Me voici donc seul, perdu sur l'océan immense du web. Perdu? Non, je ne suis pas perdu, puisque je sais où je vais, et qu'il ne tient qu'à moi de garder le cap. Seul? Non, je ne suis pas seul. Je ne les ai jamais vu, mais je sais qu'ils sont tout autour de moi. Ils ne me connaissent pas, mais je sais que nous sommes de plus en plus nombreux à mener ce combat, ce combat si nécessaire, pour notre pays et - oui - pour notre civilisation. Nos adversaires ont pour eux les lois, la force et les institutions, mais ils vivent dans le mensonge et la contradiction. En démocratie l'opinion est la base de tout, et nous pouvons changer l'opinion. Aussi, à ce moment un peu solennel pour moi où je m'apprête à apporter ma petite contribution à l'effort commun, je me permets de dédier ces quelques lignes à tous mes compagnons inconnus :
This story shall the good man teach his son;
And Crispin Crispian shall ne'er go by,
From this day to the ending of the world,
But we in it shall be remembered-
We few, we happy few, we band of brothers;
For he to-day that sheds his blood with me
Shall be my brother; be he ne'er so vile,
This day shall gentle his condition;
And gentlemen in England now-a-bed
Shall think themselves accurs'd they were not here,
And hold their manhoods cheap whiles any speaks
That fought with us upon Saint Crispin's day.
And Crispin Crispian shall ne'er go by,
From this day to the ending of the world,
But we in it shall be remembered-
We few, we happy few, we band of brothers;
For he to-day that sheds his blood with me
Shall be my brother; be he ne'er so vile,
This day shall gentle his condition;
And gentlemen in England now-a-bed
Shall think themselves accurs'd they were not here,
And hold their manhoods cheap whiles any speaks
That fought with us upon Saint Crispin's day.
(et pour ceux qui ne lisent pas l'anglais, la traduction :
"Cette histoire, l'homme de bien l'apprendra à son fils,
Et la Crépin Crépinien ne reviendra jamais,
d'aujourd'hui à la fin du monde, sans qu'on se souvienne de nous,
de notre petit nombre, de notre heureux petit nombre, d'une bande de frères !
Car celui qui aujourd'hui versera son sang avec moi,
sera mon frère ; si vile que soit sa condition, ce jour l'anoblira.
Et les gentilshommes aujourd'hui dans leur lit en Angleterre,
regarderont comme une malédiction de ne pas s'être trouvés ici,
et feront bon marché de leur noblesse, quand ils entendront parler,
de ceux qui auront combattu avec nous au jour de la Saint-Crépin !")

Happy Saint Crispin Day!
RépondreSupprimerEt puissez-vous, Aristide, nous nourrir longtemps de votre précieux travail.
Mais c'est vrai, c'était la Saint Crépin hier. Merci à vous, et à bientôt j'espère.
RépondreSupprimerFigurez-vous que je m'aperçois à l'instant qu'hier était également l'anniversaire de la bataille de Poitiers !
RépondreSupprimerJe crois que je vais boire un verre à votre santé pour célébrer ça.
Hum, célébrer une défaite française... mon anglophilie a des limites. En dépit de mon admiration sans limites pour Shakespeare.
RépondreSupprimerdéjà cinq ans!
RépondreSupprimerMerci pour votre blog à la fois pour son écriture et la richesse des réflexions que vous nous transmettez. J'ai manqué acheter votre livre sur blurb mais les frais de livraison et taxes m'ont refroidi pour l'instant. Je vais attendre un code promo intéressant.
Merci à vous. Oui, le livre est cher, hélas. C'est aussi pour cela que je n'en ai pas fait un deuxième depuis, bien que j'aurais eu assez de matériaux pour cela.
SupprimerEt ceci, peut-être ne le saviez-vous pas?:
RépondreSupprimerhttp://www.nytimes.com/2016/01/26/us/politics/before-rise-as-outsider-ted-cruz-played-inside-role-in-2000-recount.html?_r=0
Pour ma part, malgré toute la sympathie que Trump suscite en moi pour oser dire les choses et agir comme un scandale permanent face aux médias et malgré le politiquement correct, je ne "voterai" finalement plus pour le candidat. Il me semble trop roué pour le système et au final on ne sait plus trop quoi cet homme pense. Il y a moins de deux semaines on l'a entendu dire une chose puis son contraire. Ce devait être à propos du mur.
Ce fut le début de mon désamour.
Mais je vous dis (bien égoïstement) bonne suite.
...Et je voterai encore longtemps pour vous!
Comment acheter votre livre? Pas moyen d'accéder à l'achat, y a comme un truc qui déconne!
RépondreSupprimerSalutations respectueuses
Déblocage! Je vais enfin vous lire sur papier
SupprimerC'est aujourd'hui la saint Crépin ! L'occasion de venir prendre le pouls du blog et de me rappeler combien il est bon de venir affûter mon esprit aux trésors à ses archives fabuleuses. Merci pour tout Aristide !
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