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mercredi 30 octobre 2013

Islam : la dernière tentation du christianisme (2/2)



 
D’une certaine manière, ce qui importe le plus aux hommes qui recherchent Dieu, ce sont les attributs de la divinité qui se rapportent directement à eux, c’est-à-dire, s’il est permis d’utiliser une telle expression pour parler de Dieu, ses qualités morales, car c’est là-dessus que se règleront la plupart de leurs actions. Et de ce point de vue-là le Dieu des musulmans est très différent du Dieu des chrétiens. Pour le dire simplement, si le second est essentiellement amour, le premier est volonté, volonté toute puissante.
Selon Brague, dans le Coran :
« Un attribut d’Allah est tout spécialement accentué, la toute-puissance. Certes, l’idée est dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau, et elle a trouvé son chemin jusque dans le Credo par lequel les chrétiens confessent « le Père tout-puissant (pantokratôr omnipotens) ». Mais, dans le christianisme, justement, la toute-puissance est une modalité de la paternité. C’est en tant que Père que le Dieu des chrétiens est tout-puissant. Et sa toute-puissance n’a d’autre but que l’affirmation même de sa paternité. Dieu est en effet capable de proposer à tout être sans exception d’entrer avec Lui dans un rapport de filiation. Et Dieu peut déployer toute une économie du salut telle que toute créature pourra reconnaître son bien dans l’acceptation de cette filiation. Dans l’islam, Allah n’est pas père, et la toute-puissance est seule. C’est elle, et non la beauté du Créateur que la création révèle. Cette puissance se manifeste plus volontiers par une capacité à détruire qu’à construire. »
Puisqu’Allah se caractérise par la toute-puissance de sa volonté, cela signifie qu’il n’est ni juste, ni aimant, ni rationnel, car dire que Dieu est justice, amour ou raison revient, semble-t-il, à limiter sa toute puissance. Si, par exemple, Dieu est juste, Il sera soumis aux exigences de sa propre justice. Un Dieu juste ne peut pas torturer l’innocent, manquer à ses promesses, ou exiger l’impossible de ses créatures simplement parce qu’Il est Dieu. Le Dieu annoncé par Mahomet n’est pas tenu par de telles limites « morales ». Il n’est tenu par aucune limite, même pas celles de sa propre « nature ». Les conséquences pratiques de ces conceptions « théologiques » sont immenses. Mentionnons juste deux d’entre elles.
La première conséquence est que ce que les philosophes appellent « nature » n’existe pas. Il n’existe pas d’ordre naturel des choses, pas d’autonomie de la création par rapport à la volonté divine. Ce que nous appelons « les lois de la nature », ou « les lois de la physique », comme par exemple la loi de la gravité, ne sont rien d’autre que le produit de la volonté divine, qui pourrait changer à chaque instant. Rien dans l’univers ne se produit indépendamment de la volonté de Dieu. Cela signifie que chaque événement « naturel » n’est rien d’autre que le produit d’un acte particulier de la volonté divine. Cette pierre tombe uniquement parce qu’Allah a voulu qu’elle tombe à cet instant. Ce corps flotte sur l’eau uniquement parce qu’Allah a voulu qu’il flotte et continue à le vouloir. Mais rien ne nous permet d’affirmer que ce corps continuera à flotter l’instant d’après, car rien ne nous permet d’affirmer qu’Allah continuera à vouloir qu’il flotte. Dans de telles conditions, rechercher une explication rationnelle pour les événements naturels - ou ce qui nous apparait tel - devient inutile, pire cela devient une forme d’impiété. Puisque l’univers n’existe à chaque instant dans toutes ses composantes que par la seule volonté de Dieu, l’univers est inconnaissable. La notion même de causalité devient inintelligible : n’importe quel effet peut être le produit de n’importe quelle cause ; aucun effet ne découle nécessairement d’aucune cause. Cela signifie que, en terre d’islam, l’étude rationnelle de la nature, et plus largement tout type d’étude en dehors de celle des textes sacrés sera découragée, voire prohibée.
Il est difficile de ne pas voir là la cause principale de la remarquable stagnation scientifique, technologique et économique des pays musulmans. Depuis plus de sept siècles, aucune invention ou découverte scientifique majeure n’est venue d’un pays musulman, et aujourd’hui l’Espagne ou l’Inde produisent à elles seules un plus grand pourcentage de la littérature scientifique mondiale que quarante-six pays musulmans combinés. Sans la manne (provisoire) des hydrocarbures – manne exploitée grâce à des technologies développées par les occidentaux – presque tous les pays musulmans se classeraient parmi les plus pauvres de la planète. Et ainsi de suite.
Comme le fait remarquer Robert Spencer :
« En fait, dans l’histoire de l’islam, vous pouvez pratiquement établir une corrélation entre la puissance, le caractère agressif et l’expansion des grands empires islamiques du passé et la taille des communautés juives ou chrétiennes qui étaient assujettis à l’intérieur de ces empires et qui payaient pour cette expansion impériale. Lorsque ces communautés furent épuisées économiquement, alors les empires islamiques commencèrent à décliner. »
La seconde conséquence est la disparition du libre-arbitre. Il est bien connu que la traduction littérale du mot « islam » est « soumission ». L’islam est, au sens strict, la religion qui ne connaît pas la liberté. Puisqu’Allah est omnipotent, l’homme ne peut pas être libre : si l’homme était la cause de ses propres actions, comment Dieu pourrait-il être omnipotent ? De la même manière que Dieu seul est responsable à chaque instant de tous les évènements « naturels », il est également responsable de chacune des actions des êtres humains. Tout ce que nous faisons, en bien ou en mal, a été voulu par Allah lui-même et par conséquent ne pouvait pas ne pas arriver. Au sens strict, l’homme n’est pas responsable de ses actes - ce qui n’empêche nullement que Dieu puisse lui en demander des comptes. C’est ainsi que le Coran affirme de manière répétée que nul ne peut croire en Allah si Allah ne l’a pas décidé, et, par implication, que les incroyants le sont aussi par la volonté d’Allah. Pourtant le Coran affirme également que les incroyants portent pleine responsabilité pour leur incroyance et seront châtiés en conséquence. Allah n’est pas tenu par le principe de non contradiction, ni par quoique ce soit d’autre. « Il n'est pas interrogé sur ce qu'Il fait, mais ce sont eux qui devront rendre compte [de leurs actes] » (Sourate 21 : 23).
Les êtres humains sont les esclaves d’Allah et il n’existe nulle parenté ni ressemblance entre eux et lui. Le fatalisme au quotidien est la conséquence inéluctable de cette compréhension de la divinité et, du point de vue de la pratique religieuse, la marque distinctive de l’islam est l’obéissance externe, la conformité mécanique aux rituels et aux commandements divins, par opposition au christianisme où l’accent est placé sur la transformation intérieure du croyant. Cela explique, par exemple, ce qui, aux yeux d’un chrétien, et d’un occidental en général, pourra paraître si étrange, voire ridicule : le shahadah, la profession de foi musulmane. Dire en arabe : « Il n’est d’autre Dieu qu’Allah et Mahomet est son prophète » devant un musulman de sexe masculin suffit pour faire de vous un musulman. La sincérité, la disposition intérieure de celui qui prononce cette formule ne fait rien à l’affaire. Observer les conditions formelles fixées par la loi islamique suffit.

Nous le voyons à travers ces quelques exemples simples, les conceptions « théologiques » se transforment nécessairement en propositions pratiques et exercent une influence sur les comportements des hommes au quotidien. Dire que le Dieu des chrétiens est avant tout amour alors que le Dieu des musulmans est volonté toute-puissante suffirait donc à indiquer que la moralité chrétienne doit être passablement différente de la moralité musulmane. Mais indiquons plus précisément quelques-unes de ces différences.

Puisque Dieu est amour, la charité sera la vertu chrétienne par excellence. « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. » Bien entendu, la charité chrétienne n’a rien à voir avec un sentimentalisme dégoulinant et elle est, par bien des aspects, une vertu ascétique, très exigeante ; mais il n’en reste pas moins qu’elle porte (ou qu’elle devrait porter) ceux qui la pratiquent à la douceur, à l’humilité, au pardon des offenses – au moins à titre individuel – et, de manière générale, à respecter scrupuleusement la vie, les biens, l’honneur de nos semblables, ainsi qu’à assister ceux qui sont dans le besoin autant qu’il est en nous.
A l’inverse, l’obéissance aveugle à la volonté divine sera la vertu islamique par excellence. Et Allah veut que son règne soit réalisé dès ce monde ci.
Comme l’écrit Rémi Brague :
« Dans le Coran, la toute-puissance d’Allah est explicitement située « sur la terre » ; lui résister est vouloir « réduire Allah à l’impuissance sur la terre ». La volonté d’Allah doit être faite « sur la terre comme au ciel », ainsi que dans le Notre Père. Cependant, dans le christianisme, l’accomplissement de la volonté de Dieu est laissée à l’initiative de celui-ci, et le « que Ta volonté soit faite » veut dire en réalité : « fais Ta volonté ». Le Coran la conçoit en revanche comme l’installation du règne terrestre de cette volonté, grâce à l’obéissance qui est due au prophète. C’est pourquoi la lui refuser est prétendre réduire Allah à l’impuissance. La toute-puissance divine se réalise ainsi à travers un règne terrestre qui légitime l’usage de la force ».
Par conséquent, la moralité musulmane sera structurée par la division fondamentale entre les croyants les incroyants. Les vertus que les musulmans sont enjoints de pratiquer, les commandements qu’ils sont tenus de respecter, ne valent qu’envers les autres musulmans.
Ainsi, il est bien connu que le Coran prescrit une punition draconienne pour les voleurs : « Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu'ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d'Allah. Allah est Puissant et Sage. » (Sourate 5 : 38). Mais le Coran contient aussi des instructions pour la répartition du butin pris aux incroyants.
Voler les infidèles, ce n’est pas voler.
Tous les musulmans sont tenus de verser le zakât, l’aumône. Il s’agit là d’un des cinq piliers de l’islam, au même titre que les prières quotidiennes ou le pèlerinage à la Mecque. Mais il leur est strictement interdit de verser le zakât à des non-musulmans.
L’obligation de venir en aide à son prochain ne s’étend pas aux infidèles.
Le Coran commande aux croyants d’honorer et d’assister leurs parents : « et ton Seigneur a décrété : « n'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point : « Fi! » et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. » (Sourate 17 : 23). Mais il dit aussi : « Ô vous qui croyez! Ne prenez pas pour alliés, vos pères et vos frères s'ils préfèrent la mécréance à la foi. Et quiconque parmi vous les prend pour alliés... ceux-là sont les injustes. » (Sourate 9 :23).
Autrement dit, le commandement d’honorer ses pères et mères ne vaut que pour autant que ceux-ci sont ou restent musulmans.
Mahomet a condamné très clairement le mensonge, mais il a aussi affirmé qu’il était permis de mentir en temps de guerre, et les musulmans sont tenus de faire la guerre aux incroyants : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés » (Sourate 9 : 29). Par conséquent la jurisprudence islamique a élaboré le concept de la taqyia, c’est-à-dire la dissimulation qu’il est loisible aux musulmans d’employer dans leurs relations avec les non-musulmans.
L’interdit du mensonge n’est pas l’interdiction de mentir aux infidèles.
Et ainsi de suite.
En fait, dans tous les domaines, le principe fondamental de la moralité musulmane est : « Muhammad est le Messager d'Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. » (Sourate 48 : 29). Ce qui vaut envers les uns (les musulmans) ne vaut pas envers les autres (les non-musulmans). Nous sommes là évidemment très loin de l’appel chrétien à une charité universelle.

Mais peut-être aucun domaine n’est-il plus propre à la méprise, pour les chrétiens vis-à-vis de l’islam, que celui de la sexualité et de la famille. Regardant de très loin les pratiques des pays musulmans, et constatant autour d’eux qu’ils partagent avec les musulmans une même opposition à la permissivité sexuelle pratiquement sans frein qui semble aujourd’hui caractériser les sociétés occidentales, bien des chrétiens peuvent en effet être tentés de croire que, sur ce terrain-là au moins, ils trouveront dans l’islam un allié sûr. La sharia prohibe la fornication, l’adultère, encourage le mariage et le fait d’avoir des enfants, et le moins que l’on puisse dire est qu’elle considère l’homosexualité comme un acte « intrinsèquement désordonné ». Que demander de plus ?
Cependant, une fois encore, les chrétiens seraient bien inspirés de regarder de plus près ce que l’islam entend par « fornication », « adultère », « mariage », etc. avant de se réjouir. Il n’y a guère, en politique, d’erreur plus commune, mais aussi plus dangereuse, que de croire que vos interlocuteurs pensent la même chose que vous parce qu’ils emploient les mêmes mots. En réalité la loi islamique ressemble fort, en matière de sexualité, aux lois de Lycurgue, qui permettaient aux Spartiates d’affirmer fièrement qu’il ne saurait y avoir d’adultère à Sparte, parce qu’elles autorisaient les époux à s’unir pratiquement avec n’importe qui.
Ainsi, alors que l’Eglise catholique considère le mariage comme un sacrement indissoluble, la sharia permet à un homme de divorcer de son épouse à n’importe quel moment pour n’importe quelle raison, simplement en prononçant (trois fois successives) la formule : talâq (« tu es répudiée »). Il peut également la reprendre tout aussi facilement après un tel divorce, deux fois de suite. A la troisième le Coran stipule que la femme en question devra auparavant avoir épousé un autre homme dont elle aura divorcé – un obstacle loin d’être insurmontable étant donné la facilité du divorce. Par ailleurs le chiisme admet les « mariages temporaires » (mut’a) qui ne sont rien d’autre que des mariages en CDD. A la limite, un homme peut ainsi fréquenter les prostitués sans contrevenir aux règles de la morale islamique, pourvu simplement qu’il conclut avec chacune un « mariage temporaire » qui n’a pas besoin de durer plus de quelques heures.
Toutefois, pour ceux des musulmans qui ne voudraient pas s’embarrasser avec un divorce sans pour autant être obligés de soupirer, comme le confesseur d’Henry IV, « toujours des perdrix », la loi islamique permet d’épouser plusieurs femmes à la fois, dans la limite de quatre – à condition, dit le Coran, que l’époux soit en mesure de traiter chacune équitablement, ce qui est évidemment laissé à l’appréciation de ce dernier. Mais comme même quatre femmes peuvent finir par vous lasser, le Coran permet encore aux croyants de satisfaire les appétits de leurs corps avec « celles que leur main droite possède », c’est-à-dire en clair avec leurs esclaves. La polygamie n’est bien sûr pas pratiquée par tous les musulmans, loin de là, mais elle est officiellement autorisée dans nombre de pays musulmans, et officieusement tolérée par la plupart. Quant à l’esclavage, il est hélas bien loin d’être un lointain souvenir en terre d’islam, puisqu’il continue à être pratiqué plus ou moins ouvertement, par exemple au Soudan, au Niger, en Mauritanie, etc.
Plus dérangeant encore, peut-être, l’islam autorise le mariage des filles prépubères, suivant en cela l’exemple donné par Mahomet lui-même qui épousa Aisha lorsqu’elle avait six ans, mais ne la déflora que lorsqu’elle eut atteint l’âge de neuf ans. Lui-même avait à ce moment cinquante-quatre ans. Mahomet étant présenté par le Coran comme « un excellent exemple » pour tous les croyants, cela signifie que le mariage des petites filles sera au minimum toléré dans la plupart des pays musulmans, et officiellement permis dans les plus rigoristes d’entre eux. C’est ainsi que l’Ayatollah Khomeini abaissa l’âge légal du mariage à neuf ans lorsqu’il s’empara du pouvoir en Iran, et qu’il épousa lui-même une petite fille de dix ans. Selon l’UNICEF, en Afghanistan et au Bangladesh, plus de la moitié des filles sont mariées avant d’atteindre l’âge de dix-huit ans.
Il serait possible d’évoquer aussi tout ce qui sépare les musulmans et les chrétiens concernant la question de la contraception ou celle de l’avortement, comme le fait Robert Spencer, mais les quelques points évoqués plus haut suffisent sans doute à comprendre que les uns et les autres ont, en réalité, des conceptions extrêmement différentes de ce que sont le mariage, la famille, la moralité sexuelle, pour ne rien dire des rapports hommes/femmes.

***

Les chrétiens et les musulmans ne pourront jamais, en tant que chrétiens et en tant que musulmans, s’entendre durablement, ni même sans doute coexister pacifiquement durablement. Ce qui les sépare est bien plus profond que, par exemple, ce qui sépare les juifs et les chrétiens. Alors que les chrétiens peuvent légitimement, en tant que chrétiens, considérer le judaïsme comme une noble erreur et les juifs comme de proches parents égarés – et inversement pour les juifs – ils ne peuvent pas considérer l’islam de la même manière, pour peu qu’ils connaissent suffisamment l’islam, et leur propre religion.
Dans l’épilogue de Not peace but a sword, Robert Spencer soutient « qu’il existe des éléments de la piété islamique qui ne sont pas séparables du reste, qui sont profondément intégrés dans la religion elle-même, qui appartiennent aux enseignements fondamentaux du Coran et de Mahomet, et qui vous conduisent non pas vers Dieu ni vers aucune spiritualité authentique, mais vers le mal absolu. » Ces mots paraîtront sans doute durs à nos oreilles, nous qui vivons dans des régimes politiques où le mot d’ordre officiel est celui du « vivre-ensemble » et des bienfaits inappréciables de la « diversité ». Il est si doux de croire que nous pourrions ne pas avoir d’ennemis, pourvu seulement que nous fassions preuve d’ouverture d’esprit et de tolérance. Peut-être aussi paraitront-ils manquer de charité à certains chrétiens.
Mais aux premiers il sera aisé de faire remarquer que les communautés chrétiennes qui existent encore en terre d’islam sont confrontées quotidiennement aux vexations et aux persécutions que leur infligent les musulmans et sont, pour beaucoup, en voie d’extinction. Lorsque les musulmans sont en position de faiblesse, ils plaident pour la tolérance et le respect mutuel. Mais lorsque l’islam est dominant, il ne semble plus guère avoir l’usage de ces vertus – conformément à l’exemple donné par Mahomet lui-même durant son existence. Il y a là une caractéristique très profonde de l’islam qui devrait au moins nous inciter à réfléchir.
Au second, il faudra rappeler que l’obligation d’être charitable qui s’impose à tout chrétien n’implique nullement l’obligation de mentir, ni même de dissimuler la vérité, particulièrement au sujet des questions les plus importantes.
Dire la vérité, telle qu’il nous est donnée de la voir, tout spécialement lorsque l’exposition de cette vérité intéresse au plus haut point le bien commun, est certainement une obligation qui s’impose à nous, que nous soyons ou pas croyants ; de même qu’être reconnaissants à ceux qui prennent de grands risques pour l’exposer.
Robert Spencer a bien mérité notre gratitude.

8 commentaires:

  1. "Nous sommes là évidemment très loin de l’appel chrétien à une charité universelle."

    Mais c'est très bien, ça ! Et cet Allah-là m'a l'air bien plus costaud que le Dieu des Chrétiens. C'est un peu De Gaulle comparé à Hollande. Un réactionnaire conséquent, aimant l'ordre et l'autorité, ne peut que se tourner vers l'Islam. Assez de laxisme ! Coupons la main des voleurs !

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    1. Hum, oui, évidemment, couper la main des voleurs je suis très pour, de même que lapider les femmes adultères - un chef de famille doit savoir se faire respecter.
      Cependant j'aperçois un petit problème, oh, trois fois rien certes, mais enfin...
      Voilà : je ne dois pas être un réactionnaire parfaitement conséquent, car si j'aime l'ordre et l'autorité, j'aime aussi beaucoup la liberté, la raison, et cette belle vertu qu'est l'humanité, toutes choses qui, je le crains, m'empêcheront toujours de devenir mahométan, comme vous.
      Ne m'en veuillez pas, je suis fait ainsi. Et priez pour moi à l'occasion si votre nouvelle religion le permet.
      Al-salāmu ‘alaykum! mon noble ami.

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    2. Aleykümselam, comme disent les Turcs.

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  2. Désolé de faire du "parisianisme" mais dans le métro le mois dernier des affiches dénoncées le mariage de très jeunes filles avec des hommes très âgées, la photo montrait une très jeune fille avec son époux qui avait l'âge de son père voire de son grand père ce qui disait l'inscription sur l'affiche.

    Cette facilité d'épouser plusieurs femme attira certains chrétiens à se mettre au service des musulmans en tant que corsaires , lire sur le sujet l'ouvrage de Bartolomé et Lucile Bennassar "Les chrétiens d'Allah : l'histoire extraordinaire des renégats, XVIe et XVIIe siècles", certes ce ne fut pas le seul moteur mais un parmi d'autres.

    Un de mes collègues de travail de confession musulmane a demandé à son épouse de se convertir, je lui ai demandé pourquoi? Réponse, si elle m'aime , elle peut le faire et c'est pour faire plaisir à ma mère. Quand le lui ai posé la question pourquoi pas toi, il ne m' a pas répondu et j'attends toujours sa réponse, il se définit comme un modéré, heureusement.

    Le fait de mentir quand ils sont minoritaires se nomme la taqîya , versets 55 et 56 de la sourate 237 : « Pensent-ils que ce que Nous leur accordons, en biens et enfants, (soit une avance) que Nous Nous empressons de leur faire sur les biens (de la vie future) ? Au contraire, ils n’en sont pas conscients.

    Ils nous mentent pour mieux nous asservir.

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  3. Réponses
    1. Bordel !
      Corrigé, merci (et du coup je vous pardonne d'être anonyme).

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  4. Article intéressant.
    J'observe que la "toute puissance" de Dieu nous est revenue avec le Calvinisme.
    Au point que la réussite (+ou- condamnée jusque là) devint un signe d'encouragement divin,
    ce qui est parfois interprété comme "encouragement au capitalisme en pays anglo-saxon" et son corollaire "retard de développement des pays catholiques" !
    Amicalement.

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