En France, les débats passionnés qui ont entouré
l’adoption de la loi Taubira relative au « mariage pour tous » -
selon l’expression orwellienne retenue par le gouvernement – ainsi que les
énormes manifestations qui ont eu lieu à cette occasion, garantissent
pratiquement que le sujet du « mariage » homosexuel figurera au menu
de la prochaine campagne électorale présidentielle.
L’énergie politique dégagée à cette occasion ne sera pas encore dissipée, les engagements individuels, les vocations même, suscitées par le combat contre cette loi seront toujours vivaces, moins de trois ans après leur naissance. Les candidats à la présidentielle, les hommes politiques plus largement, devront en tenir compte. Pour autant, les opposants au « mariage » homosexuel font face, sur le long terme, à plus d’un obstacle redoutable pour faire prévaloir leur cause, dont le plus dangereux est sans doute la lassitude née de la difficulté à percevoir les enjeux de la question.
L’énergie politique dégagée à cette occasion ne sera pas encore dissipée, les engagements individuels, les vocations même, suscitées par le combat contre cette loi seront toujours vivaces, moins de trois ans après leur naissance. Les candidats à la présidentielle, les hommes politiques plus largement, devront en tenir compte. Pour autant, les opposants au « mariage » homosexuel font face, sur le long terme, à plus d’un obstacle redoutable pour faire prévaloir leur cause, dont le plus dangereux est sans doute la lassitude née de la difficulté à percevoir les enjeux de la question.
On peut, sans grand risque de se tromper, affirmer
que l’immense majorité de la population ne croit pas et ne croira jamais que le
« mariage homosexuel » soit un vrai mariage, bien plus l’immense
majorité de la population ne croit pas et ne croira jamais que l’homosexualité
est juste une « pratique sexuelle » comme une autre, même si elle
aura appris à taire ses convictions profondes en public. Mais, dans le même
temps, la plupart de nos contemporains ont sans doute du mal à comprendre
pourquoi ce sujet devrait continuer à occuper le devant de la scène dans le
débat public, et pourquoi certains ont choisi de consacrer toute leur énergie à
supprimer, d’une manière ou d’une autre, la loi Taubira.
Si les homosexuels ne constituent qu’une toute
petite partie de la population, 2 à 3% tout au plus, et si, comme il semble
presque certain, seule une petite partie de cette petite partie se prévaudra de
la possibilité de se « marier » qui leur est désormais offerte par la
loi, pourquoi donc faire tant d’histoires ? Qu’on les laisse se
« marier » tant qu’ils veulent après tout, si ça leur fait plaisir…
En quoi cela nous dérange-t-il, finalement ?
Une telle réaction est compréhensible, mais
malavisée. La réalité est que le « mariage » homosexuel nous concerne
tous, et ce pour au moins trois raisons.
D’une part permettre aux homosexuels de convoler
en justes noces transforme nécessairement la signification du mariage pour tout
le monde, homosexuels comme hétérosexuels, et cette transformation revient en
réalité à détruire l’institution matrimoniale, qui sera désormais définitivement
incapable de remplir les fonctions qui étaient les siennes. Plus largement, le
« mariage » homosexuel est la dernière étape de la dissociation entre
sexualité et parentalité qui a pour conséquence la destruction progressive de
la cellule familiale. Cette destruction a elle-même d’énormes conséquences
négatives, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. N’importe qui
ayant des yeux pour voir peut le constater aujourd’hui[1].
En second lieu le « mariage » homosexuel
est inévitablement lié à une certaine conception de la vie humaine dans son
ensemble, et même à une certaine conception de la réalité. On ne peut accepter
le « mariage » homosexuel sans accepter en même temps les prémisses
métaphysiques sur lesquelles il repose, et ces prémisses sont simplement
incompatibles, sur le long terme, avec la démocratie libérale.
Enfin, et peut-être surtout, contrairement à ce
que jure la main sur le cœur notre actuel gouvernement, et à ce que pourraient
être tentés de croire certains, par fatigue ou par naïveté, le
« mariage » homosexuel ne saurait marquer le point final des
revendications homosexuelles. Celles-ci sont par nature infinies, incapables
d’être jamais satisfaites, car ce dont il s’agit en définitive n’est rien moins
que de remplacer la réalité par l’illusion, la vérité par le mensonge. Or, la
réalité étant ce qui finit par s’imposer à nous quoique nous fassions, il est
inévitable que l’effort pour dissimuler la réalité ne puisse jamais prendre
fin, exactement de la même manière qu’il est nécessaire d’exercer une poussée
constante pour maintenir un avion en vol. D’autres revendications, toujours
plus extravagantes, toujours plus destructrices, suivront le « mariage
pour tous » et chaque concession rendra plus difficile de résister aux suivantes.
Les revendications du mouvement homosexuel sont, par nature, despotiques.
Bien évidemment, chacune de ces affirmations
aurait besoin d’être longuement argumentée pour convaincre ceux qui sont
susceptibles d’être convaincus par des arguments rationnels, et c’est aussi en
cela que les opposants au « mariage » homosexuel sont
désavantagés : ils sont contraints de marcher lentement, la preuve à la
main, alors que leurs adversaires peuvent, le plus souvent, se contenter
d’employer la rhétorique de l’égalité et de la « discrimination »
pour faire avancer leur cause.
Néanmoins, le découragement n’est pas de mise,
seulement la persévérance, car les opposants au « mariage »
homosexuel ont à leur côté un allié puissant, et en définitive irrésistible :
la réalité elle-même. Naturam expellas
furca, tamen usque recurret.
Ainsi, l’effort pour s’armer intellectuellement
doit se poursuivre sans relâche, et de ce point de vue le dernier livre de
Robert Reilly (auteur du très bon The
Closing of the Muslim Mind), Making
Gay Okay, s’avère une contribution fort utile, par la clarté de son propos,
qui ne s’embarrasse pas de politiquement correct, et par la pertinence de
certaines de ses analyses.
Toutefois, avant de détailler ce que le livre de
Robert Reilly apporte d’intéressant, peut-être n’est-il pas inutile de dire
rapidement quelques mots sur ses limites ou ses défauts.
Robert Reilly comprend très bien que la guerre
dite « culturelle » (« The culture war », comme le disent
les Américains) est en définitive un affrontement philosophique, en ce que les
protagonistes de cette « guerre », par-delà leurs prises de positions
sur telle ou telle question pratique, sont en réalité les champions de
propositions métaphysiques opposées. Le débat sur le « mariage »
homosexuel porte fondamentalement sur la nature de la réalité elle-même, et ce
même si, bien sûr, le débat public atteint rarement, voire jamais, ce niveau de
profondeur.
La question centrale est de savoir si, après
l’avènement de la science physique moderne, la nature peut encore être comprise
comme téléologique, au moins dans certaines de ses parties. Plus
spécifiquement, la question est de savoir si l’être humain a une certaine
nature ou bien si, au contraire, il en est dépourvu. Mais comme cette notion de
nature humaine a été considérablement obscurcie par ceux qui s’efforcent de la
discréditer, présentons là dans ses grandes lignes.
Dire que l’homme a une nature signifie que l’homme
présente certaines caractéristiques immuables, générations après générations.
Tous les êtres humains, en tout temps et en tous lieux, ont certaines passions,
certaines capacités, certains besoins, qui ne peuvent pas être choisis ou
rejetés mais qui sont simplement donnés. De ces caractéristiques immuables,
présentes dans tout être humain normalement constitué, découlent certaines
finalités naturelles. De la même manière que nos organes sont constitués en vue
de certaines fins, qu’ils ont tous une ou plusieurs fonctions particulières, il
est possible de dire que l’être humain est ordonné naturellement en vue de
certaines fins, en ce sens que sa nature rend certaines activités bonnes pour
lui et d’autres mauvaises. Le fait que l’homme ait une nature signifie que pour
lui le bien, le mal, le bonheur, le malheur, ont un contenu objectif. L’être
humain n’est pas libre de décider ce qui pourra le rendre heureux ou
malheureux, et s’il veut être heureux il devra suivre les indications que lui
donne sa nature. De la même manière, la moralité a un contenu objectif :
il existe un « juste par nature », un « droit naturel » qui
découle de cette constitution fondamentale de l’être humain.
Si, à l’inverse, la nature de l’être humain est de
ne pas avoir de nature, alors l’homme est libre de devenir, ou d’essayer de
devenir, tout ce qu’il veut être. Il n’est soumis qu’à son seul caprice :
rien n’est bien ou mal, juste ou injuste, tout est affaire de goût, de désir
personnel. Le relativisme le plus complet semble être au bout du chemin si
l’homme est dépourvu de nature.
Pour saisir le rapport de ces considérations avec
le « mariage » homosexuel, il suffit de se souvenir que, il n’y a
encore pas si longtemps, la sodomie pouvait être appelée « le crime
contre-nature » et que l’homosexualité était rangée par la psychiatrie
parmi les maladies mentales. Le « mouvement gay », qui fit son
apparition à la fin des années soixante et qui est parvenu aujourd’hui, en France,
à faire adopter au législateur la notion de « mariage » homosexuel, présuppose
en définitive rien moins qu’un rejet complet de la notion de nature humaine.
Robert Reilly comprend tout cela, cependant,
au-delà de la description des enjeux philosophiques du « mariage »
homosexuel, le lecteur sera sans doute bien avisé de ne pas trop se fier aux
chapitre deux et trois de son livre dans lesquels il s’essaye à expliquer la
conception classique de la téléologie, puis le rejet de cette conception par la
philosophie moderne. Cette question de la téléologie est extrêmement compliquée
et aurait besoin d’un traitement approfondi et nuancé, que Reilly ne lui accorde
pas. S’il ne saurait être question d’offrir ici ce traitement approfondi et
nuancé, il est du moins possible d’indiquer succinctement où se situent les
problèmes dans l’exposé de Reilly.
D’une part, l’auteur de Making Gay Okay semble vouloir défendre une téléologie cosmique,
c’est-à-dire l’idée que l’univers tout entier serait ordonné à certaines fins,
et pas seulement l’être humain ou les êtres vivants en général. Une telle
téléologie cosmique a toujours été très problématique, et l’est sans doute
devenue encore davantage depuis l’avènement de la science moderne. Pour le dire
en peu de mots, et donc de manière forcément lapidaire, une téléologie cosmique
parait exposée à des objections insurmontables ; alors qu’il reste parfaitement
possible, et même sans doute inévitable, de soutenir rationnellement une
téléologie limitée, circonscrite à l’être humain, et aux êtres vivants en
général. En fait, Reilly semble très influencé par une certaine tradition de la
pensée chrétienne qui voit une continuité sans faille entre la philosophie
classique, celle de Platon et d’Aristote, et le christianisme. Ce faisant, le
danger est de répéter le chemin suivit par cette tradition qui, en incorporant
aux conceptions classiques des conceptions qui dépendent ultimement de la foi
en la révélation chrétienne, a rendu la philosophie, à la fois politique et
naturelle, beaucoup plus dogmatique qu’elle ne l’était chez Platon et Aristote
et l’a ainsi exposé aux objections, très sérieuses, de ce qui allait devenir la
philosophie politique et la science moderne.
Dès lors que l’objectif est de défendre la notion
de nature humaine contre les assauts du relativisme, il parait beaucoup plus
pertinent de viser moins haut pour se donner de meilleures chances d’atteindre
son objectif, et de se cantonner précisément à cela : la nature humaine.
D’autre part, Robert Reilly parait vouloir faire
porter à Rousseau, pour ainsi dire, tout le poids de la responsabilité de
l’abandon de la conception téléologique de la nature humaine. Le problème, qui
devient très vite évident, est que Reilly ne connaît pas bien Rousseau, et que
la compréhension qu’il en a est très contestable, pour dire le moins. Ainsi,
par exemple, quand Robert Reilly décrit la conception que Rousseau aurait de la
famille, on ne peut que rester incrédule, car cette description ignore
entièrement ce que le Genevois a pu écrire dans l’Emile ou dans La nouvelle
Héloïse. En fait, Robert Reilly parait baser son acte d’accusation sur la
seule lecture du Discours sur les
origines de l’inégalité. Ce qui est certainement très insuffisant lorsqu’il
s’agit de comprendre un auteur aussi subtil et complexe que Rousseau.
Résumons ces objections, sur lesquelles il n’est
pas nécessaire, ici, de s’attarder plus longtemps : Robert Reilly n’est
manifestement pas un guide fiable dès lors qu’il s’agit de s’orienter dans
l’histoire de la philosophie et il est préférable de ne pas compter sur lui
pour comprendre exactement comment nous en sommes arrivés là, ni comment,
philosophiquement, nous pourrions en sortir. Fort heureusement, ces faiblesses
théoriques n’affectent pas trop ses analyses pratiques.
Une autre faiblesse du livre de Reilly se situe
sans doute dans le fait que son argument contre le « mariage »
homosexuel se focalise sur un acte bien particulier, la sodomie. Ainsi, par
exemple, dans la deuxième partie de son livre tous les titres des chapitres,
sauf un, comportent le mot « sodomie ». Pourtant il serait erroné
d’en déduire que Robert Reilly n’a rien à objecter au lesbianisme, ou bien
qu’il serait d’accord pour que les homosexuels puissent se marier pourvu
seulement qu’ils ne se livrent pas à cette pratique sexuelle. Son argument est
bien un argument contre les revendications homosexuelles en tant que telle,
mais il parait le plus souvent réduire l’homosexualité à la pénétration anale
entre deux hommes.
Il n’est pas évident de comprendre pourquoi.
Peut-être Reilly veut-il profiter du fait que cette pratique sexuelle, que
l’esprit associe naturellement à la douleur et aux excréments, suscite
spontanément une certaine réticence, voire un certain dégoût, chez la plupart
des gens pour rendre son argument plus persuasif. Peut-être pense-t-il que le
mouvement homosexuel est porté avant tout par les gays et que c’est donc leurs
pratiques qu’il s’agit d’exposer et d’attaquer. Dans tous les cas, il n’est pas
certain que cette tactique soit entièrement pertinente, car cela donne parfois
à son argument une allure étrangement tronquée, qui parait notamment exempter
le lesbianisme des objections qu’il élève contre les revendications
homosexuelles.
Mais tout ceci étant dit, le livre de Reilly a
plusieurs grands mérites, au premier rang desquels celui, justement, d’appeler
un chat et chat et de ne pas se tromper sur la portée des enjeux.
Robert Reilly, parce qu’il sait que la question
fondamentale derrière les revendications homosexuelles est celle de la nature
humaine, ne va pas par quatre chemins pour rappeler ce qui, dans le fond,
devrait être évident mais que plus personne n’ose dire publiquement :
l’homosexualité est nécessairement, en un certain sens, contre-nature.
Elle l’est parce que nos organes ont tous une
fonction naturelle à remplir, fonction en vue de laquelle ils sont
manifestement structurés et qui dicte leurs caractéristiques essentielles. Ainsi,
par exemple, la fonction naturelle des poumons est de contribuer à la
respiration, et celle des yeux est de nous permettre de voir. Ces fonctions
sont naturelles en ce sens que ce n’est pas l’homme qui a décidé de la
configuration de ses organes : son corps d’être humain est pour lui un
donné. Nous ne choisissons pas, par exemple, de naitre avec deux yeux et deux
poumons, et nous ne sommes pas libres d’user de nos yeux pour respirer ou de
nos poumons pour voir.
Que nos organes aient certaines fonctions
naturelles, que notre corps tout entier soit structuré d’une certaine façon et
respecte dans son fonctionnement certaines constantes naturelles est
précisément ce qui nous permet de distinguer la maladie de la santé, et ce qui
fonde la médecine. Ainsi, il nous est impossible de nier qu’il existe un fonctionnement
naturel du corps humain : ceux qui pourraient être tentés de le faire,
soit vont chez le médecin lorsqu’ils sont malades, et se contredisent ainsi en
acte, soit n’y vont pas et ne tardent pas à être réfutés par la nature
elle-même (ce qui est sans doute le sort qu’a connu Michel Foucault, l’un des
maitres à penser du « mouvement LGTB », mort d’une maladie
opportuniste liée au SIDA et qui, jusqu’à la fin de sa vie, répétait à propos
de cette épidémie : « Je n’y crois pas. »).
Ainsi, lorsque nous usons de nos organes d’une
manière qui les empêche de remplir leurs fonctions naturelles, voire même qui
conduit à leur détérioration, nous avons bien, à strictement parler, un
comportement contre-nature. Comme le dit Robert Reilly, la fonction (naturelle)
d’une chose ne peut être accomplie par une action qui conduit à sa destruction.
Nos organes génitaux n’échappent pas à cette
règle : eux aussi ont une fonction naturelle évidente, qui est la
reproduction (en l’occurrence deux fonctions naturelles, puisqu’ils servent
aussi à la miction, mais cela ne modifie en rien l’argument). Dans cette
perspective, il est inévitable que l’homosexualité soit considérée comme contre
nature, car être sexuellement attiré exclusivement par des personnes du même
sexe que soi est incontestablement un obstacle considérable à la reproduction. L’homosexualité
apparaît naturellement comme une sorte de dysfonctionnement de la sexualité.
De la même manière, il apparaît inévitable que la
sodomie soit considérée comme un acte contre-nature, car cette pratique revient
à utiliser deux organes, le pénis et l’anus, à rebours de leurs fonctions
naturelles. L’anus est un organe excréteur : il est manifestement conçu
pour être une sortie, pas une entrée, et lorsqu’il est utilisé comme une sorte
de substitut du vagin, il est soumis à une activité à laquelle il n’est pas du
tout adapté. Un signe de cela est la douleur que provoque la pénétration anale.
Les conséquences sur la santé de ceux qui pratiquent régulièrement la sodomie
en sont un autre signe. Ainsi cette pratique augmente très significativement
les risques de cancer de l’anus mais aussi de prolapsus rectal, de perforation,
d’infections génitales diverses et potentiellement très graves. Clairement, le
corps se rebelle contre une pratique pour laquelle il n’a pas été conçu.
L’homosexualité et les pratiques homosexuelles
comme la sodomie sont donc, au sens strict, contre-nature. Dire cela revient
simplement à porter un jugement factuel. Cela n’implique nullement, à ce stade,
de condamnation morale de l’homosexualité et encore moins d’appel à la
discrimination envers les homosexuels, c’est-à-dire ceux qui sont attirés par
des personnes du même sexe qu’eux. Songerait-on à reprocher leur pied-bot à
ceux qui en sont affligés, à leur en faire un crime ?
En revanche, cela implique évidemment que le
mariage homosexuel est une absurdité, car cela revient à mettre sur le même
plan une union potentiellement féconde avec une union nécessairement inféconde.
Le mariage, en tant qu’institution, existant précisément essentiellement en vue
de la famille, c’est-à-dire des enfants qui, normalement, résultent de l’union
sexuelle d’un homme et d’une femme, prétendre accorder aux homosexuels le
« droit » de se marier entre eux est simplement dépourvu de sens,
aussi dépourvu de sens que d’accorder aux aveugles le « droit » de conduire
un véhicule automobile. On ne peut avoir de droit à ce que l’on est
constitutionnellement incapable d’accomplir.
Mais l’argument ne peut s’arrêter là, car la
sexualité humaine n’est pas une simple affaire de mécanique. A la différence de
la plupart des animaux, qui ont leurs saisons et pour qui la reproduction est
juste une activité parmi tant autres, gouvernée par l’instinct, la sexualité de
l’être humain exerce une influence puissante sur l’ensemble de son existence et
est largement sous le contrôle de sa volonté, elle a donc nécessairement un
aspect moral. Autrement dit, il existe pour l’être humain un bon et un mauvais
usage des plaisirs en matière de sexualité : certaines pratiques et
certains comportements peuvent être qualifiés de vertueux et d’autres de
vicieux. Dès lors il est à peu près inévitable que les pratiques homosexuelles
soient, en tant que telles, considérées comme vicieuses, d’une part car, d’un
point de vue « mécanique » elles sont évidemment contre-nature, comme
nous l’avons vu, et d’autre part car, étant totalement dissociées de la
reproduction et des responsabilités parentales, elles semblent ne pouvoir viser
que le seul plaisir sexuel et sont donc contraires à la chasteté.
Pour des raisons qu’il n’est pas possible
d’approfondir ici mais qui sont en même temps suffisamment évidentes pour que
n’importe quelle personne dotée d’un minimum de bonne foi et d’intelligence
puisse les retrouver par elle-même, l’être humain est le seul animal qui a
besoin d’apprendre à maitriser ses pulsions sexuelles. Il est le seul animal
qui a besoin de devenir chaste, et les pratiques homosexuelles, comme d’autres
pratiques sexuelles, vont à l’encontre de cette vertu nécessaire. Elles feront
donc, la plupart du temps, l’objet d’une désapprobation à la fois privée et
publique, au même titre a priori que d’autres comportements nocifs et
traduisant un manque de maîtrise de soi, comme par exemple l’alcoolisme.
Cela ne signifie pas, il importe bien de le noter,
que les pratiques homosexuelles
devraient être punies par la loi. Un sage législateur ne jugera sans doute pas
à propos d’employer les rigueurs de la loi contre tous les vices de ses
contemporains. Il pourra se souvenir que nous sommes tous faibles, à un degré
ou à un autre et dire, comme Hamlet : « Traitez chacun selon son
mérite, et qui échappera au fouet ? ». Il pourra aussi estimer que le
vice est suffisamment inventif pour pervertir, parfois, même les lois destinées
à le combattre. Il pourra ainsi se rappeler de ce qu’écrivait Montesquieu à
propos du « crime contre nature » : « Comme la nature de ce
crime est d’être caché, il est souvent arrivé que les législateurs l’ont puni
sur la déposition d’un enfant. C’était ouvrir une porte bien large à la
calomnie. « Justinien, dit Procope,
publia une loi contre ce crime ; il fit rechercher ceux qui en étaient
coupables, non seulement depuis la loi, mais avant. La déposition d’un témoin,
quelquefois d’un enfant, quelquefois d’un esclave, suffisait ; surtout
contre les riches, et contre ceux qui étaient de la faction des verds. » » Bref, un sage
législateur pourra se montrer prudent et ne pas chercher à punir ce qui reste
dans l’ombre, tant qu’il reste dans l’ombre.
Quant aux penchants homosexuels, sommes-nous
responsables de nos penchants ? Et surtout, comment la loi pourrait-elle
connaître des penchants qui ne se traduisent pas par des actes et qui restent
uniquement cela, des penchants ?
Mais, et nous arrivons là au cœur du problème, si
un sage législateur peut choisir de fermer les yeux sur certains vices, de peur
que le remède ne soit finalement pire que le mal, il n’en restera pas moins que
ces conduites seront tout au plus tolérées, supportées, et qu’elles devront
continuer à rester cachées pour continuer à être tolérées. Elles seront
marquées du sceau de la désapprobation.
[1] Ce point ne sera pas
traité ici. Les lecteurs désireux de l’approfondir pourront se reporter avec
profit à Mitch Pearlstein, Broken bonds,
Rowman and Littlefield, 2014, et Girgis, Anderson, George, What is marriage ?, Encounter Books, 2012.


Tiens, juste un point de détail, après la lecture de ce magnifique développement (et ce n'est que la première partie, on a hâte de lire la suite !) : savez-vous que la sodomie (et la fellation, mais vous n'en parlez pas) est aussi une pratique hétérosexuelle très courante, et probablement assez répandue ? Donc, l'hétérosexualité pourrait aussi être "contre-nature", on en frémit d'horreur !
RépondreSupprimerD'autre part, savez-vous qu'il existe des méthodes contraceptives très répandues, et qui impliquent que les pratiques hétérosexuelles peuvent elles aussi être complètement séparées de l'objectif de la procréation, aboutissant à des unions "infécondes", comme vous dites, et donc également "vicieuses", si j'ai bien suivi votre raisonnement. Flétrissez-vous aussi ces pratiques hétérosexuelles anti-naturelles du "sceau de la désapprobation" ?
Ah bin ça alors, ah non, j'y avais pas pensé du tout ! D'ailleurs, pour tout vous dire, je ne sais même pas exactement ce que c'est que la sodomie et la fellation, mais ça reste entre nous, hein?
SupprimerEn tout cas vous m'ouvrez de sacrés perspectives. Merci, hein? merci !
Aristide, permettez moi de vous faire remarquer que vous avez omis le cunnilingus, attention aux remontrances de LGTB.
SupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
Supprimer"En tout cas vous m'ouvrez de sacrés perspectives. Merci, hein? merci !"
SupprimerDe rien, c'était de bon cœur !
Je remarque tout de même que vous vous abstenez de répondre à la petite question que je vous posais : de nombreuses pratiques hétérosexuelles, sont elles aussi, selon les critères que vous avancez ici, "contre-nature" ; cela implique-t-il que l'hétérosexualité, lorsqu'elle n'a pas pour but la procréation mais le simple plaisir sexuel hédoniste, entre elle aussi dans le cadre des "comportements nocifs traduisant une maîtrise de soi" ?
Enfin, votre texte me semble tout à fait compatible avec une éventuelle évolution islamique de la société française : comme un brave imam raisonnable, vous ne conseillez pas de lancer les homosexuels du haut des tours ou de les pendre en place publique, mais vous leur demandez simplement de faire profil bas et de se cacher pour pratiquer leur "vice", un peu comme les alcooliques impénitents. En fait, vous êtes pour la désapprobation bienveillante, pour la soumission "soft", à la Houellebecq : les potentiels dhimmis sodomites ne peuvent que vous en être par anticipation reconnaissants...
Bien sûr que je n'ai pas répondu à votre question. Pourquoi le ferais-je? Votre "petite question" implique en effet ,soit que vous me prenez pour un imbécile, soit pour quelqu'un qui n'a pas réfléchi à ce qu'il écrit, ce qui ne vaut guère mieux. Dans un cas comme dans l'autre ma réponse ne peut pas vraiment vous intéresser.
SupprimerPour le reste, je crois comprendre que, selon vous, lorsque l'on est conservateur du point de vue des moeurs on est nécessairement un musulman, ou du moins islamo-compatible. C'est un point de vue... intéressant, onvadir.
Ah ! vous voyez que "F" est un con, un vrai. Ce qui est un comble pour un apologiste de la sodomie.
SupprimerEmmanuel F,
SupprimerVous n'évoquez pas l'homosexualité féminine qui pour beaucoup reste un fantasme de pouvoir réaliser leur rêve de' coucher avec deux femmes en toute impunité, vous êtes de cela?
Je ne comprends pas très bien (il est vrai que je suis particulièrement con) : pourquoi deux lesbiennes auraient-elles envie de coucher avec un homme ? Quant aux fantasmes, il est beaucoup plus gratifiant de ne pas chercher à les réaliser !
SupprimerIl s'agit ici du fantasmes de certains hommes d' avoir des relations sexuelles avec deux voire plusieurs femmes.
SupprimerUn conseil Emmanuel F. Si vous voulez que l'on vous réponde il faut vous abstenir d'adopter un ton qui peut sembler moqueur ou provocateur. Restez très neutre. Enoncez des faits. Posez des questions de telle sorte qu'elles aient l'air naïves. Ca vous évitera de recevoir des insultes en guise de réponse. Mais je soupçonne, qu'en l'occurrence, c'est ce que vous cherchiez, comme bien des commentateurs sur internet.
SupprimerPour vous répondre, non, les pratiques contre-nature ne sont pas l'apanage des homosexuels. La pilule est contre-nature, l'usage du préservatif est une grotesquerie contre-nature, la sodomie, la fellation et bien d'autres pratiques que l'on s'abstiendra de citer sont des saloperies contre-nature, qu'elles soient le fait d'homosexuels ou d'hétérosexuels.
En fait l'hétérosexualité est simplement une variante de l'homosexualité, comme la quiche au jambon est une variante de la quiche aux lardons. C'est une question de goût, mais il n'y a pas de différence fondamentale entre les deux. Dans les deux cas il s'agit du frottement stérile de deux corps tièdes. Que cela implique deux hommes, un homme et une femme, ou deux femmes n'est qu'un détail.
Ce qui est fondamentalement différent, à la fois de l'homosexualité et de l'hétérosexualité, c'est la sexualité, c'est à dire l'union physique d'un homme et d'une femme dont la fécondité n'est entravée en aucune manière. La sexualité et l'homosexualité sont de natures fondamentalement différentes, c'est pourquoi, du temps où la majeure partie des gens avaient une vie sexuelle et non pas une vie hétérosexuelle, les homosexuels se cachaient d'eux-même, parce qu'ils sentaient bien qu'ils faisaient tâche dans le paysage. En revanche l'hétérosexualité et l'homosexualité sont de même nature. Par conséquent, depuis que la grande majorité des gens a basculé dans l'hétérosexualité, les homosexuels estiment qu'ils n'ont pas à se cacher ou à avoir honte de leur préférence. Et il faut bien admettre que l'on ne voit pas au nom de quoi un hétérosexuel le leur reprocherait.
Il n'y a pas de problème avec une minorité homosexuelle, il y a un problème avec la majorité qui a abandonné la sexualité pour s'adonner à l'hétérosexualité. La gay-pride, le pacs, le mariage gay, la PMA, la GPA ne sont que les conséquences inéluctables de cette catastrophe.
Je me permets de poster un article sur le sujet : https://koliakaramazov.wordpress.com/2013/03/31/au-dela-de-la-manif-pour-tous/
Dites donc, manu, vous avez bizarrement omis de citer une quinzaine de noms et une trentaine de titres d'ouvrages dans les huit lignes de votre commentaire. Que vous arrive-t-il ?
RépondreSupprimerEn revanche, là où l'on vous retrouve bien, c'est dans l'idée que vous vous faites d'être capable de détruire des pages d'arguments en huit petites lignes serrées, sans doute en imaginant que le crétin que vous réfutez ainsi n'a jamais songé à ce que vous lui mettez sous le nez.
Ce qui fait de vous le commentateur le plus con, assurément.
Bonjour Aristide,
RépondreSupprimerpas encore eu le temps de lire et méditer la totalité de votre article.
Néanmoins la semaine dernière, je suis tombé sur une interview de Védrine qui expliquait que lors de l'indépendance de la Bosnie et du processus de State Building, il y avait des types de Bruxelles qui étaient venus voir le nouveau président en place et lui avaient demandé ce qui avait été prévu pour le droit des minorités sexuelles...et les garanties qu'il allait apporter pour assurer le droit des homosexuels...alors que le pays se relevait à peine de la guerre...et que les conditions d'attributions des fonds européens étaient corrélées aux garanties des droits des minorités sexuelles.
je ne sais pas si mon commentaire entre dans le cadre de votre article.
Je repasse après lecture...
Bien à vous
Si, complètement. Robert Reilly parle de ce genre de choses. La diplomatie américaine a entrepris de défendre les "droits des homosexuels", c'est-à-dire en fait les revendications LGTB partout dans le monde, et ce au risque tout à fait évident de s'aliéner beaucoup de pays qui n'ont pas du tout la même conception des choses.
SupprimerEt après le State Department s'étonnera que les Etats-Unis soient perçus comme un pays ou règne la débauche sexuelle la plus totale, etc...
@Aristide: le saviez-vous, nombre d'homosexuels, combien ? impossible de le savoir en tout cas la majorité de ceux que je fréquentes, sont parfaitement conscient de " l'anormalité " de leur sexualité, parfaitement conscients de ne pas "être naturel ". Moi même , j en avais fait un long billet pour approuver Alain Delon (eh oui ! ) lorsque celui-ci déclara que l homosexualité n'était pas normale, contre nature. Accepter ce fait est paradoxalement, selon moi , un moyen indispensable pour justement accepter son homosexualité. Ex: je n'aurai jamais d'enfants et je ne fonderai jamais de famille classique ne me pose plus aucun problème.
RépondreSupprimerLe problème, hélas, est que ces gays la ferment car ils ne revendiquent rien d autre que l'indifférence, qu'on leur foute la paix. A contrario des "militants " de la cause qui ne seront, comme tu le dis ainsi que Reilly, jamais satisfaits et de ce qu ils sont et de ce qu ils obtiendront. Simplement, toujours selon moi, parce qu'ils n'ont toujours pas accepté leur condition d'homosexuel. Leur atout cependant, comme tous les éternels insatisfaits, ils savent se faire entendre et pratiquent le lobbying avec un professionnalisme. stupéfiant.
cordialement
Comme vous je suis persuadé que la plupart des homosexuels n'aspirent qu'à vivre dans la discrétion leur différence et qu'ils ne croient pas au mensonge LGTB du caractère "normal" de l'homosexualité.
SupprimerMalheureusement, comme dans tous les domaines,ce ne sont pas les majorités silencieuses et inorganisées qui dominent le débat public et influencent le législateur, ce sont les minorités actives et structurées. Et c'est ainsi qu'on nous fait passer les activistes LGTB pour les "représentants" des homosexuels.
Une question me taraude (parmi bien d'autres d'ailleurs), si les homos sont si peu nombreux, pourquoi tout ce chambardement pour les mettre autant en avant? Pourquoi l'ONU, le State department...., se sont-ils emparés du problème alors que quantitativement de nombreux problèmes humains (ou plutôt in-humains) mériteraient leur attention, énergie et financement? Suffit-il de crier fort pour être entendu et surtout écouté: j'en doute.
RépondreSupprimerAlors quid derrière tout ça?
Le Page
Je crois qu'il y a deux ou trois grands éléments d'explication.
SupprimerD'une part la passion pour l'égalité, qui est la grande passion politique au sein des régimes démocratiques, joue en faveur des revendications homosexuelles.
D'autre part ces revendications se situent dans le sillage de la "révolution sexuelle", qui a beaucoup de partisans et de défenseurs.
Enfin, il peut suffire de quelques personnes bien placées et déterminées pour faire basculer une institution. J'en donnerai quelques exemples dans la troisième et dernière partie.
Bonjour Aristide,
RépondreSupprimerMerci pour vos billets toujours si stimulants intellectuellement.
Vous posez un argument qui vous semble évident mais dont je n'arrive pas à saisir ni les raisons, ni les enjeux, et au sujet duquel j'aimerais que vous me donniez des pistes :
"l’être humain est le seul animal qui a besoin d’apprendre à maitriser ses pulsions sexuelles. Il est le seul animal qui a besoin de devenir chaste".
Sinon vivement la suite
Jérôme C.
En effet, cela me semble assez simple, mais je peux développer un peu l'argument si vous voulez.
SupprimerL'homme, à la différence des animaux, n'a pas de saisons. Il est sexuellement toujours disponible, toujours actif. Par ailleurs, sa sexualité a une influence sur son existence bien plus grande que pour les animaux. Elle peut, potentiellement, s'infiltrer dans tous les aspects de la vie. Or la sexualité humaine est inséparable - de manière générale - d'une part de la procréation, et d'autres part d'un certain nombre de sentiments potentiellement destructeurs, ou en tout cas antisociaux, comme la jalousie, l'agressivité, etc.
Il importe donc à l'homme d'apprendre à contrôler sa sexualité, à lui donner une expression qui soit bénéfique et non pas destructrice, ce qui signifie qu'il a besoin d'apprendre à être chaste.
A la différence des animaux, qui sont naturellement limités, l'homme doit se donner ses propres limites, dans le respect de sa nature : il doit se discipliner lui-même.
Voilà, à peu près.
Passionnant ! (et pourtant ce n'est pas mon sujet favori de préocupation ;) )
RépondreSupprimerJai particulièrement adoré le passage qui est applicable à grand nombres de sujets contemporains, malheureusement :
"ce dont il s’agit en définitive n’est rien moins que de remplacer la réalité par l’illusion, la vérité par le mensonge. Or, la réalité étant ce qui finit par s’imposer à nous quoique nous fassions, il est inévitable que l’effort pour dissimuler la réalité ne puisse jamais prendre fin, exactement de la même manière qu’il est nécessaire d’exercer une poussée constante pour maintenir un avion en vol. "
C'est magnifiquement dit ( au point que je m'en vais apprendre par coeur cette métaphore pour m'en servir IRL ! )
"remplacer la réalité par l’illusion" ou pour le dire autrement "le naturel par le culturel".
SupprimerOu plus généralement déconstruire l'héritage".
Je dois partir..Je reviendrai peut-être.
Amicalement à tous.
Merci Dixie, c'est bon de vous voir parmi nous.
SupprimerÇa ressemble à du Feuerbach, l'essence du christianisme.
SupprimerDixie je vous conseille plutôt celle-là
"Et sans doute notre temps... préfère l'image à la chose, la copie à l'original, la représentation à la réalité, l'apparence à l'être... Ce qui est sacré pour lui, ce n'est que l'illusion, mais ce qui est profane, c'est la vérité. Mieux, le sacré grandit à ses yeux à mesure que décroît la vérité et que l'illusion croît, si bien que le comble de l'illusion est aussi pour lui le comble du sacré. »
L'essence du christianisme...
Je vous rassure, je n'ai jamais lu Feuerbach, je me souviens de celle-ci qui était dans la préface de la Société du Spectacle...
D'ailleurs, c'est le seul truc que j'ai retenu de la société du Spectacle, en gros le seul truc que Debord n'a pas écrit.
Pour revenir sur la mariage homosexuel, je dis toujours que je me suis marié avant l'instauration de la Loi Taubira...Le fait de légiférer sur le mariage homosexuel dévalorise le mariage traditionnel...SI vous voulez, c'est comme la création monétaire, à mon sens, à force d'imprimer du papier-monnaie, l'argent que vous détenez n'a plus beaucoup de valeur...pour moi, c'est la même chose sur le mariage pour tous, à force d'autoriser le mariage pour tout le monde, le mariage traditionnel n'a plus la valeur qu'il avait...
Sinon parfait, Aristide comme d'habitude...
Est-ce que vous comptez aussi vous pencher sur des livres qui traitent plus d'économie ou d'économie politique ou de philosophie politique...comme John Rawls ou d'autres textes...?
Bien à vous
En effet. Ouvrir le mariage aux couples homosexuels a nécessairement pour conséquence de changer totalement la nature du mariage. Le "mariage pour tous" affecte donc aussi les couples hétérosexuels.
SupprimerEt pour répondre à votre question : je n'ai pas trop de projets en ce moment. En fait concernant mon blog mon principal souci désormais est d'arriver à le maintenir en vie :-)
Mais vous me donnez une idée, Cherea : Allan Bloom a écrit un excellent article sur Rawls, dans lequel il l'éviscère comme il le mérite. Peut-être pourrais-je en faire une traduction pour mon blog après tout.
SupprimerNous attendons la suite avec impatience.Je me souviens lors d'une discussion avec des collègues sur l'homosexualité la remarque d'un antillais qui affirmait qu' il n' y avait d'homo aux Antilles.Une fois parti, un autre me dit: " je devrais lui présenter mon oncle".
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RépondreSupprimerLes LGBT sont très actifs, mais il n'y a pas qu'eux.
RépondreSupprimerLa sexualité est le grand moteur de l'Evolution. Or nombreux sont ceux qui, bien qu'acceptant la théorie, considèrent qu'elle ne concerne plus l'Homme : les Hommes étant tous égaux, ils ne peuvent plus évoluer naturellement. La Culture concurrencerait donc la Nature grâce à l'activisme humain : éducation, prévention contre la maladie, machines, intelligence artificielle...
Amike