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mercredi 3 octobre 2012

Le mouvement conservateur moderne (2/2)





Les objections au libéralisme

Ces quatre concepts fondamentaux - la culture, le droit naturel, l’ordre spontané, la foi - sont à la base d’une grande partie de ce que les conservateurs reprochent au libéralisme[1]. Les conservateurs sont d’accords entre eux sur un grand nombre de ces objections, bien que pas sur toutes, mais chaque composante du mouvement a, sur la base de son propre concept fondamental, endossé un rôle particulier dans la critique d’une facette différente du libéralisme.
Pour le traditionaliste, la caractéristique la plus contestable du libéralisme est un progressisme désinvolte qui dédaigne complètement l’héritage de l’Amérique et le concept ou l’idée de nation. Les libéraux recherchent ce qui est nouveau, ce qui est à la mode et (pour parler de manière métaphorique) ce qui est « européen », contre ce qui est traditionnel et américain. Les libéraux préfèrent être multiculturels, cosmopolites, ou « transnationaux » ; ils sont plus soucieux d’adopter le point de vue d’autrui que le point de vue de l’Amérique et considèrent de plus en plus la forme politique nationale comme un anachronisme, alors que le monde est en train de se globaliser. Cette posture libérale est diamétralement opposée aux conceptions du traditionaliste, qui est fier de notre propre culture - en partie simplement parce qu’elle est la nôtre.
Les néoconservateurs reprochent au libéralisme son relativisme, son affirmation que la pensée humaine parvient à la conclusion qu’il n’existe aucun critère de ce qui est juste. Les libéraux peuvent éventuellement savoir ce qui est juste en suivant les exhortations du cœur - ils parlent sans cesse d’humanitarisme et de compassion - et ils essayent parfois, de manière incohérente, de tirer du relativisme lui-même une norme inconditionnée de tolérance. Mais lorsqu’on les met à l’épreuve, ils se refusent à expliciter sur quel fondement pourrait reposer un critère rationnel du juste et ils préfèrent à la place se dire « pragmatiques ». Pour le libéralisme, l’édiction d’un tel critère révèle une arrogance et une intolérance qui conduisent à l’extrémisme. 
Les intellectuels libéraux les plus en vue sont en faveur de la position théorique connue sous le nom de « néo-pragmatisme » (ou non fondationnalisme politique), selon laquelle on sert le mieux les démocraties avancées en abjurant tout concept fondamental, quel qu’il soit, politique ou religieux. Pour les néoconservateurs, le relativisme des libéraux et leur répudiation du droit naturel risque de se transformer en inconstance dans l’accomplissement des desseins de la nation, comme on a pu le voir durant la guerre froide et aujourd’hui dans la guerre contre le terrorisme.
Pour le libertarien (et pour les conservateurs économiques plus généralement) le libéralisme est condamnable à cause de sa préférence automatique pour la régulation et la planification. Le libéralisme est pratiquement synonyme d’Etat-providence. Aucun effort pour se débarrasser de cette addiction - y compris les déclarations solennelles selon lesquelles l’ère de l’Etat-providence est révolue[2] - ne peut réussir. Le libéralisme est un délinquant récidiviste et un perpétuel adversaire du « système de la liberté naturelle ». Le retour de plans toujours plus grandioses de contrôle gouvernemental, depuis la Grande Société dans les années 1960, en passant par la politique industriel des années 1970 et les vastes projets d’expansion du gouvernement avancés par l’administration Obama, sont, pour les libertariens, la preuve de la « présomption fatale[3] » qui anime la pensée libérale.
La droite religieuse condamne le « sécularisme » libéral, qui est aussi connu sous le nom « d’humanisme séculier » ou de « religion de l’humanité ». Le sécularisme fait bien plus que d’adopter une interprétation de la Constitution qui cherche à ériger un célèbre « mur de séparation[4] » entre la religion et l’Etat. Le sécularisme a un projet qui lui est propre, et son objectif fondamental est de faire en sorte que la foi biblique ne se voit plus reconnu aucun rôle en tant que principe directeur de la culture. Il ne s’estimera pas satisfait tant que la foi ne renoncera pas à jouer quelque rôle public que ce soit, direct ou indirect. Le conflit entre le sécularisme et la foi est au cœur de ce que l’on nomme la guerre culturelle.

L’avenir du mouvement

En dépit du fait que le conservatisme, sous une forme ou sous une autre, ait contribué à fixer l’ordre du jour de la politique américaine pendant la plus grande partie de la période qui va de 1980 à 2008, beaucoup de ses critiques affirment qu’il ne saurait jamais devenir la philosophie d’une force vraiment active ou d’un « parti de gouvernement ». Le mot « conservateur » lui-même, disent-ils, ne dénote-il pas l’inverse de l’activité, ne traduit-il pas une disposition à avancer lentement, à attendre que d’autres prennent l’initiative, et ensuite à réagir ?
Le conservatisme ne peut jouer le rôle de philosophie d’un parti de gouvernement que si ses quatre têtes sont correctement agencées. Cet agencement dépendra toujours en partie des circonstances du moment. 
Le traditionalisme et le libertarisme sont susceptibles d’être les plus influents lorsque la tâche du moment est de corriger ou de défaire des politiques libérales erronées. Le traditionalisme s’enorgueillit parfois de ne pas avoir de projet positif ; il trouve sa vocation dans la critique des initiatives imprudentes des autres et souvent fonctionne le mieux en tant que « conscience du conservatisme ». Le libertarisme (y compris le conservatisme économique) est le plus nécessaire lorsqu’il s’agit de contrecarrer les abus provoqués par la planification centralisée. Son point fort est « l’administration » des affaires intérieures - non pas, bien évidemment, dans le sens libéral de construction d’un Etat administratif, mais dans le sens plus ancien de gérer les affaires publiques. De nos jours le conservatisme économique ne peut pas rester passif. Il doit se préoccuper de mettre au point des plans pour superviser l’économie, pour réduire les budgets, et pour faire face à l’énorme pression économique créée par les engagements excessifs de la protection sociale en matière de retraite et de santé.
Lorsqu’il s’agit d’assumer un rôle d’initiateur pour tracer de nouvelles routes, afin de piloter la nation dans l’environnement international et de fournir un compas moral, les néoconservateurs et la droite religieuse doivent jouer les premiers rôles. Les principaux défis de la haute politique qui façonnera l’Occident sur le long terme se trouvent dans la bataille pour sauver la civilisation d’une nouvelle barbarie, et dans l’effort pour sauvegarder un climat hospitalier pour la foi biblique. Le rôle de l’Amérique est central dans la manière dont ces deux questions seront résolues. En tant que puissance mondiale la plus importante, l’Amérique a la responsabilité de formuler la stratégie de base destinée à contrecarrer la nouvelle barbarie, et la responsabilité de porter le fardeau de la mise en œuvre de cette stratégie. En tant que nation de l’Occident ayant en son sein le plus vaste mouvement pour soutenir la foi, l’Amérique a pour tâche de garder le flambeau allumé en attendant que les temps redeviennent plus favorables.
 
Pour qu’un leadership commun entre les néoconservateurs et la droite religieuse puisse réussir, chaque partie a besoin d’être consciente du rôle qui est le sien et du caractère de son partenaire. Eviter les malentendus est crucial, car bien des gens avancent des arguments destinés à brouiller ces deux groupes. L’un de ces arguments est que le concept fondamental de droit naturel, étant donné son origine rationnelle, est hostile à la foi. Cette position est erronée. Correctement entendue, la conception américaine de la loi naturelle assigne au pouvoir politique la charge de protéger les droits, mais elle n’exige pas l’abandon de tout projet plus vaste ou plus élevé. Le respect et la protection des droits constituent le minimum de la vie politique, pas son maximum. Les projets qui sont compatibles avec la défense des droits naturels mais qui envisagent d’encourager la poursuite d’un but plus élevé ne sont pas bannis de la vie de la communauté politique. Le droit naturel par lui même ne requiert pas de nourrir la foi biblique au nom du bien commun, mais il ne l’empêche pas non plus. Un grand nombre d’adeptes du droit naturel sont aujourd’hui convaincus que les objectifs de ce droit ne peuvent être atteints que par et avec le soutien de la religion. 
Une preuve de cette alliance peut être trouvée dans le fait que les néoconservateurs se sont associés avec des membres de la droite religieuse pour travailler ensemble sur des sujets très importants, tels que la composition des cours de justice, le génie génétique, et la liberté scolaire.
Si les adeptes du droit naturel ont trouvé dans le projet de la foi beaucoup d’éléments qui sont compatibles avec le leur, l’inverse est aussi vrai. Tout d’abord, cela a été une pure calomnie de la part des sécularistes de suggérer que les adeptes de la foi sont hostiles à la protection des droits naturels et qu’ils sont par conséquent en désaccord avec les néoconservateurs (et avec tous les autres). Dans le cours de sa brève existence, la droite religieuse a poursuivi ses objectifs non pas en opposition au système des droits naturels, mais en complément de ce système, qu’elle soutient entièrement.
Le point le plus important, dans la perspective d’un partenariat, est que le projet de la foi ne se préoccupe que d’une mission limitée, pas de superviser l’ensemble d’un programme politique. Pour son propre bien, elle préfèrera sans doute ne pas être davantage qu’une mouvance puissante qui travaille au sein d’une coalition, plutôt qu’une force revendiquant la responsabilité de gouverner, ce qui est une tâche qui va bien au-delà de ses moyens et de sa vocation. Elle a par conséquent besoin d’un partenaire pour gouverner. Il serait bien sûr absurde de penser que les priorités différentes qu’ont ces deux parties de la coalition ne créeront jamais de conflit. C’est d’une gestion réaliste et réussie de ces conflits que dépend le futur du mouvement conservateur.

Annexe : le conservatisme est-il une forme de libéralisme ?

Le conservatisme américain se voue à la conservation de la république américaine. Il ne peut avoir de but plus élevé ou plus noble. Mais qu’est-ce donc, plus précisément, que le conservatisme est censé conserver ? Dans la mesure où la république américaine est habituellement rangée parmi les régimes « libéraux », certains se sont demandés si le conservatisme aujourd’hui ne devrait pas être considéré comme un synonyme du libéralisme ou comme une branche de celui-ci. Si cela est le cas, comme le croient beaucoup de gens, la tâche centrale du conservatisme serait de conserver le libéralisme (« libéralisme », dans ce contexte, fait référence à la variante originelle du 18ème siècle, c’est à dire un gouvernement limité dont le but principal est de protéger les droits individuels, plutôt qu’à la variante moderne qui désigne un Etat interventionniste visant à réaliser la « justice sociale »).
Il y a sans aucun doute quelques précédents pour identifier le conservatisme avec le libéralisme, dans la mesure où deux des plus grands conservateurs américains, Friedrich Hayek et Milton Friedman, ont préféré à un moment le terme de libéralisme pour décrire leur position. Pourtant, c’est en définitive une erreur de penser que le conservatisme américain est identique au libéralisme, même dans son sens originel. Le conservatisme peut servir le libéralisme et chercher à le préserver, mais il le fait souvent par des moyens que le libéralisme originel concevait à peine et que le libéralisme moderne rejette habituellement. Et il fait cela pour le bien du libéralisme originel. Le fait est que la théorie libérale n’a jamais développé les instruments adéquats pour se maintenir elle-même ; elle a toujours eu besoin de quelque chose de plus qu’elle-même pour survivre. Le conservatisme est la philosophie qui, tout en donnant son aval à une bonne part du libéralisme, reconnait ce besoin. Sans le conservatisme, le libéralisme commencerait à dépérir. En fait il a déjà commencé à dépérir.
Le conservatisme conserve la république américaine en soutenant ses fondements théoriques qui se trouvent dans les droits naturels. Cette « vérité abstraite, applicable à tous les hommes et à tous les temps » (Lincoln), les conservateurs n’ont pas honte de la proclamer, y compris devant l’assemblée générale des Nations Unies. Sur ce point, les conservateurs sont en accord un grand nombre des libéraux originels. Les libéraux modernes, en revanche, préfèrent contester toute prétention à posséder la vérité ou à avoir découvert un fondement ; ils se présentent eux-mêmes comme des pragmatiques ou des « non fondationnalistes », tout en insérant leurs valeurs dans le « processus de développement » ou dans le « changement ».
Le conservatisme conserve la république américaine en soutenant l’idée de nation. La nation est nécessaire pour la sécurité, pour les activités de la vie politique commune, et même pour le bien de l’humanité en général. Après tout, quelle autre entité que l’Etat-nation nous défend, met en œuvre nos lois, et pourvoit au bien-être d’un grand nombre de gens qui ne dépendent pas de son autorité ? Le conservatisme non seulement reconnait les arguments rationnels en faveur de la nation, mais il laisse aussi une place à des sentiments justifiés d’attachement à celle-ci, en reconnaissant que le cœur a ses raisons que la raison ne connait point. Le libéralisme originel était également l’ami de la nation, et il avait développé des notions qui soutenaient la nation, comme la notion de souveraineté. Mais il est également vrai que le libéralisme a eu dès le départ des difficultés à expliquer ce que pouvait être la nation au-delà d’un contrat, et il n’a jamais pu arriver complètement à comprendre des sentiments d’attachement raisonnables à celle-ci. Le libéralisme moderne est devenu de plus en plus mal à l’aise avec la nation. Il considère le patriotisme comme un anachronisme et il promeut une citoyenneté internationale et des études internationales pour remplacer la citoyenneté américaine et une éducation dans notre propre tradition politique. La catégorie principale du libéralisme moderne est « l’humanité ».
Le conservatisme conserve la république américaine en apportant un soutien approprié à la religion biblique. La religion biblique a été la source majeure de notre système d’éthique, un système fait de maitrise de soi et de croyance en quelque chose au-delà de l’existence matérielle. Les conservateurs adhèrent aux principes libéraux de la liberté de religion, de séparation de l’Eglise et de l’Etat, et de tolérance religieuse. Mais ils ne voient pas de contradiction (pourquoi devraient-ils en voir une ?) entre le fait de soutenir ces principes et le fait de promouvoir des mesures raisonnables - que celles-ci concernent l’immigration, la politique fiscale, ou bien l’éducation - pour préserver la place centrale des religions bibliques dans notre culture. La théorie libérale originelle était, dans certaines de ses formulations, réservée envers la religion, et souvent elle n’a pas su reconnaitre ou apprécier à quel point la société libérale avait emprunté au capital de la religion. En ce qui concerne le libéralisme moderne (si l’on met de côté l’importante faction qui est hostile aux religions bibliques), il a pris la norme légale de la liberté religieuse et l’a déformé en un nouvel idéal de neutralité entre la foi et l’incroyance. Le libéralisme ne nécessite pas cette neutralité, et le conservatisme ne la recommande pas.
Le conservatisme conserve la république américaine en promouvant « la tradition », ce qui fait référence, au-delà de la religion et des Lumières, aux idéaux classiques grecs et romains de vertu et d’excellence. Les conservateurs souscrivent au principe libéral d’égalité des droits, mais ils le font, pour une part qui n’est pas négligeable, parce que ce principe libère un espace pour l’apparition des inégalités et des excellences. La tradition fournit également une base théorique pour une hiérarchie des critères, qui permet aux conservateurs de critiquer sans avoir à s’en excuser la vulgarité qui infecte toute société et qui prospère dans la nôtre. Le libéralisme originel avait souvent les mêmes inclinations - Jefferson parlait d’une « aristocratie naturelle » - mais il s’engageait trop aisément dans des attaques contre les classiques et, dans son exubérance rationaliste, il est allé trop loin dans l’élévation de l’utile aux dépends du noble. Le libéralisme moderne, avec sa focalisation sur la compassion, a eu du mal à soutenir et à récompenser ouvertement les différentes formes d’excellence. Culturellement, il s’est aussi allié avec le relativisme, qui est l’application de l’idée d’égalité à toutes les pensées. Le relativisme rend plus difficile de maintenir des critères. Et surtout, dans nos universités, le libéralisme moderne a mis de côté « les vieux livres » afin de faire de la place pour les politiques de diversité et d’identité.
Le conservatisme accueille aujourd’hui les derniers adeptes du libéralisme originel. Et à juste titre, puisque le mouvement conservateur est bienveillant envers le droit de propriété, les marchés et qu’il s’oppose au collectivisme. Mais le conservatisme est également la demeure de ceux qui croient que la défense du libéralisme requiert quelque chose de plus que la théorie libérale. Les conservateurs de cette sorte montrent comment le fait de cultiver la tradition, la religion, et la vertu classique reconstitue le capital culturel qui nourrit le libéralisme. L’existence de ces différents courants de pensée à l’intérieur du conservatisme produit les tensions qui ont été mentionnées plus haut, mais elle est également une source de la grande créativité du mouvement. Cette créativité s’exprime le mieux dans l’idée que le bien public ne se trouve pas dans l’adhésion aux principes les plus simples, mais dans le mélange d’idées différentes et partiellement discordantes. En reconnaissant cette complexité, le conservatisme montre qu’il n’est pas une simple branche du libéralisme.



[1] Toujours au sens américain du terme. Donc pour nous, la gauche, ou le progressisme.
[2] Allusion à une phrase prononcée par le Président Clinton lors de son discours sur l’état de l’Union en janvier 1996.
[3] Allusion au livre de Friedrich Hayek, The fatal conceit.
[4] Allusion à une formule fameuse employée par Jefferson dans une de ses lettres : “I contemplate with sovereign reverence that act of the whole American people which declared that their legislature should "make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof," thus building a wall of separation between Church and State.

3 commentaires:

  1. "Mais le conservatisme est également la demeure de ceux qui croient que la défense du libéralisme requiert quelque chose de plus que la théorie libérale. Les conservateurs de cette sorte montrent comment le fait de cultiver la tradition, la religion, et la vertu classique reconstitue le capital culturel qui nourrit le libéralisme."

    Je trouve ce passage très intéressant. ça me rappelle un de vos précédents textes, je ne sais plus lequel, où vous évoquiez l'idée que le libéralisme a besoin, pour fonctionner, d'un certain type d'hommes doués de vertus classiques (probité, sens de l'effort...) que par lui-même il ne produit pas forcément.

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    1. Effectivement, j'ai du déjà en parler mais je ne sais plus si c'était dans un billet ou dans des commentaires.
      C'est une question importante et c'est l'un des points qui séparent le libéral-conservateur ou le conservateur-libéral du libertarien.
      J'en reparlerais dans ma prochaine série de billets (sur le dernier livre de Charles Murray).

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    2. Pourtant on peut tout à fait être libertarien et conservateur. C'est même le cas de la plupart des grands penseurs libertariens, Rothbard en étant le principal exemple.
      Un libertarien conservateur est un paléo-libertarien. Le paléo-libertarianisme est une forme de libéral-conservatisme plus radicale et poussée jusqu'au bout de sa logique, qui consiste notamment en un ajout de paléo-conservatisme (mouvement issu des Etats-Unis et de la "Old Right") à la philosophie libertarienne.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pal%C3%A9o-libertarianisme

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