Tel était à peu près l’état du droit et des mœurs
aux Etats-Unis lorsque le « mouvement gay » fit son apparition sur la
place publique. Depuis des temps immémoriaux la sodomie était considérée comme
un crime par la common law et,
jusqu’en 1961, cette pratique était prohibée par tous les Etats des Etats-Unis.
Mais, de 1880 à 1995, on ne trouve trace que de 203 cas de poursuites judiciaires intentées pour sodomie entre adultes
consentants, soit moins de deux cas par an. Autrement dit, tout en conservant
des lois interdisant cette pratique, les pouvoirs publics ne se montraient
guère diligents pour savoir ce qui se passait dans le secret des chambres à
coucher, et des homosexuels se livrant discrètement à leurs penchants n’avaient
à peu près rien à craindre de la loi. Et pour le reste, bien entendu, les
homosexuels jouissaient exactement des mêmes droits civils et politiques que
les autres citoyens américains. La loi ne faisait simplement pas acception de
votre « orientation sexuelle ».
Mais à partir de la fin des années 1960, dans le
sillage de la révolution sexuelle, certains homosexuels ne se contentèrent plus
de ce compromis et se mirent à réclamer bruyamment le « droit » de
« vivre leur sexualité au grand jour », les émeutes de Stonewall, en
juin 1969, marquant, de l’avis général, l’apparition du « mouvement gay et
lesbien » sur la place publique aux Etats-Unis.
Ce dont il s’agissait alors n’était pas simplement
de réclamer l’adoucissement ou même la suppression des lois prohibant les
pratiques homosexuelles car, comme nous l’avons vu, l’absence de lois contre
certaines pratiques sexuelles ne signifie aucunement l’approbation de ces
pratiques, et le silence de la loi peut très bien coexister avec une forte
désapprobation sociale, même si sans doute, sur le long terme, le silence de la
loi finira par éroder cette désapprobation sociale. Le but de ces militants
homosexuels était bien plus radical : la fin de toute répression contre
les pratiques homosexuelles n’était que leur but immédiat, leur but final était
d’obtenir l’approbation publique de
ces pratiques. Comme l’a déclaré candidement l’un d’entre eux, cité par Robert
Reilly : « Nous avons un programme, créer une société dans laquelle
l’homosexualité sera considérée comme naturelle et normale. » Ou encore, notre but est de
« modifier radicalement la conception qu’a la société de la
réalité. »
Réaliser un tel programme ne nécessite rien moins
que de renverser totalement la moralité dite traditionnelle en matière de
sexualité, c’est-à-dire d’abandonner l’idée qu’il existerait des comportements
vertueux et des comportements vicieux, des actes conformes à la nature et des
actes contre-nature. Car il est impossible que l’homosexualité soit un jour
considérée comme « naturelle et normale » sans que les notions même
de naturel et de normal ne disparaissent.
En effet, tant que subsistera l’idée que la
sexualité humaine a pour but naturel la procréation, être attiré par des
personnes du même sexe que soi sera inévitablement perçu comme anormal ;
tant que subsistera l’idée que les organes génitaux sont des organes
procréateurs et qu’il existe une parfaite complémentarité naturelle, en vue de
ce but, entre les organes masculins et féminins, les pratiques homosexuelles
seront nécessairement considérées comme contre-nature[1].
La notion de nature doit donc être abandonnée en
matière de sexualité pour que les pratiques homosexuelles et les pratiques
hétérosexuelles puissent être considérées comme pratiquement et moralement
équivalentes. Mais cela va plus loin que mettre sur le même plan les pratiques
sexuelles des hétérosexuels et celles des homosexuels, mettons le coït vaginal
et le coït anal. Car, l’homosexualité ne se caractérise pas seulement par un
usage différent des organes génitaux. Elle se caractérise aussi par une
approche différente de la sexualité dans son ensemble. Pour le dire simplement,
la sexualité « gay » est incompatible avec la notion de chasteté, alors
que celle-ci est, depuis des temps immémoriaux, censée être la norme dans les
relations entre les hommes et les femmes, et l’est encore dans une grande
mesure, en dépit de la révolution sexuelle. Si aujourd’hui le mariage ne signe
plus le commencement de l’activité sexuelle pour la plupart des hétérosexuels,
la fidélité à son partenaire ou à son époux n’en reste pas moins la norme en
pratique. Ainsi, les études les plus récentes montrent que, aux Etats-Unis, 90%
des femmes hétérosexuelles et plus 75% des hommes hétérosexuels n’ont jamais eu d’aventure extra-conjugale. Un
chiffre impressionnant à une époque où, théoriquement, les moyens de
contraception permettent une sexualité totalement « sans risques » et
où la loi ne sanctionne pratiquement plus l’adultère, même dans une procédure de
divorce. A l’inverse, toutes les études sur la communauté homosexuelle
confirment ce que les observateurs avisés savaient depuis longtemps, à savoir
que l’infidélité y est la norme, tout particulièrement chez les hommes. Citons
juste les résultats de deux études, parmi beaucoup d’autres.
Selon une enquête publiée aux Etats-Unis en 1980,
seuls 35% des hommes homosexuels interrogés avaient eu moins de 100 partenaires
sexuels, 42% en avaient eu entre 100 et 499, et 23% en avaient eu plus de 500.
L’un des hommes interrogés affirmait même en avoir eu plus 10 000. Selon
une autre enquête, réalisée en 1997 en Australie auprès de 2583 homosexuels
masculins, seuls 15% des personnes interrogées avaient eu jusqu’alors moins de
11 partenaires sexuels, tandis qu’à l’autre bout de l’échelle 15% en avaient eu
plus de 1000. 82% avaient eu plus de 50 partenaires sexuels et presque 50% en
avaient eu plus de cent.
Même en faisant la part d’une éventuelle
vantardise, le nombre de partenaires sexuels de l’homosexuel moyen tout au long
de sa vie est simplement prodigieux, comparé aux hétérosexuels. Ce qui signifie
inévitablement que, parmi les homosexuels, les couples sont beaucoup plus
fragiles que parmi les hétérosexuels. Comme l’écrivait un chercheur en 1995,
« Même si nous mettons de côté la question de l’infidélité et que nous
adoptons une définition très large de ce qu’est une « relation de long
terme » en y incluant toutes celles qui ont duré au moins quatre ans,
moins de 8% des homosexuels hommes ou femmes rentrent dans cette définition. En
bref, il n’y a pratiquement aucune comparaison possible avec un mariage
hétérosexuel en termes soit de fidélité soit de longévité. (…) la fidélité tout
au long de la vie est pratiquement inexistante chez les homosexuels. »
« Créer une société dans laquelle
l’homosexualité sera considérée comme saine, naturelle, et normale »
signifiera donc aussi créer une société dans laquelle « le mode de vie
homosexuel » sera considéré comme « sain, naturel et normal »,
c’est-à-dire une société dans laquelle multiplier, parfois de manière
sidérante, les partenaires sexuels sera considéré comme une attitude
« saine, naturelle et normale. »
Disons-le tout net : il est impossible qu’un
tel programme puisse jamais se réaliser complètement. Cela est impossible car
il est impossible, même à la meilleure propagande du monde, d’occulter
totalement le fait que, tout comme les autres animaux, l’homme a une certaine
nature. Si, chez tous les animaux, les organes génitaux sont des organes
reproducteurs, comment pourrait-il en aller différemment chez l’homme ? Si
tous nos organes remplissent certaines fonctions naturelles – et nous savons
nous en souvenir à chaque fois que nous allons chez le médecin – comment est-il
possible de croire que seuls nos organes génitaux n’auraient aucune autre
fonction particulière que de nous procurer du plaisir ? Tant que l’homme
sera un être pensant, la première pensée qui lui viendra à l’esprit à propos de
l’homosexualité est que celle-ci n’est ni naturelle ni normale.
De la même manière, il est impossible, même à la
meilleure propagande du monde, de parvenir à occulter totalement le fait que,
pour l’être humain, le chemin du bonheur, et de la santé, passe par la
chasteté.
Ainsi, l’un des secrets aujourd’hui les mieux
gardés, mais aussi les plus transparents, à propos du « mode de vie
homosexuel » est que celui-ci est extrêmement risqué. La multiplication
des partenaires, aussi bien que les pratiques propres aux homosexuels,
augmentent énormément les risques de contracter des maladies sexuellement
transmissibles et certains types de cancer. La place très importante accordée à
la sexualité, la multiplication des partenaires d’un soir, et l’instabilité
générale des couples homosexuels signifie aussi assez normalement une plus
grande instabilité émotionnelle, à moins peut-être qu’elle n’en soit la
traduction. Elle implique aussi, toutes choses égales par ailleurs, une plus
grande importance accordée à la séduction, à l’apparence, et une plus grande
difficulté à accepter le vieillissement. Il est donc très compréhensible que
les homosexuels, hommes et femmes, soit beaucoup plus sujets que les
hétérosexuels aux conduites addictives, à la dépression, qu’ils fassent davantage
de tentatives de suicides, etc. Robert Reilly a réuni dans un appendice à la
fin de son livre les principales données disponibles à ce sujet, et elles sont
tristement édifiantes. Plutôt que de les détailler, contentons-nous d’en
relever la conséquence : l’espérance de vie des homosexuels est bien
inférieure à celles des hétérosexuels, de l’ordre d’une vingtaine d’années.
Dans les années 1980, au plus fort de l’épidémie du SIDA, cette différence
dépassait les trente ans chez les hommes.
D’un point de vue psychologique, il est presque
aussi évident que la multiplication des partenaires sexuels, si typique des
homosexuels, s’apparente très vite à une conduite addictive, qu’elle doit, chez
la plupart, être source à la fois de jalousie, de honte, d’insatisfaction, car
contrairement à ce que promettaient un peu naïvement les promoteurs de la
« révolution sexuelle », il sera à jamais impossible à l’être humain
d’avoir une sexualité « libérée », c’est-à-dire libérée de toutes
considérations morales et pratiquée comme une simple gymnastique. La honte et
la possessivité lui sont aussi naturelles que le désir sexuel.
Quelques soient les efforts des activistes
homosexuels en ce sens, l’homosexualité ne pourra donc jamais être considérée
de bonne foi comme « saine, naturelle et normale. » Les activistes
homosexuels eux-mêmes ne peuvent totalement échapper à la conscience que leur
sexualité, et leur mode de vie en général, n’est ni sain, ni naturel, ni normal,
si l’on veut garder un minimum de sens à ces mots. Leur nature d’être
rationnel, qui leur fait élaborer des mensonges sophistiqués pour accommoder la
réalité à leurs désirs, les empêche aussi d’oublier totalement qu’il s’agit de
mensonges.
La conséquence de cela est que le « mouvement
homosexuel » est condamné à une perpétuelle fuite en avant, dans laquelle
il doit entrainer l’ensemble de la société où il opère, et même le monde
entier. Il doit s’efforcer de faire disparaître tout ce qui pourrait rappeler
que l’homosexualité est une anomalie, à peu près de la même manière que, dans 1984, les autorités de l’Océania doivent
sans cesse réécrire la réalité pour la conformer aux mensonges de la propagande
officielle. La tolérance de l’homosexualité ne saurait lui suffire, car la
tolérance implique un écart par rapport à la norme, ou par rapport à la vérité,
que l’on s’abstient de vouloir corriger ou supprimer. On ne peut tolérer que ce
qui a besoin de l’être c’est-à-dire ce qui, d’une manière ou d’une autre, est
fautif. Après avoir obtenu la tolérance, c’est-à-dire la fin de toute
incrimination officielle des pratiques homosexuelles, le mouvement homosexuel
s’est donc très normalement orienté vers l’exigence que soit publiquement
affirmée la bonté de l’homosexualité, en revendiquant par exemple le droit de
se marier pour les couples de même sexe.
Le « mariage » homosexuel a évidemment
fort peu à voir avec le fait de « pouvoir déclarer publiquement son
amour », car la loi n’interdit nullement aux homosexuels ce genre de
déclaration publique ; il n’a pas davantage à voir avec le fait de fonder
une famille, car les couples homosexuels seront toujours incapables de fonder
une famille, au vrai sens du terme. En revanche il a tout à voir avec
l’approbation officielle de l’homosexualité : en ouvrant la possibilité de
se marier aux couples de même sexe (en attendant sans doute les
« partenariats multiples »), le législateur met sur le même plan
homosexualité et hétérosexualité, il affirme, même implicitement, que
l’homosexualité est « saine, naturelle, et normale » au même titre que
l’hétérosexualité, et c’est précisément ce qui est recherché.
Mais le « mariage » homosexuel ne
saurait être la fin de la route. Après le mariage viendront inévitablement les
revendications touchant tout ce qui concerne la parentalité. Les homosexuels
réclameront le droit d’adopter et d’avoir recours à toutes les techniques de
procréation médicalement assistées, exactement comme les couples hétérosexuels.
Non pas tellement, sans doute, par désir d’avoir des enfants mais bien plus
sûrement parce que toute différence de traitement entre homosexuels et
hétérosexuels signifierait que les couples homosexuels ne sont pas considérés
comme équivalents aux couples hétérosexuels pour ce qui est d’élever des
enfants. Ce serait une admission implicite du fait que l’homosexualité n’est
pas complètement « saine, naturelle, et normale. »
Et cela ne sera pas la fin encore.
En fait, aucune institution ne saurait s’exempter
de l’obligation d’affirmer que l’homosexualité est « saine, naturelle, et
normale ». Aucune organisation, publique ou privée, ne pourra être
épargnée, quelques soient les motifs avancés : toutes devront apporter
publiquement leur soutien aux « droits des homosexuels », toutes
devront réformer leurs pratiques pour se conformer aux exigences de ces
« droits. » Aucun individu même ne pourra se croire à l’abri de ces
exigences : toute action, toute parole, qui paraitrait impliquer une désapprobation
de l’homosexualité, ou bien simplement un doute sur le fait qu’elle serait une
pratique « saine, naturelle, et normale » s’exposera à être
pourchassée devant les tribunaux au nom de la lutte contre
« l’homophobie. » La montée aux extrêmes est absolument inévitable.
Elle est dans la nature profonde du « mouvement homosexuel ».
C’est en cela que ce « mouvement
homosexuel » diffère qualitativement du mouvement de la « libération
sexuelle », dont il est l’un des avatars. Car si la « libération sexuelle »
a été dans l’ensemble une chose néfaste, « libérer la sexualité » ne
nécessitait pas de vivre dans le mensonge comme les revendications
homosexuelles nous obligent à le faire. La libération sexuelle pouvait encore
être comprise comme une revendication élevée au nom de la nature, la nature
opprimée par les conventions « bourgeoises ». Bien que globalement
fausse, cette théorie présentait quelque plausibilité, car il est vrai que les
conventions qui enserraient la sexualité avant cette « libération »
n’étaient pas toutes également bonnes ni également justifiables. Il était donc
possible de penser de bonne foi que l’être humain serait plus heureux une fois
sa sexualité « libérée ». Vouloir « libérer » la sexualité
est une erreur, mais une erreur qui n’est pas nécessairement si facile à
détecter. En revanche, affirmer que l’homosexualité est « saine,
naturelle, et normale » est un
mensonge, et un mensonge évident, qui ne peut être soutenu qu’au prix d’un
effort constant pour cacher la réalité.
Ce mensonge a pu s’introduire au cœur des
démocraties libérales en se liant avec la passion pour l’égalité qui les
caractérise, et qui nous a déjà fait commettre tant de folies. C’est l’appel à
cette passion qui, jusqu’à maintenant, a permis aux activistes homosexuels
d’intimider leurs opposants, de les mettre sur la défensive, de faire avancer
leurs revendications. Nous n'osons pas dénoncer ouvertement le mensonge ou nous
y opposer, à part quelques esprits téméraires, car nous ne savons pas comment
faire sans paraître attenter au sacro-saint principe d’égalité. Pour autant
nous ne sommes pas convaincus, car nous ne pouvons pas l’être. Et la vérité se
fait jour malgré nous à chaque instant. C’est ce qui condamne le « mouvement
homosexuel » à une perpétuelle fuite en avant, à des revendications
toujours plus extravagantes, et toujours plus attentatoires aux libertés
fondamentales de tout un chacun.
Tout cela n’est pas seulement la conséquence que
l’on peut logiquement déduire des prémisses sur lesquelles repose le
« mouvement homosexuel. » C’est d’ores-et-déjà ce que n’importe qui
peut constater aux Etats-Unis, et plus largement dans toutes les démocraties
occidentales.
La seconde partie du livre de Robert Reilly est
ainsi consacrée à la manière dont le « mouvement homosexuel » a
réussi, en un laps de temps remarquablement court, à plier à sa conception de
la réalité des institutions aussi prestigieuse et importantes que la Cour
Suprême, et les tribunaux de manière générale, l’armée américaine, la
diplomatie, l’école, les boy-scouts, mais aussi la psychiatrie et les sciences
sociales.
Cette partie est certainement la plus
impressionnante et la plus utile de Making
gay okay. Reilly y détaille les tactiques et la rhétorique aux moyens
desquelles les activistes homosexuels sont parvenus à faire triompher leurs
revendications dans ces divers domaines. Elle devrait servir d’avertissement à
tous ceux qui croient encore naïvement pouvoir rester à l’écart de ces
revendications, et de manuel de résistance à tous ceux qui désirent encore s’y
opposer, car l’une des conditions pour espérer vaincre est de pouvoir anticiper
les mouvements de l’adversaire.
Il ne saurait être question de retranscrire ici
ces chapitres, ni même de les résumer, mais il n’est peut-être pas inutile de
dire quelques mots sur deux d’entre eux, celui portant sur la psychiatrie et
celui portant sur l’école. Celui portant sur la psychiatrie car il illustre
comment une institution théoriquement vouée à la recherche de la vérité est
devenue une courroie de propagation du mensonge et parce qu’il touche au cœur
de la question, à savoir le caractère « sain, naturel, et normal » de
l’homosexualité. Celui portant sur l’école car il nous concerne tous, ou
presque tous, et aussi car il est l’un des plus révoltants. Comme l’écrit
Robert Reilly : « C’est une mesure de la dépravation du mouvement
homosexuel qu’il se refuse à épargner l’innocence des enfants » dans sa
promotion de l’homosexualité. La propagande doit toucher « tout le monde, à tout âge, quel qu’en
soit le prix. »
[1] On pourra juger, avec
raison, que ce traitement de la sexualité humaine est partiel, car trop
exclusivement centré sur la reproduction. Cette partialité est délibérée car
elle permet de bien mettre en lumière ce qui dans l’homosexualité est
évidemment contre-nature. Mais il ne faut pas pour autant perdre de vue que la
complémentarité naturelle des organes sexuels féminins et masculins fait signe
vers la complémentarité naturelle et morale
des hommes et des femmes. Hommes et femmes sont fait pour s’unir et vivre
ensemble, non seulement en vue d’avoir des enfants, ce qui dans l’espèce
humaine va bien au-delà de la simple reproduction du fait de la très longue
éducation dont ont besoin les enfants, mais aussi en vue de se compléter et de
se corriger mutuellement. On pourrait même argumenter que, chez l’être humain,
l’union sexuelle n’a pas seulement la procréation pour finalité naturelle mais
aussi, et peut-être surtout, cette union spirituelle plus profonde entre un
homme et une femme. Mais cela requerrait bien d’autres développements qui nous
éloigneraient par trop du sujet principal.



