Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 2 octobre 2013

Plus d'armes : moins de crimes (3/3)



 
Tous ces résultats concordants semblent bien justifier la conclusion provocante de John Lott, selon qui la possibilité de porter une arme dissimulée sur soi est le moyen de faire baisser la criminalité qui a le meilleur rapport coût/efficacité. Aucune autre mesure, qu’elle concerne la répression ou bien la prévention de la délinquance, ne produit un meilleur « retour sur investissement » que le port d’arme.
Toutefois, pour que l’argumentation en faveur du droit de porter une arme soit pleinement persuasive, il semble nécessaire de répondre aussi plus directement aux préoccupations qui sont les plus souvent mises en avant pour s’y opposer.
Ces préoccupations sont essentiellement de trois ordre : 1) Les détenteurs d’armes à feu ne vont-ils pas s’en servir parfois à mauvais escient, par exemple pour régler leurs conflits de voisinage ou bien en cas de dispute conjugale ? 2) La possibilité d’avoir facilement une arme chez soi ne va-t-elle pas augmenter les taux de suicide et d’accidents domestiques ? Ne risque-t-on pas notamment de voir nombre de jeunes enfants utiliser les armes de leurs parents lorsqu’ils auront le dos tourné ? 3) Ne risque-t-on pas d’assister à une recrudescence des meurtres de masse, dans la mesure où les déséquilibrés qui commettent ce genre de crimes pourront facilement se constituer un arsenal ?
Prenons les dans l’ordre.

En ce qui concerne le comportement des détenteurs d’armes à feu, la baisse spectaculaire du taux de meurtres suite à l’adoption d’une loi right-to-carry pourrait constituer une réponse suffisante : ces détenteurs ne doivent pas avoir la gâchette si facile pour que ce taux diminue. Néanmoins, John Lott a poussé le scrupule jusqu’à rassembler les données disponibles sur les détenteurs de permis de port d’arme dans quatorze Etats, en cherchant spécifiquement combien d’entre eux avaient vu leur permis révoqué au cours d’une année. Dans aucun Etat ce taux n’est supérieur à 0,345%, et le plus souvent il est inférieur à 0,1%. Entre 1990 et 2008, dans tous les Etats-Unis, seuls 23 détenteurs d’un permis de port d’arme ont commis un meurtre avec une arme à feu. Et, bien souvent, un examen attentif des circonstances de ces meurtres révèle que le meurtrier avait quelques bonnes raisons de s’estimer en état de légitime défense.
Tout cela montre sans aucun doute possible à quel point les détenteurs de tels permis sont ordinairement respectueux des lois. Statistiquement, le risque qu’un détenteur de permis se serve de son arme à mauvais escient est pratiquement nul. Et bien entendu, lorsque l’on évoque les quelques cas où cela est malgré tout arrivé, il convient toujours de les mettre en rapport avec les cas infiniment plus nombreux où le possesseur légal d’une arme s’en est légitimement servi pour se défendre, autrement dit de ne pas oublier de comparer les coûts avec les bénéfices.

Examinons ensuite la question des morts accidentelles par arme à feu, et particulièrement les morts accidentelles d’enfants. En effet, proposer d’autoriser les simples citoyens à pouvoir facilement posséder des armes à feu provoque toujours immédiatement un tir de barrage – sans mauvais jeu de mots - au nom de la sécurité des enfants.
Certaines de ces objections sont de mauvaise foi, comme lorsque l’administration Clinton prétendait, pour obtenir du Congrès le vote d’une loi restreignant le droit de posséder une arme, que « treize enfants » mourraient tous les jours aux Etats-Unis du fait des armes à feu. Neuf de ces treize morts journaliers étaient en fait des « enfants » âgés de 17 à 19 ans, le plus souvent tués lors de règlements de compte entre gangs. En fait, seuls deux de ces morts quotidiennes concernaient des enfants âgés de moins de quinze ans.
Mais certaines de ces objections sont aussi de bonne foi et semblent même, à première vue, assez solides. Les enfants, dira-t-on, ne sont-ils pas naturellement attirés par ce qui est interdit ? Les petits garçons, tout particulièrement, n’aiment-ils pas jouer avec de fausses armes ? Dès lors, n’est-il pas raisonnable de craindre qu’un certain nombre d’entre eux se précipiteront pour jouer avec les armes à feu de leurs parents dès que ceux-ci auront le dos tourné, et qu’ils se tueront, ou tueront leurs frères et sœurs, ou leurs camarades de jeu ?
Une telle séquence est plausible, mais se réalise-t-elle souvent ?
En 2006 aux Etats-Unis, il y a eu 642 morts accidentelles par arme à feu. Parmi celles-ci treize concernaient des enfants de moins de quatre ans et dix-huit des enfants de cinq à neuf ans. En comparaison, 1305 enfants sont morts dans des accidents de voiture, 651 se sont noyés, 348 sont morts de brûlures. Environ trois fois plus d’enfants meurent chaque année aux Etats-Unis en se noyant dans leur baignoire que de l’usage accidentel d’une arme à feu. Si nous interdisons la possession d’armes à feu pour éviter les morts accidentelles, ne devrions-nous pas à bien plus forte raison interdire les baignoires, les barbecues, les bicyclettes et les voitures ? Bien entendu, nous n’interdisons pas tout ce qui est un facteur de risque pour nos enfants car nous savons que ceux-ci retirent quelques bénéfices du fait de pouvoir se baigner, rouler à bicyclette ou se déplacer en voiture. Mais il en va exactement de même pour les armes à feu : celles-ci procurent un bien très important, celui de pouvoir se défendre et défendre sa famille en cas d’agression.
Pourtant, dira-t-on encore, ne serait-il pas au moins nécessaire, si nous permettons aux particuliers de posséder une arme, que la loi impose que cette arme soit stockée dans un endroit sûr, tel un coffre-fort, pour s’assurer que les enfants ne pourront pas y avoir accès ?
Dans The bias against guns, John Lott examine longuement cette question du stockage des armes et parvient à la conclusion que les lois de ce type ne changent rien au taux de morts accidentelles par armes à feu, ni pour les enfants ni pour les autres segments de la population. Une raison de cela pourrait être que ces morts accidentelles surviennent souvent dans des segments de la population peu respectueux de la loi en général. Ainsi, par exemple, les individus responsables de ces morts accidentelles ont une plus grande probabilité d’avoir été condamnés auparavant pour des faits de violence ou des délits liés à la consommation d’alcool. Par conséquent, on peut penser que ceux-ci se soucient peu de savoir que la loi exige que leurs armes soient stockées dans un endroit sûr.
En revanche, les lois de ce genre ont un effet négatif sur la possibilité pour les honnêtes gens de se défendre en cas d’agression, car une arme qui est rangée sous clef n’est pas aussi immédiatement utilisable et les quelques minutes qui sont nécessaires pour y accéder peuvent faire toute la différence. Y compris pour des enfants qui auraient besoin de se défendre, et il n’est pas rare que la presse régionale américaine mentionne des cas d’enfants qui ont pu sauver leur vie, ou celle de leurs parents, en faisant usage des armes à feu de ces derniers ; ou qui à l’inverse sont morts pour ne pas avoir pu y accéder à temps. Mais, au-delà des anecdotes, Lott parvient à la conclusion que les lois imposant un stockage sécurisé des armes, si elles ne procurent aucun bénéfice réel en termes d’accidents, sont en revanche responsables de davantage de meurtres, de viols et de cambriolages.

La lisibilité n’étant pas la qualité première des nombreux graphiques proposés par Lott pour soutenir cette affirmation, je me contenterai de reproduire en toutes lettres sa conclusion principale : « Durant les cinq années succédant au vote d’une loi sur le stockage sécurisé des armes, les quinze Etats [qui ont adopté ce genre de lois] ont connu en moyenne et annuellement 309 meurtres, 3860 viols et 24650 cambriolages supplémentaires. »

En ce qui concerne les suicides par armes à feu, nous ne devons pas oublier qu’il existe bien d’autres manière de se suicider que de se brûler la cervelle, et que le suicide par arme à feu présente au moins cet « avantage » qu’il ne met en danger la vie de personne d’autre, ce qui n’est pas le cas d’autres méthodes, comme le fait de se jeter du haut d’un immeuble ou d’avoir délibérément un accident de voiture. Mais l’argument essentiel avancé à ce sujet par les opposants des armes à feu est que, le suicide par arme à feu étant instantané et, a priori, indolore, la disponibilité d’une arme à feu risque d’inciter à passer à l’acte des gens qui, s’ils avaient dû utiliser d’autres méthodes, auraient peut-être renoncé, ou bien aurait pu être sauvés (on peut parfois sauver quelqu’un qui a essayé de se suicider en absorbant des médicaments, beaucoup plus rarement quelqu’un qui s’est tiré une balle dans la tête).
Tout comme pour les accidents, cette question ne peut guère être tranchée a priori. Il est nécessaire d’examiner les statistiques disponibles à ce sujet. Or ce que celles-ci révèlent est que le taux de suicide par arme à feu ne semble pas corrélé avec les lois réglementant la possession de ces armes ni avec leur plus ou moins grande disponibilité. Par exemple, les Etats adoptant des lois right-to-carry n’enregistrent pas de hausse du taux de suicide, et, à l’inverse, les villes qui ont adopté des législations très restrictives n’enregistrent pas de baisse notable de ce taux, et pas même de baisse du taux de suicide par armes à feu, comme le montrent les graphiques ci-dessous.

 
Il reste enfin à examiner l’idée que rendre plus aisée la détention d’armes pour les citoyens ordinaires pourrait avoir pour conséquence la multiplication des fusillades dans les lieux publics, les déséquilibrés pouvant plus facilement se constituer un arsenal pour perpétrer leurs projets sanguinaires. De nos jours, lorsqu’est évoquée la question du port des armes à feu, surgissent immanquablement les spectres des tueries de Columbine (1999, 13 morts) ou bien de Newton (2012, 26 morts) dans lesquels des enfants furent assassinés en grand nombre par des individus surarmés.
Ces massacres nous horrifient tellement que, trop souvent, leur simple évocation suffit pour paralyser nos facultés de réflexion et nous faire repousser avec horreur la possibilité de libéraliser le port des armes à feu. Malheureusement, si l’émotion est compréhensible, elle n’est pas toujours bonne conseillère car, en l’occurrence, le fait que ces tueries aient été perpétrées avec des armes à feu ne prouve aucunement qu’interdire la possession de telles armes aurait pu les éviter.
Tout d’abord, il faut remarquer que notre perception du problème est ordinairement biaisée. Les exemples qui nous viennent spontanément à l’esprit sont presque toujours des exemples américains, comme si les meurtres de masse dans des lieux publics étaient une spécialité américaine ; de quoi nous déduisons que cela doit être la conséquence d’une autre particularité américaine : le nombre faramineux d’armes en circulation aux Etats-Unis (estimé à 270 millions en 2009). Mais, en réalité, des fusillades dans des lieux publics, y compris dans des écoles, se sont déjà produites un peu partout en Occident, y compris bien sûr dans des pays règlementant sévèrement le commerce et la détention d’armes. Pour nous en tenir aux années 2000, avant la très récente tuerie de Newton, ce n’étaient pas les Etats-Unis qui détenaient le record de victimes dans une fusillade en milieu scolaire, mais l’Allemagne (Erfurt, 2002, 18 morts ; Winnenden, 2009, 15 morts). Et bien sûr, le « recordman » du monde en termes de victimes est actuellement Anders Breivik, un Norvégien (Utoya et Oslo, 2011, 77 morts). Tout comme l’Allemagne, la Norvège encadre très strictement la possibilité de posséder une arme, mais cela n’a pas suffit à empêcher ces massacres.
Non seulement le contrôle des armes à feu n’empêche pas ce genre de meurtriers de passer à l’acte, mais il existe de bonnes raisons de penser que la seule vraie protection contre les fusillades dans les lieux publics est précisément la possibilité pour les citoyens de porter une arme sur eux.
Tout d’abord car la police arrive toujours après que le massacre ait commencé, et souvent après que le meurtrier ait achevé son « œuvre » et se soit suicidé. Et si par hasard un garde armé se trouve sur les lieux, c’est toujours par lui que l’assassin commence, pour ensuite s’en prendre au public désarmé. La seule manière d’arrêter précocement la tuerie est qu’un ou plusieurs membres du public disposent eux aussi d’une arme à feu. C’est ainsi par exemple que, en 1997, à Pearl, dans le Mississipi, Joel Myrick a pu arrêter Luke Woodham qui avait déjà tué deux élèves du lycée de la ville et s’apprêtait à en tuer bien d’autres.
Ensuite, parce que si la plupart de ceux qui planifient ce genre de massacres sont à l’évidence des déséquilibrés ou des fanatiques, cela ne signifie pas qu’ils choisissent leurs cibles au hasard ni qu’ils soient insensibles au risque d’être abattus avant d’avoir remplir la tache qu’ils se sont fixée. En compilant toutes les données disponibles sur les fusillades dans des lieux publics aux Etats-Unis entre 1977 et 1999, John Lott parvient ainsi à la conclusion que les Etats ayant adopté une loi right-to-carry ont enregistré une décrue significative de ce genre d’actes sur leur territoire : en moyenne 60% de moins, et le nombre de victimes diminue lui de 78%.


En fait, lorsque des fusillades dans des lieux publics se produisent malgré tout dans un Etat autorisant le port d’arme, celles-ci ont toujours lieu dans des endroits où, précisément, toute arme est interdite, comme les écoles.
L’exemple d’Israël semble bien confirmer cette observation. Avant le début des années 1970, la plupart des attentats commis en Israël l’étaient à l’aide d’armes automatiques, les terroristes ouvrant le feu sur la foule avant de prendre la fuite ou d’être abattus par les forces de sécurité. Pour faire face à ce risque, le gouvernement israélien a autorisé un grand nombre de ses citoyens à porter une arme, et actuellement environ 10% de la population adulte israélienne détient un permis de port d’arme. Le résultat de cette politique est que les attentats à l’arme automatique ont cessé en Israël, les terroristes étant peu à peu forcés de recourir à des moyens plus « discrets » comme les bombes.
Les tueurs de masse, tout comme les terroristes en général, sont des sortes de kamikazes qui cherchent à tuer le maximum de gens avant d’être eux-mêmes tués. Mais, ce que montrent les exemples d’Israël et des Etats américains permettant à leurs habitants de porter une arme, c’est que, même s’ils n’escomptent pas en réchapper, il semble bien possible de les dissuader d’agir, simplement en minimisant le nombre de victimes qu’ils peuvent espérer faire.

En octobre 2008, John Donvan, un animateur d’ABC news introduisait son invité par ces mots : « Ce n’est que rarement qu’un homme d’idées a l’opportunité de voir de son vivant l’une de ses idées changer le cours de l’histoire. Pour un universitaire ayant écrit, dans les années 1990, un livre controversé affirmant que, là où la détention d’armes est plus répandue il y a moins de crimes, cette expérience de changer le cours de l’histoire s’est produite. Des législatures un peu partout dans le pays se sont emparées des idées contenues dans ce livre, et ont adopté des lois autorisant le port d’une arme dissimulée, ce qui était effectivement un changement historique. » Cet invité était John Lott.
Sans doute y avait-il dans ce jugement quelque exagération journalistique, destinée à mieux « vendre » l’invité du talk-show, mais il est néanmoins vrai que, entre la première et la troisième édition de More guns, less crime, huit nouveaux Etats américains ont adopté des lois right-to-carry et que, étant donné la publicité qu’on reçu les travaux de John Lott, il est au moins probable que ceux-ci ont pu influencer les législateurs. Lott est, en tout cas, devenu une référence incontournable dans le débat au sujet des armes et, si certains continuent de contester la validité de son équation « plus d’armes = moins de crime », il est frappant de constater que, jusqu’à maintenant, aucun travail universitaire sérieux en économie ou en criminologie n’a jamais pu montrer que les lois right-to-carry contribuaient à une augmentation de la criminalité.
Tout aussi significatif, aucun Etat ayant adopté une loi right-to-carry ne l’a jamais abrogé. Aucun Etat n’a même simplement tenu un débat parlementaire sur cette question. Les seuls changements constatés sont ceux d’une extension continue du nombre des Etats autorisant le port d’une arme dissimulée et d’un assouplissement des conditions d’octroi des permis. Apparemment les citoyens américains ordinaires se trouvent bien du fait de pouvoir se procurer facilement une arme et la transporter avec eux, et le font savoir à leurs élus. Et ce soutien au droit de posséder des armes n’est nullement cantonné à l’électorat Républicain, comme l’a encore prouvé le tout récent refus du Sénat, pourtant contrôlé par les Démocrates, d’adopter un projet de loi soutenu par le Président Obama et qui prévoyait de davantage contrôler les achats d’armes (17 avril 2013).

En fait, les arguments et les preuves en faveur de la possibilité pour les simples citoyens de posséder et porter sur eux une arme à feu sont aujourd’hui si évidemment supérieurs à ceux du parti opposé, que l’on peut se demander pourquoi les Européens continuent à considérer avec autant d’horreur cette éventualité ; particulièrement si l’on pense à leur préoccupation croissante au sujet de la criminalité. Peut-être sommes-nous plus attachés à l’idée que l’interdiction de porter une arme est ce qui distingue l’Européen civilisé de l’Américain barbare qu’à notre vie et à nos biens. Peut-être sommes-nous si désormais si dégradés par le despotisme doux de l’Etat-providence que nous ne pouvons plus envisager d’autre solution à nos maux, quels qu’ils soient, qu’une intervention des pouvoirs publics. Quoi qu’il en soit, il n’est guère douteux que nous payons bien cher au quotidien notre refus d’apprendre.



Addendum : certains commentaires au sujet de ces articles m’ont amené à voir qu’une objection revenait souvent.
L’objection prend la forme suivante : les Etats-Unis autorisent très largement leurs citoyens à acheter des armes à feu et à les porter sur eux ; la France contrôle très strictement la possession et – sauf quelques cas très particuliers – interdit le port des armes à feu.
Or le taux d’homicide aux Etats-Unis est bien supérieur à ce qu’il est en France, y compris bien sûr le taux d’homicide par armes à feu.
C’est donc la preuve qu’il est préférable d’avoir une législation très restrictive, comme la France, plutôt qu’une législation permissive, comme les Etats-Unis.
Je n’ai pas répondu explicitement à cette objection dans les articles, notamment car il me semblait évident qu’elle n’était pas pertinente.
Néanmoins, puisqu’elle revient souvent, il est sans doute utile d’expliquer pourquoi elle n’est pas pertinente.

Lorsque l’on cherche à mesurer les effets d’un changement de législation – ce qui est ce que fait Lott – ce qui importe ce n’est pas la valeur absolue des taux des différents crimes mais leur variation.
La question ne peut pas être : « est-ce que les Etats-Unis ont un taux d’homicide supérieur à la France ? » parce que ce taux a toujours été supérieur, et que sa valeur absolue ne nous apprend donc rien sur la question du port d’armes.
Même lorsque les armes à feu étaient peu répandues aux Etats-Unis, les Américains se tuaient bien plus fréquemment que les Européens, à coup de pied, de poing, de couteau, de marteau, etc.
Ce qui bien évidemment ne nous apprenait pas grand-chose sur les couteaux ou les marteaux et sur la pertinence de limiter leur possession et leur transport.
Comparer simplement les taux d’homicide actuels en France et aux Etats-Unis et en tirer des conclusions au sujet du port d’armes revient à oublier un principe élémentaire de la science sociale (et de toute comparaison) : ne comparer que toutes choses égales par ailleurs.
(On pourrait ajouter que les comparaisons internationales sont souvent compliquées car les statistiques ne mesurent pas toujours exactement les même choses d’un pays à l’autre – mais laissons cela)

La vraie question est donc : est-ce que les Américains se sont trouvés mieux ou moins bien de libéraliser le port d’armes (ce qui est ce qu’ils ont fait depuis une bonne trentaine d’années) ?
Libéraliser le port d’armes a-t-il eu pour effet de faire augmenter ou baisser le taux d’homicide (pour nous en tenir à ce seul crime) ? A l’inverse, est-ce que contrôler strictement l’achat et le port d’armes a pour effet toutes choses égales par ailleurs de faire baisser la criminalité ?
C’est à cette question que répondent les travaux de Lott. Et la réponse est dans le titre de son livre : (aux Etats-Unis) More guns = less crime.

Pour terminer, une statistique qui devrait suffire à prouver que, pour traiter de cette question, comparer des valeurs absolues d’un pays à l’autre est dépourvu de pertinence.
Aux Etats-Unis le taux d’homicide est aujourd’hui un peu supérieur à 4 pour 100 000 et l’on estimait fin 2011 à environ 8 millions le nombre de titulaires d’un permis de port d’arme, ce qui représente à peu près 3,5% de la population adulte.
En Israël le taux d’homicide est à peu près de 2 pour 100 000 et l’on estime qu’environ 10% de la population adulte est titulaire d’un permis de port d’arme.
Si comparer le taux d’homicide de deux pays à un moment donné suffisait pour tirer des conclusions, il faudrait assurément conclure de cette comparaison entre Israël et les Etats-Unis que les Etats-Unis n’ont pas encore assez libéralisé le port d’armes.

39 commentaires:

  1. Cert article devrait être référencé 3/3, non ?

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    1. C'est du à l'abus de Game of Thrones,, je ne regarderais jamais cette série, elle a l'air d'attaquer les esprits les plus saints, mordiou!

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    2. Effectivement. C'est corrigé, merci.

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    3. Non, Grandpas, aucun abus puisque je n'ai regardé aucun épisode depuis à peu près un an. Ce serait plutôt le manque de Game of thrones qui serait à incriminer. Vivement que la diffusion reprenne ! (oui je sais, je pourrais regarder l'intégralité sur internet, mais je préfère attendre le passage à la télé, ça m'évite de me goinfrer - et puis l'un des plaisirs des séries, c'est l'attente).

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    4. Moi, j'ai(me) pas la télé. Mais je suis totalement accro aux séries… de billets que vous publiez sur votre chouette blog. Et aujourd'hui c'est mercredi, et c'est le dernier épisode alors je vous laisse parce que je n'en peux plus d'attendre la conclusion.

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    5. Merci, mais ne vous inquiétez pas, il est diffusé toute la semaine.

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  2. Bravo pour ce reader's digest qui met les pieds dans le plat pour contrer les idées toutes faites, d'autant plus répandues et acceptées qu'elles ne sont jamais remises en cause.

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    1. Jamais remises en cause, je crois que ni vous, ni moi, ni personne d'autre, n'en savons rien. Rien n'est éternel en ce bas monde, alors...
      Ce qui ne veut pas dire que je vois des signes qu'elles seront prochainement remises en cause. Je ne vois rien de tel. Mais il faut semer quand même. Le reste ne nous appartient pas.
      Et merci pour votre appréciation.

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  3. "aucun Etat ayant adopté une loi right-to-carry ne l’a jamais abrogé".
    Auriez-vous raison ? Ou plutôt Lott aurait-il raison ?
    Je fais mienne votre remarque : "Peut-être sommes-nous plus attachés à l’idée que l’interdiction de porter une arme est ce qui distingue l’Européen civilisé de l’Américain barbare".
    Au fait, une remarque; pour éviter le risque d'accidents avec les enfants, ranger les armes dans un coffre. Alors le "right-to-carry" ?
    En toute hypothèse, Aristide, bon boulot.

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    1. Merci René.
      Et en ce qui concerne les enfants et les armes, non, pas de coffre, le mieux est encore de leur expliquer les dangers, tout simplement. Vous ne craignez pas qu'ils s'entrégorgent avec vos couteaux de cuisine, n'est-ce pas, alors pourquoi craindre qu'ils se tirent dessus avec une arme à feu ?

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    2. Mais pour ma part, les couteaux de cuisine chez moi sont rangés loin de la portée des enfants...
      il est vrai que les miens (d'enfants) sont petits et donc encore assez peu capables d'en user avec raison...

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    3. Artémise,

      J'espère pour vous que toutes les prises électriques non utilisées de votre domicile sont parfaitement couvertes d'un bouchon, que lorsque vous mettez une casserole sur la gazinière , la pognée est consciencieusement tournée vers l'intérieur afin que de petites mains ne viennent les toucher pour regarder ce qui en train de cuire.

      Des exemples comme ceux ci ; on peut en trouver des centaines, les accidents domestiques , tuent estropient bien plus que les armes à feu et pourtant nul juriste n'a interdit aux gens de ne plus cuire leurs aliments, ou de s'éclairer à la chandelle.

      Le cholestérol tue aussi et pourtant les saucissons à l' ail sont toujours en vente libre tout comme les cacahuètes.

      Avant la seconde guerre mondiale, les français pouvaient acheter de gros pistolet sur le de Manufrance , ils étaient en vente libre à côté des casseroles et autres ustensiles ménagers.

      Il n' y a pas encore si longtemps, le fusil de chasse du grand-père était accroché au mur et il me semble que les propriétaires de ces maisons ne s’entre tuaient pas.Il est exact que nous sommes dans une société plus citadine que rurale où les gens vivaient à proximité d'armes de chasse , ces dernières faisaient partie de la maison comme de nos jours la télévision qui est une grosse destructrice d'âmes.

      Je rappelle que ce sont souvent les sociétés les plus totalitaristes qui imposent un strit contrôle des armes, non pas pour la sécurité des citoyens dont les caciques se moquent éperdument mais éviter toute velléité de révolte car il est difficile de combattre un régime dictatoriale avec des poêles à frire.

      La vente d'armes est extrêmement contrôlée au Mexique ce qui n'empêche pas ce dernier d'être un des pays les plus violents du monde, Au brésil, les politiciens ont demandé à leurs concitoyen de rendre les armes en leur possession mais ce sont des unités de la police lourdement armées qui mènent une guérilla urbaine face bandes armées des Favelas.

      Faites aussi attention en descendant des escaliers publics , un individu pourrait vous pousser et vous perdre la vei. Ce n'est pas une plaisanterie mais ce qui est arrivé à une jeune femme dans le métropolitain français.

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    4. Bien sûr Artémise, il faut adapter les conditions à l'âge (et éventuellement au tempérament) des enfants. Moi aussi je planquais les objets potentiellement dangereux lorsqu'ils avaient trois ans.
      Mais en ce qui concerne une arme à feu je ne vois pas de raison d'en user différemment d'avec les autres objets dangereux.
      Je ne mettais pas mes couteaux dans un coffre-fort, je les mettais juste hors de leur portée - mais facilement accessible pour moi. Aujourd'hui qu'ils sont plus grands je leur fais confiance après leur avoir donné des consignes élémentaires de sécurité. J'agirais exactement de même si je possédais une arme.
      Donc pas de coffre-fort.
      Pour le reste tout ce que dit Grandpas est vrai. Statistiquement il existe quantité d'autres objets plus dangereux pour les enfants que les armes à feu, et pourtant personne de sensé ne songerait à exiger qu'ils soient conservés sous clef.

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  4. Vous savez Grandpas, mon mari et moi faisons tout pour "sécuriser" notre maison. Et oui, il y a des cache-prises partout (ce qui donne lieu à des scènes réjouissantes, quand d'autres enfants viennent et sont désespérés de ne pouvoir recharger leur sacro-sainte console de jeux ou leur téléphone), des barrières en haut et en bas des escaliers, et un mari qui se fait engueuler quand il laisse son rasoir sur le rebord de la baignoire. On ne peut certes pas tout contrôler mais... Avec le casse-cou que j'ai pour héritier (et qui est tout juste dans la tranche d'âge où se produisent les accidents domestiques), je vous garantis que j'y suis bien obligée, idem pour les queues de casseroles tournées hors de portée, les produits ménagers planqués...
    Evidemment, un capuchon de stylo avalé est tout aussi redoutable qu'une arme à feu...

    Comprenez-moi, je ne suis pas contre l'autorisation du port d'armes en soi. Seulement, je douterai toujours de la capacité de certains à savoir se maîtriser et à en enseigner la maîtrise à leurs mioches.

    Je me demande aussi pourquoi les armes à feu font finalement si peur, plus que le reste. Peur atavique du "bâton qui crache le feu" ?

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    1. Peut-être tout simplement parce que ces objets sont fait pour tuer. C'est leur fonction. Ca impressionne, alors que nous avons du mal à imaginer qu'une baignoire ou une bicyclette puissent être mortelles. Et pourtant c'est le cas.

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    2. Artémise,

      Je fus je possesseur d'un pistolet, un L.A.R grizzli chambré en 45 Win magnum durant 5 années, je n'ai jamais eu de problèmes pourtant mes enfants étaient âgées de 1 et 3 ans. Je n'ai jamais occis mes voisins même les plus vindicatifs.

      lorsque j'allais au stand de tir mon arme était dans une valise ,elle n'était évidemment pas chargée, le chargeur quant à lui était non engagé dans son logement et non chargé, les cartouches dans une boîte prévue à cet effet , quand je fus un jour contrôlé par la police, je ne connus aucun soucis pourtant je n'ai une tête très sympathique mais je respectais la loi.

      Si je ne fais plus de tir sportif, c'est par manque de temps, de place et aussi le fait que faire du tir est loisir extrêmement cher, prix des cartouches surtout pour le gros calibre.

      Quand j'ai connu celle qui allait devenir la mère de mes enfants, elle vint avec moi au stand durant quelques mois et jamais elle ne me demanda d'arrêter, elle fu contrarié quand j' ai décidé d'arrêter.

      Dans le style, c' est pas fait pour tuer mais cela peut devenir dangereux, les cacahuètes surtout avec les chiards qui ont l'idée saugrenue de se les mettre dans le nez..

      Aristide,

      Je suis allé chez Didier Goux, les gauchistes et autres affiliés se déchaînent avec la bave aux lèvres mais le plus amusant reste quand El Camino qui fait la comparaison entre le comportement des automobilistes et les éventuels possesseurs d'armes quant on sait que ce monsieur roule en Chevrolet V8, c'est un comble mais bon, c'est homme de gauche donc un homme au dessus de tous soupçons.

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  5. Il doit y avoir une bonne part de cela, oui.

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    1. Les couteaux sont aussi des armes durant des siècles les hommes se sont entre-tués avec des armes blanches mais pourtant de nos jours, ils sont devenus des outils.

      On ne les voit plus comme des armes pouvant donner la mort et pourtant regarder donc vos couteaux à découper le poulet ou le pain, ils dépassent largement la longueur de 5 doigts.

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    2. Oui mais je crois qu'Aristide a mis le doigt sur la raison qui me paraît évidente : les armes à feu sont faites, dès le début, pour tuer, vite et 'bien". Un couteau, c'est fait au départ pour chasser, mais aussi cuisiner, dépecer, etc.

      Par ailleurs je vous assure que si mon futur mari s'était avéré être un adepte du stand de tir, ça ne m'aurait posé aucun problème, pas plus qu'à votre épouse.

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    3. Artémise,

      Les armes blanches furent d'abord conçues pour tuer son prochain ensuite vinrent les armes spécialisées, tout objet peut être détourné de son utilisation première pour en faire une arme redoutable comme la vouge (arme d'hast) qui est soc de charrue montée à la verticale au bout d'une hampe..

      Les armes à feu furent par le passé plus utilisées pour la chasse que pour la guerre , manque de fiabilité.

      Ma mère avait un raisonnement identique en pensant qu'il était plus facile de tuer un homme avec un pistolet qu'avec un armé blanche pourtant croyez moi, je serais plus inquiet d'avoir en face de moi un homme avec un poignard qu'avec une arme à feu car bien souvent les gens ne tiennent pas compte du recul de cette dernière et parfois ils sont surpris eux même,

      Le cinéma y est pour beaucoup à force de voir des acteurs tirés avec des canons portatifs sans se démettre le poignet ou l'épaule quand il s'agit de fusil, on se prend pour terminator.

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  6. Il restait encore un sujet sur lequel je n'avais pas l'habitude de porter la contradiction à mes amis progressistes, n'ayant pas d'arguments pour défendre le port d'armes, ni d'ailleurs aucune opinion sur la question ..dorénavant je les embêterai aussi lorsqu'ils me parleront de ça. Merci qui ? Merci Aristide.

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    1. Mais de rien voyons. Je suis bien content de vous voir de passage en ces lieux.
      En ce qui concerne la discussion avec les gauchistes, il y en a une en cours chez Didier Goux, une autre qui a déjà eu lieu (http://didiergouxbis.blogspot.fr/2013/09/un-bijoutier-tue-son-braqueur-oui-et.html#comment-form), une autre chez Jacques Etienne (http://je280950-vudescollines.blogspot.fr/2013/09/des-soutiens-achetes-cest-evident-vu.html#comment-form).
      Si vous ne l'avez pas déjà fait, aller donc constater par vous-même à quel point ils sont dépourvus d'arguments.

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  7. La démonstration me semble tout à fait solide. Bien sûr, si l'on était sérieux, il faudrait lire le livre, mais en tout cas, c'est un beau boulot que vous nous avez fait là, Aristide. Je crois bien que vous m'avez convaincu.

    On reconnaît bien là le meilleur d'entre nous.

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    1. Merci Mat. Quand vous inscrivez-vous au stand de tir?

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  8. D'un autre côté, on peut faire des comparaisons internationales :
    - pas de port d'armes au Japon, qui est l'un des pays les plus sûrs de la planète, bien plus que les Etats-Unis.
    - pas de port d'armes cachée en France, pourtant si on compare les études de victimation les Etats-Unis sont plus violents que la France, en 2010, sur tous les types de crimes. Et leur taux d'homicide est le triple du nôtre.

    Les mêmes études de victimation montrent une forte baisse de la délinquance, en statistiques nationales, aux Etats-Unis de 1992 à 2010 : division par 3 ou 4 sur chaque type de délit (enquête trouvée sur le bureau de statistiques du ministère de la justice US, il y a quelques semaines, et que j'ai la flemme d'aller rechercher).

    Que s'est-il passé entre temps ? Les right to carry laws, dirait Lott. Peut-être, mais pas que...

    Il y a aussi plus de gens en taule :

    http://en.wikipedia.org/wiki/File:Incarcerated_Americans_as_a_Percent_of_Population.jpg

    donc moins de délinquants dehors...

    Par ailleurs, on peut imaginer que passer une telle loi, dans les premiers temps, implique d'être plutôt Républicain et répressif. Donc, là aussi, d'autres causes peuvent sans doute entrer en ligne de compte (j'ai bien noté que Lott dit l'avoir étudié, mais malgré tout...).

    Enfin, voici la carte des Etats relâchant leur législation, au fil des années :

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/96/Rtc2.gif/300px-Rtc2.gif

    Rouge : pas de loi ; jaune : les autorités peuvent attribuer un permis si on remplit certains critères ; bleu : elles le doivent ; vert : pas de restriction.
    On remarque que les Etats du Sud sont des Etats rouges. Où les relations entre blancs et noirs sont, disons, un peu particulières.

    Pablo.

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    1. Parce que vous croyez que dans les états du nord les noirs sont mieux traités car c'est ce que vous sous entendez.

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    2. Trois choses, Pablo.
      D’abord, Lott ne prétend évidemment pas que les lois right-to-carry sont le seul facteur explicatif de la baisse de la délinquance. Ce serait absurde.
      Ce qu’il essaye de faire c’est donc de calculer l’effet de ces lois toutes choses égales par ailleurs. Et parmi les facteurs qu’il contrôle il y a bien sûr l’activité de la police et de la justice.
      De la même manière, il est possible d’avoir des taux de criminalité très faibles sans droit de porter une arme. La criminalité est très faible dans la plupart des grandes métropoles est-asiatiques, mais il est à peu près évident que sont là à l’œuvre des caractéristiques ethno-culturelles qui ne sont pas exportables.
      La question est donc : qu’est-ce qui, aux Etats-Unis ou en Europe et dans les conditions actuelles, pourrait permettre de faire baisser la criminalité ?
      Enfin, il n’est pas contestable que le taux d’homicide est plus élevé aux Etats-Unis que chez nous. Mais ce n’est pas le problème. Ce taux a toujours été très élevé, relativement à nous, du moins pour autant que l’on peut en juger. Ce n’est pas dû au droit de porter une arme : même lorsque les armes à feu n’étaient pas répandues, les américains se tuaient à coups de poing, de couteau, de marteau, etc. bien plus fréquemment que de l’autre côté de l’Atlantique.
      La vraie question est donc : est-ce que le fait d’autoriser les citoyens américains à porter une arme à feu sur eux fait baisser la criminalité, et notamment le taux d’homicide ? Et, selon Lott, la réponse est : oui.

      En ce qui concerne votre remarque sur les Etats du Sud, je ne vois pas bien où vous voulez en venir.

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    3. L'évolution du graphique montre plutôt un encadrement par la loi de la situation "ante" qui ne faisait pas l'objet d'une législation écrite. Par ailleurs on constate une généralisation des états "bleu" où le port d'arme est un droit.

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  9. Et ben... Je suis pas loin de changer d'avis concernant le port d'arme...

    Même si je n'ai aucune confiance dans le Français moyen. Déja que ce dernier est incapable de respecter les trucs les plus simples du code de la route, alors le laisser porter une arme....

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    1. Si vous hésitez, méditez l'exemple australien. Ce pays a adopté une législation restreignant le port d'arme (depuis 1996) et ça marche. Les homicides ont diminué, de même que les vols à main armé et les suicides par arme à feu. Et bien entendu plus de tueries de masse comme à l'école de Sandy Hook. De quoi remettre en cause les certitudes de John Lott.

      PORT D'ARMES - L'Australie peut-elle être un exemple pour les Etats Unis?

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    2. Euh, vous m’excuserez mais personnellement il me faudra un peu plus qu’un article du « Petit journal » pour remettre en doute les conclusions soutenues par John Lott depuis 15 ans dans trois livres successifs, trois livres qui ont été critiqués de toutes les manières possibles et dont pourtant les conclusions n’ont jamais pu être infirmées.
      Il est strictement impossible de tirer aucune conclusion solide de ce genre d’articles de presse, à moins de croire les journalistes sur parole et de penser qu’ils sont des experts des sujets sur lesquels ils écrivent. En ce qui me concerne ça fait longtemps que j’ai abandonné ce genre d’illusions.
      Maintenant, sur le fond, je vous fais la même réponse qu’à Pablo : il ne s’agit évidemment pas de prétendre que les lois right-to-carry seraient le seul moyen de faire baisser la criminalité. Personne n’a jamais dit ça.
      Il s’agit simplement de dire qu’elles contribuent à la faire baisser, toutes choses égales par ailleurs, ou au minimum qu’elles ne provoquent pas d’augmentation de la criminalité, et par conséquent qu’il n’existe pas de bonnes raisons d’interdire la possession d’armes aux citoyens ordinaires et sains d’esprit.
      Et en ce qui concerne les tueries de masse, je crois que j’en ai suffisamment parlé dans mon article.

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    3. Skandal,

      Je prends cela comme un compliment, connaissant votre opposition farouche au port d'armes.
      Et en ce qui concerne le respect du code de la route je ne crois pas qu'on puisse en tirer de grandes conclusions pour les armes à feu.
      Fort heureusement on ne peut pas déduire de ce que quelqu'un ne respecte pas toujours les limitations de vitesse qu'il deviendrait un excité de la gâchette s'il avait une arme entre les mains.
      Sinon nous serions à peu près tous des assassins en puissance.

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  10. Dites-donc, c'est drôlement calme ici, ce n'est pas comme chez Didier Goux! Ceci dit, certains commentaires sont violents car ils me font penser que je dois être un mauvais père: je n'ai jamais caché les prises électriques et mes filles font du tricycle sans casque. Pire, elles savent qu'un couteau de cuisine est une arme: elles m'ont vu plus d'une fois me couper et pisser le sang alors que je préparais un repas. Hum.

    En tous les cas, vos billets étaient très intéressants; merci, Aristide.

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    1. Merci.
      Oui c'est calme. C'est que, chez Didier Goux, il traine quelques gauchistes alors qu'ils s'aventurent très rarement par ici.
      Je dois dire que cette division du travail me convient bien.

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    2. Oui, ce n'est pas une mauvaise idée de délocaliser les commentaires...

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  11. Sur le port d'armes à feu en Europe, la plupart des pays européens qui ont généralisé le droit de détenir les armes ont eu quelques problèmes de stabilité politique au XIXe siècle (même la Suisse). En France, cela s'est terminé par la Commune et la dissolution de la Garde Nationale. C'est cela qui peut expliquer des perceptions différentes sur ce sujet entre les deux rives de l'Atlantique.

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  12. Juste pour prouver mes dires chez didier Goux sur le seul revolver au monde pouvant être utiliser avec un modérateur de son.

    http://www.youtube.com/watch?v=vvF4yurWSc0

    Pour artémise, point besoin d'armes a feu ce petit bijou sera suffisant.

    http://www.youtube.com/watch?v=8PQiaurIiDM

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