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mardi 26 juin 2012

Crime et nature humaine (7/7) : perspectives historiques



« Comme toutes les sociétés parvenues à un haut degré de civilisation, la société, en France, est travaillée d’un mal intérieur, qui attaque le principe de son existence.
Grandissant à mesure que la société fait des progrès, constant dans sa marche lente et presque imperceptible, ce mal funeste échappe longtemps à l’attention publique, et n’attire les regards du législateur que le jour où, poussé à l’excès, il devient une menace de ruine et de destruction.
Ce mal, c’est l’augmentation progressive des crimes et délits à proportion que la société devient plus civilisée. »

Ainsi Alexis de Tocqueville et Gustave de Beaumont ouvraient-ils, il y a bientôt deux siècles de cela, leur rapport sur Le système pénitentiaire aux Etats-Unis et son application en France.
Leur appréciation sur l’état de la criminalité en France était, pour autant que nous puissions en juger, correcte. Le mouvement d’augmentation des crimes et délits que déploraient Tocqueville et Beaumont semble en fait avoir été commun à la plupart des pays d’Europe et aux Etats-Unis. Bien que les statistiques fiables manquent sur le sujet, les documents dont nous disposons permettent de penser que la criminalité, dans les grandes métropoles du monde occidental, avait atteint un niveau historiquement élevé durant les premières décennies du 19ème siècle.
Cette vague de criminalité commença à refluer vers le milieu du siècle. Elle reflua continûment, semble-t-il, un peu partout en Occident, jusqu’au début siècle suivant.
Dans la première moitié du 20ème siècle certains pays, comme les Etats-Unis connurent une certaine recrudescence de la criminalité, sans pour autant revenir aux niveaux antérieurs, tandis que d’autres connaissaient une amélioration continue de leur situation. Dans les années 1930 la criminalité repris son mouvement à la baisse aux Etats-Unis et, au début des années 1950, le monde occidental dans son ensemble jouissait d’un niveau de criminalité remarquablement bas.
Puis, un nouveau renversement de tendance se produisit. La criminalité, et notamment la criminalité violente, se mit brusquement à augmenter dans les grandes villes d’Europe occidentale et des Etats-Unis. Les décennies 1960 et 1970 furent, de ce point de vue, particulièrement dramatiques, avec une croissance exponentielle de la plupart des crimes et délits.
A ce point, l’histoire des pays européens et celle des Etats-Unis, jusqu’alors relativement parallèles, tendent à se séparer. Les Etats-Unis ont en effet enregistré une diminution rapide, et totalement inattendue, de leurs taux de criminalité à partir du début des années 1990. Ces taux restent aujourd’hui supérieurs à ce qu’ils étaient au début des années 1960, mais la baisse n’en est pas moins spectaculaire, et sans équivalent dans les autres pays occidentaux, à l’exception du Canada.

Ces évolutions de la criminalité demandent bien sûr une explication. Comment expliquer le déclin prolongé de la criminalité en Occident, puis sa brusque augmentation et, aux Etats-Unis, sa remarquable diminution depuis une vingtaine d’années ?
Il ne saurait évidemment être question d’explorer en détails les différentes possibilités, ni d’examiner la situation particulière de chaque pays. Mais un survol du cas des Etats-Unis permet de formuler quelques conclusions intéressantes.
Tout d’abord, la diminution continue de la criminalité durant la seconde moitié du 19ème siècle permet de relativiser fortement l’importance accordée parfois à des facteurs comme l’urbanisation, l’industrialisation, ou la diffusion des armes à feu, dans l’explication de la délinquance. La baisse de la criminalité s’est produite alors que les Etats-Unis (et l’Occident en général) connaissait une urbanisation et une industrialisation accélérée et alors que la possession d’armes à feu devenait plus courante.
Ces évolutions pourraient-elles être expliqués par l’évolution de la structure par âge de la population ? Dans la mesure où la délinquance est essentiellement une activité de jeunes hommes, une augmentation ou une diminution de la proportion des ces jeunes hommes dans la population totale devrait, toutes choses égales par ailleurs, provoquer une augmentation ou une diminution de la criminalité.
Une partie des changements observés dans le taux de criminalité peut effectivement être reliée à une modification de la structure par âge de la population américaine, mais une partie seulement, et sans doute pas une partie très importante. Le baby boom notamment ne peut pas à lui seul expliquer l’augmentation spectaculaire de la criminalité dans les années 1960. Les estimations varient suivant les études, mais il semble bien que moins de la moitié de l’augmentation de la criminalité peut être attribuée à l’augmentation de la population juvénile, et pour les crimes violents cette part serait plus proche de 10%. Le fait le plus important de cette période, du point de vue de la délinquance, est bien que les jeunes gens se sont mis à commettre plus de crimes que dans les décennies précédentes. Ainsi, les garçons de quinze ans nés en 1953 ou 1954 commettaient des crimes violents à un taux quatre fois supérieur à ceux nés en 1943 ou 1944 ; les garçons de seize ans nés en 1952 ou 1953 à un taux 3,6 fois supérieur à ceux nés en 1942 ou 1943, et ainsi de suite.
La situation économique offre encore moins d’explication puisque, comme nous l’avons vu, l’état général de l’économie n’est - au mieux -que faiblement corrélé avec la délinquance et que de toutes façons les années 1960 étaient des années de grande prospérité avec un chômage pratiquement inexistant.
Quelles possibilités nous restent-ils pour expliquer ces variations du taux de criminalité sur longue période ? Deux, et apparemment seulement deux, possibilités subsistent : un changement dans le risque lié à l’activité criminelle et un changement dans la capacité des délinquants potentiels à se maitriser.  Autrement dit, un changement au niveau des autorités chargées de réprimer le crime et un changement au niveau des mœurs.
Concernant la période 1850-1950 (grosso modo) nous ne disposons que d’indices, mais des indices relativement convergents. D’une part la seconde moitié du 19ème siècle correspond aux Etats-Unis à l’institutionnalisation de la police, avec la création de la première police en uniforme à New-York en 1853, rapidement suivie par les autres grandes villes américaines, ainsi qu’à un recours plus fréquent à l’incarcération des délinquants. Au total il semble raisonnable de penser que le risque pour un criminel d’être appréhendé et puni était plus élevé à la fin du 19ème siècle qu’au début.
Par ailleurs, durant les premières décennies du 19ème siècle, les Américains et les Anglais (et peut-être les Européens dans leur ensemble) mirent en place une myriade de programmes et d’institutions - pour la plupart d’origine privée - visant à l’éducation morale de la population. Tous ces efforts étaient dirigés, chacun à leur manière, vers ce que leurs initiateurs pensaient être la cause principale de la criminalité, et plus largement de l’inconduite : l’absence de maitrise de soi. Parmi toutes ces initiatives, citons simplement la multiplication des sunday schools, la création des YMCA (young men’s christian association) et des ligues de tempérance. Il n’est pas possible d’estimer précisément l’impact de tous ces mouvements et de toutes ces associations mais il est difficile de croire que celui-ci ait été négligeable.
Les deux différences les plus notables entre cette période et la période actuelle (grosso modo de 1950 à aujourd’hui) est, d’une part, que les efforts visant à moraliser la population, en inculquant dès l’enfance la maitrise de soi, la probité, le goût du travail et de l’épargne, ont été pratiquement abandonnés et, d’autre part, que les convictions religieuses profondes qui animaient les initiateurs de ces efforts (pour la plupart des membres des classes supérieures) se sont fortement affaiblies.
Progressivement, au cours de la seconde moitié du 20ème siècle, la notion même de « moralité victorienne » est devenue péjorative, synonyme d’hypocrisie et pruderie ridicule. La nécessité d’inculquer aux enfants la maîtrise de soi a été remplacée par l’impératif de laisser s’exprimer leur personnalité. L’idée que les institutions accueillant les plus jeunes avaient pour objectif principal de les former à devenir des adultes responsables et respectueux des règles sociales a été largement remplacée par l’idée que ces institutions visent avant tout à protéger les jeunes contre les adultes, et à prolonger « le temps merveilleux de l’enfance ». En bref, l’Occident inventa l’adolescence et les élites intellectuelles se mirent à diffuser l’idée que, loin d’être la solution, la moralité traditionnelle était plutôt le problème, précisément parce qu’elle nous enjoint de réprimer certaines de nos passions et de différer leur gratification.
Ces changements dans l’éducation et les modes de pensée commencèrent avant les années 1960 - les prémisses peuvent en être détectées dès les années 1920 - mais bien évidemment ils ne produisirent leurs effets que progressivement, et ces effets furent vraisemblablement retardés par l’expérience de la seconde guerre mondiale. Les années 1960 virent la conjonction de plusieurs facteurs : l’arrivée à l’adolescence des enfants du baby-boom, qui avaient pour la plupart été éduqués dans les idées nouvelles concernant l’enfance, une période prolongée de prospérité, et un relâchement très notable de la lutte contre le crime, en cohérence avec le rejet de la « moralité répressive ». Assigner un poids précis à chacun des ces éléments est impossible, mais pris tous ensemble ceux-ci convergent indéniablement vers une même conséquence : une augmentation substantielle de la criminalité. Et c’est très exactement ce qui s’est produit.
Il vaut d’ailleurs la peine de noter que les décennies 1960 et 1970 virent également une forte hausse de nombre d’autres pathologies sociales, comme le suicide, le divorce, les familles monoparentales, l’addiction à la drogue et à l’alcool, les débordements de violence lors de manifestations sportives, etc. Il est difficile de ne pas penser que cette hausse est liée, elle aussi, à la transformation des mœurs que nous avons retracé très brièvement.

Pour finir, comment expliquer ce que les criminologues américains appellent The great american crime decline, à savoir la diminution substantielle et totalement inattendue de la criminalité aux Etats-Unis à partir du début des années 1990 ?
Pour une part ce phénomène reste mystérieux, en ce sens que les experts ne parviennent pas à en expliquer tous les aspects. Toutefois un relatif consensus existe pour dire que trois facteurs au moins ont dû jouer un rôle, plus ou moins important, dans cette baisse de la criminalité. Tout d’abord le vieillissement de la population. De la même manière qu’une partie du boom de la criminalité peut être expliqué par le baby boom, une partie de son déclin peut être expliquée par le déclin de la natalité. Ensuite une politique pénale beaucoup plus sévère, qui a conduit à quadrupler la population carcérale entre 1980 et 2007. Enfin, une augmentation du nombre de policiers présents dans les rues et un changement substantiel de leurs méthodes de travail (les réformes impulsées à New-York par le maire Rudy Giuliani et son chef de la police William Bratton étant les plus emblématiques).
La leçon la plus simple qu’il est possible de tirer de l’expérience récente des Etats-Unis est sans doute que la fermeté de la justice et l’action de la police peuvent effectivement réduire la criminalité. Cette leçon ne semblera d’une absolue banalité qu’à ceux qui ne se sont jamais penchés sur la question de la criminalité, car, si ce n’est chez les experts, du moins chez ceux qui sont les intermédiaires entre les experts et le grand public, - ceux que les Américains appellent the chattering class - l’opinion la plus répandue était bien plutôt l’opinion inverse : à savoir que la criminalité a des « causes profondes » (par quoi l’on entend en général « économiques ») qui rendent « la répression » inefficace. Cette opinion prétendument éclairée a semble-t-il reflué aux Etats-Unis, sous le poids de la réalité, mais elle demeure bien vivace en Europe occidentale.
Mais sans doute existe-t-il également une autre leçon, plus subtile mais non moins importante, à retirer de l’exemple des Etats-Unis. Cette leçon est la suivante : les politiques publiques visant à lutter contre le crime produisent peut-être leurs plus grands effets de manière indirecte. La sévérité des lois, l’argent public dépensé, les réformes mises en œuvre, comptent peut-être moins que le message implicite qui les accompagne. Lorsque nous punissons les criminels nous espérons (entre autres choses) les dissuader de recommencer, eux ainsi que ceux qui leur ressemblent et qui pourraient être tentés de les imiter. Mais ce faisant nous confortons également les dispositions morales de l’ensemble de la population.
En châtiant les délinquants nous louons implicitement les honnêtes gens, et nous les encourageons non seulement à persévérer dans la voie de l’honnêteté, mais aussi à inculquer l’honnêteté à leur entourage, et tout particulièrement à leurs enfants. Nous les encourageons beaucoup moins en leur faisant peur qu’en les confortant dans l’idée que leur répugnance vis-à-vis du crime est justifiée ; et l’exemple donné par la loi et les autorités publiques renforce puissamment leur capacité à transmettre cette répugnance à leurs enfants.
En infligeant aux criminels la peine que mérite leurs actes, les autorités publiques réaffirment solennellement le principe de la responsabilité individuelle, et ce faisant elles confortent l’ensemble de la population dans l’idée que chacun d’entre nous est responsables de ses actes, dans les petites aussi bien que dans les grandes choses.
Peut-être en définitive la principale différence entre les pays Europe occidentale et les Etats-Unis tient-elle en ceci : les Etats-Unis, semble-t-il, ne se sont jamais abandonnés aussi profondément que les Européens à la culture de l’excuse. Leur refus obstiné d’abandonner la peine de mort en est peut-être le signe le plus visible, car la peine de mort repose avant tout sur une conception punitive de la justice : certains crimes ne peuvent être adéquatement punis que par la mort de leurs auteurs. Leur éventuelle réhabilitation n’entre pas en ligne de compte car ils ne méritent pas d’être réhabilités, à supposer que cela soit possible.
C’est probablement cette résistance à considérer les criminels comme des victimes - peut-être liée à la persistance d’un certain sentiment religieux au sein de la population - qui, sans doute plus que tout le reste, est à l’origine du cercle vertueux connu sous le nom de The great american crime decline.

14 commentaires:

  1. Bonjour Aristide,

    "les Etats-Unis, semble-t-il, ne se sont jamais abandonnés aussi profondément que les Européens à la culture de l’excuse.", il y a tout de même eu un pic des politiques très libérales dans les années 70 sur lesquelles les Américains sont vite revenus.

    Récemment, je lisais Freakonomics, de D. Levitt, qui ne doit pas être le type le plus conservateur de l'histoire, universitaire...et il expliquait, outils statistiques à l'appui, que la baisse inattendue de la criminalité dans les 90s avait trois raisons qui se rapprochent de celles que vous avez citées:

    - Plus de policiers: il établit que cette mesure devait être la cause directe d'une baisse de la criminalité pour 20%.
    - Peines de prison plus sévères: ces mesures comptaient pour 30% de la baisse de la criminalité.
    - Baisse tendancielle du pool des criminels potentiels, je m'explique. D. Levitt lie directement la baisse de la criminalité dans les 90´s avec la légalisation de l'avortement sur tout le territoire US en 1973. De manière très synthétique, donner l'opportunité à Shenonda - femme noire de 20 ans, avec déjà deux gosses, toxicomane, au chômage, alcoolique, mère célibataire - d'avorter, a réduit le pool des criminels potentiels puisque milieu familial et criminalité sont liés. Baisse de la criminalité et légalisation de l'avortement sont liés.

    Votre manière de tourner autour du pot, en parlant de baby boom, vieillissement de la population, est-elle profondément liée au fait que vous seriez opposé à l'avortement? N'y voyez nulle malice dans ma question et bien une simple interrogation.

    Bien à vous,

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    1. Non, cela n'a rien à voir avec mes positions concernant l'avortement et je ne crois pas tourner autour du pot.
      Comme je l'ai écrit the great american crime decline reste partiellement mystérieux, en tout cas du point de vue de la science sociale. Par conséquent je n'ai présenté que les explications sur lesquelles semble s'être formé un consensus.
      Je connais la théorie de Levitt. Elle est intéressante mais a été fortement contestée, et avec me semble-t-il d'assez bons arguments. Disons que sa validité reste à prouver. Donc je ne l'ai pas inclus dans ma présentation. Tout comme d'autres explications alternatives d'ailleurs.
      Si la question vous intéresse, je peux vous recommander The great american crime decline, par Franklin Zimring (2007). Il discute, entre autres choses, la théorie de Levitt.

      Et concernant votre première remarque : oui il y a eu un pic de politiques très "libérales" dans les années 1960-1970, mais justement ils en sont vite revenus.

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  2. "Cette opinion prétendument éclairée a semble-t-il reflué aux Etats-Unis, sous le poids de la réalité, mais elle demeure bien vivace en Europe occidentale."

    "Peut-être en définitive la principale différence entre les pays Europe occidentale et les Etats-Unis tient-elle en ceci : les Etats-Unis, semble-t-il, ne se sont jamais abandonnés aussi profondément que les Européens à la culture de l’excuse."

    Plus de police, de répression et de morale collective ravive invariablement le spectre du "fascisme" (comprendre : nazisme) dans l'esprit de l'européen natif (important : natif) moyennement cultivé. Toute politique "décente" en Europe n'est concevable pour ce dernier que si elle s'éloigne le plus possible des propriétés abusivement et souvent exclusivement attribuées à ce "fascisme", lequel fini par être envisagé comme repoussoir absolu ou autrement dit le Mal (dans une dimension quasi religieuse). A tel point que la simple et élémentaire notion de "norme" évoque déjà les bottes cloutées et les camps de concentration chez les plus atteints.

    Les États-Unis ne semblent affectés par cette névrose obsessionnelle qu'à un degré bien moindre, probablement parce que ce "fascisme" n'a jamais été directement engendré sur son sol.

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    1. Il est possible effectivement que cela soit une partie de l'explication.

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  4. J'aime beaucoup votre hypothèse du rôle important des messages implicites véhiculés par les politiques pénales. On ne pense souvent qu'au signaux envoyés aux délinquants existants ou potentiels mais c'est la société entière qui est imprégnée.

    ps: en tout cas anonyme découvre ce qu'est une politique de fermeté...je parie que ça sera efficace, en punition, et en prévention.:)

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    1. C'est vrai Dixie, nous avons tendance à penser en termes binaires : soit le laisser-faire soit la contrainte. Mais la loi a aussi (ou peut avoir) un rôle éducatif, on l'oublie trop souvent.
      Quant aux commentaires anonymes, il y a un avertissement on ne peut plus clair. Lorsqu'on écrit on est censé savoir lire, non?

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  5. le message implicite .... "Lorsque nous punissons les criminels nous espérons les dissuader de recommencer, eux ainsi que ceux qui leur ressemblent et qui pourraient être tentés de les imiter."
    Je souscris au fait que les USA, plus tôt que nous confrontés au problème de la délinquance on eu la bonne réaction ... mais ça coûte cher.
    Notre récente (20 ans) confrontation au problème de l'intrusion d'une culture allogène (malgré la tentative de la Pravda, pardon du Monde de masquer le nom des auteurs de délits graves !) n'a produit que des réflexes d'excuse encourageant ipso facto des attitudes déplorables de nos djeunes.
    La crainte du gendarme n'a plus d’effet d'autant que la peur à changé de camp : les deux gendarmes du Var qui n'ont pas eu le réflexe de dégainer ont laissé ce soin à Abdallah qui n'avait pas le même scrupule.

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    1. Oui, les Américains ont eu, dans l'ensemble, la bonne réaction.
      Je crois que nous finirons par y venir, mais après quels dégâts, combien de vies perdues ou gâchées?
      Ce ne sera probablement pas dans les cinq ans qui viennent, hélas...
      Mais There's no alternative, comme aurait dit Margaret T.

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  6. Je ne sais pas me servir de la fonction d’intégration RSS (fichier XML Atom).
    Ne disposez-vous pas d'une liste de "followers" où je puisse déposer mon adresse ?

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    1. Tout en bas, tout en bas du blog, juste au-dessus de "Qui êtes-vous?", vous avez un gadget pour vous inscrire. Sinon, juste en dessous du dernier message vous avez le "suivi des mises à jour par e-mail".
      Si vous éprouvez des difficultés à vous servir de l'un ou l'autre, laissez-moi une adresse e-mail et j'essayerais de le faire pour vous (pour me contacter voyez l'adresse sur mon profil).

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  7. Merci Aristide !

    Si vous le permettez, je vais tout copier et coller dans mes archives personnelles.
    Il faut garder les trésors, bien les cacher pour les générations futures.

    "Comme je l'ai écrit the great american crime decline reste partiellement mystérieux, en tout cas du point de vue de la science sociale".
    Vous avez raison de dire "en tout cas du point de vue de la science sociale", car l'explication, vous l'avez et la dites à la fin:
    "Leur refus obstiné d’abandonner la peine de mort en est peut-être le signe le plus visible, car la peine de mort repose avant tout sur une conception punitive de la justice : certains crimes ne peuvent être adéquatement punis que par la mort de leurs auteurs. Leur éventuelle réhabilitation n’entre pas en ligne de compte car ils ne méritent pas d’être réhabilités, à supposer que cela soit possible".
    Les criminels américains savent qu'ils risquent leur vie en agissant contre la loi et les personnes, je crois que cela doit les aider à réfléchir et à y regarder à deux fois, sauf ceux qui, nous le savons, sont incapables d'anticipation (ce sont les majoritaires dans les prisons).
    Le risque maximal est bien sûr dans la sanction (peine de mort et croupissement de longues années avant, croupissement à perpète pour certains, prisons qui ne donnent pas vraiment envie d'y séjourner, retour au stade animal entre les murs…), et risque au cours même de l'action criminelle (les gens sont armés et se défendent).

    Ce qui nous est refusé en Europe, d'où le succès des films de Eastwood-Inspecteur Harry chez nous.
    Que n'a-t-il pas entendu ? Facho, vieux machin…
    Pourtant, quel plaisir de le voir rendre sa justice et faire fermer leur grande bouche à ses supérieurs hiérarchiques pas vraiment d'accord. J'avoue à ma grande honte que ça me fait jubiler ^^.
    Bronson aussi, dans le genre justicier dans la nuit.

    Bref, quand nous aurons une protection véritable, fiable, dont on ne rogne pas les armes ni la bonne volonté, quand les yeux se détourneront des radars routiers pour aller fouiller les nids de délinquance, avec la bénédiction des pouvoirs, le politique et le judiciaire, peut-être aurons-nous avancé d'un grand pas dans la préservation de nos enfants et petits-enfants.

    Mais nous en sommes de plus en plus éloignés.
    A moins que l'opinion bouge, à force d'en prendre plein la tête (voir l'excellent dernier billet de Xyr).

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    1. Mais faites donc Carine, copiez, collez, mais en revanche ne cachez pas. Diffusez si vous le pouvez, c'est fait pour ça. Il n'y a pas de droits d'auteurs.

      En ce qui concerne la peine de mort, je crois qu'il ne faut pas surestimer son effet direct sur le niveau de criminalité. Son effet majeur à mon avis est plutôt indirect. Elle procède d'une certaine attitude vis-à-vis du crime et soutient cette attitude.
      Je ne sais pas si vous connaissez cette plaisanterie : un marin dont le navire a fait naufrage arrive sur une côte inconnue. Il s'enfonce un peu dans les terres et, au détour d'un chemin, finit par apercevoir un gibet. "Ah, Dieu merci", s'écrie-t-il, "la civilisation!".
      Je vous laisse y réfléchir...

      En revanche, sur les armes à feu, on ne le dira jamais assez : more guns, less crimes.

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