Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 16 janvier 2013

Polygamie ou démocratie, il faut choisir




Le débat au sujet du « mariage homosexuel » (que le politiquement correct gouvernemental a rebaptisé « mariage pour tous ») a fait surgir un sujet connexe, celui de la polygamie.
Certains opposants au dit mariage homosexuel ont en effet affirmé que la légalisation des unions entre personnes de même sexe ouvrirait logiquement la voie (et la voix) à des revendications en faveur de la polygamie (et à bien d’autres choses encore, d’ailleurs, mais à chaque jour suffit sa peine, contentons-nous donc de la polygamie).
Il va sans dire que ces arguments, avancés notamment par la hiérarchie catholique, ont été immédiatement accueillis par l’habituel concert d’éructations et d’attaques ad hominem - « amalgame scandaleux », « relents nauséabonds », « argument inacceptable », « de quoi se mêlent-ils ces catholiques ? », « clergé rétrograde », « ils y connaissent quelque chose à la sexualité ? », etc.
Bref, rien que du classique.
Mais une fois passés ces enfantillages, et pourvu que le contradicteur insiste un peu, il arrive que le ton change et que certains, plus honnêtes ou plus imprudents que d’autres, reconnaissent que, oui, ma foi, à bien y réfléchir, la polygamie, pourquoi pas...
La polygamie nous dérange ? Bah, probablement un vieux reste de tradition chrétienne dont nous nous trouverons fort bien de nous débarrasser. A moins... à moins que cette inquiétude soudaine au sujet de la polygamie ne soit rien d’autre qu’une manière de dissimuler une inavouable islamophobie. Oh, horribile dictu !
Oui, vite, vite, légalisons aussi la polygamie, montrons sans tarder notre ouverture à l’Autre et notre amour des valeurs démocratiques d’égalité et de liberté !

A ceux à qui cette présentation semblerait excessive, inutilement alarmiste, je demanderais simplement de considérer les deux points suivants.
Vous dites qu’il est nullement question de légaliser la polygamie, juste de réparer une « injustice » dont souffriraient les couples homosexuels, et qu’il est presque injurieux de supposer que les défenseurs du « mariage homosexuel » auraient pour but ultime de légaliser la polygamie (sans même parler d’autres pratiques plus contestables encore) ?
Mais il n’est nullement question de sonder les cœurs pour y rechercher des intentions inavouables. Il suffit de s’attacher à la logique des arguments. Si tout doit être permis entre adultes consentants, si, comme le soutiennent les partisans du mariage homosexuel, le mariage n’est rien d’autre qu’une déclaration d’amour solennelle entre deux êtres qui s’aiment, pourquoi donc limiter le mariage à deux personnes ? Quand on aime on ne compte pas.
C’est un principe de justice élémentaire que de traiter de la même manière des situations semblables. En quoi donc la polygamie diffère-t-elle du mariage homosexuel selon les principes que vous-mêmes avez posés ? Si les raisons mises en avant pour légaliser les unions homosexuelles peuvent servir, pratiquement sans y changer une virgule, pour demander la légalisation de la polygamie, croyez-vous vraiment que vous pourrez résister longtemps lorsque cette demande s’exprimera ?
Ne vous récriez pas, ne jurez pas vos grands Dieux que jamais, oh non, jamais - personne ne vous croira, et lorsque vous serez de sang froid vous ne vous croirez pas vous-même. Souvenez-vous seulement du PACS. Au moment de la discussion de ce texte à l’Assemblée Nationale, en 1998, la garde des Sceaux affirmait solennellement que le PACS ne remettait nullement en cause le « mariage républicain » et qu’il ne s’agissait absolument pas d’un premier pas en direction de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux homosexuels. Le PACS, nous disait-on, devait simplement permettre de régler certains problèmes quotidiens auxquelles sont confrontés les couples homosexuels et hétérosexuels. En réglant ces problèmes, le PACS devait même mettre un terme à toute revendication ultérieure et clore définitivement la question du mariage homosexuel. Affaire classée.
Quelques années plus tard, Ô surprise ! le mariage homosexuel était inscrit dans le programme présidentiel du Parti Socialiste et tous ses principaux dirigeants affirmaient publiquement leur soutien à cette mesure, y compris ceux qui s’y étaient opposés auparavant, comme Lionel Jospin ou Ségolène Royal.
La logique de l’égalité de tous les modes de vie, contenue implicitement dans le PACS, s’est avérée plus fortes que toutes les dénégations, même sincères. Comment aurait-il pu en être autrement ?
Mais, direz-vous peut-être, il n’existe pas de « demande sociale » en faveur de la polygamie, celle-ci est contraire à nos mœurs et personne parmi les défenseurs du mariage homosexuel ne demande...
Pas de « demande sociale » ? Malheureux ! Savez-vous bien ce que vous dites ? Ignorez-vous donc vraiment que des millions de musulmans vivent désormais sur notre sol ? Dois-je vous rappeler que la polygamie est incontestablement permise par le Coran ? Un bon musulman peut épouser jusqu’à quatre femmes, sans compter « celles que sa main droite possède » (les concubines) qui ne sont pas en nombre limité. Mahomet lui-même, qui est « un excellent exemple » pour tous les croyants, aurait eu en tout quinze ou vingt épouses (les traditions divergent sur ce point) et aurait laissé neuf veuves derrière lui au moment de sa mort. Non seulement la polygamie est permise, mais un croyant sérieux pourrait même légitimement considérer qu’elle est une obligation dès lors qu’il en a les moyens.
Pas de « demande sociale » ? Alors que, en 2006, le nombre de familles polygames vivant en France était estimé à environ 20 000, alors que ceux qui se sont penchés sur la question estimaient, en 2010, que ce nombre pouvait avoir doublé ? Mais il existe certainement bien plus de familles polygames en attente d’être régularisées que de couples homosexuels désirant se marier ! Quant à ceux qui franchiront le pas une fois l’interdiction légale levée...
Regardons les choses en face : la polygamie sera très vraisemblablement la prochaine « demande sociale » qui se fera connaitre une fois le mariage homosexuel adopté.
Il est plus que temps pour nous de réfléchir à ce type d’arrangement matrimonial, et de retrouver les raisons pour lesquelles celui-ci est actuellement prohibé et devrait continuer à l’être.
Et, afin de soutenir nos frères plus faibles, qui craignent plus encore d’être taxés « d’islamophobie » ou de « racisme » que de consentir à des lois que, au fond d’eux-mêmes, ils désapprouvent, je ne partirais pas de la situation actuelle.
Je commencerais par leur parler de temps plus anciens et je leur parlerais de démocratie, car c’est bien l’un des enjeux essentiels de ce débat.


Transportons-nous donc devant la Cour Suprême des Etats-Unis, un jour d’octobre 1878, alors que celle-ci doit statuer sur une loi fédérale interdisant la polygamie. Une loi attaquée par des membres de l’Eglise mormone, au motif que celle-ci les empêcherait de suivre les prescriptions de leur religion, les mormons pratiquant alors les « mariages pluraux », c’est-à-dire en clair la polygamie.
Or, ce jour d’octobre 1878, dans un arrêt intitulé Reynolds vs. United States, la Cour Suprême affirma unanimement le caractère constitutionnel des lois interdisant la polygamie. Et elle le fit notamment en s’appuyant sur l’argument suivant : “polygamy leads to the patriarchal principle, and which, when applied to large communities, fetters the people in stationary despotism, while that principle cannot long exist in connection with monogamy.”
Autrement dit, les membres de la Cour Suprême rejetèrent la polygamie comme incompatible avec la démocratie, et donc avec la perpétuation de la République américaine.
En écrivant cela les juges américains n’avaient certainement pas l’impression d’avancer des arguments inédits, car ils n’ignoraient pas que leur position s’inscrivait dans une longue tradition intellectuelle en Occident. Montesquieu, écrivait par exemple dans L’esprit des lois : « Tout est extrêmement lié : le despotisme du prince s’unit naturellement avec la servitude des femmes ».
La servitude des femmes ? Mais n’étions nous pas en train de parler de la polygamie ? Si, c’est la même chose.
La polygamie fait violence à la nature humaine, et ce de plusieurs manières. Du côté des femmes, cet arrangement les expose presque inévitablement à la frustrations et à la jalousie. A la frustration car un homme ne saurait satisfaire durablement plusieurs femmes, ni physiquement ni sentimentalement. Dans les Lettres persanes, Montesquieu fait dire à Usbek : « Je regarde un bon musulman comme un athlète destiné à combattre sans relâche ; mais qui, bientôt faible et accablé de ses premières fatigues, languit dans le champ même de la victoire et se trouve, pour ainsi dire, enseveli sous ses propres triomphes. » Par ailleurs le cœur humain est ainsi fait que nous aspirons à être aimé et à la possession exclusive de l’objet aimé. Soit l’on n’aime pas son mari, et il est alors bien difficile d’être heureuse, soit on l’aime, et on souffre de devoir le partager. La conséquence est la jalousie, jalousie à l’égard des co-épouses, jalousie à l’égard de leurs enfants, jalousie suscitée par les moindres actes de la vie quotidienne. Et avec la jalousie, la peur : peur de se voir supplanter par une nouvelle épouse plus jeune, peur d’être abandonnée lorsque la répudiation est possible (ce qui est le cas dans l’islam), peur pour ses enfants face à la jalousie des autres épouses, peur...
Arrêtons-nous là, et regardons du côté des hommes. Moins de frustration peut-être, mais tout autant de jalousie et de peur, quoique d’un autre ordre. Constamment exposé à des désirs et à des demandes qu’il ne peut satisfaire, soumis aux disputes et aux récriminations perpétuelles de ses épouses, le mari ne peut pas ne pas sentir que, laissées libres, ses femmes ne tarderaient pas à prendre leur envol. Et puisque, dans l’ordre de la nature, il nait à peu près autant d’hommes que de femmes, un mari polygame implique inévitablement plusieurs hommes sans épouses. Autant de prédateurs qui roderont en permanence autour du foyer, en quête de ce que leurs concurrents plus fortunés ont de trop.
La conséquence est inévitable : la pluralité des femmes appelle nécessairement leur enfermement et leur étroite surveillance : « L’ordre domestique le demande ainsi : un débiteur insolvable cherche à se mettre à couvert des poursuites de ses créanciers. » Nul amour dans toutes ces précautions. Juste de la pure possessivité. Usbek a trop de femmes pour en aimer aucune, et il abandonne sans regret son harem, mais cela ne l’empêche nullement d’être passionnément jaloux de chacune d’elles.

L’ordre domestique polygame est donc nécessairement un ordre despotique, dans lequel l’homme règne par la force et la contrainte. Il n’est pas surprenant que la tradition islamique accepte qu’un homme puisse battre sa femme si elle se montre « désobéissante ». Cela va naturellement avec le reste. Par ailleurs un père polygame tend aussi à se conduire despotiquement avec ses enfants : on n’aime pas quinze ou vingt enfants comme on en aime deux ou trois, et puis on n’a simplement pas le temps de s’en occuper. Il faut que tout marche à la baguette, c’est quasiment une question de survie.
Soit, admettons, mais « le despotisme du prince », quel rapport ?
Eh bien, un régime politique, pour fonctionner correctement, a besoin que les citoyens développent certaines habitudes, certaines opinions, certaines mœurs (ce que Tocqueville appelait joliment les habitudes du cœur) qui soient en conformité avec ses principes fondamentaux. Un régime démocratique a besoin de mœurs démocratiques pour durer. Mais les mœurs se forment avant tout au sein de la famille, dans les premiers attachements et les premiers exemples que reçoit l’enfant. Une famille gouvernée despotiquement par le père tend à inculquer des mœurs despotiques aux garçons et des mœurs serviles aux filles. L’habitude de se faire obéir sans discuter, de battre plus faible que soi et de se soumettre à plus fort, l’opinion qu’il est légitime de placer ses caprices au centre de tout. Très exactement le contraire des qualités qu’auraient besoin de développer les citoyens d’un régime politique libre.
Ecoutons Jefferson décrire les effets moraux de l’esclavage sur les maîtres et leur famille, dans les Etats du sud des Etats-Unis :

« L’existence de l’esclavage parmi nous doit sans aucun doute exercer une influence malheureuse sur les mœurs de notre peuple. Tout le commerce entre le maitre et l’esclave est un exercice perpétuel des passions les plus tumultueuses, le despotisme le plus acharné de la part de l’un, et la soumission la plus dégradante de la part de l’autre. Nos enfants voient cela, et apprennent à l’imiter ; car l’homme est un animal mimétique. Cette qualité est en lui le germe de toute éducation. Du berceau jusqu’à la tombe il apprend à faire ce qu’il voit les autres faire. (...) Le parent se déchaine [contre l’esclave], l’enfant regarde, observe les caractéristiques de la colère, prend les mêmes attitudes avec les esclaves de son âge, laisse libre cours aux pires passions, et ainsi formé, éduqué, exercé quotidiennement à la tyrannie, ne peut manquer d’en acquérir des particularités odieuses. Un homme doit être un prodige pour conserver sa moralité et ses mœurs intactes dans de telles circonstances. »

Maintenant remplaçons simplement les mots liés à l’esclavage par ceux liés à la polygamie :

« L’existence de la polygamie parmi nous doit sans aucun doute exercer une influence malheureuse sur les mœurs de notre peuple. Tout le commerce entre le mari et ses épouses est un exercice perpétuel des passions les plus tumultueuses, le despotisme le plus acharné de la part de l’un, et la soumission la plus dégradante de la part des autres. Nos enfants voient cela, et apprennent à l’imiter ; car l’homme est un animal mimétique. Cette qualité est en lui le germe de toute éducation. Du berceau jusqu’à la tombe il apprend à faire ce qu’il voit les autres faire. (...) Le père se déchaine [contre l’une de ses femmes ], le garçon regarde, observe les caractéristiques de la colère, prend les mêmes attitudes avec les filles de son âge, laisse libre cours aux pires passions, et ainsi formé, éduqué, exercé quotidiennement à la tyrannie, ne peut manquer d’en acquérir des particularités odieuses. Un homme doit être un prodige pour conserver sa moralité et ses mœurs intactes dans de telles circonstances. »

A-t-il jamais existé meilleure description de l’esclavage domestique qu’est la polygamie ?
Et bien entendu l’inverse de ce que décrit Jefferson est vrai du côté des femmes : les filles apprennent à considérer tous les hommes comme leurs ennemis et sont dévorées d’une rage impuissante, ou bien elles apprennent de leurs mères la soumission et participent servilement à perpétuer avec leurs propres enfants les croyances et les habitudes qui les confinent dans l’esclavage domestique.
Ajoutons à cela que l’enfermement des femmes empêche les chefs de famille de se faire confiance les uns aux autres, de se réunir, de se concerter : on aurait trop peur d’introduire un autre homme sous son toit, et puis avec tant de femmes à surveiller et d’enfants à faire obéir on n’a guère le temps et la disponibilité d’esprit pour autre chose. Bref, la polygamie tend à renfermer invinciblement chacun dans son intérieur et s’oppose à la création de ces associations de citoyens qui sont le fondement de la démocratie. Face à ces individus isolés dans leurs sérails - petits ou grands - le prince n’a pas de mal à s’imposer, aucune résistance durable à l’oppression n’est possible. Cela n’empêche pas les révolutions de palais, et parfois les révolutions tout court, mais cela empêche l’apparition d’un régime libre. Un despote chasse l’autre.
En octobre 1878, les Américains instruits avaient encore tous ces éléments à l’esprit. Ce pourquoi non seulement la Cour Suprême prit l’arrêt Reynolds, mais le gouvernement fédéral pourchassa vigoureusement les mormons polygames, jusqu’à ce que, en 1890, l’Eglise mormone annonce officiellement qu’elle renonçait aux mariages pluraux.
Aujourd’hui, alors que des vagues migratoires sans précédent on introduit la polygamie sur notre sol, aujourd’hui, alors que nous sommes à la veille d’autoriser des unions homosexuelles qui inévitablement réveillerons les revendications en faveur de la polygamie, nous serions bien avisés de nous rappeler cet épisode de l’histoire des Etats-Unis.
Nous serions surtout bien avisés de nous rappeler les raisons pour lesquelles le gouvernement américain ne craignit pas de limiter la liberté des mormons dans l’exercice de leurs convictions religieuses.
La polygamie est odieuse à bien des égards, et seules ses conséquences proprement politiques ont été exposées ici. Mais si nous ne devions retenir qu’une seule raison de nous y opposer, retenons du moins celle-ci : polygamie ou démocratie, il faut choisir.



35 commentaires:

  1. Quand le sujet sera posé en France, les pro seront nécessairement des musulmans ou sympathisants.

    Les musulmans sont cependant très nombreux, et l'autorité de la France en ce qui les concerne s'exerce plutôt contre leurs critiques que contre leurs pratiques, fussent-elles illégales.
    Se souvenir de l'exemple américain d'accord, mais les ordres de grandeur et les volontés ne sont pas les mêmes.

    Le maître mot sera donc musulman, même si on apprendra à ce moment-là que tout plein de Français (et Françaises) non musulmans attendaient cette reconnaissance depuis tellement longtemps. Faisons confiance aux tentatives d'enfumage et manipulations de rigueur. Le CFCM saura trouver les mots.

    Et les opposants, quelle que soit la raison ? On a eu homophobe pour les homos, ici on aura islamophobe, vous l'avez dit. Ca c'est désormais dénoncé, interdit, poursuivi en France et ailleurs, menaces sérieuses à l'appui. C'est plutôt entre polygamie et détention, qu'il va falloir choisir.

    Je garde précieusement vos arguments, ils vont servir en privé. Nous verrons les amusantes questions fiscales et financières plus tard.

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    1. C'est plutôt entre polygamie et détention, qu'il va falloir choisir.

      Je n'avais pas vu ça comme ça, mais maintenant que vous le dites...

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  2. Excellent travail, merci.

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  3. Il faut choisir, mais c'est un choix difficile. Il me semble que la démocratie également fait violence à la nature humaine. On demande à de braves gens cons comme des tabourets d'avoir un avis sur tout, en dehors de leur sphère de compétence, et lorsque ces pauvres bougres ont accompli, aiguillonné par forces injonctions culpabilisantes, leur "devoir civique de citoyen", on leur dit : "vous l'avez voulu, il faut assumer".

    Le Califat est peut-être la solution.

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    1. Ah, ah, on voit le royaliste refoulé qui parle! Un Calife c'est presque comme un roi, juste avec un turban à la place d'une couronne, non?
      Plus sérieusement l'inégalité des capacités intellectuelles et morales est un problème évident pour la démocratie. Et comme c'est un problème évident, il a toujours été connu des penseurs politiques sérieux, y compris ceux qui, tout bien pesé, penchaient en faveur de la démocratie.
      Pour le dire vite, la solution à cela s'appelle la démocratie représentative. A condition qu'elle fonctionne correctement bien sûr, ce qui n'est plus le cas de la nôtre, nous sommes d'accord.

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  4. Remarquable et très complet, comme d'habitude. Tous ces arguments seront bien utiles lorsque les progressistes arriveront avec les leurs.
    J'en ai déjà eu un aperçu dans un petit bouquin même pas mahométan dans lequel était expliqué que la polygamie, habilement associée à la polyandrie, pourrait permettre de protéger les enfants des effets néfastes du divorce.
    Comme le dit l'auteur : " Et si, pour en finir avec la fatalité statistique du divorce, femmes et hommes avaient le droit d'être polygames ?"

    Voir les enfants déchirés entre les parents...c'est ça qu'on veut, hein, c'est ça ?

    http://www.huffingtonpost.fr/catherine-ternaux/polygamie-amour_b_1373398.html

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    1. Ah, elle est mignonne cette auteureuh (puisque je la soupçonne d'être féministe, cette féminisation du mot lui fera sûrement plaisir).

      Or donc, pourquoi ne pas revendiquer une polygamie égalitaire

      C'est vrai ça, et pourquoi ne pas revendiquer le feu qui mouille ou les dépenses publiques qui créent la croissance, hum, je vous le demande? Yapaderaison.
      Quant aux "études scientifiques sérieuses" qui réhabilitent la polyandrie, j'aimerais bien les voir, histoire de rigoler.
      Pour autant que je sache, la polyandrie est une rareté anthropologique - à la différence de la polygynie qui, comme vous le savez, n'est pas absolument exceptionnelle - et pour une bonne raison : les hommes ne supportent pas de devoir partager leur épouse avec d'autres. Les femmes aussi, vous me direz. C'est vrai, mais la différence est que, en général, les femmes se contentent de faire des scènes alors que les hommes s'entretuent.
      Ce qui après tout est un moyen comme un autre de transformer un mariage polygame en un mariage monogame.^^

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    2. Rien n'est plus inégalitaire que la polygamie.
      Il y a toujours la première épouse, les autres sont des pièces ajoutées.
      Il faut demander aux épouses sénégalaises qui cohabitent dans la cour commune de la maison du mari ce qu'elles en pensent.
      En outre, il y a les vieilles (et la première est forcément la plus vieille), les jeunes, les moches, les belles.
      En bref, l'égalité n'existe pas, même dans la polygamie dite "égalitaire".

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  5. Merci pour ce billet très complet qui permettra effectivement d'avoir des arguments , pour peu que la personne en face veuille débattre , ce qui est loin d'être toujours le cas ( "oh la la qu'est ce que tu vas encore nous sortir" , "ça y est tu vois bien qu'au fond de toi tu es raciste " ,etc .)

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  6. Mon cher Aristide,
    pour une fois je ne vous suis pas.
    Néanmoins, la forte population musulmane qui a voté à 93% n'y serait certes pas hostile. Je ne poserai pas la question à Najat (conseillère de Mohamed VI) car elle est plutôt bien intégrée. Plus sérieusement deux remarques.
    1. l'andouille Ternaux (M/F, le mot finit en e) fait des propositions aussez spécieuses. Notons toutefois que la polygamie généralisée concourrait à améliore la race (n'appelez pas la Halde !) du fait que seuls les éléments "dégradés" se trouverait à l'abandon.
    2. Concernant la communauté musulmane acquise à Hollandouille, ils n'ont pas été bruyants sur la loi. Ils sont nombreux (*) et de mieux en mieux encadrés. Pour eux (mâles) une telle avancée est fondamentale, pas pour le sexe (ils ne baisent pas plus que nous) mais pour le pouvoir (dans certains milieux, le chef, gestionnaire de sa cour, des ASSEDIC et des prestations familiales (25 gamins) représente une réussite exceptionnelle !

    (*) Rien ne permet d'imaginer que de 1981 à 2012 (30 ans) la population autochtone de la France ait progressé. Or le nombre d'électeurs inscrits est passé de 36.4 à 46 millions. Si entre temps, quelques européens communautaires sont inscrit, je me permets d'affirmer que plus de neuf millions d'électeurs musulmans nous ont rejoint. A méditer !

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    1. Vous m'excuserez René, mais je ne vois pas sur quel point vous ne me suivez pas.
      En revanche, moi je ne vous suis pas sur le nombre de musulmans présents en France.
      J'avais déjà eu l'occasion de dire ce que j'en pensais ici : http://aristidebis.blogspot.fr/2011/12/musulmans-combien-sont-ils.html

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    2. Sur la première remarque,j'avoue qu'il m'a fallu relire pour justifier ma remarque, qui portait plus sur l'esprit que sur un fait précis. Restons-en là.
      En revanche, sur la population de substitution (R. Camus) présente en France, votre billet de décembre 2011 m'a remémoré bien des faits.
      Ici, j'affirme que le surplus d'inscription aux listes électorales provient pour l'essentiel de la population musulmane. Je veux bien concéder que le vieillissement de la population (non totalement achevé) peut y participer. De même que l'encouragement aux "jeunes" dont la rentabilité est démontrée.
      Mais une augmentation de 46/36.5 = 26% ?
      Dans mon commentaire de décembre 2011, je concluais
      "Bref tout cela explique le passage de 40 à 55 millions. Mais, il manque une bonne dizaine de "citoyens" pour aboutir à 67 millions."
      A quoi, vous répondez par un retour à l'INSEE ...
      dont Michèle Tribalat nous explique le rôle.

      Rappelez-vous l'art d'évaluer « le solde migratoire ». Il fut de 77.000 en 2011 chiffre pertinemment faux qu'il suffira de "corriger" au bout de cinq ans.
      Ainsi, de 1999 à 2005, selon les chiffres définitifs de l’INSEE la population française a crû de 3.062.000 habitants : 1.784.000 étant dû au solde naissances-décès (bébés muz - vieux chrétiens), auquel s'ajoute un solde migratoire de 617.000 et un « ajustement » de 661.000. Donc, au cours des 5 années le chiffre affiché ne caractérisait par 100% d'erreur.

      Pardon, cher Aristide, mais c'est un sujet qui m’exaspère !

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    3. Il n’y a pas de mal René, mais je persiste à ne pas vous suivre. Vous passez du nombre d’électeurs inscrits à l’immigration et de l’immigration à la population musulmane. C’est deux sauts de trop, dans lesquels peuvent se nicher bien des erreurs susceptibles de fausser complètement vos calculs. Contrairement à ce que vous dites il me semble tout à fait possible d’imaginer que la population autochtone de la France ait progressé entre 1981 et aujourd’hui, même avec un taux de fécondité inférieur au renouvellement des générations. Mais bref, je n’ai pas le loisir de me pencher plus en détails sur cette question donc je résumerais simplement ma position.
      En matière de démographie, je ne me satisfais pas de calculs au doigt mouillé. Vous avez tout à fait raison de rappeler ce que Michèle Tribalat dit au sujet de l’utilisation du solde démographique par l’INSEE (dans Les yeux grands fermés) pour cacher la réalité de l’immigration, mais cela ne change rien à l’affaire. Si vous faites confiance à Michèle Tribalat lorsqu’elle démonte les manipulations de l’INSEE, pourquoi ne lui faites-vous pas confiance lorsqu’elle propose une estimation de la population musulmane ? Personnellement j’ai confiance en sa compétence et en son honnêteté, jusqu’à plus ample informé, donc je m’en tiens à ses chiffres.
      Mais comme je l’avais déjà dit dans mon billet de l’année dernière, même « juste » 4 millions de musulmans c’est déjà 5 millions de trop. A mon avis nous surestimons leur nombre, mais nous pouvons difficilement surestimer leur pouvoir destructeur.

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  7. 'tendez, 'tendez, 'tendez. La polygamie et le mariage homosexuel, c'est à mes yeux très différent. Le mariage homosexuel, c'est une histoire de reconnaissance symbolique et juridique de l'existence d'un couple d'adultes consentants qui vivent ensemble et font des trucs (acheter une clio, et aller au monoprix pour renouveler le stock de boîtes de conserves par exemple) ensemble.

    La polygamie est bien évidemment une histoire de domination de l'homme sur les femmes, ce que vous montrez par ailleurs fort bien.

    J'y vois une profonde différence anthropologique et sociologique.

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    1. Chère Artémise,
      dites-vous bien que les "progrès" (vous m'avez compris) se font toujours par petits pas.
      Dès lors que le statut d'amoureux (quelle que soient la qualité des personnes) suffit à valider l'organisation officielle de leur copula carnalis et à structurer ainsi la société ...
      ... où voyez-vous un obstacle à la polygamie (voyez le type de Nantes) dont les "épouses" n'y voient aucune histoire de domination de l'homme sur les femmes. D'autant que rien n'interdit une histoire de domination d'une femme sur des hommes.

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    2. Ah, mais je ne doute pas que vous voyez une différence profonde entre le mariage gay et la polygamie. Toute la question est de savoir si vous pourrez transformer votre « vision » en arguments sonnants et trébuchants, autrement dit de savoir si vous pourrez accepter le mariage gay et refuser la polygamie sans vous contredire. C’est précisément ce dont je doute, pour dire le moins.

      Je vous la fait courte : vous ne pouvez refuser la polygamie (et en fait n’importe quel arrangement matrimonial) qu’en vous appuyant, au moins implicitement, sur une certaine conception de la nature humaine (ou bien sur la révélation divine, mais c’est une autre histoire). Mais s’il existe une nature humaine qui justifie de prohiber la polygamie, vous ne pourrez guère éviter d’aller jusqu’au bout du chemin : vous finirez par être forcée d’admettre qu’il peut aussi exister quelque chose comme une sexualité « intrinsèquement désordonnée », ou bien comme une contribution objective du mariage hétérosexuel au bien commun, bref de rappeler tout le royaume des ténèbres, Thomas d’Aquin en tête, et de prohiber aussi le mariage gay.
      Pour le dire autrement : vous ne pouvez pas convoquer la nature humaine quand ça vous arrange et la congédier ensuite, ou inversement.

      Si je prends par exemple vos arguments en faveur du mariage homosexuel, il me suffit de changer deux mots pour avoir un magnifique plaidoyer en faveur de la polygamie.

      La polygamie, c'est une histoire de reconnaissance symbolique et juridique de l'existence d'un groupe d'adultes consentants qui vivent ensemble et font des trucs (acheter une clio, et aller au monoprix pour renouveler le stock de boîtes de conserves par exemple) ensemble

      Où est l’erreur ?

      PS : vous allez au Monoprix pour acheter des boites ? Je croyais que vous faisiez partie de ces femmes qui cuisinent :-)

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    3. Disons, pour la faire courte (j'ai un rejeton malade, et le mari également, ce qui me fait finalement deux enfants malades si on veut :), alors pas trop le temps de traîner :) ) que la revendication des personnes homosexuelles pour le mariage tourne autour du couple : c'est d'ailleurs en cela qu'on accuse les homosexuels de "singer" les hétérosexuels. Le mariage homosexuel, me semble-t-il, ne fait que confirmer le fait que dans la société occidentale, l'humain vit en couple - la fameuse cellule familiale.

      Les sociétés polygames sont organisées différemment, structurées autour du clan et non du couple.

      Il va de soi que je ne vous parle pas d'amour.

      PS : je sais pas pour vous, mais pour moi, les boîtes de conserve, c'est pour avoir sous la main des fonds d'artichauts et des pointes d'asperges sans me faire suer une heure à les préparer.
      Les fonds d'artichauts, c'est quand même le meilleur truc du monde (avec la ricotta et le Gewurtz' vendanges tardives) (je vous l'accorde, ça n'a rien à voir), et si je dois passer une heure à les préparer, ça me gâche le plaisir.

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    4. Rien de ce que vous dites ne me semble répondre à mes arguments ni ne m’explique comment vous pouvez défendre le mariage homosexuel tout en refusant la polygamie - car dire « ici c’est comme ça et ailleurs c’est différent » n’est évidemment pas un argument. Après tout « ici » les homosexuels ne pouvaient pas se marier non plus, mais aujourd’hui certains voudraient que ce soit différent. Pourquoi donc ne pas aller plus loin ?
      Il n’y a rien à faire, la seule question qui vaille, c’est la question du bien. Ici c’est comme ça et ailleurs (ou avant) c’est différent. D’accord. Mais qu’est-ce qui est le mieux ?
      Vous dites par exemple « il va de soi que je ne vous parle pas d’amour », et effectivement les mariages polygames ne reposent pas sur les sentiments. Mais si le besoin d’aimer et d’être aimé est inhérent au cœur humain, cela signifie que ce type d’arrangement matrimonial est inférieur à un type d’arrangement qui permet la satisfaction de ce besoin, toutes choses égales par ailleurs. Et ainsi de suite.

      Mais ce que vous dites me rappelle le billet de « Baroque et fatigué » que vous aviez indiqué dans un commentaire précédent. J’avais trouvé ce billet abondant en sentiments et pauvre en arguments, l’impression générale étant que refuser le mariage aux couples homosexuels c’était se montrer « méchant » ou « intolérant » envers eux, leur refuser une « reconnaissance » qui leur serait dû - ce qui en fait est la position du mouvement LGTB.
      C’est un non sequitur total.
      Le législateur, dans une démocratie libérale, n’a pas à « reconnaitre » officiellement la « dignité » quelque mode de vie que ce soit. Le mariage ne vise pas à « reconnaitre » la « dignité » de l’hétérosexualité - quelle idée ! - il ne vise pas davantage à reconnaitre officiellement l’amour que deux individus peuvent se porter - encore une fois, quelle drôle d’idée !
      Il repose simplement sur la constatation que les unions hétérosexuelles stables servent le bien public, et que des unions hétérosexuelles instables le desservent. A cause des enfants. Donc il cherche à encourager les premières et à décourager les secondes. C’est très différent d’accorder un quelconque brevet de dignité.
      Si encore le mariage homosexuel pouvait ne faire de mal à personne, on pourrait peut-être se dire, pourquoi pas ? Mais il est impossible qu’il en soit ainsi. Donc exit le mariage gay.

      Concernant les fonds d’artichaut, je ne saurais vous entendre. Je suis un mâle banal, carnivore et féculophile, voyez ? :-) En revanche pour le Gewurtz, topez-là.

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    5. Rho, je dois mal m'exprimer : oui, je mets une barrière très précise entre couple et polygamie. Car si comme vous le dites, c'est le propre du coeur humain que de vouloir aimer et être aimé (cela dit, c'est pas bien scientifique, ça, comme considération), je crois que l'amour en couple porte des fruits, alors que la polygamie (polyandrie ou polygynie, d'ailleurs), n'engendre que frustrations et rivalités, et donc, domination et soumission, ce qui constitue une perversion de l'amour.


      Pour les fonds d'artichauts, il y a des choses bien à faire avec, regardez là :
      http://www.marmiton.org/recettes/recherche.aspx?st=1&pq=fonds-d-artichauts&dt=plat%20principal&dt=accompagnement&sort=fastdesc#fonds%20d%27artichauts

      Je ne vous demande pas de les manger crus en salade, bien évidemment. Ne vous en faites pas, j'ai un mari carnivore et féculophile comme vous, j'ai l'habitude de faire des trucs consistants. Un de mes livres de cuisine favoris s'appelle "Savez-vous planquer les choux"...

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    6. "Savez-vous planquer les choux"

      Je ne sais pas ce qu'il en est du contenu, mais le titre au moins est savoureux.
      Entendons-nous bien, je ne suis pas du tout légumophobe (j'ai déjà assez de "phobies" comme ça sans rajouter celle-là). Les choux par exemple je les aime beaucoup : en choucroute avec force pommes de terre et cochonnailles, ou bien du choux vert cuit à la bière avec moult saucisses et morceaux de lard.
      Non, vraiment, les légumes sont les bienvenus chez moi. A condition qu'ils viennent accompagnés...

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    7. Le bouquin est très bien : l'idée est de dissimuler des légumes dans des endroits improbables, de jouer un peu avec pour sortir de l'alternative pâtes ou riz.
      Exemple : une omelette à la betterave roulée avec du fromage frais, de la pâte à crêpes avec de la blette dedans...

      si vous ne savez pas quoi faire, regardez-le un peu, pour peu que vous aimiez cuisiner...

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    8. Oui, effectivement, il va falloir que je regarde.

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  8. La recrudescence de l'usage des mots "polyamour" et "polyamoureux" est un signe inquiétant. Quand de certaines gens commencent à violer la langue pour lui faire des enfants tarés, hideux et difformes, c'est qu'ils préparent un mauvais coup et que rien, pas même le bon sens, ne pourra les arrêter.

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  9. Excellent travail comme d'habitude et pour moi vieux misogyne patenté, il faut inconscient pour se marier avec plusieurs femmes, cela devient vite l'enfer et vous remarquerez que Méphistophélès ( Iblis chez les musulmans) ne s'entoure pas de femmes, ou alors de succubes et encore elles servent Lilith (en hébreu : לילית)qui est, en Éden, la première femme et la première compagne d’Adam, avant Ève et une chienne de garde avant la lettre.

    Connaissant les dames, Belzébuth les éloignent et soyons certain que si Faust se mariait , il demanderait l'asile politique à Saint-Pierre.

    En conclusion, la polygamie c'est pire que l'enfer mais quand même plus près de la Démocratie, pourquoi : " Dans une démocratie, tout le monde gueule , tout le monde entend mais personne n'écoute, dans un union polygame c'est la même chose, les co-épouses se déchirent et le mari lui, il claque la porte et s'en va au café parler démocratie".

    Allez puisque tout le monde peut se marier, épousons nous les uns ,les autres pour se rendre compte au bout du compte qu'on est toujours tout seul au monde.

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    1. Effectivement, je pense aussi que la polygamie est presque toujours une mauvaise affaire pour tout le monde.
      Mais s'il suffisait qu'une institution nous rende malheureux pour qu'elle soit supprimée, ça se saurait...

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  10. …"à moins que cette inquiétude soudaine au sujet de la polygamie ne soit rien d’autre qu’une manière de dissimuler une inavouable islamophobie."
    C'est certain ! De la même façon et sur un même plateau, le "mariage pour tous" peut, si les mots ont le même sens pour tout le monde, contenir embusquée la possibilité légale du mariage pédophile.
    Il y a un grand précédent, ainsi que de nombreuses émules là où sévit l'islam.

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    1. C'est effectivement une possibilité, hélas.

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    2. Au fait, Aristide, on dit un ou une émule ? Instinctivement, je l'ai mis au féminin, mais j'ai un doute.
      Je viens de tenter de vérifier, dans le Larousse, on ne met pas le genre de ce nom.
      La réforme est en marche ! A bas le genre !

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    3. Vous avez bien raison de vous plaindre de la féminisation abusive des termes.
      J'imagine qu'aujourd'hui on dit de "nombreuses émules" si les dites émules sont des sexe féminin ... sinon de "nombreux émules".
      Pour moi qui suis hostile à cette féminisation je dirais :
      "Mes théories ont fait de nombreux émules dans la gent féminine !"

      Contente Carine ?

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  11. Mais ce nom en soi n'a pas de genre ?
    Vous pensez donc René que c'est un nom masculin. C'est votre conviction intime ou bien vous l'avez vu quelque part, résistance à la féminisation mise à part ?
    Y a-t-il d'autres noms dont le genre n'est pas précisé dans le Larousse ?
    Ca fait bizarre de voir "émule: nom"

    Un nom à la forme fixe ne change pas de genre en fonction de ce qu'il recouvre, si ?
    un Interlocuteur, une interlocutrice
    un opposant, une opposante
    un ami, une amie
    un émule, une émule ???

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    1. "C'est votre conviction intime ou bien vous l'avez vu quelque part".
      C'est ma conviction mais je ne prétends pas avoir la science infuse;
      Faites le test et recherchez "nombreux émules" et "nombreuses émules",
      et vous verrez par les résultats trouvés par Google que seul le premier cas donne quelques occurrences ou le nom est précédé de l'adjectif.
      Vus avez toute latitude pour affirmer que ma justification n'est pas convainquante.

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    2. Mais si, je suis convaincue et je vous remercie.

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    3. Et ce cas des mots sans genre fixe n'est pas rare, finalement :
      un/une coreligionnaire - un/une responsable- un/une co-responsable etc…
      Mais chantre : n.m.
      Bon, j'arrête avec ça ^^

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