Ralliez-vous à mon panache bleu

mardi 31 mai 2011

The bell curve (5/7) - Chapitre 15-16 : la démographie de l’intelligence



Dès lors que l’on admet que les capacités cognitives varient grandement selon les individus et les groupes et que ces capacités cognitives sont largement héréditaires, se pose la question de la démographie de l’intelligence. Si les individus les plus intelligents ont des taux de fécondité inférieurs à ceux des individus les moins intelligents, au bout de quelque temps la distribution de l’intelligence au sein de la population totale aura changé.


***


Cette évolution négative du QI moyen d’une population est habituellement nommée dysgénisme (par opposition à l’eugénisme, qui est censé améliorer les caractéristiques d’une population). Le problème fut soulevé dès la fin du 19ème siècle, lorsque les premiers démographes remarquèrent que les taux de fécondité des catégories les plus favorisées de la population - celles dans lesquelles ont pouvait s’attendre à trouver les individus les plus intelligents - déclinaient rapidement alors que ceux des catégories les moins favorisées restaient élevés. Cette observation reste valable aujourd’hui : les femmes les plus instruites et exerçant les professions les mieux rémunérées (qui sont en général des professions à haut QI) ont les taux de fécondité les plus bas.

Cela n’a pas toujours été le cas, car pendant longtemps les femmes appartenant aux catégories les plus favorisées avaient des taux de fécondité supérieurs au reste de la population : elles étaient mieux nourries, mieux soignées, leurs enfants de même, et au total avaient donc souvent plus de descendants atteignant l’âge adulte que les autres femmes (cette observation doit toutefois être tempérée par le fait que le statut social n’était pas aussi étroitement lié au QI qu’il peut l’être aujourd’hui. L’aristocratie héréditaire avait probablement un QI moyen guère différent de celui de l’ensemble de la population, et les membres du clergé - qui étaient pendant des siècles l’aristocratie du savoir - n’étaient pas censés avoir d’enfants.)

Mais aujourd’hui avoir un statut social élevé joue plutôt en défaveur de la fécondité. Les longues études repoussent l’âge du mariage et celui de la première grossesse. Par la suite, avoir des enfants peut être un frein à votre carrière et, en tout cas, est souvent perçu comme tel. Le fait même d’être plus riche peut s’avérer un obstacle, car les catégories supérieures ont aussi des exigences supérieures pour l’éducation et la qualité de vie de leurs enfants, en termes d’école, d’habitat, de loisir, etc. Ces exigences ont un coût qui, bien qu’il ne soit pas à  strictement parler obligatoire, est néanmoins considéré en pratique comme obligatoire. Ce qui fait qu’avoir un enfant pour une femme située en haut de l’échelle socio-économique peut, en termes relatifs, être plus coûteux que pour une femme située en bas de cette échelle.

Quoiqu’il en soit, la réalité de la transformation démographique est incontestable tout au moins en Occident (p345).



D’autres éléments doivent être pris en compte pour parvenir à une vue globale de la question de la démographie de l’intelligence. Tout d’abord l’âge de la première grossesse : si les femmes les plus intelligentes ont durant leur vie autant d’enfants que les femmes les moins intelligentes mais ont ces enfants plus tard, au bout de quelques générations le groupe le moins intelligent aura eu plus de descendants que le groupe le plus intelligent (p351).


D’autre part la composition ethnique de la population doit être considérée. Pour tous les groupes la fécondité diminue avec l’augmentation du QI, mais tous les groupes n’ont pas le même QI moyen. Autrement dit la proportion des individus à faible QI n’est pas la même dans tous les groupes ethniques. Cela a pour conséquences que les groupes ethniques ayant le QI moyen le plus faible auront aussi, toutes choses égales par ailleurs, le taux de fécondité moyen le plus élevé ; ce qui est bien le cas aux Etats-Unis.

Enfin doit être évoquée la question de l’immigration. L’immigration est depuis une trentaine d’années une composante importante de l’accroissement démographique des Etats-Unis - et plus encore de l’Europe occidentale. Cette immigration, dans les deux cas, est très largement le fait de groupes ethniques ayant un QI moyen inférieur à celui de la population blanche, ce qui devrait avoir un effet dysgénique. En même temps, il est possible d’avancer que l’immigrant moyen a toutes chances d’être au dessus de la moyenne en termes de détermination, d’esprit d’initiative, et probablement d’intelligence, car partir faire sa vie dans un pays lointain et très différent de celui que vous quittez demande plutôt ce genre de qualités. Toutefois, l’idée séduisante que les pays pauvres enverraient en Occident les meilleurs de leurs fils n’est pas corroborée par les statistiques disponibles, et un peu de réflexion peut nous aider à comprendre pourquoi (p361). L’immigration a en partie changée de nature depuis les années 1960, avec le développement de l’Etat-providence et l’apparition de la notion - légale - de regroupement familial. Travailler n’est plus si nécessaire pour s’en sortir et une partie non négligeable des nouveaux arrivants est de toutes façons constituée de femmes et d’enfants qui ne viennent pas pour travailler. Etre industrieux et rationnel ne sont plus des qualités indispensables pour les candidats à l’immigration.

Bien entendu les Etats-Unis et l’Europe présentent des différences non négligeables sur ce plan : les pays européens ont en général des systèmes d’aide sociale plus généreux et se sont imposés des contraintes plus grandes en matière de regroupement familial et de droit d’asile. Mais les deux continents vont dans la même direction.



Tous les indicateurs semblent donc pointer dans le sens du dysgénisme. Mais dans quelles proportions ? Murray et Herrnstein sont très prudents sur ce point car les données fiables sont très difficiles à rassembler, mais ils avancent l’estimation d’une baisse d’un ou deux points du QI moyen par génération. Une telle baisse pourrait sembler dérisoire et de fait deux ou trois points de QI en moins pour un individu ne font guère de différence. Mais il n’en va pas de même pour les groupes. Une baisse du QI moyen fait sentir ses effets surtout aux deux extrêmes de la courbe, là où se trouvent les individus les plus et les moins intelligents. Par exemple, les auteurs estiment qu’une baisse de trois points du QI moyen produirait une diminution de 31% du nombre d’individus ayant un QI supérieur à 120 et une augmentation de 41% du nombre de ceux ayant un QI inférieur à 80. Dans la mesure où le lien entre le QI et certains comportements sociaux est le plus fort aux deux extrêmes de la courbe, de tels changements auraient nécessairement de sérieuses conséquences négatives. Par exemple une baisse de trois points du QI moyen produirait une augmentation du taux de pauvreté de 11%, une hausse de 8% du nombre d’enfants nés de mères célibataires, une augmentation de 13% du nombre de détenus (masculins), etc.

Bien entendu toute prévision est extrêmement difficile car le QI n’est qu’un élément parmi beaucoup d’autres affectant le comportement des individus. Les effets du dysgénisme pourraient  être partiellement ou même totalement compensés par d’autres facteurs que nous ne connaissons pas. Mais Murray et Herrnstein ne laissent guère de doutes sur le fait que, selon eux, un certain dysgénisme est aujourd’hui une réalité.

24 commentaires:

  1. Passionnant et éclairant, comme d'hab' : j'ai vraiment l'impression de radoter, là…

    RépondreSupprimer
  2. Oh, mais ce genre de radotage ne me dérange pas du tout.

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour, j'aurais aimé vous contacter pour vous parler d'un projet. Merci de prendre contact avec moi (Nicomaque ou Institut Coppet)

    RépondreSupprimer
  4. Je remets le lien de mon dernier article, car je pense que c'est un excellent complément à votre article.

    http://analyseeconomique.wordpress.com/2011/05/26/theorie-du-crime-steven-levitt-versus-steve-sailer/
    ---------------------
    En théorie, l’avortement corrige les erreurs de planification familiale, permettant aux femmes de choisir à quel moment elles auront un enfant. Un lecteur, sur le blog isteve, explique que la fécondité aurait moins à voir avec la planification familiale que les pulsions.

    Every means of avoiding baby production — abstinence, contraception, abortion –requires some level of self control, active decision-making, or competence. By contrast, producing a baby requires nothing more than having sex and waiting.

    Thus, it is almost inevitable that many babies will be born to women who are among the most impulsive, the least capable, and the least intelligent. How could it be otherwise? No need to even consider the issue of wantedness. It’s just evolution winning again.

    En d’autres termes, les noirs ayant un QI moins élevé, ils se reproduisent davantage que les blancs et les asiatiques. Exactement ce que note Rushton. Si la reproduction a une base génétique, ça ne veut pas dire que des facteurs socio-culturels ne peuvent pas entrer en ligne de compte. Mais ce qui nous importe est ce qui va suivre :

    My guess is that the foundling home system, brutal as it was, probably was much more efficient than modern day abortion at culling the crime-prone and otherwise « least likely to succeed » babies.

    Without welfare available, unwed or poor mothers would have had little choice but to give their infants up to the foundling home, and to likely death.

    By contrast, today’s « abortion + welfare » system virtually ensures that many of the most incompetent and least intelligent women will give birth and raise their children to adulthood.

    L’idée implique que l’avortement couplé à la logique redistributive chère aux socialistes subventionne la fécondité des femmes pauvres, les moins compétentes, et donc des femmes à faible QI, mais quelque part aussi, des femmes célibataires. Le résultat est une hausse de criminalité, non une diminution. Sous un tel système, le dilemme qui se dessine est le suivant : laisser les enfants mourir de faim ou laisser les enfants devenir de futurs assassins.
    ---------------------

    (je coupe mon commentaire en deux, il semble trop long pour être autorisé)

    RépondreSupprimer
  5. Le problème de l'avortement, outre le fait qu'il augmente le taux de naissances illégitimes, et donc le crime, c'est qu'il dessine une société plus "underclass", donc prolétaire. Si les femmes les plus susceptibles de se faire avorter sont les femmes de classes aisées (haut QI) et si les femmes qui laissent l'enfant venir au monde sont issues de classes défavorisées (faible QI), il y a moins d'enfants riches, et plus d'enfants pauvres. Et si les noirs sont sur-représentés dans les classes défavorisées du fait de leur faible QI, alors la société deviendra moins blanche, et plus noire.

    Le premier graphique m'a toujours surpris. J'avais toujours pensé que le taux de fécondité des noirs était plus élevé que les blancs, quelque soit le statut social.

    "Travailler n’est plus si nécessaire pour s’en sortir et une partie non négligeable des nouveaux arrivants est de toutes façons constituée de femmes et d’enfants qui ne viennent pas pour travailler."

    Et oui. Ca s'applique encore mieux en France. Il y a bien des immigrés qui viennent pour profiter du système social généreux. La France opte pour une politique résolument nataliste. Donc en faveur des catégories à faible QI, et donc des noirs.

    P.S. Il y a un petit moment déjà, j'ai lu le dernier chapitre de Eugenics: A Reassessment, Richard Lynn.

    http://songlight-for-dawn.blogspot.com/2009/09/richard-lynn-evolution-of-eugenic-world.html

    Il prévoit un futur très sombre pour la société occidentale; la population blanche remplacée par la population noire, avec des taux de criminalité en hausse, une élite dirigeante de plus en plus noire, etc. Bien que le début du chapitre est crédible, le reste part un peu à la dérive.

    RépondreSupprimer
  6. En général, je ne commente pas les blogs où sévit le culte du QI, et son corollaire sur le racisme (Lynn, ...).
    Deux remarques :
    1. Dans mon environnement, les gens qui affichent de fort QI (150) sont soit des inadaptés sociaux ou bien se rient des résultats.
    Cet instrument n'est-il pas d'abord un outil abstrait d'évaluation dans un contexte donné ?
    2 Vous faites une corrélation directe entre études supérieurs et QI. Permettez-moi d'être dubitatif, la grande masse de nos "bac+n" ne constituent pas une réelle élite intellectuelle.
    Il est regrettable que la mesure du QI ne soit pas automatique afin de pouvoir procéder à des études plus significatives.
    J'ignore si Einstein avait un bon QI; ce qui est connu, ce sont ses certaines difficultés à l'école. Et ce cas n'est sûrement pas unique.

    J'aime votre conclusion " ... car le QI n’est qu’un élément parmi beaucoup d’autres affectant le comportement des individus.

    RépondreSupprimer
  7. Bonjour René,

    Aucun culte du QI ici. Comme je l’ai dit dans la première partie (et comme Murray et Herrnstein le disent eux aussi) l’intelligence, mesurée par le QI, n’est qu’une partie des qualités humaines. J’aurai encore l’occasion de le dire dans la dernière partie. Et effectivement le QI n’affecte les comportements individuels qu’en conjonction avec beaucoup d’autres facteurs. De ce point de vue mes échanges avec M.H pourront peut-être vous intéresser si vous ne les avez pas lu.
    Pour répondre à vos deux questions :
    1) concernant le fait que les gens à fort QI seraient des inadaptés sociaux. C’est un point qui est fréquemment soulevé, mais il repose sur une erreur de perspective : les inadaptés sociaux à fort QI sont très visibles, par conséquent on les remarque, mais statistiquement ils ne sont pas significatifs. La plupart des gens à fort QI ne se distinguent en rien au premier coup d’œil, et même au second, du reste de la population. En fait, loin de produire des inadaptés, un fort QI est positivement corrélé, bien que faiblement, avec « les capacités sociales » (du moins celles que l’on peut mesurer). Einstein n’était manifestement pas dans ce cas là, mais c’est l’exception plutôt que la règle.
    2) La corrélation entre QI et études supérieures est très forte, et plus l’on monte dans le niveau d’études plus elle est forte. Votre objection sur le fait que « nos bacs+n ne constituent pas une réelle élite intellectuelle » vient sans doute de la définition que vous donnez à « élite intellectuelle », et qui doit dépasser la simple intelligence. Sur ce point je suis d’accord avec vous : nos « élites intellectuelles » n’ont souvent d’élite que le nom. C’est que l’intelligence n’est qu’une capacité, qui doit ensuite être correctement nourrie et développée, ce qui n’est plus trop le cas aujourd’hui. « Garbage in, garbage out » comme disent les informaticiens.
    Je crois que l’on peut dire les choses comme ça : il ne suffit pas d’avoir un fort QI pour appartenir à « une vraie élite intellectuelle », mais seuls les individus à fort QI peuvent appartenir à une telle élite.
    Je reparlerais de cela dans les deux dernières parties.

    Plus généralement, j’avais les mêmes préventions que vous concernant le QI avant d’étudier la question, mais je dois dire que j’ai été obligé de changer d’avis. Il me semble maintenant que l’influence du QI sur tout un tas de questions socialement importantes est réellement très bien documentée. Cette question devrait vraiment être prise en compte, notamment pour ce qui concerne l’école, qui est en train de se détruire sous prétexte d’ignorer les différences de capacités intellectuelles entre les enfants. Je pense sincèrement que vous devriez lire The bell curve si vous lisez l’anglais, pour vous faire une idée par vous-mêmes.

    RépondreSupprimer
  8. Merci de votre réponse éclairante et "gentille"; en effet, je suis arrivé "comme un cheveu sur la soupe" sans avoir suivi la longue étude que vous avez faite de l'oeuvre de M. et H.
    Je suis revenu sur le précédent billet; je dois suivre votre itinéraire avant d'aborder la prochaine partie. Et me taire en attendant.
    En toute hypothèse, je me sens mal à l'aise de discuter de tels sujets.

    RépondreSupprimer
  9. Mais je vous en prie, c'est la moindre des choses.
    Comme me l'a suggéré Didier Goux il faudra que je re-publie l'intégralité du compte-rendu dans l'ordre lorsque je l'aurais terminé. Cela permettra aux lecteurs d'y revenir plus facilement.

    RépondreSupprimer
  10. M.H :

    « Si les femmes les plus susceptibles de se faire avorter sont les femmes de classes aisées (haut QI) et si les femmes qui laissent l'enfant venir au monde sont issues de classes défavorisées (faible QI), il y a moins d'enfants riches, et plus d'enfants pauvres. »

    Je dois dire qu’il y a quelque chose qui me chiffonne un peu dans ce raisonnement. Je crois que c’est le point suivant : il me semble que les femmes ayant un QI élevé sont aussi les moins susceptibles de tomber enceintes sans l’avoir désiré, donc il me parait improbable qu’elles puissent représenter une part significative de tous les avortements.
    Pour le dire autrement, étant donné la facilité avec laquelle il est aujourd’hui possible d’accéder à une contraception fiable, il me semble que recourir à l’avortement ne peut s’expliquer que par deux facteurs (je laisse de côté les cas de malchance, rare par définition) : 1) l’incapacité à utiliser cette contraception (notamment la pilule) de manière efficace 2) l’incapacité à se représenter correctement ce que signifie un avortement, physiquement et psychologiquement. Vous voyez immédiatement la conséquence qui se dégage : le recours à l’avortement doit être très majoritairement le fait de femmes aux capacités cognitives limitées, qui sont les seules qui remplissent ces conditions.
    Recourir à l’avortement n’est pas tout à fait aussi exigeant, d’un point de vue intellectuel, que de prendre la pilule : c’est un acte unique, et fait par autrui. Par contre prendre la pilule c’est un peu autre chose. Par exemple, si j’ai oublié un jour que dois-je faire ? En prendre deux le lendemain ? etc.
    Bref, il me semble qu’il faudrait reformuler un peu l’hypothèse : celles qui sont le plus susceptible de recourir à l’avortement sont les femmes les plus intelligentes parmi les moins intelligentes. Mais on se situe toujours du côté gauche de la courbe du QI.
    Je ne sais pas s’il existe des statistiques corroborant ou infirmant ce que je suggère (en même temps je doute qu’on fasse faire un test de QI aux femmes qui viennent se faire avorter... mais peut-être y a-t-il des proxys).

    En fait j’ai tendance à penser que l’Etat-providence, et l’invention de la pilule, ont eu une effet bien plus décisif que la légalisation de l’avortement sur la création d’une underclass héréditaire. Ce qui n’ôte évidemment rien au caractère problématique de cette légalisation, mais c’est une autre question.

    RépondreSupprimer
  11. DT :

    Je vous ai laissé sur Nicomaque une adresse mail ou vous pourrez me contacter.

    RépondreSupprimer
  12. Votre remarque, encore une fois, est très sensée.
    Disons que je faisais référence à ce passage, du blog de Steve Sailer,
    http://isteve.blogspot.com/2005/04/isnt-it-logical-inevitability-that.html

    In fact, it seems pretty likely that out of the tens of millions of women who had unwanted pregnancies due to legalizing abortion (tens of millions according to Levitt's own numbers), the ones who went ahead and had abortions tended to be the more ambitious, better organized women, while some the the ones didn't get around to having abortions were the more scatter-brained women.

    Or, ce qu'on sait aussi, c'est que les couples noirs sont de loin les plus instables. Combien d'enfants nés de femmes noires célibataires ? Bien plus, en proportion, que les femmes blanches et asiatiques. Les "scatter-brained women" sont plus susceptibles d'être des femmes noires, désemparées de surcroît.
    D'après moi, la non-utilisation de la pilule n'implique pas systématiquement l'usage de l'avortement. Je me réfère encore une fois à mon message précédent :

    Every means of avoiding baby production — abstinence, contraception, abortion –requires some level of self control, active decision-making, or competence. By contrast, producing a baby requires nothing more than having sex and waiting.

    Si la planification sociale nécessite certaines facultés intellectuelles, cognitives, alors on ne peut pas écarter définitivement l'idée que les femmes les plus à même de "contrôler" les naissances sont les femmes à QI élevé.
    En fait, avant la légalisation de l'avortement (et de l'introduction de la pilule), les femmes qui acceptaient d'accueillir un rapport sexuel faisait pression sur le petit ami, pour que celui-ci devienne sa femme. L'avortement a fait baisser ce coût d'opportunité. Pour un homme, avoir des rapports sexuels était désormais gratuit, mais pas pour les femmes. Comme on pouvait s'y attendre, l'avortement et la pilule ont conduit à ce que les rapports sexuels explosent. Et donc, les naissances illégitimes.

    RépondreSupprimer
  13. Bien avant d 'être une " grosse raciste" j 'avais remarqué ce risque de dysgénisme et le fait que, pour éviter tout eugénisme la société sponsorisait la stupidité.
    Ayant travaillé longtemps en médecine préventive j'ai pu rencontrer de très nombreux enfants ( souchiens pour la plupart) d 'une même classe d 'âge et constater année après année que "mes" petits les plus doués étaient le plus souvent issus de très petites fratries et surtout que les enfants débiles légers avaient toujours de nombreux frères et soeurs présentant les mêmes problèmes de " compréhension des consignes *( comme on dit poliment dans les écoles maternelles). Chacun ( enseignants, assistantes sociales, pédopsychiatres) semblait être à chaque fois très surpris et estimait que madame Truc n 'avait décidemment pas de chance d 'avoir "encore" un bambin qui n 'arrivait pas à mettre les ronds dans les ronds et les carrés dans les carrés. On en déduisait volontiers qu 'ils avaient tous un problème avec leur Oedipe et une prise en charge hebdomadaire par un psy était souvent proposée en plus des aides mises en place ( orthophonie, psychomotricité.... etc etc). J 'avoue avoir d'ailleurs participé à ces prescriptions dilapidant les deniers publics dans la mesure ou , une fois qu 'ils sont là, ces petits " démunis" n 'ont pas à être abandonnés à leur sort, qu 'il fallait bien faire quelque chose pour ces pauvres gosses et que la prévention devrait se situer bien en amont.
    Il est arrivé que quelques travailleurs sociaux, ouvrant les yeux devant les réalités en concluent... que le médecin de famille devrait être chargé carrément d'imposer une contraception à ces " gens là". Je répondais que je ne voyais pas en pratique comment on pouvait demander aux généralistes de bien vouloir assumer ce problème qui devrait être traité à un tout autre niveau.
    Bref, avant de m 'intéresser aux races, cette question des capacités intellectuelles m 'a beaucoup interpellée et la découverte récente que ce que je craignais sur mon secteur d 'activité ( la multiplication de "mes cassociaux" ) se révélait être un problème mondial m 'inquiète au plus haut point.

    Tous ces documents sur les QI m 'ont fait passer du coté des affreux racistes... cependant, contrairement à d 'autres, je persiste à penser que si on prenait des couples de noirs intelligents et des couples de blancs stupides pour peupler une nouvelle planète, les choses s 'inverseraient...

    *: à noter que contrairement à la débilité legère, la débilité moyenne et surtout profonde est " accidentelle" et peut concerner n 'importe qui.

    RépondreSupprimer
  14. Merci chère Dixie pour ce témoignage très intéressant.

    Je crois qu’une fois qu’on est arrivé à ce constat la question qui se pose est : que peut-on faire ? De ce point de vue je ne crois pas, fort heureusement, que l’alternative soit, comme vous semblez le dire, entre l’eugénisme et la sponsorisation de la stupidité.
    Il me semble impossible d’avoir des politiques eugéniques sans tomber dans la tyrannie la plus cruelle et la plus arbitraire. Aucun gouvernement ne devrait pouvoir décider qui peut avoir des enfants, combien, à quel âge, etc. Je sais bien que Socrate en parle dans La République, mais c’est une sorte de plaisanterie, destinée précisément à prouver l’impossibilité du type de gouvernement qu’il examine. En pratique le contrôle étatique des naissances est toujours un désastre et donne lieu aux plus révoltants abus. Sans même remonter à l’Allemagne nazie, voire ce qui s’est passé en Inde ou en Chine avec la politique de l’enfant unique.
    En revanche il est possible et même souhaitable de ne pas subventionner les naissances parmi les catégories les moins « cognitivement favorisées » de la population. Or aujourd’hui, de facto, l’Etat-providence subventionne ce type de naissances. C’est donc l’Etat-providence qu’il faudrait revoir (et pas seulement pour cette raison d’ailleurs). De la même manière les lois sur la famille constituent autant d’incitations ou de freins qu’il faudrait savoir utiliser. Pour le dire rapidement, tout ce qui facilite la liberté sexuelle - c’est à dire la sexualité hors mariage - est une mauvaise chose pour la collectivité. Je sais bien qu’il est beaucoup de points sur lesquelles il est vain d’espérer revenir, mais le législateur pourrait du moins veiller à ne pas dégrader ce qui existe encore (par exemple en autorisant le « mariage » homosexuel), voire il pourrait l’améliorer (par exemple en rendant le divorce moins facile, etc.).
    Et puis bien sûr mettre fin à cette immigration démentielle qui remplit notre pays de futurs « cassociaux ». Nous avons déjà assez à faire avec nos cas maisons pour ne pas nous charger de toute la misère intellectuelle de la planète, comme dirait l’autre.

    RépondreSupprimer
  15. "mais ils avancent l’estimation d’une baisse d’un ou deux points du QI moyen par génération. "
    Mais je trouve cela énorme et désespérant! Ca fait court, une génération.

    "Dans mon environnement, les gens qui affichent de fort QI (150) sont soit des inadaptés sociaux ou bien se rient des résultats."
    J'aurais bien aimé voir un développement de cette idée.
    Je sais que c'est ce que l'on dit pour en quelque sorte se "rassurer" quand on a un enfant "normal": on se dit que les fameux "surdoués" rebaptisés enfants "précoces" sont souvent malheureux, inadaptés, mis au ban de leur microcosme. Et que finalement, mieux vaut être dans une bonne moyenne, acceptable pour le reste de la troupe.

    Vous avez dit:
    "Vous voyez immédiatement la conséquence qui se dégage : le recours à l’avortement doit être très majoritairement le fait de femmes aux capacités cognitives limitées, qui sont les seules qui remplissent ces
    conditions."
    Ce qui nous laisserait à penser que ce sont les femmes noires qui avortent le plus, d'après le seul QI, ce que vous savez faux.

    Mais MH répond à cette contradiction apparente:
    "Si la planification sociale nécessite certaines facultés intellectuelles, cognitives, alors on ne peut pas écarter définitivement l'idée que les femmes les plus à même de "contrôler" les naissances sont les femmes à QI élevé. "
    De façon satisfaisante je crois. Ce sont les femmes occidentales qui utilisent la planification de leur vie, via la contraception, voire l'avortement.
    Mais vous semblez en désaccord sur ce point? Ou votre pensée est-elle en évolution, Aristide ?

    RépondreSupprimer
  16. Carine,

    « Ce qui nous laisserait à penser que ce sont les femmes noires qui avortent le plus, d'après le seul QI, ce que vous savez faux. »

    Attention à ne pas confondre proportion et valeur absolue.
    Les statistiques dont nous discutons portent sur les Etats-Unis. La population noire représente à peu près 13% de la population totale si mes souvenirs sont bons. Donc même si ce sont les femmes à faible QI qui ont le plus recours à l’avortement, comme je le crois, il ne s’ensuit pas nécessairement que ce sont en majorité des femmes noires qui ont recours à l’avortement. Les noires sont sans doute surreprésentées parmi les avortements, mais en valeur absolue elles doivent être moins nombreuses que les blanches.
    N’oubliez pas que, même si le QI moyen des blancs est supérieur à celui des noirs, il y a néanmoins, sur la population totale, beaucoup de blancs qui ont un faible QI.


    « Ce sont les femmes occidentales qui utilisent la planification de leur vie, via la contraception, voire l'avortement. »

    Nous parlons des Etats-Unis, donc de femmes occidentales - nées en occident, éduquées à la manière occidentale, etc. - qu’elles soient noires ou blanches.

    En fait ce que dit M.H ne répond pas vraiment à mon objection (et je ne crois d’ailleurs pas qu’il ait vraiment considéré cela comme une réponse). Mon objection portait précisément sur le fait qu’il y a plusieurs manière de « contrôler » les naissances. Il y a la manière « intelligente », ou du moins qui nécessite une certaine intelligence, qui consiste à planifier quant on aura des enfants, à utiliser la contraception, et aussi à avoir un couple stable, etc. Et il y a la manière stupide, ou du moins qui nécessite peu d’intelligence, qui consiste à avorter lorsqu’on a été incapable de faire tout ce qui précède.
    Evidemment une femme totalement stupide ne pourra même pas trouver le chemin de la clinique, mais ce cas mis à part je maintiens que le recours à l’avortement devrait, en toute logique, être concentré dans les catégories les moins intelligentes de la population. Et ces catégories comprennent aussi bien des noirs que des blancs.

    RépondreSupprimer
  17. Carine,
    Je pense que le QI ne fait pas tout. C'est "juste" un des meilleurs prédicteurs de réussite professionnelle. Ça ne veut pas dire que vous vivrez forcément plus heureux.
    Lé témoignage de Robert Lindsay est poignant.
    http://robertlindsay.wordpress.com/2011/01/25/iq-and-crime-in-the-us-redux/

    There is something terribly wrong with IQ fetishists. Terribly terribly terribly wrong. I have a genius IQ but I doubt if many people would want to live my life. In many ways, I am an idiot. I realize I’m a fool, but I can’t cut it out. IQ is only so much. It explains how fast you brain works. What it doesn’t explain is just about everything important about that individual. A lot of high IQ folks are complete assholes. What good did their high IQ do them anyway? It’s nearly worthless.

    For one thing, my genius IQ has never gotten me a woman. Not one, not ever. It’s actually a hindrance in some ways. I almost think it’s an anti-aphrodisiac for women. Not only does a high IQ not turn women on, I’m convinced it actually turns them off. There’s a part of me that says what the Hell good is it anyway?

    Pour en revenir à l'avortement, je persiste. Ce sont les femmes noires qui ont le taux d'avortement le plus élevé, en termes relatifs. Levitt et Sailer, dans leur débat, le reconnaissent volontiers. Ça peut sembler être une anomalie; mais si j'ai dit que les femmes à QI élevé devraient être celles qui avortent le plus, il faut savoir aussi que les couples noirs sont de loin les plus instables, que les noirs ont une activité sexuelle plus précoce, et *font l'amour* plus souvent (j'ai lu ça dans Rushton). Les grossesses et les naissances hors-mariage sont plus nombreux chez les femmes noires, logique que l'avortement augmente proportionnellement. Les femmes noires bien éduquées, de classes favorisées, à QI plus élevé, devraient avorter plus que les femmes noires des couches défavorisées.
    C'est sans doute ce qui explique l'anomalie que vous relevez. Je reconnais que c'est un poil compliqué.

    Ou comme le disait aristide, peut-être que les femmes noires ne prennent pas la pilule ? Dans ce cas, on s'attend à ce que l'avortement chez les femmes noires s'en trouve artificiellement gonflé. En tout cas, je ne conteste pas l'idée que la pilule est intellectuellement plus exigeant que l'avortement. Ça me paraît plutôt assez logique.

    RépondreSupprimer
  18. En fait, pour simplifier, on va dire :
    1) les méthodes de contraception sont intellectuellement plus exigeants que l'avortement.
    2) l'avortement bien que moins exigeant, requiert quand même une certaine planification familiale.

    Les femmes noires sont donc sous-représentées dans 1) et sur-représentées dans 2), mais les femmes (noires ou blanches) de classes favorisées (QI plus élevé car QI est corrélé à la réussite professionnelle donc au statut social) avortent plus que les femmes à QI bas.

    J'espère que présenté comme ça, c'est plus clair.

    RépondreSupprimer
  19. Je voudrais rajouter un mot sur la question de l’instabilité des couples noirs. Aux Etats-Unis cette instabilité est avérée et a des effets dramatiques. Aujourd’hui (je parle de mémoire) ce sont chaque année près de 70% des enfants noirs (70% !) qui naissent d’une mère célibataire (pour les blancs le chiffre tourne aux alentours de 15%) ; et qui plus est très souvent d’une mère adolescente. Les conséquences sont évidemment terribles. Je vous invite par exemple à lire le témoignage d’un enseignant américain sur cette question. Il ne parle pas spécifiquement des noirs, mais chacun sait que ce problème touche les noirs de manière tout à fait disproportionnée.
    http://www.city-journal.org/2011/21_1_teen-pregnancy.html
    La question est : qu’est ce qui peut expliquer de telles statistiques ? Murray et Herrnstein remarquent que le QI ne semble susceptible d’expliquer qu’une toute petite partie de la différence qui existe entre les noirs et les blancs sur ce point (voir le dernier graphique dans 4/7). Dans l’un de ses commentaires M.H a suggéré que la testostérone pourrait y être pour quelque chose. Les noirs ont en moyenne un taux de testostérone un peu supérieur à celui des blancs or, entre autres beaucoup de choses, cette hormone a une influence sur le désir sexuel et sur l’impulsivité. Par ailleurs chez les noirs la puberté est plus précoce que chez les blancs. Il est difficile de penser que ces différences biologiques sont sans rapport avec les statistiques qui nous occupent.
    Toutefois l’explication par la biologie se heurte à une difficulté : le changement spectaculaire du comportement de la population noire (et blanche) à partir des années 1960. Cela vaut pour la sexualité comme pour la criminalité. En 1950, environ 17% des enfants noirs naissaient d’une mère célibataire. En 1963, 23%, puis à partir de cette date la courbe grimpe très fortement : 48% en 1980, 68% en 1991. En 1950 le taux de naissance hors mariage était de 2% pour les blancs.
    Il y avait donc une forte disparité au départ entre les deux groupes, une disparité qui peut éventuellement - je dis bien éventuellement - être expliquée par des facteurs biologiques. En revanche l’envolée des statistiques à partir du début des années 1960 ne semble pas pouvoir s’expliquer par des facteurs biologiques. L’Etat-providence et la « libération sexuelle » semblent des coupables tout désignés, et il est peu contestable que leur rôle (néfaste) a été grand.
    Toutefois, même en combinant les facteurs cognitifs (QI), biologiques (testostérone), politique (Etat-providence) et moraux (libération sexuelle) des points d’interrogation demeurent. A l’heure actuelle, d’après ce que j’ai pu lire, les causes de la désintégration de la famille noire aux Etats-Unis restent partiellement inconnues.

    RépondreSupprimer
  20. Merci pour vos réponses, Aristide et M.H.

    Aristide:
    C'est exactement le thème de la très belle chanson d'Elvis Presley "In the Ghetto". And the Mama cries…

    Je viens de recevoir un mail-appel de l'Institut pour la Justice et j'avais l'intention de vous le faire suivre.
    Et puis j'ai vu que vous avez cette organisation en lien. Donc c'est parfait.

    RépondreSupprimer
  21. @ Carine? Juste un mot :
    Quand je dis "Dans mon environnement, les gens qui affichent de fort QI (150) sont soit des inadaptés sociaux ou bien se rient des résultats."
    vous notez : "J'aurais bien aimé voir un développement de cette idée."

    Ce propos ne recouvre pas une "idée" (fondamentale) mais une observation et le terme "inadapté social" ne doit pas être pris comme vous (et Aristide) l'avez compris, mais comme incapable de gérer les situations normales; de plus ma phrase se terminait par "se rient des résultats" qu'il faudrait comprendre comme "qui s'avouent super-IQ mais normaux" ou si vous préférez sensibles au ridicule : je suis un odieux personnage qui prit plaisir à faire honte à quelques cas !

    RépondreSupprimer
  22. Au fait, je viens de découvrir la vidéo où Bourdin pose un problème de CM2 au ministre de d'EN :
    "10 objets identique coûtent 22€ combien coutent 15 objets ?"
    Réponse du type à fort QI : 16.5€.

    RépondreSupprimer
  23. Je ne suis pas bien sûr que Chatel ait un QI élevé. Mais qu'importe, il me semble me rappeler que Darcos avait séché sur un problème semblable. Du moins n'avait-il pas donné une réponse manifestement erronée.
    Dans le cas de Chatel je dirais que cela révèle surtout l'état de l'école, où l'on ne fait plus de calcul mental et où l'on n'apprend plus ce qu'est une règle de trois.
    Je me souviens d'avoir discuté, il y a un an ou deux de cela, avec un professeur (à l'université) de mathématiques ayant dépassé la soixantaine. Il avait retrouvé les exercices qui lui avaient été donnés pour son examen d'entrée en 6ème. Et il affirmait qu'aujourd'hui des élèves de terminale seraient incapables de les faire.

    RépondreSupprimer
  24. Sévérac,
    Ça ne prouve absolument rien. Ça ne mesure pas le QI. En revanche, les tests qui mesurent la vitesse à laquelle travaille le cerveau, oui, ça mesure le QI. On peut être "bête" même en ayant un QI élevé.

    RépondreSupprimer

LES COMMENTAIRES ANONYMES SERONT SUPPRIMES SANS AUTRE FORME DE PROCES, ALORS FAITES L'EFFORT DE PRENDRE UN PSEUDONYME OU DE SIGNER VOTRE MESSAGE. MERCI.