Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 24 avril 2013

Immigration et République (1/2)



 
La question de l’immigration hante les démocraties occidentales. Une partie, peut-être encore minoritaire mais certainement croissante, de la population autochtone voit dans les vagues d’immigration qui se succèdent depuis maintenant une bonne quarantaine d’années une source de troubles majeurs et un risque de dissolution fatale pour les nations qui en sont affectées. Une autre partie, qui domine encore la scène politique et médiatique, affirme au contraire que l’immigration n’est pas un problème et investit une énergie considérable pour faire en sorte que ceux qui la considèrent comme telle ne puissent pas agir en fonction de leurs convictions, ni même exprimer publiquement celles-ci.
Ceux qui en parlent et ceux qui n’en parlent pas, ceux qui s’en plaignent et ceux qui la louent, pour tous ou presque, désormais, la question de l’immigration occupe une place centrale dans leurs convictions politiques, et ceux qui prétendent que nous ne devrions même pas évoquer cette question ne sont pas les moins obsédés par elle.
Les positions sont tranchées, les débats très vifs, et ceux qui se hasardent à prendre position publiquement sur ce thème ne peuvent raisonnablement ignorer qu’ils s’exposent à bien des désagréments, y compris légaux, et qu’il est fortement recommandé de revêtir le gilet pare-éclats et le casque lourd avant de sortir de la casemate. Dans un camp bien plus que dans l’autre, certes.
Pourtant, lorsque chacun rentre en lui-même et s’interroge, dans le silence des passions, il en est sans doute fort peu qui soient de féroces doctrinaires, d’un côté comme de l’autre. Qui donc, par exemple, croit sérieusement que l’immigration ne peut jamais être un problème, c’est-à-dire qu’il ne peut jamais y avoir trop d’immigrés ? Même au Front de Gauche, cette espèce est probablement assez rare.
Si nous mettons de côté ceux, finalement assez peu nombreux, qui ont un intérêt personnel à la poursuite d’une immigration pratiquement sans frein - permanent des associations « antiracistes », universitaire spécialisé dans les questions de « discrimination », administrations chargées de recenser et de combattre lesdites discriminations, etc. - beaucoup de ceux qui refusent de considérer l’immigration actuelle comme un problème le font, semble-t-il, pour des raisons qui ne sont pas déshonorantes. Pour le dire en peu de mots : le bon sens, qui nous dit que les êtres humains ne sont ni des briques ni des souches, qu’ils apportent avec eux leurs coutumes, leurs mœurs, leurs modes de vie, leurs religions, et que par conséquent l’immigration peut être un grave problème, se heurte à un principe moral très solidement enraciné : celui de l’égalité fondamentale de tous les hommes. Si nous croyons que « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », ou bien si nous tenons « pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur », sur quelle base pouvons-nous refuser l’entrée de notre territoire à ceux de nos semblables qui veulent simplement y exercer leur droit à la « poursuite du bonheur » ?
Demander un contrôle strict, voire même un arrêt de l’immigration, semble incompatible avec les principes de base de la démocratie (« non républicain », comme aime à le dire la gauche française).
Etrangement, cette conception tend à être confortée par certains de ceux qui s’inquiètent ouvertement des effets de l’immigration. Une partie du camp des « anti » cherche, en effet, à s’appuyer sur des considérations ethnoculturelles pour justifier son refus d’accueillir sans cesse plus de nouveaux venus. On ressuscitera alors, ou on tentera de ressusciter, la question des différences raciales, on présentera les peuples comme des sortes d’organismes vivants qui développent spontanément une personnalité propre, une « culture » qui ne saurait être partagée par ceux qui n’en ont pas été imprégnés dès la naissance. Autrement dit, une partie du camp des « anti-immigration » semble s’accorder avec une partie du camp des « pro-immigration » pour considérer que l’adhésion à la notion de droits de l’homme implique inévitablement l’ouverture des frontières.
Ce faisant, il se pourrait que les « anti », au final, desservent leur propre cause. Les arguments ethnoculturels peuvent, en effet, avoir leurs mérites, d’un point de vue intellectuel, mais il est douteux qu’ils puissent jamais l’emporter, d’un point de vue politique. Quoique l’on pense des droits de l’homme et de la démocratie libérale, un examen impartial de notre situation oblige, semble-t-il, à conclure que l’un et l’autre forment pour nous un horizon indépassable, en ce sens que, à échéance prévisible, nul argument politique ne saurait prévaloir auprès du plus grand nombre dès lors qu’il présuppose un rejet des droits de l’homme et de la démocratie. 
Il y a près de deux siècles de cela, Tocqueville écrivait que les peuples démocratiques ont pour l’égalité une passion « ardente, insatiable, éternelle, invincible ; ils veulent l’égalité dans la liberté et, s’ils ne peuvent l’obtenir, ils la veulent encore dans l’esclavage. Ils souffriront la pauvreté, l’asservissement, la barbarie, mais ils ne souffriront pas l’aristocratie. » Il ne parait pas en aller différemment aujourd’hui, bien au contraire. Ne pourrions-nous dire, en paraphrasant Tocqueville, que les peuples démocratiques souffriront au besoin l’immigration de masse et la dissolution de leur nation, mais qu’ils ne souffriront pas une remise en cause du principe de l’égalité fondamentale de tous les hommes ?
Ceux qui s’inquiètent des conséquences de l’immigration ne devraient pas s’en attrister, pas plus que leurs adversaires ne devraient s’en réjouir, car l’idée que les droits de l’homme s’opposeraient à une politique migratoire restrictive est tout simplement fausse. Adhérer au principe de l’égalité fondamentale de tous les hommes et être un bon citoyen démocratique n’est, d’un point de vue théorique, absolument pas incompatible avec le fait de refuser l’entrée de son territoire aux migrants ou bien de les sélectionner strictement en fonction de leurs origines. Nulle contradiction en cela, mais au contraire une application rigoureuse des principes du gouvernement républicain.


Il n’est pas bien difficile de le montrer et, qui plus est, de le montrer en s’appuyant sur un exemple particulièrement éminent : celui des Etats-Unis. Les Etats-Unis ne sont-ils pas la nation occidentale qui a, historiquement, été la plus ouverte aux immigrants ? La statue de la liberté ne porte-t-elle pas, inscrit sur son socle :

Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tost, to me,
I lift my lamp beside the golden door !

Les Etats-Unis ne sont-ils pas la nation qui a poussé le plus loin l’adhésion au principe de l’égalité fondamentale de tous les hommes ? Ne sont-ils pas le seul pays qui ait jamais été fondé explicitement sur ce principe ?
Si, en dépit de cela, les pères fondateurs des Etats-Unis, et des générations d’hommes d’Etat américains après eux, ont pu considérer qu’il était parfaitement légitime de réguler ou de refuser l’immigration, qui donc osera encore prétendre que demander la fermeture de nos frontières n’est « pas républicain » ?
Examinons donc, rapidement mais méthodiquement, le cas des Etats-Unis afin de bien nous convaincre que nous n’avons pas à choisir entre adhésion sincère à la démocratie et souci de l’identité nationale.

Commençons par le commencement, c’est-à-dire par les principes fondamentaux sur lesquels repose le gouvernement républicain, dans sa version moderne.
« Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », « tous les hommes sont crées égaux », ces formules célèbres, et d’autres semblables de la même époque, ont la même signification : tous les êtres humains sont égaux en ce sens très particulier qu’ils possèdent tous les mêmes droits naturels à la vie, à la liberté, à la propriété, et, selon la formule américaine, à la poursuite du bonheur. Les êtres humains ne sont pas plus égaux en intelligence, en vertu, en qualités du caractère, qu’ils ne sont égaux en beauté, en force ou en qualités physiques. Ils ne sont égaux que sur un point, mais un point politiquement très important : ils sont égaux en droits naturels. Ce qui signifie en pratique qu’il est injuste de les gouverner sans leur consentement.
Lorsque les hommes vivent sans gouvernement, dans ce que les philosophes de cette époque appelaient un « état de nature », ces droits ne sont pas protégés. Les forts oppriment les faibles et les faibles, lorsqu’ils le peuvent, c'est-à-dire par exemple lorsque leur nombre leur donne la force, se montrent aussi cruels et insatiables que leurs oppresseurs. En d’autres termes, l’état de nature est ou devient rapidement un état de guerre de tous contre tous, un état dans lequel la vie de chaque individu est courte, misérable et brutale (short, brutish, mean and nasty, selon l’expression de Hobbes). Par conséquent, selon les termes de la Déclaration D’indépendance des Etats-Unis : « Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits. »
C’est ce qui arrive lorsqu’une partie du genre humain, un peuple, se sépare du reste de ses semblables pour établir une communauté politique, pour se donner des lois et des institutions capables de faire respecter ces lois. Dans cette optique, une communauté politique est constituée essentiellement par le libre choix des individus, elle est un « contrat social ». Si la communauté ne désire pas s’associer avec tel ou tel individu, ou bien si tel ou tel individu ne désire pas s’associer avec le reste de la communauté, les conditions de la citoyenneté ne sont pas remplies. Autrement dit, une conséquence évidente de l’égale liberté naturelle de tous les hommes est que, tant que le contrat initial n’a pas été conclu, chacun est libre de s’associer, ou de refuser de s’associer avec qui il le souhaite.
Bien sûr, il est incontestable que les individus qui s’associent ne le font pas au hasard. Ceux qui s’associent doivent déjà partager beaucoup de choses pour pouvoir former une communauté politique (démocratique) viable. Une grande « ressemblance » est nécessaire entre ceux qui s’apprêtent à se donner une loi commune, sans quoi la confiance mutuelle nécessaire au fonctionnement des institutions et au respect de la loi sera absente, et la communauté politique ne tardera pas à se fragmenter - avec tous les troubles et les violences que cela implique.
C’est pour cette raison que Publius remarquait, dans le numéro 2 du Fédéraliste : « J’ai souvent observé, avec un égal plaisir, que la Providence s’est plu à donner ce pays, dont toutes les parties sont si bien reliées, à des habitants unis, des habitants issus des mêmes ancêtres, parlant la même langue, professant la même religion, attachés aux mêmes principes de gouvernement, avec des mœurs et des manières semblables, et qui, par la réunion de leur prudence, de leurs armes et de leurs efforts, en combattant côte à côte durant le cours d’une longue et sanglante guerre, ont glorieusement conquis leur liberté commune et leur indépendance. » Sans cette unité substantielle de ses habitants, jamais la république des Etats-Unis n’aurait pu voir le jour
Mais il n’en reste pas moins que l’association ainsi formée est essentiellement volontaire, en ce sens que nul n’est jamais obligé d’adhérer au contrat initial. Chacun est toujours libre de refuser de contracter avec les autres. La porte est toujours ouverte pour qui veut partir.
Il résulte logiquement de cela que, une fois formée, une communauté politique est également libre de refuser de contracter avec qui elle le veut. Une fois qu’un peuple s’est constitué pour se donner un gouvernement, nul n’a le droit de s’y joindre sans le consentement de ceux qu’il veut rejoindre. Un étranger n’a pas plus le droit d’exiger d’être intégré à un peuple déjà existant qu’il n’a le droit d’imposer sa présence dans une maison où il n’a pas été invité. Toute communauté politique est libre d’accepter qui elle le veut, quand elle le veut et selon les critères de son choix.


Mais pourtant, dira-t-on, les étrangers qui veulent s’installer dans notre pays ne sont-ils pas des hommes comme nous, pourvus des mêmes droits naturels ? Dès lors, un gouvernement qui se donne pour tache de protéger les droits naturels des individus ne doit-il pas accepter tous ceux qui viennent se placer sous sa protection ? Les étrangers qui se présentent chez nous n’exercent-ils pas simplement leur « droit à la poursuite du bonheur », tout comme nous ?
Certes, nul ne peut leur reprocher de se présenter là où ils estiment que leur vie sera meilleure, mais il n’en reste pas moins que les migrants ne peuvent se prévaloir d’aucun droit à être acceptés. Le gouvernement de la communauté particulière aux frontières de laquelle ils se présentent est chargé de protéger la vie, la liberté et la propriété des individus qui la composent. Il n’est en aucune façon chargé de protéger la vie, la liberté et la propriété de ceux qui n’appartiennent pas à cette communauté.
Dire que les migrants ont un droit à être accueillis là où ils le désirent reviendrait à dire que le gouvernement d’un pays a l’obligation de garantir les droits de n’importe quelle personne dans le monde qui en ferait la demande. Une telle obligation serait par nature à la fois impossible à remplir et injuste. Elle serait une violation des termes du contrat initial selon lesquels nul ne peut être contraint de s’associer avec ceux qu’il n’a pas choisi. Comme le déclare le préambule de la Constitution des Etats-Unis : « Nous, Peuple des États-Unis », établissons une Constitution afin « d'assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité ». Pour les rédacteurs de cette Constitution, il allait de soi que le peuple américain n’avait pas plus l’obligation « d’assurer les bienfaits de la liberté » aux Mexicains ou aux Haïtiens que les Mexicains ou les Haïtiens n’avaient l’obligation d’assurer ces bienfaits aux Américains. Il appartient à chaque peuple de protéger par lui-même les droits naturels de ceux qui le composent, et, si nous pouvons compatir avec les malheurs des peuples qui échouent dans cette entreprise difficile, cela ne nous donne pas pour autant l’obligation d’en accueillir tout ou partie sur notre sol.
Bien entendu cela ne nous exonère pas de tous devoirs vis-à-vis des étrangers. Nous devons respecter leurs droits naturels, c’est-à-dire ne pas nous en prendre à leur vie, leurs biens ou leur liberté. Mais nous n’avons pas l’obligation de garantir l’exercice de ces droits, et lorsque nous refusons d’accueillir un migrant nous ne violons pas ses droits, nous ne commettons aucune injustice : nous le laissons simplement dans l’état où il se trouvait avant.
En bref, l’égale liberté naturelle de tous les hommes signifie à la fois que n’importe quel individu est libre de quitter le pays dans lequel il habite, en emportant ses biens, car il ne saurait être gouverné sans son consentement, mais également que nul ne peut se prévaloir du droit d’être accueilli où que ce soit.

17 commentaires:

  1. Cretinus Alpestris24 avril 2013 à 11:43

    Nous le laissons simplement dans l’état où il se trouvait avant.

    "Autrement dit, vous le condamnez à une mort certaine car il ne pourra pas survivre dans son pays d'origine."

    Telle sera la réponse des associations bien-pensantes.

    Associations qui ne se posent évidemment pas la question pourquoi il y a des pays où l'on peut survivre et des pays où l'on ne peut pas survivre.

    Ce serait discriminant. Vous pensez bien.

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    1. Oui bien sûr. Et il se peut parfois que ce soit vrai (même si à mon avis il ne faut pas surestimer le nombre de cas de ce genre).
      Mais en ce cas, ce qu'un homme d'Etat responsable devrait toujours avoir à l'esprit, c'est le bien commun de la communauté politique dont il a la charge. Pas le bien individuel de celui qu'il a en face de lui, même s'il est particulièrement attendrissant.

      Dans le fond c'est toujours la même histoire : ce qu'on voit, et ce qu'on ne voit pas.
      Le pauvre migrant, qui a l'air si malheureux et si inoffensif, mais dont l'admission risque fort d'être suivie de l'arrivée de centaines de millier d'autres comme lui qui déstabiliseront gravement le pays qui les a accueilli.
      L'usine qui va fermer, et que l'on aimerait tellement subventionner, mais dont le renflouement provoquera la perte de plus d'emplois ailleurs.
      Le couple si mal assorti, à qui on aimerait tellement qu'il soit permis de divorcer facilement; mais si on lui offre cette possibilité on ouvre une porte par laquelle bien d'autres couples s'engouffreront, et peu à peu la structure familiale s'effondrera.
      Etc.
      Etre un homme politique responsable et soucieux du bien commun nécessite parfois une certaine dureté apparente, et c'est aussi une des raisons pour lesquelles Margaret Thatcher m'était si sympathique : elle ne se souciait pas d'être aimée.

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  2. Il est amusant de voir que les progressistes, qui raillent volontiers la notion de nature humaine, attachent tant d'importance à des droits de l'homme qui reposent précisément sur cette notion.

    L'approche que vous nous proposez ici est très intelligente, Aristide, et probablement bien plus susceptible d'être féconde que la contestation de l'Egalité républicaine.

    Ceci dit, je suis tenu d'ajouter "Mort à la Gueuse !" quand même. Question de principe, vous comprenez.

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    1. Je vois que nous nous comprenons.

      En revanche votre hostilité à la bière belge m'échappe.:-)

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    2. Il n'est de véritable bière qu'allemande. Tout le monde sait ça.

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    3. Absurde et répugnante belgophobie qui rappelle les heures les plus noires (hic) de notre histoire.
      La meilleure bière est belge, aussi vrai que le Mannenken Pis est à Bruxelles et que Roland est mort à Ronceveaux.
      Mais au fait, n'est-ce pas une légende?

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    4. En temps qu'amateur de bière, les bières belges ne sont pas les meilleures mais les plus connues enfin il ne faut pas confondre les Ales, les Lager, les Pils, les Stouts, les Gueuses, les Lambics, etc.....

      Il existe même des Chocolats beer comme la Double Stout de Young au chocolat, essayez de boire une bière ayant un goût fumé avec une "forêt noire" ou un " Cheese Cake".

      Pour la meilleure bière ne doit être en dessous de 8° , en dessous c'est de la pisse d' âne.

      Essayez donc la Lion stout, un breuvage brassé au Sri Lanka et vous m'en direz des nouvelles.

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  3. Nulle contradiction entre les principes républicains et une politique migratoire restrictive, dites vous (et vous le prouvez), mais il me semble que l'on assiste justement à une évolution de ces fameux principes républicains, en tout cas à une modification de toutes les définitions, pour aboutir au fait que le nouvel "homme d'état républicain" modèle ne protège pas son propre peuple ( c'est d'un vulgaire, d'un mesquin^^) mais n'est là que pour conduire celui ci vers l'étape suivante, vers un monde meilleur, de gré ou de force.

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    1. Effectivement, c’est plus ou moins ce qui est en train de se passer. Mais changer le sens des mots ne change pas la réalité. Vous pouvez appeler un dromadaire un cheval, ou une monarchie une république, cela n’empêchera pas l’âne et le cheval d’être deux animaux bien différents, de même pour la monarchie et la république.
      Par conséquent, vous pouvez bien prétendre que les « principes républicains » ne sont rien d’autre que la forme achevée du cosmopolitisme, cela n’en restera pas moins une erreur ou un mensonge. Si vous donnez au mot république son sens véritable, à savoir le régime politique reposant sur l’idée que tous les hommes sont également pourvus des mêmes droits naturels, et qu’il est par conséquent injuste de les gouverner sans leur consentement, vous pouvez prouver par a+b que les principes républicains n’exigent absolument pas une politique migratoire laxiste, bien au contraire.
      Il ne me semble pas inutile de le rappeler, car je crois qu’un certain nombre de gens peuvent croire de bonne foi ce qu’on leur inculque, à savoir qu’un vrai « républicain » ne saurait s’opposer au grand remplacement, ni même s’en inquiéter si peu que ce soit. C’est le contraire qui est vrai.

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  4. Très belle démonstration Aristide .

    Le principe de " l’ égale liberté naturelle de tous les hommes " évoqué dans le billet me paraît être le pendant au niveau des individus du principe en droit international du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

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  5. On nous aurait menti, l'immigration ne serait pas une chance pour la République, ben m.... alors.

    De toute façon, je ne suis qu'un hypocrite car je suis pour l'immigration que de jolies femmes ébène avec ces dimensions anatomiques 95-60-95 , 1 m 65 minimum ayant plus de 15 ans et moins de 25.

    Cépapossible, pourtant soupirs!!!

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    1. Plus de 18 ans , je veux de soucis avec le justice.

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    2. Non, pas une chance pour la République. Au contraire.
      Mais pour le mensonge, je dirais les choses autrement.
      Il me semble que beaucoup ont pu soutenir que l'ouverture maximale des frontières était conforme aux principes républicains en toute ignorance de cause, et donc de bonne foi.
      D'abord parce que beaucoup de gens parlent sans savoir. Je crois même que, chez les hommes politiques et les "intellectuels", l'ignorance est la règle.
      Ensuite parce que cela peut sembler vrai, si l'on n'examine pas de trop près.
      Aujourd'hui, où les dangers liés à l'immigration sont absolument manifestes, c'est un peu différent.
      D'abord il y a la honte de se déjuger lorsqu'on s'est exprimé publiquement sur le sujet. Ensuite il y a le fait, hélas tant de foi avéré, que, en cas de dissonance cognitive, lorsque la réalité ne cadre manifestement plus avec certaines de nos opinions, beaucoup préfèrent s'attacher à leurs opinions et fermer les yeux sur la réalité.
      Ils ne les ouvriront que si on leur fourni au préalable un cadre intellectuel qu'ils jugent acceptable pour y faire rentrer cette réalité.

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    3. Ben c'est ça qu'il faut que vous nous fassiez, Aristide, vous qui êtes intelligent. Vous nous faites un cadre intellectuel, vous en tirez un bouquin que vous publiez, on le fait lire à Jégoun, il devient réac, puis Jégoun en parle à Hollande à son prochain goûter des blogueurs de gauche, Hollande devient réac et nous sommes sauvés !

      Plus sérieusement, vous devriez vraiment écrire un livre, une sorte de somme de philosophie politique. C'est un peu ce que vous faites ici, bien sûr, mais le format blog a ses limites. Tandis qu'avec un livre, vous feriez un tabac à la Obertone (vous savez que vous pouvez compter sur les copains pour la promo), vous seriez invité chez Ruquier, et vous auriez fourni à la communauté réac une bible qui lui tiendrait lieu d'armature intellectuelle.

      Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué, mais question armature intellectuelle c'est la Bérézina : nous sommes tous à peu près fous à lier.

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    4. Aristide vous écrivez la honte d' être déjugé, je ne sais pas mais il est certain que nos politiciens préfèrent passer pour de grands démocrates, quitte a être de sombres crétins et rester en place que montrer les erreurs commises dans le passé due à une immigration incontrôlée.

      El Desdichadon, pour Jegoun cela devait être difficile car pour cela il faudrait que son cerveau reptilien ( et là encore j'insulte les reptiles) apprenne à lire plus de trois lignes non écrites par des idolâtres du PS.

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    5. Grandpas, vous me paraissez présenter tous les symptômes de la jégounophobie avancée. C'est inquiétant, et difficilement compréhensible. Comment, voilà un blogueur dont la profondeur de pensée n'a d'égale que l'élégance du style et la cordialité bonhomme de son accueil, et vous parvenez à le prendre en grippe?
      Je ne comprends pas, non, vraiment, je ne comprends pas.
      Mais en tout cas vous pouvez être sûr que votre vilaine attitude vous vaudra de ne jamais être invité au goûter élyséen des blogueurs de gouvernement, même si vous teniez un blog.
      Vous voilà bien puni.

      Desdi : j'apprécie le compliment, même ironique, mais je crois que vous vous faites des idées, et sur mes capacités et sur l'accueil que pourrait recevoir le genre de livre que vous me demandez d'écrire.
      Plus modestement, j'envisage de réunir un certain nombre de mes billets dans un livre auto-édité. Mais pour le moment cela en reste au stade du projet.

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