Ralliez-vous à mon panache bleu

mardi 6 décembre 2011

La résistible ascension du mariage homosexuel (2/4): Tamen usque recurret



Arrivés à ce point de la discussion, les partisans des revendications homosexuelles avancent communément trois types d’objections.

Mariage, nature et culture

La première objection porte sur le caractère « naturel » du mariage, c'est-à-dire sur le fait qu’il serait fondé sur la différence naturelle des sexes. A l’encontre cette définition du mariage, il sera affirmé que le mariage est purement « culturel », car l’anthropologie et l’histoire nous apprendraient qu’il a toujours existé une multitude de coutumes matrimoniales. Autrement dit, le mariage ne saurait avoir un quelconque fondement naturel car les règles du mariage varient entre les cultures et à l’intérieur d’une même culture. Plus précisément, on cherchera à montrer que « dans de nombreuses civilisations existaient et existent encore, des formes ritualisées d’amour entre personnes de même sexe » (Daniel Borillo).
Puisque le « mariage » homosexuel a déjà existé quelque part sur la terre, pourquoi ne pourrait-il pas exister ici et aujourd’hui ? Tel est en substance l’argument. Pour le soutenir, les travaux des anthropologues sont scrutés avec une extrême attention, afin d’essayer de découvrir si quelque tribu obscure dans quelque contrée lointaine n’offrirait pas l’exemple tant désiré. Et, de fait, certains de nos pugnaces anthropologues ont fini par trouver la perle rare : les Nuer, tribu vivant au sud du Soudan, et dont l’une des coutumes permettrait à une femme stérile de se marier avec une femme enceinte pour être « parent ». Grace à cette particularité, les Nuer sont devenus la référence obligée pour certains chercheurs et, semble-t-il, le modèle à suivre en matière de politique familiale en France.

 
Nous pouvons sans doute être reconnaissants pour tous ces efforts de recherche, certains véritablement prodigieux, qui nous ont permis de nous familiariser avec les intéressants modes de vie des Nayar du nord de l’Inde, des Tupi-Kawahib du Brésil ou des Sulka de Nouvelle-Bretagne. Néanmoins, il est nécessaire d’ajouter que ces exemples anthropologiques ou historiques sont, en tant que tels, absolument dépourvus de pertinence pour trancher la question qui nous occupe. En effet, quand bien-même on accorderait que ces coutumes ont effectivement la signification que les partisans du mariage homosexuel veulent bien leur donner - ce qui parait très loin de la réalité[1] - il n’en resterait pas moins que la diversité des coutumes ne peut constituer un argument en faveur d’aucune d’entre elles en particulier. Or la question n’est pas de savoir si tous les peuples de la terre ont les mêmes pratiques en matière de mariage - ce qu’aucune personne sensée n’a jamais prétendu - mais de savoir pourquoi nous devrions changer les lois qui sont aujourd’hui les nôtres. Si les Nuer, à ce que certains prétendent, connaissent « des formes ritualisées d’amour entre personnes de même sexe », grand-bien leur fasse, mais pourquoi donc devrions-nous prendre exemple sur eux ?
Les partisans des revendications homosexuelles ne peuvent pas se contenter de relever qu’il existe une grande variété de pratiques matrimoniales de par le monde – ce qui, encore une fois, est absolument trivial – ils doivent aussi expliquer pourquoi nous devrions remplacer nos lois actuelles par de nouvelles lois qui ont leur préférence. Or c’est précisément ce que leur position devrait leur interdit de faire.
La diversité des coutumes matrimoniales est censée prouver le caractère également contingent et arbitraire (« culturel ») de toutes ces coutumes. Mais si tous les arrangements matrimoniaux sont également arbitraires, il n’existe aucun moyen d’argumenter en faveur de l’ouverture du mariage aux homosexuels ou de l’homoparentalité. Plus largement, si tout est « culturel », il n’existe aucun moyen de critiquer quelque pratique existante que ce soit, pas plus l’impossibilité pour les couples homosexuels de se marier, que les mariages forcés, l’esclavage, ou les supplices infligés aux homosexuels dans d’autres « cultures » que la nôtre[2].

Parce que la nature humaine est l’obstacle le plus massif qui se dresse face aux revendications homosexuelles, certains partisans de ces revendications déploient beaucoup d’énergie pour essayer de montrer que l’idée de nature humaine est dépourvue de sens ou bien que la nature ne saurait en aucun cas être un guide pour l’action humaine. L’idée qu’il pourrait exister des institutions humaines fondées sur la nature ou conformes à la nature est, selon eux, le comble de l’absurdité.
Et cependant, ils continuent à avoir besoin de la nature pour critiquer les lois existantes et pour avancer leurs revendications. Dès lors qu’ils élèvent la moindre objection à l’égard de l’état actuel de la législation sur le mariage, les partisans du mariage homosexuel reconnaissent implicitement – et à leur corps défendant – qu’il existe des critères indépendants du caprice des hommes pour juger les différentes pratiques et les différentes lois, c'est-à-dire, à strictement parler, des critères naturels. En d’autres termes, leurs critiques et leurs revendications ne sont rien d’autre que l’expression d’une certaine compréhension du droit naturel : ils veulent remplacer des lois qu’ils jugent contre-nature (« intolérantes » vis-à-vis de l’homosexualité) par des lois conformes à la nature (qui « respecteraient » l’homosexualité). Tamen usque recurret comme dit le poète.
Il est donc parfaitement légitime de leur demander quels sont ces critères, et qu’ils prouvent en bonne et due forme qu’adopter les pratiques qui ont leur préférence contribuerait au bien commun, au lieu de se réfugier derrière des exemples anthropologiques douteux.
Faute de quoi, il suffira de leur répondre : « ce qui est affirmé sans preuves, il suffit de le nier sans preuves ».

Mariage et procréation

Plutôt que de s’aventurer sur le terrain glissant de la nature et de la convention, il pourrait alors sembler préférable de s’en tenir à la constatation suivante : des enfants naissent sans que leurs parents soient mariés et, d’autre part, il existe des couples qui se marient sans vouloir ou pouvoir avoir des enfants. Par conséquent, il n’y a aucun lien entre le mariage et les enfants, contrairement à ce que prétendent ses défenseurs. Refuser le mariage aux couples homosexuels, mais l’admettre pour les couples hétérosexuels qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas avoir d’enfants est donc une insupportable discrimination. Tel est en substance le second argument le plus couramment avancé.
Pour mesurer la pertinence de ce raisonnement, il peut suffire d’en tirer toutes les conséquences pratiques. Si, comme le suppose cet argument, il ne saurait y avoir de mariage sans enfants, alors il serait nécessaire que la loi conditionne le mariage à la présence d’enfants, c'est-à-dire encourage le concubinage puis ensuite impose le mariage dès lors qu’un enfant serait conçu. Les lois matrimoniales devraient donc favoriser voire imposer les naissances hors mariage. De la même manière, le législateur devrait disposer que l’union sera annulée si elle se révèle inféconde ou bien si les enfants du couple viennent à mourir.
L’absurdité d’un tel dispositif – qui n’a d’ailleurs jamais existénous montre aussi clairement que possible que ce raisonnement repose sur une mauvaise compréhension de la  fonction du mariage : le mariage n’a jamais eu pour but de forcer ou d’imposer la procréation mais simplement de favoriser le lien entre la parentalité et la procréation[3]. En liant certains droits à certains devoirs dans le cadre du mariage, le législateur vise à encourager une parentalité responsable. Il s’agit pour lui de lier la sexualité à la responsabilité parentale en faisant en sorte que les enfants soient, autant que possible, élevés par leurs parents biologiques.
Le but n’est donc pas que tous les couples mariés aient des enfants, mais de faire en sorte que le plus d’enfants possible naissent au sein d’un couple marié. Ainsi, dans le cas d’un couple dont la femme ne serait pas ou plus en état d’avoir d’enfants, le mariage continue néanmoins à remplir son rôle, en dissuadant l’homme de concevoir des enfants avec d’autres femmes, en dehors du mariage. De la même manière, un couple qui se pensait stérile peut finalement se révéler fécond, un couple qui ne désirait pas d’enfants peut changer d’avis etc…Dans tous les cas, le mariage continue à se comprendre par rapport à sa finalité : lier la procréation et la parentalité pour le cas où des enfants viendraient à naître.
Le législateur ne demande pas aux couples qui désirent se marier de prouver leur fécondité ou de s’engager sur l’honneur à avoir des enfants, car de telles prescriptions exigeraient une inspection tyrannique sur nos vies. Il se contente de supposer – d’une manière qui ne semble pas déraisonnable – que la très grande majorité des couples hétérosexuels sont à la fois capables et désireux d’avoir des enfants et, par conséquent, il établit des règles en fonction de ce cas le plus général, sans chercher une impossible adaptation à tous les cas particuliers. Inversement, le législateur se contente de constater que les couples homosexuels ne seront jamais féconds : il ne saurait jamais y avoir de lien biologique entre deux femmes ou deux hommes « mariés » et les enfants qu’ils pourraient décider d’avoir. Par conséquent, le législateur ne permet à personne d’épouser quelqu’un du même sexe que le sien. Il n’y a là nulle odieuse « discrimination », simplement la reconnaissance d’un fait biologique (on n’ose pas dire : de nature) que le législateur ne saurait changer quand bien même il le voudrait.


[1] Un examen attentif des exemples historiques et anthropologiques utilisés révélerait plutôt, d’une part que le mariage, en tant qu’union hétérosexuelle dirigée vers la procréation et l’éducation des enfants, a toujours existé dans tous les temps et dans tous les lieux, et d’autre part qu’aucune culture n’a jamais soumis les couples hétérosexuels et les couples homosexuels aux mêmes règles ni ne les a jamais mis sur le même plan.
[2] Certains affirment ainsi que « les fondements de notre culture » seraient « la Grèce et sa pédérastie pédagogique, Rome et sa polymorphie sexuelle parallèle à l’institution du mariage » (Marie-Elisabeth Handman), ce qui pour eux parait constituer un argument en faveur des revendications homosexuelles. Sans même discuter le bien-fondé de ces affirmations, il suffira de remarquer que la Grèce et Rome connaissaient également l’esclavage et qu’à Rome ou à Sparte, à certaines époques, les esclaves étaient ravalés au rang des animaux. La logique de l’argument (si l’on peut dire) devrait donc nous conduire non seulement à rétablir la « pédérastie pédagogique » mais aussi l’esclavage et la torture.

[3] Une autre version de l’argument consiste à dire que, si réellement le mariage était lié à la procréation, alors chaque relation sexuelle au sein du mariage devrait être féconde ou bien viser à la procréation. L’absurdité est là aussi patente : On imagine les problèmes que connaîtrait l’humanité si, à chaque relation sexuelle dans un couple hétérosexuel, un enfant devait advenir. Le législateur n’impose évidemment pas davantage que chaque relation sexuelle vise à avoir des enfants, il se contente de constater que les organes sexuels sont des organes reproducteurs et qu’il n’est donc pas inhabituel que des enfants naissent à la suite de ces relations.

17 commentaires:

  1. Comme d' habitude, parfaite explication de texte.

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  2. N'importe comment, même si les exemples douteux de tribus obscures, pour ne pas dire arriérées, n'existaient pas, on pourrait justifier l'aberrant par le progrès...

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  3. Je viens de lire cette seconde partie (et je compte bien lire la première !). Félicitations pour la qualité pédagogique du propos. Tout est clair et emporte l'adhésion !

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  4. Oui, vous avez raison, c'est assez curieux. D'un côté, on ne cesse de nous vanter le sacro-saint progrès, de l'autre on s'extasie devant le mode de vie de peuplades restées à l'âge de pierre. Etrange paradoxe.

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  5. Je sens que je vais finir par être opposée au mariage Gay ! dommage c'était encore le domaine dans lequel j'étais encore un peu "sympa"...presque "progressiste"....parce que je n'en avais rien à faire, en fait ;)

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  6. Jacques Etienne, Mat : eh oui, c'est un peu comme l'histoire de la casserole : "vous ne me l'avez jamais prêté, de toute façons je vous l'ai rendu et puis elle était déjà percée". Tout et son contraire et au diable la logique, pourvu que ça fasse avancer "la cause".

    Marco Polo : merci. Vous voulez dire que j'aurais les qualités requises pour travailler à l'éducation nationale? C'est un grand honneur que vous me faites.

    Dixie : mais j'espère bien! Pourquoi croyez-vous que je me décarcasse à écrire des trucs pareils? Vous êtes passée du côté obscure, plus jamais vous ne serez sympa, acceptez-le. Votre âme nous appartient sans retour.

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  7. A force de tout vouloir justifier par l'observation de mama africa, vous allez voir qu'on va nous forcer à manger de l'homme. Au sens bouffe.
    On n'en est pas loin.
    L'exemple de l'homosexualité à Rome et la Grèce dont on devrait aussi prôner l'esclavagisme est excellent. A quand la mort des délinquants dans les arènes de Nîmes ou au Stade de France? Un beau combat de gladiateurs des kartchés, c'est pas un travail d'utilité publique ? Si on prend le package, on prend aussi l'esclavage et la peine de mort.
    A part ça, les quatre beaux specimen de la photo ont une belle présence devant l'objectif, qu'on a pris soin de ne pas placer directement devant eux. Ou alors, quelque chose est passé sur leur gauche, attirant leur attention. Ils avaient déjà oublié le photographe.
    Quand on pense que quand ils viendront en France, ils auront le droit de porter plainte pour discrimination si quelqu'un refuse de leur donner son appartement en location, ou si un emploi de réceptionniste d'hôtel Hilton leur est refusé ! Et ils auront bien raison, ils sont comme nous, non ? Ils font déjà la circulation à Orly en période de pointe.

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  8. @ Aristide,

    Merci pour le "Vavavoum", je vous expliquerais pourquoi cette interjection mais dans un billet plus approprié sauf évidemment avec votre permission.

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  9. Carine ::

    C'est vrai que des délinquants récidivistes jetés aux lions ou bien crucifiés ça vous aurait plus de gueule que des peines de prison jamais exécutées, et probablement un certain effet dissuasif.
    Pour ce qui est de la "polymorphie sexuelle" des Romains...il est vrai que l'histoire de Rome s'étend sur une très longue période, on peut donc trouver beaucoup de choses, particulièrement à la fin de l'empire, mais enfin...je vous rapporte juste une anecdote, tirée de Plutarque, et que j'aime beaucoup : "Caton[l'ancien] exclut aussi du Sénat un personnage qu'on s'attendait à voir élu consul, Manilius, pour avoir embrassé sa femme en plein jour, sous les yeux de sa fille. "Moi, disais Caton, ma femme ne m'a jamais serré dans ses bras qu'après un grand coup de tonnerre" et il ajoutait en plaisantant : "lorsque Jupiter tonne, je suis heureux comme un Dieu""
    C'est mignon, non?

    Grandpas : mais faites, faites donc. Si vous attendez un billet plus approprié, j'ai peur, hélas, que vous deviez attendre longtemps.

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  10. Aristide,

    Merci pour votre gentillesse, je vais essayez de ne pas en abuser.

    "Vavavoum" était une des interjections préférées d'un certain Raymond Loewy désigner industriel et graphiste français avant d'être naturalisé américain.Il créa les logos de Shell,New man,des biscuits LU, de la bouteille de Coca, l'originale celle en verre

    Il fut le désigner des voitures Studebaker notamment, le modèle "Avanti" de 1961.

    Il finalisera le design de La Pennsylvania Railroad GG1,une locomotive construite dans les années 1930. Elle possède 20 roues, pèse 216 tonnes, et peut atteindre 160 km/h.

    Voilà, j' espère ne pas avoir été ennuyeux.

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  11. Pour me faire pardonner:

    http://www.youtube.com/watch?v=cYD3pkbgnKA

    En espérant que vous aimiez.

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  12. Voyons Grandpas vous n'avez rien à vous faire pardonner.
    Ces jeunes gens chantent fort convenablement, mais dites moi tout : y aurait-il un lien subliminal avec le sujet du billet?
    Je trouve que ces quatre garçons bien de leurs personnes ont un charme - comment dire? - ambigu. Ou bien est-ce simplement moi qui ai mauvais esprit?

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  13. Aristide ,

    A ma connaissance,non.Simplement un souvenir d'enfance, étant le dernier enfant d'une fratrie de 3 enfants, mes aînés écoutaient ce genre de musique et bien d'autres.

    Quant à avoir mauvais esprit,maintenant on est plus sûr de rien.

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  14. Le mot mariage recouvre plusieurs réalités qui jusqu'à une époque récente étaient inséparables: l'officialisation devant les autorités de l'intention de deux individus de sexe opposé de mener une vie commune et d'avoir des enfants (en option), l'état de vie commune de ces deux individus (faisant partie de leur état civil) et un des sacrements de l'Eglise accompagné de la cérémonie (amour, orgues et enfin délices).
    Le mariage homosexuel ne correspond à rien de tout ça.
    Mais si ça les amuse, on peut bien leur donner un livret de famille.
    On donne bien le bas à des quasi analphabètes.

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  15. Le bac à des analphabètes
    Le droit de vote à des étrangers
    Le mariage aux homosexuels
    ...

    Parfois on se sent un peu comme Alice aux pays des merveilles. Vous qui entrez ici, abandonnez toute logique...

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  16. A nouveau une démonstration reposant sur une affirmation "le mariage n’a jamais eu pour but de forcer ou d’imposer la procréation mais simplement de favoriser le lien entre la parentalité et la procréation".

    A nouveau, une affirmation, contestable en droit, et tout le monde est convaincu.

    Or le mariage (en tout cas le mariage civil) est un acte qui rend opposable un certains nombres de droit à l'état et aux autres citoyens. La parentalité n'est qu'une possibilité intégrée au mariage. Vous prétendez que l'Etat ne légifère pas sur la possible reproductibilité des parties car ce serait une atteinte insupportable aux droits de l'individu, il n'en est rien.

    L'état n'examine pas la reproductibilité des membres du couple, pour la simple raison que la reproductibilité n'est pas, en droit, une condition d'existence du mariage. Un mariage infécond n'est pas un mariage invalide.

    La parentalité et la procréation ne sont donc pas favorisée par le mariage, comme son but utilme, elles sont prises en compte, comme une éventualité.

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