Ralliez-vous à mon panache bleu

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mercredi 8 juillet 2015

Confessions d'un blogueur anonyme



Depuis que je tiens ce blog, la période estivale a été pour moi une période de vacances de blog. Une pause nécessaire avant de replonger dans la mêlée au mois de septembre. Cette année je ne suis pas sûr que ces vacances prendront fin. Aussi me suis-je dit qu'il ne serait pas mal de mettre ici ce petit texte, que ceux qui me suivent sur Facebook connaissent déjà.
Bonnes vacances à tous !

Longtemps j’ai blogué avec bonheur. Je consultais les statistiques de mon blog en me réveillant le matin, et ensuite plusieurs fois par jour. Les réponses que je préparais à certains commentaires me tournaient dans la tête toute la nuit. Je visitais régulièrement tous les blogs « amis », et j’y laissais très souvent un petit commentaire, pour bien signaler mon passage au taulier. Parfois, pas très souvent toutefois, je m’engageais dans des discussions marathons avec d’autres commentateurs sur d’autres blogs. C’était parfois frustrant, parfois énervant, parfois exaltant. Je ne l’ai jamais regretté et l’une de mes fiertés est que, tant sur les autres blogs que sur le mien, ces échanges n’ont presque jamais viré au pugilat.

J’avais l’impression, à mon petit niveau, de faire œuvre utile et d’apporter ma maigre contribution à certains combats intellectuels que je tenais pour importants. Et puis je m’amusais beaucoup aussi, et j’avais noué une sorte de camaraderie virtuelle avec bien des gens que je trouvais, ma foi, fort sympathiques. J’avais l’impression d’appartenir à une communauté engagée dans un combat pour une juste cause, et qui n’engendrait pas la mélancolie.

Bloguer était important pour moi.

Mais aujourd’hui tout cela appartient largement au passé.

Mon blog est en demi-sommeil et va peut-être bientôt s’endormir définitivement sans que cela me trouble outre mesure. Je continue à visiter certains blogs que j’aimais bien, mais moins régulièrement, et je n’y laisse presque plus jamais de commentaire. Et surtout plus jamais je ne me lance dans des discussions marathons. Mon intérêt pour les blogs a beaucoup diminué, c’est un fait. Un fait que je ne m’explique pas très bien.

Certes, désormais le temps me manque incontestablement pour me livrer à cette activité. Le fait est que bloguer a aussi, à un moment, été un dérivatif aux difficultés de mon existence.

Cela n’explique pas tout, cependant.

Je ne renie rien de ce que j’ai fait. Je crois toujours que la guerre des idées est suprêmement importante, et que bloguer peut être une manière valable d’y contribuer. Mon estime et ma sympathie pour les tauliers des blogs que je fréquentais régulièrement n’a pas diminué, ou alors rarement. Je suis toujours aussi passionné par les questions politiques.

Pourtant je n’ai plus guère le goût des blogs. J’ai comme l’impression aussi que ceux-ci ne sont plus ce qu’ils étaient. Que l’effervescence que j’y trouvais souvent il y a quelques années a disparu, ou en tout cas a beaucoup diminué. Je ne sais pourquoi. Et surtout je ne suis pas bien sûr que cette impression soit fondée, qu’elle ne soit pas avant tout le résultat de ma propre baisse d’intérêt pour la chose bloguesque. Par ailleurs j’ai reporté ma sociabilité virtuelle sur Facebook – après avoir un peu tâté de Twitter – réseau sur lequel j’ai retrouvé la plupart de mes camarades blogueurs, qui me permet de papoter à peu de frais (temporels) et d’échanger sur des sujets un peu plus personnels.

Me voici donc pratiquement rangé des blogs, comme d’autres le sont des voitures. Est-ce un bien, est-ce un mal, pour moi-même et pour ceux qui me lisaient, je ne saurais le dire. Mais on ne peut pratiquer cette activité de manière profitable que pour autant qu’on en ait vraiment envie, et que l’inspiration soit là. Ce n’est plus mon cas.

Pour autant je n’oublie pas ceux qui poursuivent l’aventure des blogs, et que j’ai accompagnés pendant quelques années. Je continue à regarder ce qu’ils font. Je les envie un peu, d’avoir conservé le feu sacré, ou simplement d’avoir la persévérance nécessaire pour entretenir un blog.

Mais je dois désormais les regarder du bord de la route. En attendant peut-être un jour de reprendre ma place dans le peloton, ou bien de plonger définitivement dans l’ombre.

Dans tous les cas, tout sera bien.

mercredi 27 août 2014

Réduire la voilure




La semaine prochaine les deux blogs que j’ai le plaisir, l’honneur et l’avantage de tenir reprendront leurs publications. Mais cette 5ème saison ne sera pas comme celles qui l’ont précédée, car les publications perdront leur rythme régulier (quasi) hebdomadaire et deviendront plus espacées.

Deux raisons principales à cela.

Tout d’abord, le temps me manque. Depuis quelque temps ma vie est devenue, hélas, beaucoup plus compliquée et je n’ai simplement plus le loisir nécessaire, ni la disponibilité d’esprit, pour écrire régulièrement de nouveaux articles (je n’ai pas besoin d’insister sur le fait que je ne les écris pas en cinq minutes sur un coin de table, si vous me lisez vous savez de quoi il retourne).

Par ailleurs mes ressources intellectuelles ne sont pas inépuisables, je sens que je les ai déjà bien entamées et je n’ai guère envie de me répéter, ce qui finira inévitablement par arriver. J’ai fortement conscience que, lorsqu’un homme a quelque chose à dire, le plus difficile n’est pas de le lui faire dire, mais d’éviter qu’il le dise trop souvent. Je m’en voudrais de lasser la patience de mes lecteurs.

Par conséquent je publierai moins souvent, avec plus de traductions et moins de textes personnels, car les premières me demandent bien moins de temps et de concentration que les seconds. Peut-être mettrais-je ici de temps en temps ce que mettais habituellement au Grenier, peut-être m’essayerais-je au commentaire d’actualité (mais j’en doute) ; bref, le blog, les blogs ne ferment pas, mais ils vont rentrer dans une période d’activité réduite, plus réduite en tout cas que depuis leur création.

Le fait que je n’ai plus suffisamment de temps pour tenir ce blog comme je le souhaiterais implique aussi que je n’en ai plus guère pour commenter chez les uns et les autres, ce qui est une seconde cause de contrariété, mais qu’y puis-je ?

Ceux d’entre vous qui ont un compte Facebook ou un compte Twitter pourront éventuellement m’y retrouver, s’ils le désirent. J’y serai certainement plus actif que sur ce blog dans les temps à venir (mois ? années ? je l’ignore).

Allons, même si la tempête s’est levée et qu’il me faut réduire la voilure, le navire flotte encore et le capitaine reste à la barre. Hisse-et-ho ! et à la semaine prochaine.

mercredi 1 janvier 2014

Bonne année quand même




Oui, mes chers lecteurs, permettez moi vous souhaite une bonne année quand même. Non pas que je répugne à vous souhaiter les meilleures choses du monde, bien au contraire : que serait un blog sans ses lecteurs, fidèles et moins fidèles ? Sachez-le bien, vous mes lecteurs m’êtes extrêmement sympathiques, et tout particulièrement ceux d’entre vous qui font l’effort de me dire, dans les commentaires, à quel point ils apprécient mes petits billets.
Mais j’ai simplement quelque doute sur le fait que l’année qui commence sera bonne. Je veux dire, entièrement bonne. Pleinement satisfaisante. Intégralement radieuse. Autant du moins que peut l’être une année dans la vie d’un homme.
La faute ne nous en incombe pas à nous, individuellement. Je vous suppose pourvu de toutes les qualités nécessaires pour bien mener votre petite barque. Et comment pourrait-il en être autrement ? Puisque vous me lisez, vous devez nécessairement avoir bien des qualités. Mais enfin, que cela nous plaise ou non, nous faisons tous partie d’un tout plus grand que nos existences individuelles, un tout qui s’appelle la France, dont le destin ne peut pas être tout à fait sans influence sur le notre, et dont l’état général est, disons…
Oh, bah, vous le savez aussi bien que moi.
Pas d’amélioration à attendre de l’état de santé du patient. Notre bien-aimé Président y veille et, puissamment secondé par un gouvernement aux compétences incontestables en cette matière, il n’omettra aucune mesure qui pourrait dégrader ledit état de santé et affaiblir un peu plus le malade. Nous pouvons compter sur lui.
D’un autre côté, il faut également reconnaître que l’homme n’est pas dépourvu d’une certaine vis comica, parfois involontaire certes. Nous pouvons donc aussi compter, dans l’année qui s’ouvre, sur notre lot de Cahuzaqueries et autres Léonardages, sans oublier les fines plaisanteries dont notre estimé chef de l’Etat aime à agrémenter ses interventions publiques.
Allons, 2014 sera sans doute une année affligeante pour qui est un peu conscient de ce qui se passe autour de lui, mais ce ne devrait pas être une année entièrement sinistre. Nous aurons l’occasion de rire, même parfois un peu jaune. C’est déjà quelque chose.
Tout bien pesé je maintiens donc mes vœux de bonne année, malgré tout. Ils ne sont pas entièrement déraisonnables. Et tenez, pour aider ces vœux à devenir réalité, je vous fais partager ce conseil si sage (re)trouvé dans Sénèque. Ne me remerciez pas, je suis comme ça.
Et bonne année à tous !

« Il faut donc nous accoutumer à regarder les vices des hommes non comme odieux, mais comme ridicules ; imitons Démocrite plutôt qu’Héraclite. Car celui-ci pleurait toutes les fois qu’il sortait en public ; celui-là riait. L’un, dans tout ce que nous faisons, ne voyait que misère, l’autre que folie. Il faut donc attacher à tout peu d’importance, et tout supporter avec calme ; il est plus dans l’humanité de se moquer de la vie que de la déplorer. D’ailleurs, on mérite mieux du genre humain à en rire qu’à en pleurer. Dans le premier cas on laisse quelque place à l’espérance ; dans le second, il y a sottise à gémir sur ce qu’on désespère de pouvoir corriger. » (De la tranquillité de l’âme)

mercredi 28 août 2013

Toc...toc...toc...



 
La semaine prochaine à la même heure, le rideau se lèvera sur une nouvelle saison d’Ostracisme.
Le programme jusqu’à l’été prochain n’est pas encore totalement défini, mais il est du moins possible d’en donner à l’avance certains éléments.
J’aurais donc le plaisir, l’honneur et l’avantage de vous présenter, mes chers lecteurs, des textes sur la question du port d’armes, sur celle de la peine de mort, sur la discrimination positive, sur Jean-Claude Michéa, sur les différences entre l’islam et le christianisme, ainsi que les traductions de plusieurs articles de Théodore Dalrymple. Et sans aucun doute bien d’autres choses encore, pourvu que le temps et l’inspiration ne me désertent pas.
Mais avant tout cela sera dévoilée la surprise que je vous avais promise en mettant le blog en vacances.
Oui, oui, la semaine prochaine, mais pas avant.
Ah, je sais, c’est dur.
Allons courage, plus que sept jours. Et pour patienter un petit cartoon de Tex Avery.
Pourquoi ?
Mais parce que j’aime à vous imaginer comme ce pauvre Lenny : « Oh, boy ! I got a present, I got a present ! »
Souhaitons que je termine mieux que l’écureuil…