Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 23 mars 2011

Réflexions sur la révolution en Europe - 2ème partie


Seconde partie du compte rendu du livre de Christopher Caldwell, Reflections on the revolution in Europe


Malheureusement pour les pays européens, ce qui avait provoqué l’ouverture de leurs frontières aux migrants extra-européens était aussi ce qui allait rendre leur assimilation de plus en plus difficile.
Outre l’invocation du pieux mensonge selon lequel leurs pays seraient « depuis toujours » des pays d’immigration, un grand nombre d’Européens tentent de se rassurer face à la transformation démographique en marche en invoquant l’exemple des Etats-Unis. Ne sont-ils pas la preuve du fait qu’un pays peut accueillir un très grand nombre d’immigrants et cependant rester essentiellement lui-même ? Mais, comme l’explique Christopher Caldwell, les Etats-Unis ne peuvent guère servir de modèle pour l’Europe. Outre les différences historiques et géographiques considérables entre la situation américaine et la situation européenne, deux éléments principaux expliquent le relatif succès des Etats-Unis, jusqu’à présent, dans l’assimilation de leurs immigrants : un patriotisme vivace et un Etat-providence de taille encore modeste. Aux Etats-Unis, la plupart des nouveaux venus adoptent rapidement la langue, les mœurs et jusqu’au patriotisme sourcilleux de leur pays d’accueil essentiellement car ils n’ont pas le choix (p338-340). Ne pas s’assimiler signifie l’isolement, l’ostracisme, le confinement aux marges de l’économie. Il n’est nullement besoin de faire signer aux immigrants des « contrats d’intégration », car ceux-ci découvriront très vite que, si les Etats-Unis sont bien une terre d’opportunité, ils sont aussi un pays où la plupart des habitants attendent des nouveaux venus une loyauté sans faille vis-à-vis de leur pays d’accueil et où le système économique rejette impitoyablement ceux qui ne s’adaptent pas à ses exigences.
Cette situation, où la pression pour s’assimiler est d’autant plus forte qu’elle est informelle, était celle qui prévalait dans les pays européens avant la seconde guerre mondiale (p151). Mais aujourd’hui la plupart des immigrants savent, avant même d’arriver sur le sol européen, que le gouvernement viendra à leur secours s’ils déclarent n’avoir pas de ressources et ils savent aussi, ou ils découvrent rapidement, qu’en Europe le patriotisme est passé de mode. Pourquoi donc les nouveaux arrivants devraient-ils se donner de la peine pour s’intégrer sur le marché du travail, alors que l’Etat-providence rend cette intégration à la fois plus difficile et moins nécessaire ? Pourquoi donc devraient-ils s’attacher à leur pays d’accueil, alors que les autochtones paraissent avoir honte de la plus innocente manifestation de patriotisme ? Dans de telles conditions, le fait étonnant n’est pas que l’assimilation n’ait pas lieu mais plutôt le fait qu’elle continue parfois à avoir lieu.
La conjonction malheureuse de l’immigration de masse, de l’extension de l’Etat-providence et de la construction européenne aurait, par elle-même, été porteuse de bouleversements considérables pour les pays européens concernés. Mais, selon Christopher Caldwell, c’est un quatrième facteur qui menace d’élever ces bouleversements au rang d’une véritable révolution. Ce facteur est l’islam.

L’expansion de l’islam en Europe est devenue ce sujet auquel tout le monde pense, mais dont il est bien entendu qu’il ne faut surtout pas parler entre gens de bonne compagnie. La raison officielle de ce silence est que l’islam n’est pas du tout un problème, mais la raison véritable est bien plutôt que nul ne sait comment résoudre ce problème. Etant Américain, Christopher Caldwell n’a pas ces pudeurs et il n’a pas non plus à craindre l’ostracisme qui, en Europe, frapperait celui qui cesserait d’être de bonne compagnie.

L’Europe, depuis une cinquantaine d’années, est devenue terre d’accueil pour une immigration de masse. Ces migrants sont d’origines diverses, mais une grande partie d’entre eux partagent une caractéristique très importante : ils sont musulmans. A ce caractère majoritairement musulman de l’immigration extra-européenne s’ajoutent les taux de fécondité en général élevés de ces migrants. Comme le remarque Christopher Caldwell, la religiosité est le meilleur indicateur de la fécondité et, même longtemps après leur arrivée, les populations musulmanes conservent un taux de fécondité supérieur à celui des autochtones (p118). La conséquence est la croissance continue de la population musulmane en Europe. Ainsi, en Autriche, un pays presque uniformément catholique à la fin du siècle dernier, l’Islam sera probablement devenue la religion majoritaire parmi les moins de quinze ans en 2050. A Bruxelles, en 2006, 57% des nouveaux-nés étaient nés dans des familles musulmanes. Par conséquent il est probable que, d’ici vingt ans, la capitale de l’Union Européenne sera devenue une ville à majorité musulmane. A un journaliste allemand qui lui demandait, en 2004, si l’Europe serait une grande puissance à la fin du siècle, le grand orientaliste Bernard Lewis avait répondu sans ciller que, à cette date, l’Europe serait devenue une partie du Maghreb (p14).
Cette transformation religieuse de l’Europe aurait pu passer relativement inaperçue parmi des populations européennes de plus en plus indifférentes à leur propre religion, si les européens de souche n’avaient pas remarqué, avec un malaise grandissant, que ces populations musulmanes paraissaient avoir beaucoup plus de mal à s’assimiler que toutes les autres. Bien pire, certains indicateurs semblaient même montrer que les dernières générations allaient plutôt dans le sens de la désassimilation (p133).
Un moyen relativement sûr de juger de l’assimilation d’une population immigrée est d’observer ses pratiques matrimoniales. Une population en voie d’assimilation est une population dont les enfants se marient, pour l’essentiel, avec des autochtones. Mais, partout en Europe, les populations musulmanes montrent une nette préférence pour les mariages à l’intérieur de leur communauté religieuse et ethnique. Cette préférence parait même plus marquées pour les plus jeunes générations. En Allemagne, en 2004, plus de la moitié des citoyens allemands d’origine turque allaient chercher leurs conjoints en Turquie. En Grande-Bretagne, on estime couramment que 60% des mariages à l’intérieur des communautés pakistanaises et bangladeshi se font avec des conjoints venus de l’étranger. Comme le note Christopher Caldwell, les statistiques de ce genre émeuvent légitimement les pays concernés, car elles sont le signe clair d’un refus collectif de l’assimilation (p225). Plus immédiatement inquiétant, les taux de réussite scolaire des jeunes hommes issus de l’immigration musulmane se révèlent, là où les statistiques existent, parmi les plus bas et leurs taux de délinquance parmi les plus hauts. En France l’absence de statistiques officielles permet de jeter un voile pudique sur cette réalité, mais tous les professionnels de la justice savent parfaitement que l’islam est vraisemblablement aujourd’hui la première religion des prisons françaises (p136). Que, lors des émeutes qui se sont déroulées en octobre 2005 autour de Paris, l’écrasante majorité des émeutiers aient été des jeunes gens d’origine africaine ou nord-africaine n’a pas échappé au grand public, pas plus que le fait qu’un bon nombre d’entre eux paraissaient attacher une grande importance à leurs racines musulmanes (p141-142).
La seule interprétation publiquement acceptable de ces particularités est que les populations musulmanes ne s’assimilent pas à cause du racisme et des discriminations dont elles seraient victimes dans leur pays d’accueil. Christopher Caldwell n’est manifestement pas convaincu par ce genre d’explications. Il n’est pas vraisemblable que les sociétés européennes soient plus racistes aujourd’hui ou plus portées à la xénophobie qu’au début du siècle dernier. Le contraire est même presque certain. Pourtant les immigrants arrivés au siècle dernier se sont fondus bien plus rapidement dans leur pays d’accueil que les migrants actuels. Personne, en France, n’a jamais parlé des Italiens ou des Polonais de la seconde génération, car cette seconde génération ne se distinguait plus du reste de la population que par son patronyme. Ces immigrés Italiens, Polonais, Russes, Portugais n’avaient aucun organisme gouvernemental pour les aider à leur arrivée, pas de travailleurs sociaux pour les informer sur leurs « droits », pas ou peu de prestations sociales, pas d’habitations à loyer modéré pour se loger, et cependant l’assimilation se faisait rapidement. Mais aujourd’hui, en dépit de tous ces nouveaux avantages, en dépit de milliards d’euros dépensés en « politiques de la ville », en dépit d’une traque aux « discriminations » de plus en plus obsessionnelle de la part des pouvoirs publics, parmi les populations musulmanes chaque génération est toujours, dans une large mesure, une première génération (p228).
Les gouvernants européens, aidés en cela par une certaine sociologie, tentent de dissimuler ce fait massif en substituant à la notion d’assimilation celle d’intégration et en définissant l’intégration comme certains comportements extérieurs. Les nouveaux venus sont censés être « intégrés » à leur société d’accueil s’ils adoptent certaines de ses particularités insignifiantes, ou s’ils acquièrent des diplômes, ou s’ils obéissent aux lois. Mais bien sûr la question qui taraude l’Européen ordinaire n’est pas de savoir si les immigrants obéissent aux lois, puisque cela est de toutes façons obligatoire, ni s’ils acquièrent des diplômes, puisque cela est leur intérêt évident, ni s’ils connaissent la différence entre une Schinkenwurst et une Bratwurst, mais s’ils sont loyaux envers le pays qui est censé être le leur (p154-158). Si leur attachement envers leur patrie d’accueil est, comme pour les autochtones, supérieur à tous les autres éléments de leur « identité ». C’est ce que l’Européen ordinaire entend par « assimilation », mais c’est ce dont les gouvernants européens ne veulent plus entendre parler, en partie sans doute car ils devinent trop bien la réponse. (à suivre)

9 commentaires:

  1. Merci pour cette recension intéressante.

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  2. Mais de rien, tout le plaisir est pour moi. La suite d'ici la fin de la semaine. Et n'oubliez pas d'acheter le livre de Caldwell, si vous lisez l'anglais, et d'en parler autour de vous.

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  3. Vraiment ? la religiosité est facteur de fécondité ? Mais de quelle religion parlons-nous ? Toutes les religions, ou quelques unes seulement sont concernées ? Seulement l'Islam ?
    Pour ce qui est de l'intégration, il faut noter que même une absence d'intrégration ne peut pas expliquer la violence. Il est vrai que j'ai toujours trouvé gênant qu'un chinois en France ne parle pas un mot français (j'en ai rencontré quelques cas comme ça) ou qu'un chinois parle français, mais avec un vocabulaire extrêmement limité (ça, j'ai un tas d'exemples à vous fournir). Heureusement, ces gens là ont tous un point commun : ce sont des migrants. Leurs enfants en revanche, non seulement ne portent pas un nom chinois, mais français, et en plus, ils parlent extrêmement bien le français. Les chinois s'intègrent tellement bien que j'ai rencontré plusieurs fois, à mon grand regret, des jeunes chinois qui ne parlent pas ni ne savent écrire chinois. Ils trainent avec des blancs, parlent la langue du pays, mais c'est tout. Certains parents avec qui j'ai discuté craignent même une perte des valeurs culturelles chinoises. Ils racontent que leurs enfants ne connaissent que très peu le passé, l'histoire, la tradition chinoise. C'est dire...
    Quelque soit la catégorie de chinois (parlant pas ou parlant français), ils sont si peu violents que même le communautarisme qui leur est parfois reproché passe inaperçu.

    Ce qu'il faut comprendre ici, c'est que l'immigration de masse, l'immigration gratuite (costless) n'explique pas le manque d'intégration de certaines ethnies. Les asiatiques se débrouillent très bien, et les seuls qui sont moyennement intégrés, se sentant moyennement français, ce sont ceux qui viennent d'arriver. Les enfants, eux, se sentent d'ailleurs plus français que chinois. Les parents avec qui j'ai pu discuté ont largement pointé ce problème.
    Si les jaunes parviennent à s'affranchir ce à quoi les noirs et les arabes ne parviennent pas à s'affranchir, il faut se demander pourquoi. La meilleure explication est le facteur culturel. Il s'applique très bien pour les arabes. Pour les noirs, je ne sais pas.

    "en dépit de tous ces nouveaux avantages, en dépit de milliards d’euros dépensés en « politiques de la ville », en dépit d’une traque aux « discriminations » de plus en plus obsessionnelle de la part des pouvoirs publics"

    C'est un peu le discours du Keynésianisme. Quand les économistes le plus souvent autrichiens disent que les politiques de relance (par le déficit et la dette) ne fonctionnent pas, même malgré tous ces milliards injectés, les keynésians n'hésitent pas à clamer "c'est parce qu'on a pas assez injecté". Les anti-racistes diront toujours que c'est pas assez, qu'il faut donc toujours plus de campagnes "anti-racisme".
    Pour autant que je sache, je n'ai personnellement jamais vu, de mes yeux vus, un noir ou un arabe victime de racisme. A chaque fois, ce sont les jaunes qui sont victimes de racisme. Je peux en témoigner personnellement, ce fut mon lot quotidien à l'école. Je n'ai pourtant jamais protesté. Les chinois sont comme ça, que voulez-vous. Le racisme n'excuse pas le recours à la violence, même par vengeance. N'importe quel chinois vous le confirmera. Le mieux est d'ignorer les insultes et les moqueries de groupe.

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  4. J'ajoute que si la vérité étant que les asiatiques sont plus racialement discriminés que les noirs et les arabes, je ne serais pas étonné, et même, c'est ce à quoi je m'attends. Pourquoi cette impression ? Parce que j'en ai souvent discuté entre amis. Qui se sont posés la même question, eux aussi las du racisme.
    La raison est double. Les chinois qui subissent des violences (mon père en a pas mal subi à son arrivée en France, ce à quoi il attribuait cela à du racisme) ne rapportent jamais, parce qu'ils ont assez honte. Parce qu'ils gardent ça entre eux, pour eux. Les asiatiques ne sont pas le genre à s'affirmer très durement. Ils ne crient pas, souffrent en silence.

    Les noirs et les arabes, en revanche, c'est différent, parce qu'on les craint, on "sait" qu'ils sont violents, et ont tendance à sur-réagir. Nous en étions alors venus à la conclusion que si aucun de nous n'avaient jamais vu de noirs et d'arabes agressés et, ou, moqués, c'est parce qu'ils inspirent la peur.
    J'ai comparé un peu les insultes et moqueries essuyées par mes amis à ceux que j'ai essuyées (même aujourd'hui encore). Il y a un élément commun : toutes ces moqueries témoignent du fait que les chinois n'impressionnent pas. Avec leur petite taille, leur petits yeux et leur sourire niais, qui pourrait avoir peur d'un chinois ? Tous les chinois ne sont pas Bruce Lee.
    Ce biais est intéressant, parce que les témoignages que j'ai rassemblé me laissent le sentiment que le racisme anti-chinois est largement sous-estimé. Tellement que c'en est extrêmement agaçant. Même moi, je ne sais pas comment je fais pour m'en accommoder. Et je ne suis pas le seul dans le même cas.

    Ce n'est qu'un simple témoignage, peut-être que tous les chinois ne sont pas comme ça, me direz-vous, donc ce témoignage n'est pas représentatif. Pourtant, n'est-ce pas l'image que tout le monde s'en fait ? A mon avis, ce n'est pas un hasard.

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  5. "Vraiment ? la religiosité est facteur de fécondité ? Mais de quelle religion parlons-nous ? Toutes les religions, ou quelques unes seulement sont concernées ? Seulement l'Islam ?"

    Dans ce livre, lorsque Caldwell parle de religion il a manifestement à l'esprit les trois religions dites du Livre : judaïsme, christianisme, islam. Pas le bouddhisme (désolé). Tout simplement je crois parce que cette religion est encore marginale en Europe.
    Or pour ce qui concerne les trois religions précitées, il est incontestable que la religiosité est corrélée à une plus forte fécondité. Vous savez comment on appelle les grands monospace pour les familles nombreuses : les bétaillères à cathos.

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  6. Votre témoignage est très intéressant, et pour ce genre de phénomènes je pense que quelques observations éclairées peuvent parfois nous en apprendre plus que bien des statistiques.

    Il me semble que la xénophobie fait tout simplement partie de la nature humaine (tout comme la bêtise d'ailleurs). Attendre que la xénophobie, ou le "racisme" comme on dit aujourd'hui, ait disparu pour essayer de s'intégrer dans son pays d'accueil c'est se condamner à ne jamais s'intégrer.
    Recommencer sa vie dans un pays inconnu n'est jamais facile et il est illusoire d'espérer que les autochtones vous accueilleront tous à bras ouverts. Mais il me semble précisément que les migrants qui s'intègrent le mieux sont ceux qui acceptent ce fait, qui serrent les dents et qui travaillent patiemment pour se faire leur place.
    Peut-être les Chinois ont-ils mieux compris cela que les afro-maghrébins.
    Mais je crois aussi que le sentiment de culpabilité des Occidentaux à l'égard des asiatiques en général est moins grand qu'à l'égard des populations originaires d'Afrique. D'où sans doute une certaine différence de traitement.
    En fait, en renonçant à exiger des immigrants qu'ils s'intègrent à leur pays d'accueil ont leur a rendu le plus mauvais des services.
    Une nouvelle illustration du proverbe "l'enfer est pavé de bons sentiments".

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  7. "Mais je crois aussi que le sentiment de culpabilité des Occidentaux à l'égard des asiatiques en général est moins grand qu'à l'égard des populations originaires d'Afrique."

    C'est toujours l'impression que j'ai eu. Et je n'ai jamais compris pourquoi. Les asiatiques n'impressionnent pas, je dirais même, ils semblent faire pitié aux yeux des blancs. Les arabes et les noirs, tout le monde a les mêmes appréhensions, sans le dire ouvertement. D'après ce que j'ai pu voir, on évite de se moquer des arabes et des noirs, pas seulement par peur d'être "accusé" mais par crainte d'être gravement blessé. Ils inspirent une sorte de respect qui fait que personne n'osent les dénoncer publiquement. Pourtant, il me semble que socialement, culturellement, les asiatiques sont plus proches des blancs, que les arabes et les noirs. Les jaunes me semblent plus compatibles, et ça n'empêche pas les problèmes chinois de passer si inaperçus, apparaissant à la limite insignifiant : "un chinois qui souffre, c'est moins pire qu'un noir qui souffre" a-t-on l'impression. La mode, c'est celle de se préoccuper du sort des arabes et des noirs, dont la plupart des chinois ont également peur. Les chinois que je connais ne craignent pas les écoles et les quartiers à majorité blanche. A chaque fois qu'ils changent d'appartement (j'ai notamment participé à un/deux déménagement), qu'ils déménagent, ils choisissent des lieux où il n'y a pas trop de noirs et d'arabes, juste par sécurité.
    Je me dis que ça ne risque pas de changer si les asiatiques restent toujours aussi timorés. Personne ne fait attention à eux parce qu'ils ont l'air de se satisfaire de cette situation. Qu'ils veuillent régler les problèmes entre eux, c'est d'un classique, mais si c'est pour éviter de se faire entendre, ce n'est pas la peine.

    "En fait, en renonçant à exiger des immigrants qu'ils s'intègrent à leur pays d'accueil ont leur a rendu le plus mauvais des services."

    Exigence est un mot dont les chinois sont très familiers. Les japonais aussi très certainement. En anglais, on dit "law-abidingness", soit la propension à se plier aux règles édictées par le pays d'accueil. Les noirs sont les moins pourvus en "law-abidingness", si l'on en croit Rushton, ce qui expliquerait pourquoi ils sont instables (faible QI, testostérone, culture peut-être aussi). Pour ce qui est des arabes, je crois que l'Islam explique en grande partie pourquoi ils sont si peu "law-abidingness".

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  8. "Qu'ils veuillent régler les problèmes entre eux, c'est d'un classique, mais si c'est pour éviter de se faire entendre, ce n'est pas la peine."

    Enfin, je dis ça, mais c'est comique. Dans la vie réelle, quand j'ai des problèmes, je "tais" ces problèmes. Et je me tourne vers ... les chinois.
    Bref, j'ai beau dire qu'on doive se faire entendre, éviter de régler les problèmes toujours entre chinois, mais même moi, je n'ai pas la force de manifester mon mécontentement (ou mettre en application ce que j'écris plus haut). Je m'en accommode.

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  9. "C'est toujours l'impression que j'ai eu. Et je n'ai jamais compris pourquoi."

    A mon avis il existe au moins deux éléments objectifs qui expliquent cette attitude différente : la traite des noirs, et la colonisation occidentale, qui a eu lieu essentiellement en Afrique. D'où le sentiment - tout à fait injustifié à mon avis - d'une dette envers les populations de ce continent.
    Et puis le fait aussi que l'Afrique s'enfonce dans la misère alors que les asiatiques s'en sortent très bien, mieux que nous même à certains égards. Du coup ils n'offrent pas aux belles âmes le plaisir de se montrer compatissant. C'est très frustrant.

    "D'après ce que j'ai pu voir, on évite de se moquer des arabes et des noirs, pas seulement par peur d'être "accusé" mais par crainte d'être gravement blessé."

    Certes oui, mais ce n'est parce qu'ils seraient physiquement plus forts que les autres, c'est parce qu'ils agissent en bandes. A vingt contre un pas besoin d'être un grand costaud pour tuer son homme.
    Et s'ils agissent ainsi c'est parce qu'on a laissé ces bandes se constituer et prospérer. De même qu'on a laissé les quartiers dits "sensibles" devenir ce qu'ils sont aujourd'hui faute d'employer la force nécessaire pour rétablir l'ordre.
    Ils sont forts de notre faiblesse et cette faiblesse est avant tout d'ordre psychologique il me semble. On en revient au sentiment de culpabilité initial.

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