vous avez une commande à me passer pour enquiquiner vos amis gauchistes, n'hésitez pas!

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  7. Je sais je vais encore parler bagnole mais c'est pour la bonne cause:

    http://blog.motorlegend.com/motorshift/2012/12/ya-t-il-encore-quelquun-pour-sauver-lhydrogene/

    Voilà, encore une pierre dans le jardin des écolos.

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  9. Pas de commentaire anonyme. C'est marqué en toutes lettres.

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  10. Intéressant.
    Même si c'est un peu hors sujet, je me permets de mettre ce lien sur le mode de vie vegan dont on nous vante qu'il est soi disant très écologique et soucieux de l'environnement. C'est faux. http://www.jfdumas.fr/Stop-au-bourrage-de-crane-Le-mode-de-vie-vegan-n-est-ni-ecologique-ni-ethique-_a389.html La plupart des politiques/comportements écologies prônés par les écologistes (avec l'aide des médias) soit ne marchent pas soit sont en vérité anti écologiques

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  11. Allemagne, désastre des renouvelables : 120 Mds€ pour... 5% de la production d'électricité: http://notrickszone.com/2017/01/27/germany-120-billion-euros-for-5-electricity-supply-and-huge-new-green-movement-against-wind-power/#sthash.BdVO5JpB.dpbs

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