Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 16 avril 2014

Clichés féministes : en avant toutes !



 
Une fois n’est pas coutume, je vous propose la traduction d’un article plutôt léger, ou en tout cas d’un article portant sur un sujet a priori plutôt léger : le féminisme chic, glacé, et involontairement humoristique, de Lean In – mais si voyons, la fondation Lean In, le dernier dada de l’une des femmes les plus riches et les plus influentes du monde, comme aiment à le dire les magazines. Vous ne connaissez pas ? Vous connaitrez après avoir lu l’article en question. Il faut bien se distraire de temps en temps, et puis se distraire aux dépends du féminisme contemporain c’est plus qu’une distraction, c’est presque un devoir moral. Donc lisez, et pour que votre distraction, et votre information, soient complètes j’ai agrémenté la traduction de tout plein de jolies images directement tirées de la collection Lean In. N’est-ce pas que je suis bon ? Et pourtant je ne suis qu’un mâle hétérosexuel, tout ce qu’il y a de plus blanc et, je dois bien le reconnaître, passablement sexiste. Qu’est-ce que ce serait si j’étais une femme…

PS : Par le plus pur des hasard, Mme Sandberg a prononcé lundi de cette semaine une conférence à Science-po Paris, haut lieu de la propagande progressiste et dégenrée, pour y vendre sa soupe promouvoir son livre et les "idées" qu'il contient. Vous pourrez en trouver un compte-rendu ici.


Brave new stereotypes

Par Andrew Ferguson (The Weekly Standard 17 mars 2014)

En partie parce que je suis un homme, en partie parce que la professeur qui nous donnait le cours « Féminisme et culture » insistait absolument pour que celui-ci ait lieu à 8 heures du matin, ce qui m’empêchait d’y assister, je me retrouve aujourd’hui, des décennies plus tard, très en retard en matière d’émancipation féminine. La balance du pouvoir penche désormais nettement du côté de la quenouille. Puis-je toujours employer ce mot, « quenouille » ?
Les statistiques qui le prouvent se présentent sous la forme de petites bouchées, prédigérées pour les manchettes journalistiques : les hommes ne constituent plus que la moitié de la population active, contre 70% il y a une génération. Les femmes reçoivent 60% des diplômes universitaires de premier cycle aux Etats-Unis. Les femmes occupent la plupart des postes d’encadrement de premier échelon. Dans les zones urbaines, les femmes célibataires ont en moyenne des revenus 8% plus élevés que ceux des hommes. Pour les femmes les plus jeunes, le fameux « écart salarial » avec les hommes est devenu statistiquement insignifiant. A certains points de vue les femmes dominent la plupart des professions qui connaissent la plus forte croissance. Dans les trente dernières années, leurs salaires ont augmenté de 25% tandis que ceux des hommes baissaient de 4%.
J’aime à penser que ma professeur de féminisme et culture, quoi qu’il soit advenu d’elle, serait satisfaite de la tournure prise par les évènements – qu’elle considérerait cela comme une sorte de victoire et de preuve qu’elle avait raison. Mais je n’en suis pas absolument certain. Elle pourrait être satisfaite, ou bien elle pourrait faire partie de ces gens qui approuvent vigoureusement en lisant le méga bestseller Lean in : women, work, and the will to lead (« En avant toutes : les femmes, le travail et le pouvoir »), de Sheryl Sandberg, la directrice des opérations de Facebook. Le livre a été publié il y a un an et il a constamment figuré dans le top 10 des bestsellers depuis.
Certains, ici et là, ont rejeté le livre comme étant l’expression de préjugés de classe – la fantaisie d’une femme privilégiée qui a abandonné le combat maintenant qu’elle se trouve solidement installée tout en haut et qui remodèle le féminisme pour l’accommoder aux désirs des plus fortunées. Il est difficile d’être en désaccord avec ce type de critiques lorsque vous tombez sans arrêt sur des phrases du genre : « La nuit avant de recevoir le prix Nobel de la paix 2011 pour avoir aidé à diriger le mouvement des femmes qui a renversé la dictature au Libéria, Leymah Gbowee se trouvait chez moi pour une soirée dédicace ». Il fallait y être, je suppose.
Mais, d’un autre côté, la critique n’est pas entièrement juste. Riche comme Crésus, ayant réussi au-delà des rêves les plus fous de n’importe qui à l’exception de quelques géants de l’industrie, Sandberg est mue par le même genre de mécontentement agité, par la même insatisfaction qui a toujours animé le mouvement féministe. Elle affirme, comme les féministes l’ont toujours fait, qu’il y a toujours plus à faire pour émanciper les femmes, et elle-même. Et elle continue à essayer de diffuser la bonne parole. Ayant plus d’argent qu’elle ne sait quoi en faire, elle a décidé de monter une fondation, la Lean InFoundation.

 Et que fait cette fondation ? Selon son ordre de mission Lean In « cherche à encourager les femmes à poursuivre leurs ambitions » et à « changer les termes du débat, de ce que nous ne pouvons pas faire à ce que nous pouvons faire ». Elle « offre aux femmes une source d’inspiration et de soutien pour les aider à réaliser leurs objectifs. » Elle « parlera franchement des défis auxquelles les femmes font face et qu’elles affrontent ensemble » pour ainsi « changer la trajectoire des femmes et créer un monde meilleur pour tous. »
Encourager, aider, parler, inspirer, changer les termes du débat, affronter ensemble : autrement dit, pas grand-chose. Le site internet propose aussi de petites conférences vidéo, telles que : « Soyez votre propre héros ! », « Imposez-vous ! », « Comment mener des conversations difficiles ». Vous pouvez en regarder autant que vous voulez, elles sont gratuites. C’est Sandberg qui paye.
L’initiative la plus récente et la plus tangible de la fondation, annoncée vers la fin du mois de février, est un partenariat avec l’agence Getty, l’une des plus grosses banques d’image au monde – ces fournisseurs d’images banales, instantanément oubliées, dont se servent les éditeurs pour illustrer leurs magazines et leurs sites internet, et dont les responsables marketing se servent pour rendre leurs publicités irrésistibles pour les gens ordinaires. Getty est maintenant conservateur de la collection Lean In. Les éditeurs et les responsables marketing qui peuvent se le permettre pourront acheter dans cette banque d’image des photographies « offrant une représentation puissante des femmes, des filles, et de ceux qui les soutiennent. » Les profits de la collection Lean In iront à la Lean In foundation, qui soutient la collection Lean In. Nous pouvons nous attendre à beaucoup d’encouragement, de conversation, d’inspiration, et de changement des termes du débat dans les années qui viennent.


La collection Lean In est un reflet cristallin du livre dont elle tire son nom. Le thème du livre est que le progrès collectif des femmes est freiné par les stéréotypes que la société impose à ses malheureuses victimes, qui vont alors les internaliser. « Le marketing à la fois reflète nos stéréotypes et les renforce » a expliqué Sandberg au New-York Times lors de l’inauguration de la collection. Il existe deux sortes de stéréotypes qui imprègnent les pages de Lean In, bien que l’auteur et son nègre n’aient conscience que de l’existence d’une seule sorte. Les stéréotypes sont ce qu’elle désapprouve : les femmes en tant que mères, en tant qu’épouses déférentes, les femmes en tant que salariés dépourvus d’ambition, les femmes dépassées par les évènements. D’un autre côté, les femmes maitresses de leur environnement, que celui-ci soit le foyer, le lieu de travail, le mariage, la famille, la vie publique – cela, ce sont les clichés qu’elle approuve et qui, par conséquent, ne peuvent pas être des stéréotypes.
L’idée que les êtres humains, et particulièrement les femmes, reçoivent passivement leur identité de la part de forces qui échappent à leur contrôle est une idée très ancienne, qui est devenu un lieu commun de la recherche en science sociale – continuellement étudiée, continuellement découverte, continuellement prouvée. « Je m’appuie sur des données chiffrées et sur des études universitaires » écrit Sandberg avec fierté, et en toute innocence, et son livre abonde de citations tirées de la science sociale. Ces données et ces études sont d’un genre particulier, qui sera familier à quiconque s’est penché sur notre vaste littérature en matière de marketing, de commerce, et de développement personnel, dès lors qu’elle touche aux questions de pouvoir et de différences des sexes.


Presque toutes les études qu’elle cite ont été produites par des sociologues qui ont choisi leur métier pour combattre ce qu’ils perçoivent comme l’exploitation insidieuse et parfois violente dont souffrent les femmes de ce pays. Ils ont fait cause commune avec d’autres sociologues, animés par le même état d’esprit, pour mettre au point des expériences qui, pour des raisons de coût et de commodité, doivent se faire avec des étudiants ; étudiants qui ont appris durant leurs cours que les femmes souffrent d’une exploitation insidieuse et parfois violente. Les expériences donnent invariablement des résultats positifs. Ces résultats sont transformés en articles. Ces articles sont publiés dans des revues qui, pour garantir l’objectivité et une saine méthodologie, font examiner ce qu’elles publient par des spécialistes qui ont choisi de faire carrière dans la science sociale pour combattre l’exploitation insidieuse et parfois violente dont les femmes sont victimes. Les données sont claires : l’exploitation des femmes est insidieuse et parfois violente. C’est maintenant scientifiquement bien établi.


En plus des atours de la science dont il se pare, le ton positif du livre de Sandberg a été un élément crucial de son succès. Ces stéréotypes internalisés peuvent être surmontés ! « Nous pouvons démanteler nos barrières intérieures maintenant » écrit-elle. Et c’est également le but de la collection Lean In. « L’une des façons les plus rapides de faire en sorte que les gens pensent différemment à propos de quelque chose est de changer le visuel autour d’eux, » a expliqué au New-York Times un expert en marketing. « Le truc à propos de ces images, c’est qu’elles agissent à un niveau inconscient pour renforcer ce que les gens pensent que les gens devraient être. » Autrement dit, nous sommes toujours de pauvres benêts manipulables mais, en étant exposés aux images de la collection Lean in, nous deviendrons des benêts manipulables meilleurs, plus émancipés. Tout ce que nous avons à faire, c’est regarder. Comme Sandberg aime à le dire : « vous ne pouvez pas être ce que vous ne pouvez pas voir ».
Helen Keller n’aurait probablement pas été d’accord, mais Helen Keller était trop désuète pour incarner l’idéal de la femme de demain selon Lean in (déjà, elle s’habillait terriblement mal). Le but essentiel de ce nouveau monde émancipé est énoncé très clairement par Sandberg dans Lean in, le livre. « Se débarrasser de ces barrières intérieures », écrit-elle, « est crucial pour gagner du pouvoir ». Le genre de pouvoir en faveur duquel plaide Sandberg est le pouvoir tel qu’il était défini dans le vieux monde de la domination masculine : s’élever au sommet d’organisations hiérarchisées, dire à des subordonnés ce qu’ils doivent faire, gagner beaucoup d’argent, obtenir la liberté de faire ce que vous voulez en vous émancipant des ennuyeuses exigences des autres et de la vie quotidienne – ou, pour employer le jargon parfumé du féminisme contemporain, la liberté de « poursuivre vos rêves » et de « suivre votre passion où qu’elle vous mène ». Sandberg veut (et a gagné pour elle-même) du pouvoir dans le sens le plus grossièrement matériel du terme, et les images fournies par Getty sont destinées à encourager ce désir chez ses petites camarades. 


Passer une heure avec la collection Lean In nous permet d’entrevoir à quoi ressemblera notre monde tandis qu’il se dirigera vers la perfection. Les titres des photos se passent d’explication. « Portrait de femme travaillant dans un atelier mécanique. » « Femme chirurgien utilisant une tablette digitale après son travail. » « Deux femmes faisant des pompes avec des haltères pendant un entrainement Crossfit. » Il y a un soldat, plusieurs surfeurs, quelques alpinistes, et une femme intrépide faisant de l’équilibrisme sur un câble. Il est important de noter que la « Femme menuisier clouant une armoire personnalisée dans un atelier » travaille sur une armoire personnalisée ; le savoir-faire artisanal remplace la production de masse dans le monde Lean In. Elles peuvent se le permettre ! Lorsque vous verrez « Deux femmes mûres souriantes assises dans un patio à l’extérieur et savourant des amuse-gueules », vous vous extasierez sur le cadre rustique, et vous saurez que l’une d’entre elles l’a acheté avec son argent.
Dans le monde futur selon Lean In, les femmes passeront beaucoup de temps au café, soit seules soit par paires. Les appareils électroniques portables sont leurs compagnons toujours fidèles. Les femmes seront toutes belles – enfin, la plupart d’entre elles – bien qu’un trop grand nombre, à mon goût, affichent des tatouages. Même les femmes âgées (« Femme mûre glamour et souriante »), bien qu’inévitablement ridées, arborent une éclatante cascade de cheveux blancs et un visage bronzé rayonnant, suggérant ainsi la sensualité impérissable qui est le droit naturel inaliénable et imprescriptible de la femme Lean In. Elles font aussi énormément d’exercice, qu’elles soient jeunes, vieilles, ou entre-deux âges, dans des survêtements légers et brillants, ce qui explique pourquoi aucune d’entre elles n’est grosse. Vous pouvez deviner qu’elles ne sont pas grosses parce qu’elles portent habituellement des culottes de yoga.


Il y aura très peu de livres aux alentours, à moins que vous ne rangiez les classeurs de bureau dans cette catégorie. Il y aura encore moins d’hommes. Les hommes qui parviennent à se faufiler dans le monde émancipé seront utilisés pour changer les couches, pour écouter poliment un manager Lean In tout en admirant les graphiques qu’elle a tracés sur son tableau blanc, et pour jouer avec les enfants en les tenant à bout de bras. Les femmes aussi joueront avec les enfants, de manière éducative et par l’intermédiaire d’appareils à écrans plats. Mais la plupart du temps les femmes travailleront, et la plupart du temps dans des bureaux. Leurs bureaux seront exceptionnellement propres et vides. Un décor récurrent est celui de la salle de conférence entièrement vitrée, adjacente à une vitre allant du sol au plafond, dans un étage élevé d’un building. Le monde du futur offrira un panorama spectaculaire sur un vaste paysage urbain étalé à l’horizon. Ce monde sera éclairé par une lumière naturelle, ce qui permettra de bien percevoir la détermination affable qui scintille dans les yeux de la femme Lean In.


Assez souvent les femmes travailleront tard. Le nombre de scènes qui se situent entre chien et loup est remarquable : « professionnelle travaillant tard en ville » par exemple, ou « femme d’affaires sur une tablette la nuit. » La qualité crépusculaire de la collection est très nette, comme si nous arrivions à la fin de quelque chose. Travaillant tard, ou bien tôt, les femmes Lean In passent beaucoup de temps à contempler à travers la vitre, d’un air pensif, avec le regard comme fixé sur un horizon très lointain, jusqu’à ce que la femme de ménage guatémaltèque vienne bruyamment interrompre cette rêverie. Serait-il indiscret de demander à quoi pensent les femmes Lean In ?
En méditant sur ces images, je pense à nouveau à ma professeur de féminisme. Je crois qu’elle serait contente de l’état actuel des choses. La collection Lean In rend notre condition actuelle parfaitement claire. Le but de la collection n’est pas « d’émanciper les femmes » ; il est de flatter les femmes qui sont déjà émancipées, et qui marchent sur les sommets plutôt que sur les trottoirs, avec des pancartes à la main. La collection elle-même est la pancarte d’aujourd’hui. Et cette pancarte dit : « Félicitations… à moi-même! J’ai réussi! »

PS : Tenez, comme on ne se refait pas je vous mets un lien vers un article sérieux (et intéressant) à propos de Lean In. Si le coeur vous en dit...

10 commentaires:

  1. Excellent !

    Et merci !

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  2. Quoique feront et diront les féministes, elles ne pourront faire ceci:"

    " Une femme pourra avoir des relations sexuelles avec 10 hommes, elle n'aura toujours qu'un seul enfant, un homme lui pourra en avoir 10 avec 10 femmes différentes"

    C'est ainsi, la nature est décidément sexiste et c'est aussi pour cela que lors d'un naufrage, on sauve d'abord les femmes et les enfants.

    La dame en robe bleue, c'est une féministe, elles ont bien changé, celles que j'ai connues, ne mettaient pas des oripeaux si affriolants.

    Tout se barre en cacahuètes.

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    1. La dame en robe bleue peut se permettre de changer de robe Chanel trois fois par jour. C'est important d'être bien habillée pour aller donner des conférences partout dans le monde afin d'expliquer que les femmes sont horriblement discriminées par ces vilains hommes qui veulent les empêcher de réussir. Elle sait de quoi elle parle.

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  3. En gros c’est du féminisme bourgeois. Prédominance de l’image sur l’action, culte de la performance avec comme saint graal la satisfaction d’ambitions professionnelles et/ou du pouvoir sur autrui.

    De nos jours, la « littérature » managériale de cette sorte est produite de manière franchement industrielle.

    Ps : L’aspect problématique (ou amusant, de mon point de vue), ce fut de qualifier C. Lagarde d’antiféministe de première lorsque la presse à sorti sa correspondance BDSM adressée à N. Sarkozy…Alors ? Féminisme, antiféminisme ? Et si comme l’écrivait Orwell, l’esclavage c’était la liberté…

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  4. Aujourd'hui le féminisme est essentiellement de deux sortes : celui qui encourage les femmes à être sexuellement aussi irresponsables que les hommes, et celui qui encourage les femmes à être aussi carriéristes que les hommes (étant bien entendu que tous les hommes ne sont pas carriéristes ni sexuellement irresponsables, nous nous comprenons).
    L'un est l'autre sont hautement nuisibles, bien que souvent involontairement ridicules.

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  5. Pour être honnête, j'arrive à appréhender l'irresponsabilité en matière d'éducation, mais "sexuellement irresponsable", là je suis perdu...

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    1. Diable! Comment pourrais-je vous expliquer ce qui me parait évident par soi-même?
      Eh bien, disons peut-être : traiter la sexualité comme si elle pouvait être entièrement séparée du reste de l'existence humaine.

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  6. A l'Ecole Nationale de la Magistrature (ENM), la promo 2014 compte 73% de femmes - celle de 2012 atteignait 81%.

    Source: http://aquitaine.france3.fr/2014/02/03/la-nouvelle-promotion-de-l-ecole-nationale-de-la-magistrature-toujours-autant-de-femmes-408007.html

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    1. C'est un des problèmes de la magistrature française, effectivement.

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