Ralliez-vous à mon panache bleu

mercredi 4 avril 2012

Présidentielle 2012 : En vrac (1)


 
Les écologistes s’apprêtent à se ramasser une veste doublée en peau de zobi.
Comme d’habitude en fait.
Pourtant ces gens là ont des sénateurs, des députés, et surtout leurs idées ont été reprises par tous les partis politiques, ou presque. Pas une formation politique de quelque importance qui ne déclare solennellement se soucier de « l’environnement », du « développement durable » et autre gris-gris écologique.
Et je ne parle même pas de la pluie de « normes environnementales » et autres « charte de l’environnement » qui s’abat en continu sur notre pauvre pays depuis bien des années déjà.
Le succès d’une idée ne se mesure pas seulement à sa popularité dans les urnes.
Les réacs de tous poils feraient bien de s’en souvenir lorsque tomberont les résultats des élections.

Marine le Pen traverse manifestement une mauvaise passe pendant que Mélenchon plastronne. Je n’ai guère de doutes sur le fait que cela s’explique en partie par son virage à l’extrême gauche en matière économique. Peut-être l’actuelle présidente du Front National aurait-elle dû se souvenir de l’adage de l’ancien président du Front National selon lequel les électeurs préféreront toujours l’original à la copie.

Voir Mélenchon se pavaner et éructer triomphalement ses inepties haineuses est évidemment un spectacle douloureux. Mais à toute médaille il y a son revers. La possibilité pour Sarkozy d’être réélu dépend de manière décisive de la façon dont se comporteront les électeurs du Front National au second tour. Il se pourrait bien qu’un bon score de Mélenchon fasse basculer ces électeurs de l’abstention au vote Sarkozy lors du second tour. Surtout si Mélenchon est devant Marine le Pen au premier tour. Surtout s’il en profite pour baver sur elle, comme il en a pris l’habitude.
Voir Mélenchon contribuer à faire réélire Sarkozy, y aurait-il un plus bel exemple de justice poétique ?

Nous ne saurons qu’après l’élection quelles catégories socio-professionnelles constituent l’électorat de Mélenchon, mais je suis persuadé que les gros bataillons se trouveront dans la fonction publique et plus largement chez ceux qui dépendent de la puissance publique pour vivre. D’ors et déjà il est évident que le candidat du Front de Gauche bénéficie à plein de la logistique et de la capacité de mobilisation des syndicats, syndicats qui, faut-il le rappeler, ne sont forts que dans la fonction publique.
Une nouvelle illustration du caractère mortifère de l’Etat-providence.

J’aimerais bien dire quelque chose à propos de François Hollande, mais j’ai beau me creuser la tête je ne trouve pas. C’est tout le problème des socialistes : il est difficile de battre quelque chose avec rien.

11 commentaires:

  1. J'ai croisé récemment un ancien ouvrier en retraite, que j'ai entendu si souvent râler contre l'invasion, et se plaindre qu'on "'est plus chez nous !" que je pensais qu'il voterait LP : il m'a dit tel quel " vais voter Mélenchon, lui au moins il est cont' les patrons".
    Pffff.

    Allez je me console en me disant que pendant les vacances je vais ressortir tous mes Reiser et les relire...ça leur apprendra.

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    1. Dixie, les pauvres sont stupides, nous le savons bien.
      C'est pour ça qu'ils sont pauvres.
      Et en plus ils sentent mauvais.
      Ceci étant dit je ne crois pas que votre bonhomme soit représentatif.
      Si l'on en croit les mêmes instituts de sondage qui placent si haut notre révolutionnaire en peau de lapin, ses intentions de vote se situent très peu chez les ouvriers (de l'ordre de 5 à 6%).

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  2. Le problème avec l'électorat Le Peniste, c'est qu'il n'est pas forcément majoritairement à droite. Des gars comme celui dont parle Dixie, il doit y en avoir beaucoup parmi ceux qui ont choisi Marine. Je ne sais pas s'il faut trop compter sur eux pour battre Hollande.

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    1. C'est évidemment pure spéculation de ma part, et nous ne saurons ce qu'il en est qu'après les élections.
      Mais je ne crois pas trop que le cas évoqué par Dixie soit répandu.
      En tout cas je constate que Sarkozy et ses stratèges ont plutôt la même analyse que moi et qu'ils s'efforcent de draguer l'électorat lepéniste non pas en parlant de pendre le dernier patron avec les tripes du dernier banquier, mais en leur parlant de maitrise de l'immigration, de sécurité, etc.
      Bref ils situent l'électorat de MLP "à droite".

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  3. "ceux qui dépendent de la puissance publique pour vivre"
    Vous faites très probablement allusion aux grands industriels genre Dassault?

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    1. Le jour où vous verrez cent mille Serge Dassault défiler dans les rues, revenez me poser votre question.

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    2. Dassault coute probablement moins cher à l'état que la masse informe et obèse des fonctionnaires.

      Et puis Dassault produit quelque chose, il crée ou a créé quelques emplois lui.

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    3. Et Dassault, comme tout le monde, n'a qu'un bulletin à mettre dans l'urne.
      Ceci étant dit la collusion entre l'Etat et certains grands groupes industriels peut être un vrai problème, particulièrement en France où les anciens hauts fonctionnaires peuplent les grandes entreprises.
      Mais je n'avais pas de raison de répondre sérieusement à la question rhétorique du sieur Raspoutine.

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  4. Je rêve d'un second tour Sarko- Mélanchon, plus le braillard de la gauche se fait aussi gros que le boeuf socialiste, plus la claque des élections présidentielles fera imploser les hypocrites du PS.

    On a le droit de rêver quand même et puis pour l'instant, Hollande n' a pas encore penser à taxer les rêves, pour l' instant.

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  5. Toujours pour soutenir le hurleur de la Bastille,

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=8SI1bulgaHA

    C'est beau,hein!

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    1. Parfaite illustration de la mentalité de voleur de ces gens là.

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