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mercredi 3 avril 2013

Human Accomplishment (8/8) : A la recherche des causes de l'excellence




L’autonomie a évidemment partie liée avec la liberté mais les deux ne se recouvrent pas complètement. Par autonomie, Charles Murray désigne à peu près l’opinion selon laquelle il est en notre pouvoir, en tant qu’individu, de modifier notre vie et d’accomplir de grandes choses par nous-mêmes. Les termes « audace » et « confiance en soi » donnent sans doute une assez bonne idée de ce que vise Charles Murray. Ces deux qualités sont importantes lorsqu’il s’agit de grandes réalisations artistiques, philosophiques ou scientifiques, car celles-ci nécessitent souvent de rompre avec ce qui est communément accepté, d’essayer de nouvelles pistes, de nouvelles manière de faire et de penser, ou à tout le moins d’être capable de s’écarter temporairement des sentiers bien balisés. Or il est incontestable que l’audace, le goût de l’innovation, la confiance en ses capacités individuelles, sont des traits de caractère plus ou moins encouragés par les différentes sociétés humaines. Et il semble bien que l’une des caractéristiques de la civilisation occidentale soit de favoriser ce genre de disposition, plus en tout cas que ses « concurrentes » sur la voie de l’excellence.
Par exemple, il a souvent été remarqué que l’islam encourageait le fatalisme chez ses adeptes. Puisqu’Allah dirige directement tout l’univers à chaque instant, l’homme est fondamentalement impuissant. Son destin ne lui appartient pas, incha’Allah ! Si l’on ajoute à cela l’affinité pour le despotisme que l’islam a manifesté tout au long de son histoire et la méfiance profonde dans laquelle ont très vite été tenues toutes les tentatives d’expliquer rationnellement le monde, il n’est pas trop difficile de comprendre que le flux de grandes réalisations en provenance du monde islamique se soit assez rapidement tari - et qu’il soit en fait proche de zéro depuis des siècles.
De la même manière, il est bien connu que la Chine et le Japon tendent à valoriser davantage le consensus, le respect de la tradition et des hiérarchies, que les nations occidentales. Pendant des siècles l’immobilité chinoise, du point de vue des sciences et des arts, a été proverbiale pour les Européens et, bien que sans doute quelque peu exagérée, cette opinion occidentale n’en parait pas moins substantiellement exacte.
De même, on a souvent remarqué que, presque un siècle et demi après le début du Meiji, les Japonais n’ont pas encore produit de grandes réalisations scientifiques qui soient à la hauteur de leurs remarquables prouesses technologiques. Peut-être est-ce parce que les secondes s’accommodent bien plus que les premières de la recherche du consensus et du respect scrupuleux des hiérarchies sociales.
Une société dans laquelle l’action autonome des individus est découragée est une société dans laquelle les grands talents auront vraisemblablement plus de difficulté à éclore, et inversement. Mais l’autonomie ne suffit évidemment pas. Une autre condition est sans doute que ces grands talents apparaissent dans une société où domine l’idée que l’existence humaine a un sens et que les mots de bien, de beau, de juste, ont un contenu objectif, indépendant de la volonté humaine.

Cette question du « sens » est délicate et nécessiterait une exploration approfondie de l’histoire l’art et de la philosophie occidentale au moins depuis le 17ème siècle pour être traitée avec les nuances qui conviennent. Mais en même temps elle peut être formulée de manière très simple, si nous acceptons de nous contenter des traits les plus saillants. Pour le dire donc en peu de mots : le relativisme, c’est à dire l’idée qu’il n’existe pas de critère rationnel pour distinguer le bien du mal, le noble de l’ignoble, le beau du laid, le juste de l’injuste, ne favorise pas l’excellence humaine ; or la tentation du relativisme ronge les nations occidentales depuis longtemps déjà.
Nous touchons sans doute là une des raisons importantes du déclin de l’Occident mis en exergue par Charles Murray. Encore faut-il différencier les domaines scientifiques et artistiques.
La science naturelle parait plutôt épargnée, et la plupart des scientifiques continuent sans doute à penser que leur but est simplement de découvrir la vérité, même si les plus sophistiqués ou les plus perspicaces n’ignorent pas que cette notion de vérité est devenue problématique chez ceux qui font profession de réfléchir à la science. Mais, au quotidien, le caractère éprouvé des procédures scientifiques et les résultats très tangibles que produit la science moderne protègent à peu près ses praticiens contre les doutes métaphysiques à son sujet qui pourraient les assaillir.
Pour les arts, en revanche, le changement a été profond et peut se voir dans toutes les disciplines. Ce changement peut se résumer grossièrement de la manière suivante : l’art n’est plus censé être, comme dans la conception classique, le miroir de la nature. L’artiste ne poursuit plus le vrai, le beau et le bien, mais un but beaucoup plus vague qui est, tantôt l’expression de son moi profond, tantôt une critique « radicale » de la société qui n’implique jamais de formuler une alternative claire à ce qu’on critique, tantôt d’autres choses plus obscures encore, mais qui toutes ont en commun le rejet de la conception classique. Ceci bien sûr ne doit pas s’entendre de tous les artistes uniformément, mais plutôt des plus influents d’entre eux, de ceux qui ont « donné le ton » dans leur discipline depuis la fin du 19ème siècle.
Que les peintres du début du 20ème siècle aient cherché très délibérément à s’affranchir de toute notion de réalisme et de beauté n’est guère controversé puisque eux-mêmes l’on dit fort clairement, et l’histoire de la peinture au 20ème siècle peut se lire comme une progression continue dans l’abstraction et la recherche de l’étrange, du difforme, du choquant, du laid, ou du moins de ce qui aurait passé pour tel dans les siècles précédents. Ouvrir une encyclopédie de la peinture peut suffire pour s’en convaincre.



En musique, on pourra sans doute se contenter de citer Schoenberg et le dodécaphonisme pour mesurer ce que signifie concrètement le rejet de la notion de beauté formelle et de l’idée que la musique doit plaire à ceux qui l’écoutent. Que Schoenberg, qui fut l’un des musiciens les plus influents du 20ème siècle, ait atteint ses objectifs pourra être attesté par quiconque a eu le « plaisir » d’entendre une de ses œuvres.
En littérature enfin, la littérature importante depuis la fin du 19ème siècle n’est-elle pas nihiliste, ou en tout cas dangereusement proche du nihilisme ? En littérature française, par exemple, les grandes œuvres du siècle passé, comme celles de Proust, de Céline, de Camus, de Beckett, ne sont-elles pas celles qui cherchent à établir la disparition du lien humain, l’imposture de l’amour, la vacuité de l’amitié, l’hypocrisie des conventions sociales, le caractère trompeur ou ridicule des grandes ambitions ? Ce nihilisme, très visible dans la littérature du 20ème siècle, peut d’ailleurs déjà être détecté, en germe, chez un écrivain comme Flaubert plus d’un demi siècle auparavant.
Ce rejet de la conception classique a pu donner naissance à des œuvres remarquables - aucun connaisseur, par exemple, ne songerait à nier que La recherche du temps perdu ou le Voyage au bout de la nuit sont des livres importants - mais n’est-il pas inévitable qu’il produise surtout une stérilité de plus en plus évidente au fur et à mesure que le temps passe ? En l’absence de toute conception assurée du bien et du beau - pour ne pas dire lorsque les notions de bien et de beau sont considérées comme dépourvues de sens - n’est-il inévitable que les arts se peuplent de plus en plus d’œuvres arides ou éphémères ?
Ces tendances intellectuelles profondes ont malheureusement trouvé un terrain favorable dans des sociétés travaillées par les idées démocratiques. Le relativisme, qui est au départ une position philosophique, peut sembler une doctrine attirante pour des hommes dont la passion politique dominante est devenue celle de l’égalité. Le relativisme ne se marie que trop bien avec la tendance qu’ont les hommes qui vivent en démocratie à nier la pertinence de toutes les hiérarchies et de toutes les distinctions naturelles. Il offre une caution intellectuelle à ceux qui proclament que toutes les intelligences, toutes les opinions, tous les goûts se valent. Ainsi le relativisme moral a-t-il finit par devenir la position intellectuelle de base des citoyens démocratiques ayant un peu d’instruction, sous les noms variés de « tolérance », « respect », « ouverture à l’autre », etc.
Par ailleurs, l’avènement de la démocratie signifie aussi l’avènement de la classe moyenne, la substitution, comme arbitre des destinées des artistes, du grand nombre des consommateurs ordinaires au petit nombre d’amateurs très riches et très éclairés auxquels ceux-ci s’adressaient dans les régimes aristocratiques. Concrètement cela signifie que la demande pour la musique et la littérature populaire s’accroît énormément, et cette demande attire inévitablement certains talents qui, dans d’autres temps, se seraient tournés vers la haute littérature et la haute musique. Si le jeune Mozart revenait parmi nous, au tout début de sa carrière, ne se tournerait-il pas vers le rock, la pop, ou toute autre forme de musique populaire plutôt que vers ce qui est aujourd’hui appelé la musique classique ?
Cette attraction des talents vers des formes d’arts plus populaires n’a certes pas eu que des mauvais côtés. Elle a sans doute été à l’origine de la production d’œuvres de divertissement merveilleusement brillantes et sophistiquées, comme aucune époque n’en avait jamais vu, et l’on peut sans aucun ridicule estimer que la musique la plus originale, la plus plaisante, la plus inventive, est aujourd’hui produite par les artistes dit populaires, plutôt que par les compositeurs académiques et subventionnés ; que la littérature la plus passionnante et la plus intelligente est du côté de certaines œuvres à grands tirages, plutôt que chez les écrivains « sérieux », patentés et primés. Mais au bout du compte, même de très haute qualité, tout cela ne reste-t-il pas du divertissement, bien loin des sommets d’excellence atteints par certains artistes des siècles passés ? Quel fan enragé des Beatles pourrait affirmer, sérieusement et en toute connaissance de cause, que la musique de ses idoles peut soutenir la comparaison avec celle de Bach ou Haendel ?
Mais si nous ne sommes plus capables que de produire des divertissements brillants, il est à craindre que, en dépit de notre extraordinaire réussite économique et technologique, la postérité ne porte sur nous le même jugement sévère qu’Edward Gibbon sur la Rome des Antonins. Dans ce siècle d’or de l’Empire, où celui-ci était au maximum de son extension et de sa prospérité, où ses habitants jouissaient paisiblement des fruits d’une brillante civilisation, Rome, nous dit-il, n’était plus peuplé que d’une « race de pygmées ».

Bien qu’il se finisse sur une note plutôt pessimiste, Human Accomplishment n’est pas à proprement parler un livre pessimiste. Car si Charles Murray apporte de l’eau au moulin de ceux qui, depuis longtemps déjà, affirment que l’Occident est en déclin, il nous rappelle aussi que les nations occidentales ont porté très haut le flambeau du génie humain dans le domaine des sciences et des arts - et nous devons nous rappeler que Murray ne dit rien au sujet de la politique et du commerce, deux domaines dans lesquels l’Occident a aussi bien des titres à faire valoir. Il contribue donc à nous redonner une légitime fierté et une confiance en nous-mêmes qui est l’une des conditions des grandes réalisations. Il contribue surtout à nous rappeler, d’une manière appropriée à nos préjugés, que la grandeur existe bien, que l’excellence humaine n’est pas une vue de l’esprit mais une réalité. Ce faisant, il ne peut manquer de ressusciter ou d’attiser chez nombre de ses lecteurs, si ce n’est le désir d’exceller eux-mêmes, du moins celui de vivre le plus possible en compagnie des plus grands esprits des siècles passés ; et celui qui a pris l’habitude de cette fréquentation ne saurait être fondamentalement pessimiste.

12 commentaires:

  1. Il est patent que ce Muray, dans son parallèle avec la Rome finissante, a plagié ce qu'en disait Léon Gautier :

    « Représentez-vous les orgies de la décadence : comment voulez-vous que, sur les lèvres blêmes de ces convives tremblants de débauche, viennent jamais les vers guerriers, âpres et nationaux d'une véritable épopée ? Ces voix que le vice a rendues toutes rauques ne sont pas plus de force à chanter ces grands vers que ces esprits dégénérés ne sont de force à les imaginer. La décadence ne connaît que la versification, et non pas la poésie : elle connaît la versification des couplets à boire, et non pas la poésie des grandes épopées. Il lui faut Pétrone : elle ne mérite pas Homère. »

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    1. Sans vouloir vous décevoir, je crains que Charles Murray ignore tout de Léon Gautier...
      Sinon la citation est bien jolie (même si elle n'est pas gentille pour Pétrone).

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  2. Intéressant et finalement assez en ligne avec ce que dit Temple Grandin ou un certain nombre de chercheurs en neuro-sciences. Il faut, pour de grandes avancées, des gens ayant un mode de fonctionnement autistique ou proche de l'autisme. Ce qui correspond, d'après Simon Baron-Cohen à un "cerveau hyper masculin", mais aussi à une forme d'indépendance par rapport au jugement extérieur, et à la recherche continue d'un certain "absolu".

    Le relativisme, la "féminisation" de la société, ou pour les autres zones géographiques, la négation de l'individu et de ses "excentricités" au profit d'un tout social, contribue certainement à une satisfaction de la masse mais réduit (voire annihile) les chances d'avoir des contributions ou des individus exceptionnels qui font réellement avancer leur domaine, l'humanité toute entière, même.

    La décadence c'est de mettre la jalousie et les plaisirs des sens de la masse au premier plan, de leur donner raison contre une forme "d'élite". Surtout quand c'est l'élite qui promeut ce renversement (cf l'art moderne).

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  3. Comme je l'ai déjà dit, j'aime beaucoup Murray. Mais je trouve qu'en l'occurrence son étude souffre d'un manque de profondeur historique et anthropologique. Il raisonne en quelque sorte comme si toutes les sociétés humaines étaient logées à la même enseigne quant à l'espace qu'elles offrent à l'épanouissement des talents.
    La liberté individuelle est un élément décisif de l'épanouissement des talents. Or la liberté individuelle est une invention occidentale. Dans les sociétés traditionnelles, l'individu n'existe pas : chacun est membre d'un groupe - clan, famille, tribu, peuple - et très étroitement soumis à sa loi. Comme dit Jacques Laurent, chacun est "la somme de ses rôles sociaux". Ce sont des sociétés conservatrices, rigoureusement hiérarchisées, dont chaque membre est assigné dès sa naissance à une place qu'il ne peut pas quitter. Ici, la valeur la plus importante est la cohésion sociale, qui suppose que chacun subordonne son destin individuel à celui de son groupe d'appartenance, l'idéal étant de reconduire à l'identique l'état de choses hérité des ancêtres. Dès lors, l'innovation et l'invention sont considérées avec suspicion et ne sont autorisées que dans les étroites limites définies par le groupe.
    C'est parce que la société occidentale s'est progressivement libérée de ce carcan qu'elle a pu connaître une telle floraison de talents dans tous les domaines - floraison qui a très étroitement suivi l'élargissement de l'espace de liberté des individus. On en a une preuve a contrario avec la stérilité des régimes totalitaires : dès que le pouvoir soviétique s'instaure en Russie, il rétablit la tyrannie du groupe, et l'extraordinaire dynamisme créateur de l'élite intellectuelle russe du début du siècle (ce qu'on a appelé "l'âge d'argent") se tarit. Plus de littérature, plus d'art, plus d'avancées scientifiques et techniques - sauf dans le domaine militaire. Un désert de 70 ans. Même chose, mutatis mutandis, pour l'Allemagne hitlérienne.
    C'est une raison de plus pour laquelle je suis sceptique quand au déclin de l'Occident depuis le milieu du XIXe : pourquoi un tel déclin alors que la liberté individuelle n'a cessé de progresser, donc aussi les espaces d'épanouissement qu'elle ouvre ? S'il y a réellement déclin, c'est un tournant d'une importance historique majeure, c'est un renversement de tendance, et on ne peut se contenter d'indices aussi superficiels et aussi contestables pour l'établir. Et à le supposer établi, restera à l'expliquer.

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    1. Sur votre second et votre troisième paragraphe vous me semblez largement en accord avec Murray. Et c'est bien pour cela que je ne comprends pas trop votre première affirmation selon laquelle il raisonnerait "comme si toutes les sociétés humaines étaient logées à la même enseigne quant à l'espace qu'elles offrent à l'épanouissement des talents."
      Il me semble au contraire qu'il insiste bien sur les différences qui existent de ce point de vue là.
      Quant à votre dernière remarque, je crois qu'il répondrait, à juste titre, que la liberté est un élément indispensable mais pas suffisant pour l'épanouissement des talents.
      Ce qui n'empêche pas, évidemment, que l'on puisse contester ses conclusions. En dépit de son habileté pour traiter de manière quantitative des questions si complexes je ne crois pas qu'il sera jamais possible d'obtenir une démonstration incontestable dans ce domaine.
      Sauf peut-être rétrospectivement, dans trois ou quatre cents ans.

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  4. Merci Aristide pour cette superbe série qui a l'immense mérite de donner du corps au sentiment que nous avons de la valeur de notre civilisation.
    Je ne crois pas que tout ceci soit utilisable facilement dans une argumentation avec des contradicteurs, mais quelles que soient les limites de l'immense travail accomplit par Murray, il nous permet de nous confirmer à nous mêmes que nous avons bien raison de défendre notre "bout de gras".


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    1. Effectivement, c'est sans doute un peu difficile à caser dans les diners en ville. Mais du moins vous pouvez toujours mentionner l'existence de ce livre, et offrir de le prêter à votre contradicteur incrédule, puisque maintenant vous le possédez.

      PS : dois-je déduire de votre réapparition que votre déménagement est terminé?

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    2. Hé bien, je vais vous avouer avoir parlé de ce livre et utilisé ses arguments et quelques unes de ses données (reprises à ma sauce) non pas dans un dîner en ville mais à un "thé à la campagne" où certain(e)s -oui, j'écris comme un gauchiste si je veux !- commençaient un peu trop à glorifier les "cultures" exotiques et à rabaisser l'occident, trop "gris, coincé et sans intérêt".

      Donc merci aristide de m'avoir donné à connaître cet ouvrage... Et rassurez vous dxdiag, habile comme vous l'êtes à la guérilla intellectuelle déridée, vous saurez bien vous en servir, vous aussi !

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    3. Ah, voilà le genre d'information qui me fait bien plaisir. On aime quand même à savoir qu'on a pu être utile.

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  5. Merci pour ce travail de traduction comme vous êtes un as, j'ai en ma possession plusieurs livres de la maison d'édition Osprey sur l'art militaire, je pourrais toujours vous les envoyer.

    A propos d' art de la guerres, si cette dernière permettait au civilisation d'avancer technologiquement, les arabes seraient les plus grand inventeurs de la terre alors qu'ils n’ont fait que emprunter les nations vaincues comme ils le firent après la défaite des chinois à la bataille de Talas où il pillèrent les techniques secrètes chinoises : le papier et la soie. Les Arabes les utilisèrent et en particulier la fabrication du papier permit de donner encore plus de force à la diffusion du Coran.

    Les Aztèques auraient du être de grands inventeurs avec leurs guerres fleuries.

    Enfin seules les deux dernières guerres mondiales ont it progresser certaines techniques car durant plusieurs siécles, les ramées ont utilisé la poudre noire sur les champs de bataille terrestres ou marins.

    Bien j' ai assez usé de digression ais c'est quand même assez symptomatique de pouvoir faire une parralèlle entre l'économie et les guerres.

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    1. Effectivement, il semblerait que vous ayez raison. Pendant des siècles en Occident les progrès techniques en matière militaire ont été très faibles, voire inexistants, en dépit de guerres très fréquentes.
      A vue de nez, ce serait surtout les guerres post-révolution industrielles qui auraient été l'occasion de sérieux progrès techniques.

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    2. Il est considéré que la guerre de Crimée fut le premier conflit dit "Guerres modernes" avec l' apparition des fusils à canon rayé et de navires cuirassés.

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