Pendant de longues semaines, je vous ai entretenu de la supériorité
technique, scientifique et artistique de l’Occident. Une supériorité qui, je
l’espère, ne fait plus maintenant pour vous le moindre doute. Mais il est une
pièce importante qui manque à ce dossier. Charles Murray en effet ne traite
pas, dans Human Accomplishment, des institutions politiques. Or en ce domaine
aussi l’Occident peut à bon droit s’enorgueillir de ses réalisations. C’est
bien en son sein qu’est parvenue à maturité cette « liberté
rationnelle », cet art paradoxal et complexe de gouverner les hommes
libres sans lequel, sans doute, la vie humaine ne peut pas être pleinement
satisfaisante, et sans lequel assurément l’Occident n’aurait jamais atteint le
niveau de perfection scientifique et artistique qui est le sien.
Des volumes entiers seraient nécessaires pour traiter adéquatement ce
sujet aussi, plutôt que de tenter un traitement de fond que je ne pourrais
mener à bien, m’a-t-il semblé plus approprié de republier un ancien texte, revu
et quelque peu augmenté. Mes premiers
lecteurs s’en souviendront probablement, mais peut-être l’auront-ils
suffisamment oublié pour supporter de le relire ; et mes lecteurs plus récents
auront sans doute le plaisir de le découvrir, car qui donc se donne la peine de
visiter les archives d’un blog ?
Aux uns et aux autres je souhaite bonne (re)lecture, sans oublier de
présenter mes respects à Mme Taubira si jamais elle venait à passer parmi nous.
Une grande partie des maux dont
nous souffrons actuellement peut être attribuée à une cause unique : les
occidentaux ont perdu confiance dans la bonté de leur civilisation. Cette perte
de confiance n’est pas nouvelle. La première guerre mondiale peut,
rétrospectivement, être considérée comme le moment où cette perte de confiance
commença à atteindre le grand public. Toutefois ses racines sont plus anciennes
encore, et le germe qui leur a donné naissance doit, sans doute, être recherché
du côté de la philosophie politique.
Les manifestations de cette perte
de confiance sont multiples, mais les deux plus courantes aujourd’hui sont,
peut être, le relativisme et la repentance.
D’un côté nous affirmons haut et
fort que toutes les « cultures » se valent, et nous rejetons le terme
même de civilisation car celui-ci parait impliquer l’idée que certains peuples
seraient civilisés et d’autres non – horribile
dictu ! Nous nous interdisons donc de défendre notre
« culture » ou notre « identité », ou tout ce que l’on
voudra, face à ceux qui voudraient la faire disparaitre ou qui peu à peu la
font disparaitre par leur simple présence. Permissivité presque illimitée et
immigration torrentielle en sont deux manifestations très concrètes.
D’un autre côté, nous affirmons
haut et fort le caractère coupable de l’histoire de nos nations. Cette
histoire, pour dire les choses en peu de mots, n’est que le grand recueil de
tous les crimes contre l’égalité commis par nos ancêtres : sexisme,
homophobie, esclavagisme, despotisme, atteinte à la biodiversité (les plantes
et les animaux, eux aussi, n’ont-ils pas des droits ?). Ô, Occident,
injustice est ton nom ! Et nous devons expier éternellement pour tes
fautes. Lois mémorielles et promotion obsessionnelle des « minorités
opprimées » en sont deux manifestations parmi d’autres.
Que ces deux affirmations ne
soient guère compatibles entre elles importe peu à ceux qui les profèrent.
L’indignation morale empêche d’examiner froidement l’incohérence de la position
selon laquelle toutes les cultures se valent, mais certaines sont plus
coupables que d’autres. Et puis quel plaisir de se sentir vertueux à si peu de
frais ! Battre sa coulpe sur la poitrine d’autrui, quoi de plus
agréable ? Les morts ne sont plus là pour protester, et ceux qui doivent
acquitter les frais de la « diversité » et de « l’ouverture à
l’Autre » n’ont guère de moyens de se faire entendre. Au surplus, il est
si facile de noyer leurs protestations sous un flot de paroles autorisées et
autres études sociologiques « incontestables ».
Eh bien soit, l’Occident est
accusé. Il faut donc qu’il soit défendu.
Cela est difficile de nos jours,
je le sais. On prend des risques à le faire : si l’on défend le criminel,
cela n’est-il pas la preuve que l’on partage ses turpitudes ?
Quoi, voulez-vous donc justifier
le sexisme, l’homophobie, l’esclavagisme, etc. ? Ah, on voit bien ce que
vous avez au fond du cœur !
Pourtant, pourtant, quel terrible
tribunal que celui devant lequel l’accusé est déclaré coupable avant même
d’avoir pu se défendre. Pire, devant lequel toute tentative de se défendre est
considérée comme une preuve supplémentaire de culpabilité : « Si le
diable t’as donné des preuves en faveur du péché, c’est preuve que tu es
sien ! » Nous répète-t-on assez souvent que la présomption
d’innocence est un principe sacré ?
Je défendrais donc l’Occident,
sans peur et, je l’espère, sans reproches.
Les chefs d’accusation sont
nombreux et la réalité de certains faits ne peut pas décemment être niée. L’Occident,
les pays dans lesquels s’est développée la civilisation occidentale, ont des
fautes à se reprocher. Nous ne le contesterons pas. Mais quelle civilisation
peut se targuer d’un passé sans tâches ? Quelle nation n’a pas de fautes à
se reprocher ? Et allons nous condamner l’Occident pour n’être pas
parfait ?
Mon but aujourd’hui, mesdames et
messieurs les jurés, ne sera pas de vous démontrer que mon client mérite d’être
acquitté. Je craindrais par trop d’abuser de votre patience. Non, mon but sera,
plus simplement, de vous montrer que mon client ne saurait être l’ogre
abominable que l’accusation vous a dépeint. Mon but sera de vous redonner un
peu de confiance en lui, et donc aussi un peu de confiance en vous-mêmes.
Je veux faire citer devant ce
tribunal deux témoins de moralité. Deux témoins insoupçonnables de partialité.
Deux témoins qui ont eux-mêmes eu à souffrir de certaines fautes de mon client.
Je veux parler en l’occurrence de la traite des Noirs. J’appelle à la barre
Frederick Douglass et Booker T. Washington.
Permettez-moi de vous les
présenter brièvement, pour ceux d’entre vous qui ne les connaitraient pas.
Frederick Douglass (1818-1895),
né esclave, d’une mère noire et d’un père inconnu mais vraisemblablement blanc.
A l’adolescence il apprit tout seul à lire et à écrire (la loi, dans les Etats
du Sud, défendait formellement d’apprendre à lire et à écrire aux esclaves),
puis s’enfuit vers le Nord à l’âge de vingt ans. Une fois libre (mais toujours
sous la menace d’être ramené dans le Sud si son ancien maître le réclamait)
Douglass devint rapidement l’un des abolitionnistes les plus célèbres et, peu à
peu, l’un des hommes politiques américains les plus remarquables de son temps.
Booker T. Washington (1856-1915).
Né esclave d’une mère noire et d’un planteur blanc des environs. Après
l’émancipation des esclaves en 1865, Washington parvint à faire des études tout
en exerçant divers métiers manuels. Devenu enseignant à l’université de Hampton
(Virginie) il fut nommé en 1881 directeur du Tuskegee Institute (Alabama), la première école normale destinée
aux populations noires, dans le Sud des Etats-Unis. Il présida cette école
jusqu’à sa mort et fut en même temps l’un des porte parole les plus influents
de la communauté noire américaine.
Deux hommes hors du commun donc,
tant par leur intelligence que par leur caractère et par leur histoire
personnelle. Deux hommes qui ont porté les fers de l’esclavage et qui auraient
eu les plus juste titres à proférer l’accusation que nous examinons
aujourd’hui. Pourtant, mesdames et messieurs les jurés, si mes témoins ont
parfois durement reproché aux Etats-Unis de trahir leurs propres principes, en
autorisant la possession d’esclaves ou en refusant aux noirs l’exercice de
leurs droits fondamentaux, ils ont aussi toujours exonéré la civilisation
occidentale dont les Etats-Unis sont d’éminents représentants. Bien mieux,
Frederick Douglass et Booker T. Washington n’ont pas hésité à affirmer la supériorité intrinsèque de la
civilisation occidentale.
Oui, la supériorité.
Mes témoins, il faut leur
pardonner mesdames messieurs, ne s’embarrassent pas de nos scrupules
relativistes et ont parfois en conséquence une franchise de langage qui
pourrait nous choquer.
Ecoutons Booker T. Washington s’adressant
à une assemblée de Noirs américains pour leur expliquer ce que malgré tout, en
dépit de toutes les souffrances subies, leur avait apporté leur déportation sur
le sol des Etats-Unis :
« Pensez-y :
nous étions païens lorsque nous sommes entrés en esclavage ; nous en
sommes sortis chrétiens. Nous étions des marchandises lorsque nous sommes
entrés en esclavage ; nous en sommes sortis citoyens américains. Nous
n’avions pas de langage lorsque nous sommes entrés en esclavage ; nous en
sommes sortis parlant la fière langue anglo-saxonne. Nous avions la chaîne des
esclaves qui cliquetait à nos poignets lorsque nous sommes entrés en
esclavage ; nous en sommes sortis avec le bulletin de vote américain dans
nos mains. »
Mon témoin, vous le voyez, ne
comptait pas pour rien la religion chrétienne qui était la sienne, et il
n’ignorait pas que, si des Noirs étaient esclaves aux Etats-Unis, c’était aussi
parce que d’autres Noirs avaient vendu, il y a bien longtemps, leurs ancêtres à
des acheteurs Blancs.
Dans des Etats-Unis où, juste après
l’émancipation, régnait encore la ségrégation raciale la plus stricte, Booker
T. Washington n’hésitait pas à rappeler à ses compatriotes de couleur le
privilège inestimable que représentait pour eux le fait d’être citoyens
américains ; et à ceux qui rêvaient d’un retour vers l’Afrique de leurs
ancêtres, il affirmait tranquillement :
« Les dix
millions de nègres qui habitent ce pays, qui sont eux-mêmes passés ou dont les
ancêtres sont passés par l’école américaine de l’esclavage, sont dans une
condition plus saine et plus porteuse d’espérance, matériellement,
intellectuellement, moralement, religieusement, qu’un nombre égal de noirs dans
n’importe quelle partie du globe. »
Quelle extraordinaire
magnanimité, quel jugement sûr et dépourvu de préjugés ! Mais écoutons à
son tour Frederick Douglass, bien plus bouillant que Booker T. Washington, bien
moins indulgent aussi, et cependant, finalement, du même avis que lui :
« La
condition de notre race a été améliorée par leur situation en tant qu’esclaves
[les noirs américains], dans la mesure où elle les a mis en contact avec un
peuple supérieur, et leur a offert des facilités pour s’instruire. »
Ceci, bien entendu, ne justifiait
aucunement l’esclavage ni n’excusait la brutalité des maitres, et pas davantage
les innombrables vexations, légales ou illégales, auxquelles étaient encore
soumis les Noirs au moment où Frederick Douglass prononçait ces paroles. Mais cela
justifiait le fait que les Noirs restent sur le sol américain après leur
libération.
Rappelons, pour rendre la
question intelligible, que l’émancipation des esclaves et leur intégration au
sein de la nation américaine étaient deux choses bien distinctes. Pour un grand
nombre d’abolitionnistes, au Nord comme au Sud, l’émancipation des esclaves
devait s’accompagner de leur départ des Etats-Unis. L’esclavage des noirs était une violation évidente
de leurs droits naturels, mais le fait que les Noirs aient un droit naturel à
être libres n’impliquait pas que ceux-ci, une fois libres, aient un droit à
devenir citoyens des Etats-Unis. En fait, la plupart des abolitionnistes
étaient à peu près de l’avis de Jefferson en 1787 :
« Rien n’est écrit plus
clairement dans le livre du destin que le fait que ces deux peuples seront
libres ; il n’est pas moins certain que les deux races, également libres,
ne sauraient vivre sous le même gouvernement »
Abraham Lincoln lui-même, vers la fin de la guerre
civile, examina sérieusement la possibilité d’établir les anciens esclaves en
Amérique centrale, avant de renoncer devant l’impossibilité matérielle d’un tel
projet.
C’est à cette perspective que Frederick Douglass
s’opposait de toutes ses forces car, disait-il :
« Nous
croyons que le contact avec la race blanche, même accompagné des nombreuses
restrictions injustes et douloureuses dont nous faisons l’objet, contribue
davantage à notre élévation et à notre amélioration que ne pourrait le faire la
simple séparation d’avec eux [les blancs]. »
Frederick Douglass était suffisamment lucide pour
voir que le contact n’était pas nécessairement également avantageux des deux
côtés. En parlant de son enfance et de ses jeux avec le fils de son ancien
maître, il remarquait :
« La loi
de la compensation s’applique ici comme partout. De la même manière que ce
garçon ne pouvait pas s’associer à l’ignorance sans en être affecté, il ne
pouvait pas donner sa compagnie à ses camarades de jeu noirs sans leur donner
en même temps son intelligence supérieure. »
Mais Frederick Douglass, de manière bien compréhensible,
se plaçait avant tout du point de vue des noirs, et il affirmait en substance
que ceux-ci devaient absolument refuser de lâcher la prise qui leur avait été
donné sur « la civilisation de l’homme blanc ». Parce que cette civilisation
était, en dépit de ses défauts, infiniment supérieure à tout ce qu’ils auraient
pu trouver ailleurs, et notamment sur la terre de leurs lointains ancêtres.
Supérieure en quoi me direz-vous, mesdames et
messieurs les jurés ?
Supérieure en savoir, bien sûr. L’homme blanc
s’était avancé plus loin qu’aucun autre sur la voie de la connaissance de la
nature et de la nature humaine. Mais aussi, en définitive, supérieure en
humanité et en justice. Frederick Douglass, Booker T. Washington, nés
esclaves sur le sol des Etats-Unis, étaient pourtant parvenus à la conclusion
que la Constitution
des Etats-Unis, établie pour assurer, autant qu’il est humainement possible,
« les bienfaits de la liberté » à tous ceux qui vivent sous sa loi,
était supérieure à toutes les autres formes de gouvernement existantes. Ils
n’ont jamais non plus cessé d’affirmer la vérité et la grandeur des principes
de justice énoncés dans la
Déclaration d’Indépendance, et d’exhorter les Américains à
leur demeurer fidèles. Etre des citoyens à part entière, participer à la
civilisation occidentale en tant que partie du peuple américain, sans
restrictions mais aussi sans privilèges, était la seule chose qu’ils demandaient
pour les Noirs, et qu’ils se sont battus toute leur vie pour obtenir.
Car, pour dire les choses
franchement, nos témoins n’auraient certainement pas eu beaucoup de patience ni
d’indulgence pour les innombrables politiques « d’affirmative action » ou de « promotion de la
diversité » qui défigurent aujourd’hui nos démocraties. D’abord car leur
strict sens de la justice ne leur aurait pas permis de cautionner si peu que ce
soit l’instauration de privilèges et de passe-droits légaux, même au bénéfice
des Noirs. Mais aussi car ils comprenaient fort bien que les Noirs ne
pourraient réellement améliorer leur sort que par leurs propres efforts, et que
toute tentative de les dispenser de ces efforts, fut-elle bien intentionnée, ne
pourrait en définitive que retarder leurs éventuels progrès.
« Le
malheur du Noir », écrivait Frederick Douglass, est précisément « qu’il
est partout traité comme une exception aux règles générales qui devraient régir
les relations entre les autres hommes ». « Si le Nègre ne peut pas se
tenir sur ses propres jambes, qu’il tombe… Tout ce que je demande est, donnez
lui une chance de se tenir sur ses propres jambes ! Laissez le
seul ! »
Booker T. Washington de son côté,
tout en rappelant régulièrement aux Blancs l’injustice et l’imprudence qu’il y
avait à priver les Noirs de l’exercice de leurs droits civiques fondamentaux,
s’est aussi toujours efforcé de rappeler à ses auditeurs Noirs qu’ils avaient
beaucoup à prouver pour se faire accepter comme des citoyens à part entière au
sein de la République
américaine. Plutôt que de leur parler des droits qui leur étaient refusés, il
leur parlait des droits qu’ils possédaient déjà mais exerçaient mal ;
plutôt que de leur parler des opportunités qui leur étaient refusées, il leur
parlait des opportunités qu’ils n’avaient pas saisies ; plutôt que leur
parler des discriminations dont ils étaient l’objet, il leur parlait de ce qui,
dans leurs propres comportements, leur valait à juste titre d’être regardés
avec suspicion et tenus à l’écart.
« En
dépit de tout ce qui peut être dit pour excuser ce fait », écrivait ainsi Washington,
« il n’en reste pas moins que trop de crimes sont commis par notre peuple
partout dans ce pays. Nous devons faire comprendre au monde que nous n’allons
pas cacher ces crimes simplement parce qu’ils sont commis par des Noirs. »
Au Tuskegee Institute, que dirigeait Washington, les élèves
n’apprenaient pas la « fierté d’être Noir » ni ne pratiquaient les multicultural studies, mais tous
apprenaient un métier manuel, qui devait assurer leur indépendance matérielle
et faire d’eux des citoyens productifs, ainsi que la valeur inestimable de
l’ordre, de la propreté, de la discipline personnelle.
« Une
race ou un individu qui n’a pas d’habitudes fixes, pas de demeure ou
d’habitation permanente, pas d’heure pour se coucher, pour se lever le matin,
pour aller au travail ; pas d’arrangement, pas d’ordre ou de système dans
toutes les circonstances ordinaires de la vie, une telle race ou un tel
individu manquent de maîtrise d’eux-mêmes, manquent de quelques-uns des pré-requis
fondamentaux de la civilisation. »
Et ces pré-requis, Washington le
savait, ne peuvent pas être acquis sans beaucoup de temps ni beaucoup d’efforts.
Etre authentiquement civilisé est nécessairement une quête personnelle dans
laquelle n’existe aucun raccourci.
Ma plaidoirie pour aujourd’hui
s’achève, mesdames et messieurs les jurés. Le procès de mon client n’est pas
fini, je le sais bien, et beaucoup d’autres choses resteraient à dire. Mais au
moment où il vous faudra rendre votre verdict, je vous demanderai seulement de
garder cette question à l’esprit : « Vous croyez vous plus impartial,
plus clairvoyant et mieux informé que Frederick Douglass et Booker T. Washington ?



Mais qu'est-ce que c'est que ces ruses de feignant ?
RépondreSupprimerBon, c'était bien la première fois et ça l'est toujours.
Ah, ah, et vous, qui recopiez consciencieusement Léon Gautier depuis des semaines, que devrais-je dire?
SupprimerMais si vous vous souveniez de la première version vous avez du remarquer qu'il y avait des ajouts. Quand même.
"Ah, ah, et vous, qui recopiez consciencieusement Léon Gautier depuis des semaines, que devrais-je dire?"
RépondreSupprimerMême à moi, ça commence à me peser. Je vais tâcher de proposer mieux dans les prochaines semaines.
"Mais si vous vous souveniez de la première version vous avez du remarquer qu'il y avait des ajouts."
N'ayant pas appris par coeur la version précédente, j'avoue n'avoir pas trouver lesdits ajouts.
En gros, c'est en dessous de "We the people".
SupprimerEt Léon Gautier est intéressant, rassurez-vous.
Chouette ! C'est comme les très bons films : on les aime en rediffusion. Comme on les a déjà vus, on sait qu'on les a aimés, on s'en souvient un peu mais pas assez pour être lassés, on se régale...
RépondreSupprimerEt là en plus (en plus) c'est la version longue, director's cut, remasterisée et tout et tout.
SupprimerLes progressistes appelleraient vos deux gars des "Bounty" mais bon, il s'agit de progressistes donc des gars d'une moralité de blanche colombe, un peu à la Cahuzac .
RépondreSupprimerN'ayant pas lu votre premier jet, je ne peux comparer mais vu les productions anciennes , il devait être parfait, parfaitement parfait.
Léon Gautier, j'ai son livre sur la Chevalerie, il a une couverture rouge, je ne sais pas si c'est une première édition, il faudrait que je le retrouve dans mon capharnaüm.
Oui, "Bounty", ou bien "Oncle Tom". Amusant, appliqué à deux hommes qui sont partis de si bas et sont arrivés si haut après avoir traversé tant d'épreuves.
SupprimerMais quoi? L'important c'est d'avoir les "bonnes" idées. C'est à ça qu'on reconnait les vrais Noirs.
Je me rappelais du premier jet, et le second reste dans la ligne... Très bon ! (pour tout dire je n'ai qu'à peine remarqué les ajouts tant ils s'y fondent).
RépondreSupprimerCes deux américains avaient l'avantage d'être lucides à une époque où ce n'était pas encore trop mal vu et dans un pays où le pragmatisme à toujours fait bon ménage avec la politique.
Il me semble pourtant clair que si l'on préfère logiquement être dans les derniers à Ulm aux premières places des mines de Saint Etienne, le fait que tant de gens émigrent en Occident "malgré" toutes les "discriminations" et les "mauvais traitements" (qui ne sont plus guère que mythiques aujourd'hui), montre assez la supériorité qu'ils reconnaissent à la culture occidentale, pour ne pas dire à la race blanche (ça choque surtout les blancs, dire cela, et les "vrais bounty", ces noirs tellement drogués à l'assistanat de nos sociales démocraties, qu'ils ne disent que ce que leurs "maitres" -les distributeurs d'aide sociale- veulent entendre.
Vous faites donc partie des lecteurs "historiques" de ce blog car c'était dans ses premiers mois d'existence.
SupprimerFélicitations.
Il faudra que je songe à créer une sorte de légion d'honneur pour mes lecteurs les plus fidèles.
Grand Croix de l'Ordre du Mérite Aristidien, ou quelque chose comme ça.
Ahh tiens !
SupprimerVous faites partie de ceux qui aiment bien avoir des commentateurs réguliers ?
C'est c'est étrange…
C'est surtout que je me verrais bien en grand maître d'un ordre quelconque, genre la Toison d'or.
SupprimerCa aurait de la gueule.
Magnifique billet, comme d'habitude.
RépondreSupprimerC'est tellement vrai, les bénéfices que les Noirs ont tiré de leur déplacement et de leur sortie d'Afrique !
Même chose pour nos Domiens… Ils se félicitent de ne plus être en Afrique, à part quelques nostalgiques que je comprends et qu'il faudrait encourager à un retour. Quelques-uns retournent vers leur Sénégal d'origine.
Leurs pays mériteraient que ceux qui se sont frottés à la culture occidentale viennent aider au développement, plutôt que de toujours voir des ONG ou des aventuriers inappropriés essayer d'apporter leur façon de voir, qui n'est pas forcément la bonne.
Or c'est au flux inverse que l'on assiste en ce moment !
En Guyane va se poser un grave problème. L'administration de Taubira est en train de déloger les Guyanais de tous les boulots gratifiants pour y installer des Brésiliens et des Africains immigrés, en vertu du principe sacro-saint de la "discrimination positive", même entre gens de la même race (qui n'existe pas).
Ces dernières années, on a vu poindre un racisme anti-asiatique, les commerces étant quasiment tous tenus par eux.
Maintenant, on va voir comment les choses vont évoluer, mais ça ne sent pas très bon.
Décidément, cette femme est une horreur toxique, elle fait du mal partout, même chez elle…
Comme je l'ai lu sur une page Facebook : "Pourquoi Taubira est-elle une ennemie de l'esclavage? Sans ça elle vivrait dans une cabane en merde sechée avec quinze gosse faméliques autour d'elle."
SupprimerMensonge. Sans l'esclavage et la colo, les Noirs auraient fait des pas de géants et ils seraient à l'heure actuelle en train de conquérir l'espace. Taubira, elle, dirigerait l'empire congolo-marso-vénusien. Les pauvres petits vénusiens lutteraient de toute la force de leurs cinq tentacules et de leurs trois ventouses contre l'impérialisme sionisto-africain à la solde du patronat kinshasien et du complexe militaro-industriel.
SupprimerUh-uh! Il est vrai que Taubira offre parfois une certaine ressemblance avec Alien. Quelque chose dans la mâchoire et le regard.
SupprimerEn beaucoup plus moche, évidemment.
Vous citez deux personnages issu "d'amour ancillaire".
RépondreSupprimerÉtrange cette idée sous-jacente que les descendants d'esclaves sont de meilleur niveau dès qu'un peu de sang blanc leur a été apporté. Ceci dit, (je conviens que c'est mal) on peut toujours s'interroger sur Taubira; mais il faut bien comprendre que la période est assez favorable à certaines déclamations : de même que Royal a ironisé sur le devenir de la jolie Najat, la mère Taubira doit beaucoup à sa négritude. Ne nous plaignons pas, nous vivons en ce moment les débordements nouveaux, donnant naissance à de nouvelles minorités à la recherche de droits nouveaux : privilège de la "diversitude" plus divers que moi tu meurs.
Je n'y peux rien, mon cher René, si Douglass et Washington étaient des métis. C'est un fait.
SupprimerMais peut-être devriez-vous jeter un oeil là-dessus, vous pourriez être surpris.
http://thosewhocansee.blogspot.fr/2012/02/black-history-month.html
Lors d'un entretien accordé à la revue World Magazine, questionné sur son degré d'adhésion aux convictions catholiques de l'auteur du Seigneur des anneaux, Tolkien, voici ce que répondit John Rhys-Davies: « Je pense que Tolkien annonce que des générations feront face à un défi. Et que, si elles ne se réveillent pas pour faire face à ce défi, elles perdront leur civilisation. Et je suis concerné par ça. [...] Je suis à fond pour la culture traditionnelle de l'homme blanc. Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas combien la civilisation occidentale est précaire, et qui n'en comprennent pas la beauté [...]. L'accroissement des populations musulmanes en Europe est une catastrophe démographique qui menace la civilisation occidentale [...]. Personne ne veut en parler, personne n'ose en parler, parce que nous sommes très attentifs à ne pas offenser les gens racialement. [...]. En 2020, 50 % des enfants des Pays-Bas seront d'ascendance musulmane. »
RépondreSupprimerIl était Gimli dans Le Seigneur des anneaux
Fiouh ! Et il espère encore trouver du travail en tant qu'acteur?
SupprimerTrès honnêtement je ne sais pas, son dernier filme en tant qu'acteur date de 2006 et il fit une apparition dans une série américaine "Legend of the seeker" en 2010 selon Wikipédia et si l'on considère que cet entretien est eu lieu après le tournage de la trilogie du "Seigneur des Anneaux" en 2003, on peut penser que cela n' a pas eu d'incidence sur sa carrière mais peut être que les anglo-saxons sont moins progressistes que nous.
SupprimerA propos de ce fameux "complexe de culpabilité de l'Occident".
RépondreSupprimerCeci nous vient du marxisme. Pour le Dr Marx, le capitalisme était certes profondément injuste, mais le bilan qu'il en dressait était loin d'être entièrement négatif. Il lui reconnaissait notamment le mérite d'avoit porté la civilisation à un niveau d'épanouissement supérieur à tout le reste du monde. C'est avec l'apparition du "socialisme réel" que le capitalisme, cad la société occidentale, est devenue pour l'intelligentsia progressiste une société fondamentalement perverse, que rien ne saurait racheter.
Ce "complexe de culpabilité de l'Occident", c'est l'intelligentsia progressiste qui l'a créé - en jouant précisément sur ce qu'il y a de meilleur dans la culture occidentale, à savoir l'honnêteté intellectuelle (dont, à ma connaissance du moins, on ne trouve l'équivalent dans aucune autre culture), qui obligeait l'Occidental à reconnaître que son histoire avait été entachée de pas mal d'abus, voire de crimes. Et dès lors qu'il l'admettait , il lui fallait s'en reconnaître coupable. Ensuite de quoi, poursuivant sur sa lancée, l'intelligentsia progressiste s'est évertuée à le persuader que la civilisation occidentale tout entière était réductible à ses abus et à ses crimes.
Mais pour sa part, l'intelligentsia progressiste ne se considère nullement affectée par la culpabilité de l'Occident. Car à ses yeux, l'Occident c'est la bourgeoisie (le capitalisme, le libéralisme, tout ce qu'on voudra). Autrement dit, son ennemie. Pour sa part, elle ne se sent nullement coupable : bien au contraire, elle est celle qui dénonce le Crime. Face à la diabolique civilisation occidentale, elle se pose comme la porteuse des valeurs éternelles de la Justice et de la Morale universelles, comme la force purificatrice, comme l'ange du Bien.
Observons cependant que ce "complexe de culpabilité de l'Occident" n'existe que dans les populations contaminées par le politiquement correct, à savoir dans ce qui fait fonction d'élites. Dans le peuple, on n'en trouve que peu de traces.
Bonjour,
RépondreSupprimerJe suis lecteur régulier de votre intéressant blog, rares sont les gens de cette famille de pensée à prendre les sciences sociales au sérieux, à tort à mon avis. Vos articles sont donc d'une grande utilité.
Concernant ce sujet du procès fait à l'occident en vertu de la haine de soi et de divers idéologies tiers-mondistes, je vous conseille cet article indispensable pour les réfuter empiriquement pied à pied.
Peter Bauer : Qui a causé la pauvreté ?
http://www.libreafrique.org/?q=node/250
Merci pour ce lien très intéressant.
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