Il est certainement schématique
mais pas entièrement trompeur de dire que le socialisme, à ses débuts, était
une mauvaise réponse à une bonne question, ou plutôt à plusieurs bonnes
questions. La « question sociale », comme on disait alors, n’était
pas une invention des socialistes, même si ceux-ci avaient, dès l’origine,
tendance à la poser en des termes qui la rendait insoluble. Avant de devenir
une pure fiction idéologique aux mains des communistes, le prolétariat existait
réellement et il était légitime de se préoccuper de la condition
particulièrement misérable de ces petites mains de la révolution industrielle.
De même qu’il était légitime de se préoccuper, à l’autre bout de l’échelle
sociale et pour d’autres raisons, de l’oligarchie industrialo-financière que
cette même révolution était en train d’engendrer.
Allan Bloom, le célèbre
universitaire américain auteur de L’âme désarmée, aimait décrire
Germinal comme étant « La version
poétique du Manifeste du parti communiste ». Emile Zola n’était ni communiste
ni socialiste, mais il avait été intéressé et ému par la condition des mineurs,
et plus largement par la condition des ouvriers de son époque, et son grand
roman a sans doute plus fait pour la progression des thèses socialistes dans
l’opinion française que l’activité de générations de militants. Car il rendait
poignants et manifestes et pour le plus grand nombre des problèmes bien réels
et qui ne pouvaient pas rester sans réponse.
Ainsi, ceux qui, dès l’origine,
ont compris que le socialisme n’était en réalité qu’une « nouvelle formule
de la servitude », comme le déclarait Tocqueville à la tribune de
l’Assemblée Constituante en septembre 1848, ont aussi, pour les plus
clairvoyants d’entre eux, compris qu’ils ne pouvaient pas se contenter de cette
dénonciation et qu’il leur fallait également trouver des réponses acceptables à
la « question sociale », ainsi qu’à la concentration croissante du
capital productif entre quelques mains.
Défendre la propriété privée et avertir
que le despotisme marchait inévitablement sur les talons du socialisme ne
pouvait suffire pour détourner le grand nombre de cette doctrine funeste, car
les conséquences ultimes du socialisme paraissaient lointaines et incertaines
pour la foule qui, comme le dit encore Tocqueville, « suit toujours les
grands chemins battus en fait de raisonnement », alors que les
bouleversements sociaux induits par la révolution industrielle et la misère
d’une partie des ouvriers étaient perceptibles par chacun. En somme, il ne
fallait pas seulement réfuter la doctrine socialiste, il fallait aussi inventer
une doctrine sociale alternative.
Il en va de même aujourd’hui
vis-à-vis des questions environnementales. Il n’est que trop évident, désormais,
que les partis et les organisations écologistes dominantes sont les corps dans
lesquels le spectre communiste s’est réincarné en Occident après la
désintégration de l’empire soviétique et que leurs politiques portent en elle
l’oppression, la misère et la nuit de l’esprit comme la nuée porte l’orage.
Mais dénoncer les « Khmers verts » ne suffit pas et ne suffira pas à
empêcher leur progression dans les esprits et dans les institutions.
La modernité technique et
économique a libéré des forces colossales qui, si elles ont considérablement
amélioré la condition matérielle de l’humanité depuis deux siècles, ont aussi
engendré des problèmes d’une ampleur inédite, dont l’explosion démographique, qui
a fait passer la population mondiale de 2 à 8 milliards d’êtres humains en
moins d’un siècle, n’est pas l’aspect le moins spectaculaire.
Tout être vivant métabolise et
tout métabolisme implique le rejet de déchets dans l’environnement de
l’organisme ; ce qui, d’une
certaine manière, n’est que la traduction du deuxième principe de la
thermodynamique. Toute concentration d’êtres vivants finit donc par menacer la
survie de ceux-ci lorsqu’elle passe un certain seuil. L’inventivité humaine
peut faire oublier temporairement cette loi de la nature, en repoussant les
limites de la concentration maximale, mais elle ne peut pas la faire
disparaitre. « L’haleine de l’homme est mortel à ses semblables, au propre
comme au figuré », écrivait Rousseau bien avant que l’écologie ne fasse
son apparition. Ainsi, la conscience que toute choses sont finies dans le monde
sublunaire, que par conséquence la prodigieuse accumulation matérielle et
l’augmentation de population qui l’a accompagnée ne sauraient se poursuivre
indéfiniment, finit inévitablement par nous rattraper. C’est d’abord cette
« mauvaise conscience », cette certitude obscure que nous sommes
engagés sur un chemin qui, tôt ou tard, se transformera en impasse, qui
alimente la montée de l’écologisme et les « désastres écologiques »
que l’on nous annonce régulièrement, qu’ils soient vrais, exagérés ou
controuvés, apparaissent comme de simples confirmations de cette inquiétude
fondamentale dont ils ne sont pas la cause.
Malgré toute la méfiance que peut
et que doit inspirer le mouvement écologiste, il nous faut reconnaitre que les
questions qu’il pose ne peuvent pas être éludées.
Il est vrai que l’écologie est
aussi, très souvent, le véhicule d’une condamnation morale et politique de la
modernité qui n’a que peu à voir avec l’état réel de notre environnement. Dans
une large mesure, l’écologie dite politique est devenu le moyen d’expression
d’un égalitarisme radical animé par ce que Nietzche nommait le « ressentiment ».
Mais cela non plus ne saurait
nous dispenser de prendre l’écologie au sérieux, car les préoccupations morales
qui nourrissent ce ressentiment ne sont pas tout à fait sans motifs. Il y a
toujours eu quelque chose de problématique dans la libération du désir
d’acquérir de même que dans le projet de devenir comme maitres et possesseurs
de la nature et si nous pouvons, à juste titre, nous moquer de ceux qui
dénoncent le « consumérisme » grâce aux derniers gadgets high-tech
que leur offre la société de consommation, nous ne pouvons pas simplement
ignorer leurs interrogations. Après tout, n’est-ce pas Socrate qui, en rentrant
dans une boutique, se réjouissait de voir là tant de choses dont il n’avait pas
besoin ?
Nous ne pourrons espérer vaincre
l’écologie dominante que si nous faisons l’effort de proposer une écologie
alternative, une écologie qui soit compatible avec les grandes réalisations
politiques, morales et intellectuelles de la civilisation occidentale, au lieu
d’en être l’un des pires ennemis comme elle l’est aujourd’hui.
C’est ce qu’avait très bien
compris Roger Scruton, le grand philosophe anglais, mort en 2020. Green
philosophy, paru en 2012, est la contribution de Scruton à cette tâche
essentielle. Ce livre, un des tout derniers qu’il ait publié, peut, par bien
des aspects, être considéré comme la culmination de son œuvre et une
récapitulation des thèmes les plus importants de celle-ci. C’est aussi un livre
que devraient étudier et méditer tous ceux qui se soucient sincèrement
d’écologie, et parmi eux tout particulièrement ceux qui combinent le sens
politique avec le sensibilité écologique, et qui comprennent par conséquent
quel danger pour l’humanité représente l’écologie dominante.
La perspective sur les questions
environnementales proposée par Roger Scruton est une perspective que lui-même
qualifie de « conservatrice », et certainement cette caractérisation
est correcte, mais ce terme a été tellement malmené et utilisé à tort et à
travers qu’il nécessite quelques explications.
Être conservateur pour Scruton
signifie d’abord rejeter toute approche salvifique de la politique. Le but de
l’action politique n’est pas de sauver l’humanité, de nous amener à une sorte
de conversion morale qui provoquerait un changement radical de notre vie, mais
de nous permettre de concilier et de réconcilier autant que possible les désirs
et les objectifs différents, et même souvent contradictoires, des membres de la
communauté politique. Le conservateur est celui qui accepte l’humanité telle
qu’elle est dans ses grands traits essentiels, qui non seulement n’a aucun
espoir de la transformer radicalement mais qui n’a même aucun désir de le
faire, car il comprend à quel point le bon et le mauvais sont intimement liés
en l’homme et ne sauraient être séparés sans détruire l’humanité elle-même. Bref,
le conservateur se sent à sa place dans l'ordre social hérité et imparfait de
ceux qui se débrouillent au jour le jour pour faire face aux problèmes toujours
renouvelés de l’existence. Il place ses affections et sa loyauté dans ce
qu’Edmund Burke appelait « les petits pelotons » (The little
platoons), c’est-à-dire dans les communautés établies où le destin l’a
placé : famille, village, église, etc. dans lesquelles Burke voyait « le
premier anneau de la chaine qui nous conduit à l’amour de la patrie et à l’amour
de l’humanité. »
Le conservateur, par conséquent,
a une approche modeste de l’action politique, où le but premier de l’Etat n’est
pas de réorienter la société autour d’un objectif dominant donné d’en haut,
mais de permettre aux individus de s’organiser pour régler par eux-mêmes les
problèmes qui les concernent directement.
« En général, écrit Scruton, «
une politique conservatrice renvoie les décisions et les risques aux personnes
qui en sont le plus affectées. Elle considère l'État comme l'ami de la société
civile, et la société civile comme un organisme autorégulateur, dans lequel la
résilience et l'inventivité plutôt que la réglementation et la dépendance sont
les instruments de survie. »
On le sait, ceux qui se disent et
se veulent écologistes ont, dans leur très grande majorité, une approche
diamétralement opposée puisqu’ils rejettent les communautés héritées en faveur
d’un mouvement, une société imaginaire d’esprits semblables, unis autour
d’un objectif commun et rédempteur. Pour eux la politique doit avoir un
caractère de transformation du monde et ils considèrent avec un mélange de
mépris et d’indignation les compromis et les ajustements à petite échelle qui,
pour le conservateur, constituent le cœur de l’action politique.
Alors que le conservateur
s’efforce, comme le dit Scruton, de faire en sorte que l’Etat soit l’ami de la
société civile, l’écologiste contemporain conçoit plutôt la puissance publique
comme le tuteur d’une société civile irresponsable et indigne de confiance :
mélange de directeur de conscience dépourvu de toute charité et de père de
famille dépourvu de toute affection pour ceux dont il a la charge. Bien
évidemment les écologistes de cette persuasion travaillent activement à
court-circuiter tous les mécanismes institutionnels qui obligent les
gouvernants à rendre des compte aux gouvernés et à bâtir des institutions d’un
nouveau genre, entièrement irresponsables, et dont ils espèrent bien prendre
les commandes.
L’écologie politique, telle
qu’elle existe actuellement, signifie donc l’extinction de la démocratie au nom
de la préservation des écosystèmes et, plus largement, l’extinction de toute
forme de liberté politique au nom de « l’urgence écologique ». Ce qui
devrait déjà être un motif suffisant pour la rejeter.
Mais il est une autre raison pour
laquelle cette forme d’écologie ne peut pas être la solution aux problèmes environnementaux
bien réels auxquels nous sommes confrontés.
La question que Scruton considère
comme centrale en matière d’écologie, et à laquelle les écologistes sont
incapables de répondre, est celle de la motivation : quel motif peut
inciter les gens ordinaires à prendre soin de l’environnement et à intégrer
dans leurs projets le bien des générations futures lorsque cela signifie pour
eux des sacrifices significatifs ici et maintenant ? La réponse écologiste
standard est : la contrainte ; c’est-à-dire en fait l’adhésion à la
religion du salut écologique pour la petite poignée de militants convaincus qui
seront aux commandes et la peur pour tout le reste de la population. Ce qui
revient à avouer qu’ils sont incapables de persuader les gens ordinaires de
considérer les problèmes écologiques comme étant leurs problèmes.
Pour Roger Scruton, le seul motif
réellement disponible sur lequel nous pouvons nous appuyer pour préserver
l’environnement est ce qu’il appelle l’oikophilie, l’amour du foyer. Ce foyer
est d’abord l’endroit où l’on vit avec sa famille, là où nos pères et les pères
de nos pères ont vécu : cet endroit particulier de la terre qui n’est
interchangeable avec aucun autre, parce qu’il a sa physionomie propre façonnée
par les générations successives qui s’y sont implantées, enracinées patiemment,
et parce que les souvenirs y sont enfouis à côté des morts. Il est ensuite le
tout plus grand mais néanmoins limité, particulier, dans lequel s’inscrit
l’endroit où l’on vit : le corps politique souverain dont les lois, les
armes et le mœurs protègent et façonnent le foyer individuel. C’est-à-dire,
aujourd’hui, la nation. Selon Scruton, si les conservateurs adoptaient un
slogan, celui-ci devrait être : « Sentir localement, penser
nationalement. »
L’oikophilie est un motif
puissant et universel, qui a été chanté par les plus grands poètes, et que tout
homme peut reconnaitre, en lui-même ou chez autrui. Lorsque, dans Richard II,
Jean de Gand, au moment de mourir, parle de son pays en ces termes inoubliables :
« Cet autre Éden, ce
demi-paradis, cette forteresse bâtie par la nature pour se défendre contre
l’invasion et le coup de main de la guerre, cette heureuse race d’hommes, ce
petit univers, cette pierre précieuse enchâssée dans une mer d’argent qui la
défend, comme un rempart, ou comme le fossé protecteur d’un château, contre
l’envie des contrées moins heureuses, ce lieu béni, cette terre, cet empire,
cette Angleterre. »
Nous comprenons tous ce qui l’anime et nous sommes
émus, même si nous ne sommes pas Anglais, même si, éventuellement, nous détestons
l’Angleterre en tant que corps politique.
« L’oikophilie », écrit Scruton, « trouve
son origine dans notre besoin de protection et de sécurité, mais elle s'étend à
notre environnement de manière plus mystérieuse et moins intéressée. Elle
inspire la responsabilité et elle étouffe le calcul. Elle nous dit d'aimer, et
non d'utiliser, de respecter et non d'exploiter. Elle nous invite à considérer
les choses qui sont dans notre « paysage domestique » comme nous
considérons les personnes : non pas comme des moyens seulement, mais comme
des fins en soi. Elle absorbe et transforme de nombreux motifs subsidiaires,
dont deux méritent notre attention, car ils ont inspiré presque tous les grands
mouvements contemporains de conservation de la nature : l'amour de la beauté et
le respect pour ce qui est sacré. »
L’oikophilie est ce qui permet de
passer du « je » au « nous » et qui peut inspirer à l’homme du commun un
véritable souci de la nature, non pas comme une ressource à exploiter mais
comme un héritage à conserver et à transmettre. Elle est la racine de toute
préoccupation environnementale durable et efficace.
Malheureusement, l’oikophilie n’est
pas en vogue de nos jours parmi les gens qui se veulent éclairés. Chez les
intellectuels et tous ceux qui écoutent les intellectuels, c’est même le
sentiment contraire qui domine très largement : ce que Scruton nomme
l’oikophobie, c’est-à-dire la répudiation active du foyer, le fait de
considérer comme moralement répugnant toutes les formes ordinaires de
patriotisme et d'attachement local.
Dans les mouvements et les partis
écologistes, l’oikophobie règne aujourd’hui pratiquement sans partage. Avec
pour conséquence que, de plus en plus, les mouvements et les partis écologistes
semblent s’ingénier à rendre le monde inhabitable pour l’être humain. Ainsi,
pour prendre un seul exemple, le fait que les champs d’éoliennes ruinent
irrémédiablement l’harmonie des paysages, loin d’être considéré comme un
inconvénient est au contraire un de leurs principaux avantages aux yeux de
leurs défenseurs les plus acharnés, comme le fait justement remarquer Scruton :
« Nombre de ceux qui préconisent ces dispositifs visuellement intrusifs se
réjouissent en réalité du coup qu’ils portent aux « NIMBY » passéistes qui ont
tant investi dans leurs panoramas.»
La privation de ce qui nous est
cher est une juste pénitence pour nos péchés environnementaux.
Mais en faisant de l’écologie une
pénitence et de la sauvegarde de l’environnement la mission sacrée d’une sorte
de clergé mondial, l’écologisme aboutit en pratique à rendre insoluble les
problèmes qu’il prétend résoudre, et même en crée de nouveaux.
Si nous prenons par exemple la
question du réchauffement climatique, censée être la priorité numéro un en
matière d’écologie, nous pouvons aisément constater que les actions entreprises
n’ont abouti jusqu’à maintenant essentiellement qu’à deux choses : d’une
part des traités internationaux qui ne seront jamais respectés, des traités
fixant « des objectifs irréels, poursuivis dans l'ignorance des moyens de
les atteindre, et sans aucune idée claire des conséquences d’une telle
tentative sur les sentiments de la population, sur les objectifs concurrents et
sur les nombreux autres facteurs qu'un gouvernement avisé doit prendre en
considération », comme l’écrit Scruton. D’autre part, une
bureaucratisation croissante de l’économie, avec tous les maux afférents à une
économie administrée : le favoritisme, la corruption, l’irrationalité, le
gaspillage et, in fine, les désastres écologiques, comme devraient nous l’avoir
appris l’exemple des pays communistes et comme nous le rappelle aujourd’hui, entre
autres, le développement à marche forcée des éoliennes et de la voiture
électrique.
Ceci n’est pas une situation
temporaire qui pourrait être améliorée avec les bonnes contraintes et les
bonnes incitations, mais la conséquence nécessaire d’une manière de procéder
qui considère l’écologie comme une transformation radicale du monde humain imposée
par une avant-garde éclairée. L’écologisme n’est pas la solution aux problèmes
écologiques, il est devenu une partie de ces problèmes, comme Scruton le montre
magistralement.
« Du fait de sa rationalité »,
écrit Léo Strauss dans Droit naturel et histoire, « l’homme dispose
de plus de possibilités qu’aucun être au monde : la conscience de cette
latitude, de cette liberté est associée au sentiment que l’exercice sans frein
de cette liberté n’est pas juste. La liberté de l’homme va de pair avec une
terreur sacrée, avec une sorte de pressentiment que tout n’est pas permis. »
Cette « terreur
sacrée » face à l’usage que nous pourrions faire de notre liberté est sans
aucun doute l’une des raisons principales pour laquelle l’écologie a, peu à peu,
envahie la conscience de l’homme occidental, jusqu’à devenir l’un des thèmes
essentiels de la conversation civique et de l’action publique. Mais cette
conscience que tout n’est pas permis à l’homme, salutaire lorsqu’elle est guidée
par la raison, peut aisément se transmuer en un désir de purification
destructeur, bien plus cruel que le mal qu’il prétend combattre. La conscience
écologique, estimable en son principe, est ainsi devenue un fanatisme
environnemental dont le motif dominant est moins l’amour de la nature que la
détestation de l’homme et qui, si nous le laissons faire, ajoutera des
chapitres inédits aux annales de la tyrannie, chose pourtant difficile.
Il n’est pas de tâche politique
beaucoup plus urgente et beaucoup plus importante, ici et maintenant, que de
combattre ce fanatisme et de donner aux préoccupations environnementales une
forme raisonnable, qui aboutisse à rendre réellement meilleur le monde que nous
habitons, au lieu d’ajouter à l’entropie et à l’irrationalité.
Avec Green Philosophy, Roger
Scruton a laissé à ceux qui voudraient s’atteler à cette noble mission tous les
matériaux nécessaires pour y parvenir, et surtout il a donné un exemple
inestimable de ce que signifie penser sérieusement au sujet de notre
planète.

J'ai cru que la magazine Limites allait permettre aux conservateurs français de s'emparer de la ligne proposée par R. Scruton. Malheureusement cette publication a sombré. Ce que vous défendez et ce que propose Scruton est réellement difficile à mettre en place dans le débat d'idée actuel.
RépondreSupprimerLa Dive
Deux éléments de réflexion à prendre en compte :
RépondreSupprimer-si l'écologie est une religion, il faut qu'elle fasse le pari de Pascal...
-l'essentiel de notre action sur le monde s'appuie sur la raison (la science, la technique...) mais n'est pas motivée par la raison, il ne faut pas oublier cela si on imagine pouvoir transformer le monde, la première étape serait de devenir un peu plus conscient de ce qui motive notre action sur le monde